A SAINT-JÉROME
Pour se rendre à Saint-Jérôme, on traverse un pays qui donne une exacte idée des belles campagnes canadiennes, calmes, reposées, sereines. Tout ce qu’on voit sur la route respire l’aisance et le contentement. C’est comme situation, tout l'opposé de Saint-Jean, et comme au second plan : au premier plan cependant de Ja colonisation dont M. Chapleau et le curé Labelle ont tracé les grandes lignes dans cette vaste région.
Le nom de Prévost y est familier à tous, c'est une puissante famille libérale et c’est de l’un de ses membres, l'honorable M. Wilfrid Prévost, que nous recevons l'hospitalité, dans une magnifique résidence, hospitalité cordiale et parfaite.
Nous y trouvons son frère, M. Melchior Prévost, type du patriote et du libéral
Canadien, tres franc d’allure, très carré d'opinion, qui ne veut pas qu'on transige avec les idées du jour.
Notre ami M. Jean Prévost, tout frais émoulu de Paris, nous promène dans la campagne par une belle journée d’automne, et avec un léger soupir de regret pour les charmes différents des paysages parisiens, il nous en fait admirer les beaux aspects. |