‹ Notes de pédagogieChapitre 90 sur 102 · Importance de la formation du cœur · texte numérisé non relu

Importance de la formation du cœur

Cette importance résulte de la puissance du cœur sur l'ensemble de la vie.

Le cœur est en quelque sorte, au point de vue moral, ce qu'il est au point de vue physique : le grand ressort qui met l'être en mouvement. Le cœur abandonné à lui-même peut être :

un cœur froid, indifférent, mauvais, c'est-à-dire égoïste, ne vivant que pour lui,

un cœur ingrat voulant toujours recevoir sans

donner jamais, un cœur faible, insconstant, ne s'attachant jamais sérieusement, papillonnant sur tout ce qui lui plait, un cœur passionne, ne voulant que ce qu'il aime et capable de toutes les folies pour le posséder, un cœur vulgaire, qui n'a rien d'élevé et qui se contente de ce qui l'amuse.

Il y a, dans l'éducation du cœur, de grandes précautions à prendre et de grandes délicatesses à avoir.

Le but de toute éducatrice et de toute mère doit être très élevé. — Elles doivent l'une et l'autre bien savoir que, pendant toute sa vie, une femme réglera ses pensées, ses sentiments, ses actes, sa volontéi selon les inspirations de son cœur — et ces inspirations seront urJi iiaireinent celle-^ que sa mère ou ses maîtresses lui auront données ou laissé germer en elles.

Il y a peu de femmes de tête, dit-on vulgairement, il y a surtout à^s, femmes de ca-iir. — 11 faut donc le former ce cœur.

Et cette formation ne peut se faire que par un autre cœur ; mais celui-là, il le faut grand, dévoue, fort, généreux, uni intimement à Dieu, de qui il tient sa mission.

Toute éducatrice doit avoir un amour cordial, maternel, nourricier, dit saint François de Sales — et toute éducatrice peut arriver à cet amour par la prière et les sacrements.

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