‹ Notes de pédagogieChapitre 27 sur 102 · I. Elle doit · texte numérisé non relu

I. Elle doit

Savoir donner aux enfants les premières instructions sur Dieu et sur les choses de la vie. — Les premières leçons d'un enfant, doivent se prendre sur les genoux de sa mère ou de sa sœur ainée. — Ces leçons ne s'oublient jamais.

Les préparer à recevoir les instructions spéciales de leur position.

Les encourager, les soutenir, les préserver, les prémunir. — La mère chrétienne a un tact particulier pour pénétrer dans l'âme et dans l'intelligence de son enfant.

Les maintenir à un certain degré d'élévation par le récit des grandes et nobles actions — et les

éloigner ainsi des pensées basses et des actions sans dignité. — On a pu dire que ceux qui ont fait le plus de bien ont été élevés, préparés au monde par leur mère.

Elle acquiert ce qui lui est nécessaire par le travail qu'elle fait au pensionnat, sous la direction de bonnes maîtresses.

Trava.il de me moire :

Nous indiquons ici, d'une manière générale, ce qui sera développé et précisé dans la seconde partie de ce livre : L institutrice.

Au pensionnat elle apprend, apprécie, retient des pages clev'es^ fortes, gracieuses, qui restent dans sa mémoire, comme restent dans un salon des tableaux de maîtres...

Travail de réflexion :

Au pensionnat, on lui donne journellement une ou plusieurs pensées ou axiomes à commenter, à juger — des problèmes à résoudre — des faits à apprécier, et elle forme ainsi son jugement. — Ce travail de réflexion — c'est-à-dire d'application d'esprit fait dans l'âme, est celui qui se fait dans une terre ensemencée par la chaleur du sol, par la rosée et par le soleil... il féconde.

Travail de composition ou de production :

C'est l'épanouissement de ce qui a été semé — qui se montre en fleur et en fruit.

La Femme doit être utile :

Au caractère.

Elle doit :

Le former à l'image du caractère de l'Enfant Jésus, doux et humble...

Vertus que tout enfant peut pratiquer et aimer et qui le rendent bon et aimable.

Lui faire aimer la prière comme une joie — un plaisir fait à Dieu — une caresse de l'âme, comme la caresse qu'il fait à sa mère.

La prière — c'est-à-dire les rapports aimés avec Dieu, acclimate dans le caractère la piété dont nous parlerons et c'est la piété qui adoucit, calme l'impétuosité des tempéraments — et en fait disparaître les aspérités...

La piété rend aimable, pliant, joyeux.

Elle parvient à modifier un caractère :

par le récit qu'elle fait tous les jours, ou aux moments où elle le juge plus utile — de faits qui frappent l'imagination de l'enfant, l'impressionnent, ont une grande puissance sur lui — traits d'enfants sages, pieux, bons, reconnaissants, aimant les pauvres... d'enfants méchants, indociles, ingrats, cruels...

La Femme doit être utile :

Aux cœurs.

Elle doit :

Le conserver pur — et par conséquent, impressionnable à l'affection — à la bonté — à la reconnaissance.

Le rendre fort, dévoué, prudent, généreux.

Lui apprendre à être bienfaisant, doux, patient — aimant et se plaisant à consoler ceux qui souff'rent.

Le former à modérer, à régler sa sensibilité, qui facilement deviendrait exagérée — s'amollirait — et l'entraînerait hors du devoir.

Lui apprendre surtout à s'épanouir dans la famille — à être heureux chez lui — où il trouvera tout ce qui peut le rendre heureux.

Elle parvient à cette formation du cœur :

par les marques d'aff"ection, données avec calme plus qu'avec ardeur. — L'affection se montre, sans doute, par d'affectueuses paroles et des caresses, mais surtout par un ensemble de petites attentions qui éloignent la peine...

par la répétition fréquente d'actesde bienfaisance faits sous les yeux de l'enfant et, autant que c'est possible, faits par l'enfant^ sous la direction de sa mère,

par la vue des malheureux et la visite des pauvres malades, auxquels on dit toujours une bonne et fortifiante parole,

par l'habitude des petits sacrifices faits en \nie d'être utiles aux autres — sacrifice de ses aises — de ses petites économies — d'une partie de plaisir...

Plus le cœur se renonce pour faire du bien, plus il devient bon.

La Femme doit être utile :

A la volonté.

Page 1