‹ Notes de philologie wallonneChapitre 25 sur 34 · M jamais. D jamauie. — compère dans les deux textes · texte numérisé non relu

M jamais. D jamauie. — compère dans les deux textes

30. I) qu'an ju. — leùs èfants signifie-t-il leurs descendants, c'est-à-dire toutes les générations de eopères réunies, ou bien leurs enfants en tant qu'enfants et encore plus sots (pie les parents ?

3i. M ni même toi les luengnes du Stainbiet. 1) ne memeto se di Stenbiet. J'écarte lioègne. car ce mot reviendrait pour la troisième fois et il est peu probable que l'auteur ait si peu varié son boniment, et je suppose pour la mesure l'existence d'une leçon primitive to le se. La similitude des graphies le se et la possibilité de dire tos ces aura l'ait disparaître le. — On conserve né comme forme plus ancienne, mais on résiste au désir de corriger di en du. de même que corne en famé au vers 28. ne voulant pas introduire dans le dialecte de it>4i une uniformité qui serait assez artificielle.

3a. D fé one... M fénn' su' faite.

33 L) vola, M et via.

( >n. après l'<>nt<' durant cinl ans.

èdjès djins tnèritèt bin l ) èsse sucrits so' ne l'ave du pâtch'min, Pusqu'i >' compté! les pus sûtis,

Qll'i a\ int lès SCU\ ins et p&rlîs.

\ o-lès-lu donc] bourtos essôle,

l'or mi, dj'n'î pou puiser qu'dju n'trôlel Et, su v' n' avez mây rin vèyou, Vos aléz vèy <>ue ban-ne du fous.

Siiiioiii Lovegnez, grand philosophe, Qui-a ou esprit d' rôyeléye sutofe,

No- va LUOStrer sins contester

Cuminl qu'on tchèt pwèrè voler.

Rin qu'à i-'lompii s' philosophéye L prouvera qu'avou des vèsséyes On pont l'wert bin le vol' on tchèt Toi ossi haut qu'on vrê mohèt.

\1 l nir. I) lonle : phénomène de nasalisation de o fermé. — I) durant. M duoen. Il tant durant à cause de onc après l'unir qui marque la succession, partant la durée.

.". 0 ce sege ci gen. M ces sege gens.

I) des sucrit d'ven de pagmin. M des-sucri (duven biffé) son [écrit audessus de duven) nfae du pauchmin (li recouvrant un g), m so n' faute.

I • s'qu'ontet. M scontet.

> quiavin skuvin et parly. M quiauin les scuvins et paurli.

i es vers sont très différents dans les deux manuscrits. Ils représentent deux traditions diverses qui peuvent remonter à l'auteur lui-même, • 1 ni peuvent aussi provenir d'une tradition orale incertaine, dont les étapes sont nécessairement : oubli de certains passages de la pièce, invention en sous-ordre pour réparer l'oubli, transmission de la version nouvelle. Pour Faciliter l'intelligence de la discussion, mettons d'abord les deux versions sous les \ eux du lecteur.

kir-tin la tourto essole [trole vos les la tôt rassol-essole,

o por mi ju ni juin pense qu'ju ne 4° l'"1' mi ju n'y pense-qu j'un' n onque kia les prit cam t<> non et suf n'avé maue rin veous [trole

cenaveu .

jamais simou vos allé vée on'n banne du Tous.

Igner n..- grand philosophe sur tout Lofgné grand philosof

-prit du roelaie sutofe qui a onn esprit d roelée sutof.

onteu contesté 4"> nos va mostré sen contesté On (diet poireu volé cumen qu'on cliet poiret vole.

•11 toi sescril ■ 'P.v

u philosuphée 47 rin qu'au r'iouqui s'filosophée • ni deu xessée ii prouvret quavoudes vessee-

"ii cliet ..n pou foir bin te vol'on chet,

ropre mo*.het -,,, totê ossi haut qu'on vrai mohet,

Ons ala houki Mâlimpré

<<>iii-èst 1' pus grand diâle après Loveguez

Po saveur eu qu'i l'aleùt te

Po fé cisse bièsse è l'air voler.

Mâlimpré, estant arivé,

— Tôt t'nant lès deûs Inès' è costé, —

Dit qu'on lî dane dèl lisse èssez,

Eu examinant l'ensemble des deux versions, on voit que M ne contient pas un seul vers faux. Dans I). sur 14 vers il y en a 6 faux, faux sans remède, et 2 qu'où peut ramener par élisiou aux huit syllabes réglementaires. En général M parait donc ici plus digne de foi. D'autre part, au point de vue logique, il a été prouvé dans l'Introduction que c'est le ton de l'imprésario montrant des grotesques qui fait l'unité «le la pièce. Or ce ton

n'est bien conservé que dans M : 'i<j vo-lès-la 4- "os alez-véye 4") no ua

mostrer 4^ ' proûoeret... 1) n'a aucun de ces mouvements, auxquels il

substitue le ton narratif, ijue contrarient d'autres passages. C'est donc encore M qui doit rester notre base a ce point de vue.

>!) I) se rapporte à ce qui précède, avec deux interprétations possibles : 1" (j)uisj qu'ils étaient là tous rassemblés : 20 qui étaient là... Dans le 1e1 cas. ils désigne les Verviélois; dans le second, qui désigne seulement les échevius et avocats. .'}<) M au contraire est orienté vers la suite : « Les voilà tous rassemblés, ces gens sages ! — cette idée me fait frémir — et, si vous n'avez jamais rien vu, vous allez voir une bande <le ions! 0 ("est la thèse même de l'auteur, ou, si l'on préfère, l'annonce du spectacle. 11 faut donc ce semble, adopter ce texte, avec de légères retouches. rassôV essuie esi un vilain pléonasme compliqué d'une vilaine élision. Nous empruntons tourtos à I). Peut-être y avait-il rassoies : trôler, niais rien ne nous autorise à risquer cette modification.

I) \i et 42 lie ressemblent à M 41-412 que par la rime. Ce sont deux méchants vers boiteux. En outre, dans le premier, onk qui-a n'est guère supportable; Vesprit sera caractérise encore trois vers plus bas. Le second ne dit pas du tout ce qu'il veut dire: il faudrait comme sens : « son esprit est tout neuf, on dirait qu'i7 ne s'en est jamais servi » et non : « qu'on ne s'en est jamais servi ».

D 4"> est également corrompu : contester ne peut signifier soutenir, et contester comment n'a pas de sens.

D 4? et 4^ sont encore un développement facile et pléonastique, sans apparence de métrique. Si on les conserve, il faut les corriger comme suit :

i louqua d'vins tos ses « écrits »

i r' passa tourtos ses papis :

rin qu'au r'iouqui s'philosophéye...

5i. M 5i poc mainsy on houijue Maulenpré.^ 5a. M 02 qu' iel. D qui et V.

")3. M 55 su qui faleu. I) cumen qui brise la mesure, cnmen est une mauvaise interprétation du en pourvu.

5G. Vers typique, retraçant une particularité du maintien du personnage, et qui prouve que l'auteur connaissait bien les acteurs de cette scène burlesque.

5~. M donne. D tissez.

Qu'on \ ièrè <;11 'l11' s^rr l('-

Lî toya deûs srèsséyes as reins,

Ami qu' volahe pus âkinainl :

A.lnn. an qualité d'notaire,

L acondjura <1'\ oler è l'air.

Dj'han Michaël, avou fcos l'a mites,

P&rla corne on \ i Aristote ;

S'm'a-t-on dit qu'i volent wadjî

(Jonte t os ces qui-estint so l'martcliî

Quu, d'vaut qu'i s'passahe treûs qwôrts d'eûre,

sèreût à Limbâr ou po d'zeûr.

Lu dèmieu djuréve« i'wè qu'dj'a Diè»

D sou qui aléoe fé. Il manque une syllabe. M su qui sarelfé.

... D On li loea deux oessée so le rein — afin qui volahe pus ahimen. M "m( Vilement on ly loa deux vessées sos les reins. 60 afin qu sis bies la volahe pus auheiemint. Ces deux vers «le 12 syllabes, qui seraient les seuls île la pièce, doivenl cire le résultat d'un allongement involontaire du texte. Mais, -i "ii supprime vitement du premier, qui est le seul mot superflu, le vers reste trop long. Sans doute il y avait une version à rimes vitemint : reins. et une autre à rimes reins : âhimint. D représente à peu près la s mde, \1 est une contamination des deux. Notre vers 09 contient le minimum de changements : on supprimé, as reins substitué à so lès reins.

D ahimen, précédé d'un auhe effacé, qui était le commencement d'une graphie différente auheiemint. Si le transcripteur s'est ravisé, c'est évidemment pour rester conforme à son original. Cette remarque n'a pas d'importance pour a, qui peut représenter a long (A) comme a bref, mais pour <•</</, dont l'adverbe serait aujourd'hui àhèyemint. Conséquence, voy. VIntr. p. '{74. • ■i. I) adon. M et puis. D qu'alité. — an qualité est une expression d'emprunt.

I> laconjura de noie el l'air.

I» Juhan Michaël. M Juhan Michel. - M nvou L'tot L'zôte.

M paur la. 1> parla. — M vy. I) pti.

I> wogy. M woigy. Prononciation actuelle, wadji ou wèdji. dju wadje. 26 et I' Iulrod.. p. '{7 1 .

I) to ce. M tôt set.

G8 M et D qui sereu. Ce qui=qu'i (qu'il). La répétition de que est assez

ordinaire : mais, comme il \ a une syllabe de trop, et qu'on ne dit pas en

verviétois i s'reût pour i sèreût, il faut bien supprimer qu'i ou /<«. —

atthieu avait conjecturé Polleur au lieu de po d'zeur, mais indûment. Le

mbiè, qui suit, désigne un lieu qui est dans la même direction que

»ourg. Le veut soufflait donc de l'ouest a l'est au moment de l'aventure,

mis les détails du récit, qui ne semblent nullement inventes. Or

ur est dans une autre direction.

n n'est pas un nom propre, comme l'a cru .1. Matthieu, ("est le

- - 96 Colin l'dèmieû, c'est ledîmeurou décimateur,

électeur de la dime ecclésiastique. On nous le présente avec

tique de forme archaïque fine qu' dj' a Diè '., toi que j'ai

irte foi qu fat diet, 1) foi qui adiet qu'on pourrait aussi iiiler-

- qui- u Diè. foi qu'il a en Dieu .

70 Qu'i n'volereût mây pus Ion qu'Hombiè.

Hô, diâle ! eu n'est nin co tôt fait ! Djâcob Mangam, lu rwè des vês :

C'a stu lu qui l's a vindou l'tcbet, — Ou qui l's a d'né — po deûs braquets, —

-5 (C'èst-onk dès deûs : vos tchûsih'rez !

C'est mâgré mi qwand m'fât boûrdèr !).

Mais, po raète fin a ciste affaire, I faleût dèl cale du notaire.

Lovegnez n'saveût la qu'i-è troûv'reût.

8o I-ala d'iez Sitassin tôt dreùt,

Qui-èst- apoticaire a Vervî, Qu'i lî-acomôdabe tôt so l'pî.

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