‹ Notes de voyage d'un architecte dans le nord-ouest de l'EuropeChapitre 36 sur 74 · Antichambre · texte numérisé non relu

Antichambre

Chambres à coucher. 3. Cabinets de toilette.

trée de service; domestiques et fournisseurs ne franchissent pas le seuil de la porte principale couverte par un auvent ; le vestibule est séparé en deux parties inégales : la plus grande sert d'antichambre, elle est assez vaste pour être utilisée comme vestiaire et recevoir les banquettes sur lesquelles s'asseyent les domestiques attendant leurs maîtres ; une colonne isolée, qui marque la séparation de ces deux parties et indique la limite de la cage d'escalier, donne lieu (fig. 117) à un motif de décoration très-simple se bornant à accuser et à rendre sensibles les dispositions de la construction.

A gauche, dans le vestibule, la porte du salon est en face de la porte d'entrée, la salle à manger communique

directement avec le petit salon par des baies largement ouvertes permettant à ces deux pièces d'être facilement réunies un jour de réception.

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Fig. 117.

La cuisine et les services en dépendant sont reliés avec le rez-de-chaussée par un escalier logé dans une tourelle à laquelle on parvient au moyen d'un large dégagement desservant les privés. Il ne faut pas oublier que les domestiques ne sont pas, en Allemagne, séparés d'une manière absolue du logis des maîtres, ils vivent plus que chez nous dans la famille et une maîtresse de mai-

son d'outre-Rhin ne dédaigne pas d'aller de temps à autre passer la revue de sa cuisine ou de son office.

'0 1 2 i 4 S Fig. n8.

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Au premier étage, une grande antichambre où peuvent jouer les enfants, puis les chambres à coucher très-

vastes et très-hautes, chacune avec son cabinet de toilette muni d'appareils à eau froide, à eau chaude, d'une baignoire et d'une machine à douches, importation anglaise. 11 faut remarquer la façon dont les lits sont placés dans les chambres à coucher; pas d'alcôve, le lit s'appuie contre le mur par un de ses petits côtés, il est en saillie de toute sa longueur et se trouve dégagé sur chacune des faces latérales; cette disposition, lorsque les dimensions de la pièce permettent de l'adopter, est la plus commode et la plus salubre, on l'apprécie surtout en cas de maladie : c'est d'ailleurs celle des grandes chambres d'honneur dans les palais, et on la retrouve dans les installations du moyen âge. Le manque d'espace est la seule raison qui puisse faire préférer la disposition actuellement en usage.

Les façades (ûg. 118) se rapprochent de celles que nous avons déjà vues; il y a trop de choses, elles ne sont pas assez tranquilles, mais les parties principales de la construction sont bien indiquées ; la cage de l'escalier, les salons et vestibules sont accusés à l'extérieur, des grandes fenêtres doubles éclairent les pièces importantes et, au mépris des lois de la symétrie, de plus petites donnent dans les cabinets et chambres secondaires. Les imbrications jouent un grand rôle dans la décoration de ces façades auxquelles des arcs en retraite et en saillie donnent une silhouette accentuée (fig. 119) ; des terrasses et balcons couverts rendent l'intérieur de cette maison plus agréable et permettent à des habitants sédentaires de fréquentes allées et venues.

Nous pourrions multiplier les exemples de ces habitations, mais nous ne voulons pas en abuser, d'autant plus qu'il nous faut encore visiter au moins un hôtel de voyajr geurs et une maison de campagne.

• Fig. 119.

Hôtel privé, Hanovre.

L'hôtel dont nous donnons (fig. 121) le plan du rezde-chaussée et (ûg. 120) celui d'un étage, est un hôtel de

tig. 120.

Fig. 121.

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