MESSIEURS
La réunion de vos noms dans la dédicace d’un ouvlage tel que le mien doit surprendre beaucoup de monde, quoiqu'il n'y ait vraiment rien de surprenant, Convaincu que je suis de la justice de la cause que défendent des personnes telles que Messieurs O’Conxeri, Hume et Roe- BUCK; COnvaincu que ° suis par ses actes de la profonde ignorance du Bureau Colonial à l'égard de cette partie éloignée de l'empire, je me flatte que les premiers accueiller pect que je leur porte ment la cause des libe
ent
eu-
rapports qui lui par-
sées au maintien des
xistant ; je Le sollicite
rement, mais par des hommes impar-
ces colonies. Je ne réclame À une
quoique je n’aie puisé que dans des sourns le cours de l’ouvra
comme je non seuens anglais, la réalité non l’om-
Les hommes et les corps publics dont j’ai ici exposé les méfaits, vous diront, que je suis un étranger, devenu chaud partisan d’une faction, Messieurs, je suis né étranger, né Suisse, et comme tel je n’ai pas appris à flatter les abus, ni à justifier les crimes ; mais je suis citoyen de ce pays en vertu de la loi par ma résidence, par les liens de famille, par Îla propriété ; donc tout ce qui intéresse le peuple du Canada, doit m’intéresser.
Au reste ne croyez pas, Messieurs, que j'aie pris mon parti légèrement, en enthousiaste, en homme nourri dans les principes qu’on se plait à nommer hiperlibéraux. J'ai trop vu dans ce monde sublunaire pour être enthousiaste ( Nil admirari !) et j'aivécu plusieurs années en Canada avant de prendre un parti politique, et ce n’est qu'après avoir observé par moimême, après avoir discuté et examiné les objets d’une importance générale avec les hommes les plus éclairés et les plus respectables des deux partis