L. par les deux grands réseaux, les
trains locaux intermédiaires ont fait converger vers Vancouver, en route pour la convention de Victoria, quelque 500 personnes additionnelles. Il fallait voir aussi l’amas de valises qui furent entas- Sées dans le hall de la station ma-
ritime du Pacifique Canadien; c'est
incroyable,
Nous ne faisons que traverser la
è ville, que nous visiterons au retour. Port de Vancouver, vaste, moderne, rempli de bruit comme tous les ports, et au quai du Pacifique Canadien, le “Princess Char- lotte”, un des luxueux paquebots de cette compagnie de navigation, nous prendra tous à son bord pour
Son voyage quotidien Vers la ca-
pitale. Ces navires ont toutes les accommodations transatlantiques, et dans le port
ils font bonne figure aux côtés de gros cargos et même dautres na-
vires qui font le service entre le.
Canada et les ports Américains, où entre le Canada et les îles du nn la Chine ou le Japon.
La température est merveilleuse. Le navire laisse le quai à 10.30 (heure des. montagnes), soit deux heures et trente de l'après-midi, heure avancée de Montréal, pour
un voyage de 83 milles jusqu'à.
sans être
: Victoria. : La brume, - épaisse, étend par endroits ses nuages d'ouate. Des mouettes par cen- taines tourbillonnent autour nous; elles nous suivront jusqu'à . Victoria, sur l’eau les restes de table qu'on | jette directement de la cuisine,
reviendront à Vancouver en escortant un autre navire. Le navire
me: le port. longe Sinier | Park
et le luxe des
de
sans se lasser, prenant
t de Victoria, selon leur habitude,
dont nous causerons plus loin,
passe sous le Lions Gate, le pont.
suspendu le plus long de l'empire
britannique et dont les approches reposent sur les flancs de deux immenses montagnes. C’est le pont de Québer, | mais plus fin, plüs délicat, moins massif, plus audacieux cependant dans sa structure fra- &ile. Le navire glisse entre deux.
côtes abruptes; des montagnes de plusieurs milliers de pieds de hauteur forment les cadres de l’horizon, et c'est un enchantement que de naviguer plus loin entre la série des îles semées dans le détroit
- dé Georgie. Dîner, table excellen- Rencontre
te, service de choix.
d'autres journalistes. Nous parlons français. Les voyageurs ne tournent pas la tête, pour nous regarder en curieux, comme la chose se fait à Toronto. Nous sommes bien accueillis partout. Même mieux que les autres. :
Des îles et des îles; nous les longeons, et le paysage est magnifique. À notre droite, l'ile Vancou-.
ver au loin, avec les îlots des rives; à gauche, d'autres îles, d'au-
tres monts au loin, territoire amé-
ricain, Des milliers de canards sauvages s'amusent sur l'eau; le
bateau les fait lever, mais ils se.
retrouvent un peu plus loin, en bandes, très peu effrayés. Je pense à certains chasseurs de ma ville, Nous approchons. Dans le lointain, ‘quelques édifices élevés, des toits
qui brillent sous un soleil radieux; .
décrivant une courbe, à trois heures et trente, soit cinq heures après le départ, le navire entre en rade de Victoria, capitale de la Co:ombie anglaise. Quel beau spectacle!
Près du port, monde, une avenue très large; ad fond, les édifices du. parlement
et c'est unique au
provincial avec ses immenses pelouses; à gauche, d'un bosquet de verdure, émerge le magnifique hôtel du Canadien Pacifique, l'Empress, qui sera notre “home” pendant trois jours complets et où se tiendra la convention des journalistes hebdomadaires du pays. Le navire, lui, continuera sa course vers Seattle, 81 milles plus loin.
Victoria, ville de 60,000 habitants (le Grand Victoria compte 90,000 âmes), fait l'admiration des quelque 300,000 touristes qui s'y pressent annuellement, venant de toutes les parties des Etats-Unis,
du Canada, voire même de l'Euro-
pe et d’autres pays. Victoria a une superficie de 7 milles et demi car-
rés, 78 milles de rues pavées, 135
milles de trottoirs, 65 milles de boulévards bordés d'arbres et de feuillage et 25 parcs publics. C’est
- la seule ville au monde où un port
se-trouve aménagé en plein quar-
tier résidentiel ou bourgeois: sur-
nommée la ville Reine de l'Ouest, elle se. distingue par ses jardins débordants de fleurs au moins dix mois par an. Il n’y a pas d'hiver,
- la température n’allant jamais plus
bas que 42 degrés au-dessus de Zéro. Il pleut rarement; les fortes
rosées permettent aux fleurs d’avoir quotidiennement leur néces-
Saire d’eau, et le soleil, qui sort
lentement de la brume chaque ma-
tin, reste resplendissant la journée durant. Pas à s'étonner si des centaines et des centaines de touristes’
y viennent passer l'hiver, Il y a de
tout à Victoria: des parterres, des … fleurs, du gazon, des jardins aux
beautés naturelles ou artificielles les plus diversifiées; les résiden-
+ À cause de la température, gardent
constamment une fraîcheur printa-
de
nière, Les boulevards et les rou-
tes en bordure de la côte, offrent
des paysages d’une rare beauté, Les édifices du Parlement pré-
sentent un aspect de beauté et de
luxe. L'architecture plaît et ravit.
Lé soir, leur façade est illuminée par de longs chapelets de lumièe- :
res, de même que l'Hôtel Empress,
situé tout près de là Le musée d'histoire naturelle adjacent aux édifices parlementaires, mérite d'être visité. L'Hôtel Empress, dont l'architecture rappelle style des manoirs anglais, est luxueux il donne sur le port: ses jardins font le ravissement de tous, par leurs fleurs, leurs parterres, leurs plantes taillées en Ours, en animaux, etc. Avec ses 570 chambres, ce magnifique immeuble, situé tout près des artères commerciales et des grands
Magasins, est le centre de la vie.
sociale de Victoria; le “ Crystal Garden”, les magasins d’importation d’argenterie, de faïence chi-
noise Ou japonaise, le jardin des
“totems”, les jardins “Butchartss”, etc, sont à visiter, — 1 C’est à l'Hôtel Empress qu'a lieu la convention; mardi c'est le jour de l’arrivée, Les garçons de service ont fort à faire pour disposer dans les chambres 500 congressistes et leurs 1,500 valises. Les
journalistes locaux n'ont jamais | Vu tant de brouhaha, de propos
joyeux, de rires qui sonnent clair.
et les voyageurs, tant de fatiguel
Mercredi, 24 septembre, — Ou-
verture de la convention des jour- Nnaux hebdomadaires du Canada.
Elle durera trois jours. Elle s'ou-
vre par le “O Canada!” chanté,
pour la première fois à Victoria,
dans les deux langues officielles .
du pays. Il en sera ainsi dans tou-
le vieux
‘tes les réceptions officielles. Si
“Dieu sauve le Roil” n'est pas ignoré, notre hymne national ne le sera pas non plus. M. Walter Ashfield, éditeur du (Grenfeli Sun,
de Grenfell, Sask., préside les ré-
unions. À midi, lunch offert par la
ville de Wictoria, avec le maire M.
Ë Percy George,
comme conférencier; dans l'après-midi, séance d'études. Notre groupe, piloté par M. Barry, inspecteur régional du ministère des Pêcheries, visite la ville dans tous ses recoins, pousse une randonnée dans la campagne, passe par les entrepôts frigorifiques et en visite un spécialement aménagé pour le saumon. Nous y rencontrons un employé qui connaît les Laurentides, motamment Sainte-Adèle( pour y avoir passé quelque temps. Les amateurs de
pêche de la région auraient jubilé
d'y voir des saumons de 25 et 30 livres; placés dans les entrepôts, ces poissons sont dirigés vers l’expontation où mis en conservés pour le marché canadien et extérieur.
La pêche est une des grosses in-
dustries de la Colombie anglaise.
Le soir, une réception est don-
née par le gouvernement de la province, suivie d’un grand dîner
où le menu et le sérvice ont été
véritablement royaux. L’hon. John Hart, premier ministre, donne la
main à tous les congressistes qui lui sont présentés par leurs noms; j'ai le plaisir de causer avec lui,
et de le présenter à toute la délé-
gation et à tous les amis du Qué-
bec. Il cause familièrement av nous, nous introduit l’hon. Kenny
ministre des Terres et forêts, qui
le lendemain nous fera l'honneur
de nous recevoir à son bureau du
Parlement, Au cours du banquet
M. Kenny ‘sera le conférencier;
dans son allocution, il parlera ‘de la province de Québec qu'il vient.
de visiter, de Valleyfield qu’il connaît très ‘bien, ce qui fera grand plaisir à notre camarade Wallot.
Jeudi, 25 septembre, Nous aurions pu ce matin aller à la pêche au saumon avec M. Barry qui nous lavait offert. Mais üïil eut fallu laisser le lit à trois heures, faire trente: mille d'automobile, prendre un pêtit navire officiel, rejoindre les bateaux de pêche... Nous n’avions pas d'équipement; on nous l’étrait fourni... Mais à trois heures du matin, ‘allez donc!
D'ailleurs c'est la seconde journée de la convention. Déjeuner offert par M. Vernon Knowles, directeur de l'Association canadienne des Banques, avec conférence donnée par M. Herbert Marshall, statisticien du Canada. Réunions.
A midi, lunch offert par Johnson, Everson & Charlesworth, firme qui s'occupe de relations extérieures et dont le bureau-chef est à Montréal, réunions d’études, visite à Pimprimerié de la province, et le soir, grande réception et diner of- :
ferts par la maison T. Eaton Co. Ltd, avec comme conférencier, M.
R. J. Fry, chargé des relations s0> ciales de la compagnie dans l’ouest du pays. Le banquet est présidé par M. Gilbert Eaton, représentant de la compagnie dans l'ouest canadien; M. Eaton parle le Has à la perfection.
- Les délégués et les dames assistent à toutes ces agapes. Notons en
. passant qu'une jeune fille, qui ser-
vait à notre table, Mlle Anita De Blois, était une Canadienne de langue française. Au comptoir de l'Hôtel Empress, un autre Cana-
dien de ee venu du
longtemps, mais qui a gardé sa: langue totalement. Dans le vaste magasin Spencer, Mesdames Wallot et Bertrand,
Québec, il y a déjà
en magasinant, rencontrent une jeune commis , du nom de Mlle Bertrand, originaire aussi du Québec.
Däns l'après-midi, visité l'hon. M. Kenney à son bureau; il nous attendait. Il nous à expliqué, à MM. Perrier, Vermette,
Wallot et moi-même, l'importance.
de l’industrie forestière de sa province, et en sa compagnie nous avons visité l'assemblée législativé, les édifices parlementaires.
D'un commerce très agréable, le jeune ministre de 49 ans n’a rien négligé pour nous rendre la visite des édifices administratifs fortement intéressante, Au cours de la conversation dans son bureau, M.
Kenney a tiré de son pupitre une copie du “Lingot du Saguenay”, .un hebdomadaire publié à Arvida; le ministre avait visité cette ville du Québec, en août dernier, et le journal mentiofnait son passage avec notes et commentaires de circonstance. Cet article l’a profondément touché. Il ne sait pas le français, mais l’article à été traduit, et il le considère comme “un ‘bon souvenir à conserver”. Il nous déclare que la province de Québec lui a plu, et qu’il a eu l'impression, en la parcourant, que la population était heureuse de vivre, et heureuse par tempérament.
Au point de vue politique, la Colombie anglaise est dirigée par un gouvernement de coalition, comme au Manitoba, rouges et conservateurs étant liés ensemble contre une opposition composée de 11 députés (10 C.C.F. et 1 ouvrier).
Il y a 48 députés à la Législature.
dus avons
voyage sur une mer sereine. Très
37 een à. . cool dans laquelle les libéraux ont la majorité. Aux Communes, la province a 16 sièges, ainsi distribués: E
béraux, 6; conservateurs, 5;.
5. Notons que les villes de Victoria, Vancouver et New-Westminster prennent à elles seules sept comtés. La population totale de la province est de 949,000 âmes; la population des villes mentionnées plus haut prennent une tranche de 500, 000. : -
Le soir, M. Albert Wallot, directeur de la C.W.N.A. et au nom de la presse rurale du Québec, donnait une réception à laquelle assistèrent tous les délégués du Québec, plusieurs journalistes anglais d’autres provinces et des journalistes de Victoria. On chanta “Alouette” à maintes reprises, et des chansons canadiennes, tels que “Sur la route de Berthier”, dont nos amis de‘langue anglaise apprécièrent le charme.et l’entrain.
Vendredi 26 septembre. Dernibre journée de la convention. Election des officiers. M. R. A. Giles, éditeur du “Watchman” de Lachute, premier vice-président, est élu à la présidence de la C.W.N.A. M. Albert Wallot, du “Progrès de Valleyfield, est réélu comme directeur. À midi, lunch offert par lä
HR
division des journaux hebdomadaires de la Colombie anglaïse.
Dans l'après-midi, tous les congressistes se rendent à Esquimalt, base navale canadienne à proximité de Victoria, et montent à bord du croiseur. “Ontario” pour une promenade en mer, avec exhibition de tir en cours de route. Splendide
gros avis avec un équipage te
De ou 0
“1 à dé . d'un millier -d’hommes. En visitant l'hôpital du navire, nous faisons la connaissance de l'infirmier du bord, M. Jean La- ‘flamme, originaire de Montréal, qui demeure à Victoria maintenant, ayant épousé il y a quelques années la comtesse Larocque de Rochébrune. H nous visitera plus ee à l'hôtel, et changera avec des souvenirs du vieux Qué-
bi: qu’il n'a pas oublié.
A six heures, réception par les
quotidiens de la Colombie britan-.
, nique, suivi du grand dîner officiel de clôture.
. Un peu avant le souper, une He
: reuse surprise nous était réservée.
Un téléphone de M. Ray. Wilson,
de Shawinigan, me .priait de descendre tout de suite à sa cham-
bre, avec mon groupe, pour y ren-
contrer quelqu'un de Sainte-Thé-
rèse, On ne me disait pas le nom.
Je me perdais en conjectures. Il s'agissait de M. English Willis, président de Willis & Co. Litée, en voyage d'affaires dans l'ouest Ca- nadien. En cours de route, il avait
vecu “la Voix des Mille-Isles”, à ‘ lui adressé par son bureau, et avait - été ainsi tenu au courant de mon voyage à Victoria; un télégramme
de son frère Albert, gérant géné- :
ral des usines de pianos Willis à Sainte-Thérèse, l'en avait aussi informé. Ce fut une très belle réunion, uñ ‘bel échange de bons souvenirs et de gais propos, du rire et du. bonheur, bref des instants qu'il
fait bon vivre.
ce Rs €
LA mit le soir, notre groupe
. su. place dans les luxueuses
I ifique :
anadien, 5,500 tonnes, qui fait de
cabines du ‘Princess Joan”, autre : ateau du Pacifique .
. service de nuit entre Vancouver et.
Victoria. et samedi matin, à neuf heures et demie, après une nuit écourtée par des conversations et des échanges d’impressions, nous ne à Vancouver,
— Troisième Partie —
Nous descendons à nn après une nuit fort écourtée par nos échanges d’impressions. La convention a remporté “un grand succès, Pour la première fois, elle groupait une très forte délégation
d'éditeurs de journaux de langue française; aussi nous a-t-on porté des attentions spéciales. D’abord, Yhymne national, “O Canada!” a été de mise dans toutes les a tions officielles. Puis, nombre de membres de la CWN.A. même parmi ceux qui demeurent dans les provinces les plus anglaises, parlent un peu ou couramment le français, et ils étaient largement heureux de nous le montrer.
Au cours de la convention, les problèmes de nos journaux ont retenu l'attention générale; pendant trois jours, nombre de questions, dans les comités et les réunions publiques, ont été discutées et réso- .
lues. Tout s’est passé dans une harmonie. parfaite; aucun imbroglio;i aucun préjugé de races ou de religions; un seul but: l’union de toutes les bonnes volontés dans'les cadres d’une association véritablement canadienne, -
Nous, les gars du Qüébet, nous avons bien ouvertement démontré que nous n’en voulons pas à la balance du pays, et je reste convaincu que plusieurs éditeurs de l’ouest qui ne nous connaissent pas assez ou qui ont été mal avisés sur le compte de. notre province, ont été surpris de nous voir Si prêts à col-
lu
. laborer, à
donner franchement no-
tre coup d'épaule. Nous ne nous connaissons pas assez, c'est un fait.
Un tel voyage ouvre des horizons nouveaux.
Maïs nous laissons de. côté louis ces considérations dès qu'un taxi . nous amène à l‘Hôtel Vancouver,
magnifique hôtellerie de 560-cham-
bres, située au centre de Vancouver, et opéré conjointement par le
Canadien National et le Pacifique
Canadien. Très bel immeuble, très
luxueux aussi, personnel très cor-
dial. Un hasard — parce que nous parlions en français — nous fait rencontrer dans le grand hall de l'hôtel, un groupe de Français de
Vancouver, dont le consul de Fran-
ce. Echange de bons mots et 7 souhaits prolongés.
Vancouver est une belle ville.
Son port ressemble à tous des ports du monde, mélange de laideurs, de beautés et. d'attractions.
Sa section commerciale et résidentielle mérite des éloges. Ses artères commerciales très larges, sont bourdonnantes d'activités. Par sa population, qui est de 330,000 âmes (le grand Vancouver, c’est-à-dire
| la ville et les villes adjacentes, compte 462,000 âmes), Vancouver
est la troisième ville du pays.
Grands magasins, nombreux hôtels, centaines de théâtres, Vancouver a nombre d'attractions à offrir aux touristes, entre autres: le Parc Stanley dont nous parlerons plus loin, ‘V'Uhiversité de Colombie, la Galerie des ‘Arts, le Musée municipal, l’Aquarium, etc. La ville, entourée de : montagnes aux fronts altiers, est située d’ailleurs dans un décor na-
turel qui lui donne un cachet par-
ticulier de distinction.
Le parc Stanley est un vaste ter- :
vivent nombreux, heureux. e
Fa
“die: qui a gardé.sa . sau-
vage et boisée; des chemins coupés dans le gazon, longent des jar-
dins aux fleurs toujours belles, et contournent des étangs sur les ri ves desquels la main de l'homme a
jeté des merveilles. Le Pare con.
tient un jardin botanique, un Jar
din zoologique et des plages sablonneuses de toute beauté. Nous l'avons visité dans tous. ses Te-
coins. Il permet une vue d'ensem-
ble du fameux pont Lions Gate, le
pont suspendu le plus long de l'em-
pire britannique et d'admirer de très près le coup d’audace accompli par le génie humain. Dans le parc Stanley, on voit, conservés in-
tacts, ces gros pins de la Colombie … .
awillustrent les cartes postales et.
qui nous laissent sceptiques parce que dans leurs troncs peuvent pas- .
ser, sans encombre, des automobiles entières. C’est pourtant la vérité.Ces attractions naturelles font méditer, et “notre guide nous dit ‘que dans le nord de la province, on en trouve en quantités illimis
.tées. Ce sont des géants de la forêt;
forts sur leur base, ils s'élancent
‘comme des flèches dans l’espace.
et leur corps constitue un matériel recherché largement au ae et à l’étranger.
Mais le temps fuit. Vives
gasins, dîner, randonnée à l'exté.
rieur de la ville, visite des quartiers résidentiels, et finalement :
courte visite au Chinatown. Les Chinois y ont tout, même leurs banques. Quadrilatère affairé où
les Fils du Céleste Empirenes’occu-
pent pas seulement du nettoyage des faux-cols et de leur empesage,
mais prennent “une part active dans
tous les négoces possibles, Is dont même du commerce sur rue. Ils y
uñ coin de la ville qui, parce qu’ unique et pique, nee une men-
Déj à “heure. du souper; a journée a passé en coup de vent. Puis.
sept heures et quinze minutes; c'est le départ du train du Pacifique Canadién, en direction de Montréal où nous n’arriverons que mercredi matin, à neuf heures quinze. Quatre nuits et trois jours à bord, mais qu'importe! * Les paysages sont . beaux, notre groupe se suffit à lui seul, et ma foi! nous nous en allons “‘chez- nous” :
Dimanche, le 28 septembre. AS six heures, nous sommes debout, pour prendre au passage un peu de ce paysage si sauvage qu'offrent les gorges des rivières Fraser et . Thompson. Pour plus de 400 milles, des vallons jetés entre les montagnes, des lacs aux eaux limpides,
des rivièr. es au Cours sinueux et ra- .
pide, «un défilé incessant de merveille 1 naturelles qui ne lassent pas <ant leur beauté est un repos pour la vue et l'esprit. Et la voie ferrée - S'en va, telle une couleuvre efrayée, ‘à travers cet amas de T0-
à che, de montagnes
Après le diner, nous atteignons
la région des hautes montagnes au
front de glace. Le train, après avoir : passé Field, dans sa route vers Banff,, entreprend l'ascension de monts au milieu desquels il lui faut nécessairement se frayer un pe passage. Nous laissons Field, situé à 4,072 pieds au-dessus de la mer, age écrasé entre des montagnes ét la pluspart ont des hauteurs
Dans 13 milles de route, le vra grimper : une altitude de : de 1,200 pieds. Les tunnels de
‘a grande 7 nue Vat-
varient de dix à douze mille .
tention générale. Le train entre dans un premier tunnel, long dé
2,922 pieds sous le nom Ogden, accomplit une vaste courbe dans la montagne même, en sort pour passer à 45 pieds au-dessus de l’entrée du tunnel; puis faisant l'as.
saut des flancs de la montagne exclusivement de roc, entre dans ut
autre tunnel, sous le mont Cathé-
drale, fait 3,255 pieds à l’intérieur,
. et en ressort 48 pieds plus haut;
alors, les deux locomotives, dans un élan gigantesque où leurs poumons d'acier sont mis totalement à contribution, font l'ascension d’une vaste montée, découvrant aux voyageurs émerveillés la plaine perdue dans le lointain, pour parvenir, triomphantes, à Great Divide, point qui sépare les deux provinces de l'Alberta et dela Colombie an-
Pas viennent: Lac Louise et Banff, deux centres de tourisme de renommée internationale. Nous n'arrêtons pas; mais de loin nous voyons la façade imposante de
lVhôtel Banff Springs, dont la pho-
tographie, publiée si fréquemment dans les journaux et les revues, est présente à la mémoire de tous. Le paysage est sauvage mais grandiose; une route, large
et pavée, relie Banff à Calgary,
et pendant la belle saison, les touristes américains treversent par milliers la frontière pour visiter et séjourner dans ce coin enchanteur. Près de Banff, notre attention est attirée par plusieurs orignaux qui dans un lac prennent” leurs ébats; près . de la voie, à un autre moment, c'est un ours dont nous distinguons nettement l’embonpoint, et que le train n'a pas . d'un brin. ne
que, c'est le cas de le dire; im-
possible à décrire, qui provoque des cris d'admiration, qu’il faut avoir vu pour en dire la sn deur . :
Puis . ee filent “Ghes.
rière nous, et bientôt devant nos yeux, dans le soir qui vient, s’alignent de longues terres, -ondulées, partiellement boisées, et sur lesquelles paissent d'immenses troupeaux. Ce sont des “ranchs”, Un arrêt à Calgary nous permet quelques minutes de détente, et au cours de la soirée et pendant la . nuit, nous passerons à Medecine Hat. Swift Current, Moose-Jaw:
” nous n'atteindrons Régina que de-
main matin
Le soir un grand concert s’improvise dans le wagon-observatoire. Nous y sommes une trentaine de personnes; une dizaine du Québec, les autres sont de purs étrangers, mais il entrent dans le mouvement, acquiesçant à la re-
quête de notre bon ami Ray. Wilson, de Shawinigan Falls, qui, en.
parfait bilingue, agit comme maître de cérémonies, assisté de Lucien Guertin, de la même ville. Des ‘chansons canadiennes, des chansons anglaises, des tours de magie, des récitations, des discours , Chascun fait sa part. “Alouette” est chantée, chantée encore, rechantée; nos compagnons inconnus de voyage chantent avec nous, à+pleins poumons, ce refrain si populaire, connu dans toute l'Amérique, et dont. l'air entraînant est communicatif de joie . . , Tous se connais- : sent. maintenant .
pos joyeux .
Par nie l'air de sa sirène
ue ue
Rires et pro- : Li le train, dans la nuit, continue sa marche, déchirant
-plaintive, courant vers de Québec. .
Lundi, 29 sepiembre, A huit heures et demie, le train entre à Régina, capitale de la Saskatchewan.
Nous y faisons un arrêt de trente minutes, ce qui nous permet de .
descendre et de respirer l'air frais du matin. La ville nous semble coquette, propre, agréable. Capitale
de la Saskatchewan, Régina a une population de 65,000 âmes, et elle …
occupe une position stratégique au centre d’un vaste territoire agricole où les champs, sans clôture de division, s'étendent à perte de vue.
J’eus aimé y passer une journée, et :
rendre visite au premier ministre, Vhon. T. C. Douglas, mon collègue à la Chambre des Communes de 1940 à 1944 Histoire voir aussi de
quelle façon il mène la barque cé-
céeffiste, car M. Douglas est le chef provincial de la C.C.F. Il a été élu avec une forte.majorité en
1944, quelques semaines après avoir
laissé son siège à la Chambre des Communes. Au point de vue pro, vincial, la C.C.F. détient 47 des 55 sièges provinciaux; l'opposition, composée de huit députés, se ré-.
partit comme suit: 5 libéraux, “ députés vétérans, aucun conservateur, - nr À DHawr la aéoe ion de la Saskatchewan, qui est de 21 sièges se répartit en 18 députés C.C.F.,, 1 conservateur et 2 libéraux. Ces derniers sont l’hon. M. Gardiner, ministre de l’agriculture, et M. WW. À. Tucker, député de Rosthern, et en même temps chef qu . ” ci Bérai on - | .
Mais le tree: ue “Ace ser.
maintenant une course | rapide à es les prairies, dv. nar- -.