AVOCATS HABILLES DU DIT PARLEMENT
Castel, scindic des avocats, habile, plaide peu, sçait les arrests, a de l'authorité, fort seur, à qui Ton se peut confier. [D'autre écriture :] Mort.
(1) « 1662. — Léonor Agnès de Préfontaines, si" du Bois; il succéda à M. Hue, dont il avoit épousé la veuve ; il avoit été lieutenant général en l'amirauté...; il fut choisi exprès par le Roi pour être chef du conseil d'Artois et il fut reçu à Arras le 21 janvier 1686, avec des démonstrations publiques de joye ; à peine étoitil installé qu'il eut le plaisir d'aider à l'abjuration de la dame de Raineval, veuve d'un lieutenant-colonel de ce nom, et de la demoiselle Sacquier, fille d'un ministre d'Arras en quelque crédit. C'étoit là le grand devoir du temps ; tout ne retentissoit que de la gloire du Roy d'avoir abattu l'hérésie..., M. de Préfontaine mourut en 1687. » (B. N., p. 277.)
« Homme de probité et de capacité. » (Notes sur les officiers.. ., Voysin, p. 240.)
(2) Il y a, aux Archives départementales de la Seine-Inférieure, un « Recueil de Mémoires faits par les avocats du parlement de Normandie lorsque M. Pellot vint comme président », contenant des mémoires qui doivent être des réponses à des questions posées par Pellot. Sur les noms des quinze auteurs de mémoires, nous en retrouvons dix dans les noms mentionnés par Pellot; ce sont : Jacques Castel, Nicolas Maury, Guillaume Lyout, Marin Lefèvre, Georges de Cahaigne, Henri Basnage, sp de Franquesnay, Nicolas Theroude, Michel de Lespiney, Guillaume Durand, Robert de Fréville. (Voy. Ch. de Beaurepaire, Notice sur Gréard, avocat au parlement de Normandie, à propos d'un manuscrit de droit normand, dans Académie de Rouen, année 1 882-1 883, p. 387-410.)
Maury, homme de bon sens, a peine à comprendre, soutient bien une affaire, entend les affaires. [D'autre écriture :] Devenu imbécille,
Liout Saint-Blaize, plaide bien, sage, n'est pas eslevé.
Le Febvre,sçavant, difficile, ne plaide plus guerres.
Cahagne, adroit, bel esprit, débauché, plaide peu. [D'autre écriture :] Mort.
Gréard, à Mr le duc de Montausier, grand avocat, éloquent, honneste et seur. [D'autre écriture :] Mort (i).
Basnage, fort et très habile et plaide bien ; un des plus sçavans de la R. P. R. (2).
Theroude, met bien un fait, homme d'honneur ; plaide beaucoup; n'entreprend que de bonnes causes. [D'autre écriture :] A quitté le barreau s'est faict secrétaire du Roy ; perdu de gouttes.
D'Espinay, un des plus habilles avocats et qui plaide plus fortement, fort homme de bien, grand consultant. [D'autre écriture :] Mort.
Durand, bel esprit, parle bien, n'a pas le fonds des autres.
Fréville. [D'autre écriture :] Honneste homme.
Lequesne.
Bertheaume. [D'autre écriture :] Bel esprit, du feu; mais sujet au vin (3).
(1) Sur Gréard, voy. la notice citée à la note précédente.
(2) Henri Basnage du Franquesney (161 5- 1695.) Sur le célèbre Basnage, si justement apprécié par Pellot, voy. Frère, Bibliogr. norm., t. I, p. 69. — Floquet, Parlem.,t. V, p. 170-173.)
(3) Bertheaume joua un rôle quasi officiel dans la Recherche des faux nobles. Il correspondait, à ce sujet, avec Colbert, et s'était attiré des inimitiés et des dénonciations dont il se défend dans une de ses lettres à ce ministre. Il y reconnaissait cependant qu'il avait lui-môme été condamné à l'amende comme faux noble. Golbert le
Malherbe.
Héraud.
Duval.
Lepage.
Regnaut.