I. La sympathie
1° Nature de la sympathie.
La sympathie est une tendance à nous unira quelqu'un qui nous plait.
Cette union peut se faire :
par la pensée — qui envahit l'âme et la remplit du souvenir de la personne qui plaît,
par la société — on cherche à vivre avec elle — à être au moins souvent avec elle,
par y iiiiit.it ion — on tend à vivre comme elle — à agir comme elle.
La sympathie est naturelle.
Elle naît sans notre volonté. — Elle peut n'être que passagère ; elle peut aussi être durable et avoir une grande influence.
2° Direction de la sympathie dans l'éducation.
I. La sympathie fait surtout sentir son influence sur l'entant.
Elle naît chez une enfant qui se sent attirée vers une maîtresse. — Pourquoi ? L'enfant ne le sait pas, ne le raisonne pas ; elle dit simplement : J'aime cette maîtresse. — Et elle se rapproche d'elle.
Profitez de cet attrait, maîtresse dévouée, non pas pour caresser cette enfant plus que les autres, mais pour lui communiquer, petit à petit, ce qu'il y a en vous de pieux, de ferme, de généreux.
L'enfant est confiant. — Il croira tout ce que lui dira sa maîtresse.
L'enfant est imitateur. — Il prendra les manières, il adoptera les idées de ceux qu'il aime et sera fier de leur ressembler; de là : L'influence de l'exemple.
L'enfant est admirateur. — Il fait ce qu'il voit faire et trouve beau tout ce que font ceux qu'il aime.
Comme elle doit donc se montrer pieuse, bonne, régulière, juste — la maîtresse qui peut se dire : Je suis surveillée, je suis imitée.
2. La sympathie naît aussi et quelquefois ardente, entre enfants — soit du même âge, soit d'un âge différent — et elle exige une grande surveillance.
Les amitiés entre enfants peuvent être fatales — nous n'insistons pas, et recommandons, avec la surveillance, le recours à la prière.
— La maîtresse doit, aux premiers jours de l'arrivée d'une élève, la mettre en rapport de soins, de dévouement, d'affection avec une élève ancienne, sûre, bonne, vertueuse... qui a été formée à la sainte amitié, — Il est rare que, dans une école, il n'y ait pas quelques enfants sur lesquelles on puisse compter. — Une maîtresse zélée sait les trouver, sait
les rendre pieuses, sait leur montrer la grandeur de leur mission. — Elle en fait, sans trop le proclamer, les Anges de V Ecole...