‹ Notes du condamné politique de 1838 [microforme]Chapitre 45 sur 67 · IE · texte numérisé non relu

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ns pour la des œufs y et récurer ccupations esclave et > cette jusieux, dans qu'ils ser-

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ment bourrées de feuilles de fougères et garnies de couvertures de laine.

Nous préparâmes avec eux le diner, et, pendant ce temps et le temps que dura le repas, nous fimes part à nos compatriotes de notre projet de nous joindre à eux pour confectionner

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jour-là, pendant lequel des devoirs envers Dieu m'appelaient ailleurs qu'à son atelier. Comme il insistait, je lui dis que j'irais, ce jour même,

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sous-loué, pour qu'il annulât le marché passé avec lui, et qu'au besoin, je m'adresserais aux autorités dont je relevais par ma pénible position. J'allai effectivement, après la messe, trouver mon maître le Français de l’Ile Maurice, et lui <ontai mon affaire. Celui-ci convint 3 mon droit à me refuser au travail du Dix 1e;

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labeur. Pendant ces deux heures nos fandimaa PS D PV PTT .

cédés pour fendre ces billots et les réduire en lattes ; après quoi ils s’en allèrent reprendre leur propre ouvrage, pour le reste de la journée.

Il nous restait alors encore environ deux heures de travail, que nous employâmes de notre mieux, M. Bourdon et moi, à continuer le même

’ d'ouvrage,

Le chef était un ancien officier de l'armée, qu'on appelait le capitaine McLean : je lui dis que j'étais un des exilés canadiens, et j'allais lui raconter mon histoire, dans mon très-mauvais

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FO -- pu VU UD signes marqués de sympathie, en me parlant bon français, que je pouvais me servir de ma langue maternelle, pour lui expliquer mon affaire.

J'eus avec ce gentilhomme une longue conversation qui fut pour moi un véritable rafraichissement moral, si je puis m’'exnrimér aînei

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Dès les premiers jours, nous eûmes les mains pleines d'empoules et les membres endoloris de fatigue.

Au bout de huii jours de travail, il nous fallut aller à Sydney pour nous procurer des provisions. Nous fimes, là, rencontre des trois

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son maitre au gouvernement pour cause de difficultés, était renvoyé dans un établissement pénal pour y travailler pour le compte du gou-

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nouveau maître ; mais il ajouta qu'il n’en agirait pas ainsi envers moi, qu'il savait faire la différence entre les exilés politiques canadiens et les condamnés pour crimes, et que, bien qu'il fût tenu, par les devoirs de sa charge, à nous compter parmi les condamnés, il aimait à reconnaître que nos condamnations n'affectaient en

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