PAYS DE GAUX
M. de Saint-Jean d'Arbouville, père du marquis d'Arbouville et du chevalier (2).
M. de Houquetot Gavelet, président à Gaudebec, homme de condition, a épousé une fille de la maison de Panneville. Il a deux fils dont l'un est lieutenant et Pautre sous-lieutenant dans la compagnie de d'Anglure. 11 de-
(1) Paul Mascranny, sieur de la Verrière, grand-maître des eauxet-forêts de Normandie, aux gages de 10,000 1.
Il était, par sa mère, Anne Pellot, neveu du Premier Président Pellot, ce qui explique que celui-ci se soit adressé à lui. (O'Reilly, Pellot, t. II, p. 227.)
Les mots « connu du grand-maître » ou « connu du g. me », qui suivent certains noms, dans diverses parties des Notes de Pellot, signifient qu3 les personnes mentionnées étaient connues par le sieur de la Verrière.
(2) Charles d'Herbouville, chevalier, seigneur de Saint-Jean-du- Cardonnay et haut-justicier du Bourgdun et de la Gaillarde, de la Cour-le-Comte, marié à Charlotte de Houdetot, maintenu par La Galissonnière, le 20 avril 1667, eut plusieurs fils. L'aîné, Adrien, épousa, en 1662, Marie-Madeleine de Mouchy, et fut brigadier des armées du Roi. (La Galiss., Elect. de Rouen. — La Chesnaye des Bois.)
Il se ruinera, ainsi que Pellot le remarquera plus loin. Ses créanciers présenteront, en effet, à une cure dont il était patron. (Arch. S.-Inf., G. i6g5.)
La maison de Saint- Jean d'Harbou ville à deux lieues de Rouen, « est aussy fort anciennne », dit Voysin (p. 77).
meure à 2 ou 3 lieues de Caudebec, dans ses terres qui sont considérables (1).
M. le marquis de Cany, gendre de M. le président d^ocqueville, est un honneste gentilhomme et aimé dans son canton (2).
M. de Saint-Laurens, marquis de Normanville. Son fils a espousé la fille de feu M. de Saint-Héleine, a du service (3).
M. d'Avrimenil, homme sage et qui est considéré aussy dans son canton ; demeure pas loins de Dieppe,
(1) Pierre Cavelet, seigneur d'Houquetot, de Limare, baron du Verbosc, lieutenant civil et criminel de Caudebec, marié à Catherine d'Esmalleville, maintenu le 2 juillet 1667, avec ses deux fils Robert et Pierre. — Pierre était probablement celui que l'on trouve mentionné comme marié à Françoise Maignard de la Vaupalière.
En qualifiant ce personnage d' « homme de condition » Pellot commet une des très rares erreurs qui lui échapperont, la famille Cavelet n'ayant été anoblie qu'en 1604. (La Galiss., Elect. de Caudebec. — O. de Poli, Les seigneurs de la Rivière-Bourdet, dans Revue nobiliaire, historique et biographique, t. VI. Paris, 1868, in-8°, p. 261 .)
(2) Balthazar Le Marinier, chevalier, seigneur patron haut-justicier de Cany-Caniel et de Barville, épousa, en i663, Geneviève de Bec-de-Lièvre, fille du Président de Bec-de-Lièvre d'Hocqueville. Obéré, entre autres causes, par la construction du château de Cany, il dut, en i683, vendre cette terre à son beau-père. (Sandret, La seigneurie et les seigneurs de Cany, dans Revue historique, nobiliaire et biographique, 3e série, t. V, 1880, p. 122-123.) — Voy. aussi la revue La Normandie, année 1898, in-8°, p. io5.)
(3) François de Pestel, marquis de Normanville et de Saint-Laurent, épousa Blanche Le Cornier de Sainte-Hélène et mourut en 1678. Voysin (p. 74) dit qu'il a de 3o à 40,000 1. de rente et ajoute : « Il n'est pas d'ancienne noblesse, mais a beaucoup de conduite. »
Son père avait été capitaine des gardes du feu duc de Longueville. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
comm'aussy les trois cy-dessus; ne sont pas fort esloignez des costes ; gendre de M. de Montigny prez Dieppe, a servy ( i ) .
M. le marquis de Manneville a espousé une des filles de M. le chancelier d'Aligre, ne demeure pas loin de Dieppe, mais n'y est pas continuellement (2).
(1) Charles de Pardieu, seigneur et patron d'Avremesnil, y demeurant, maintenu le 7 janvier 1668, marié à Constance-Hippolyte de Montigny, fille de Philippe de Montigny, gouverneur de Dieppe, et d'Anne de Dangent (?). (La Galiss , Elect. d'Arqués.)
(2) François-Bonnaventure de Manneville, chevalier, marquis du lieu et de Charlemesnil, demeurant à Gennetuit, paroisse de Colmesnil, maintenu le 28 mars 1668, marié à Marguerite d'Aligre. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
Un compte de tutelle permet de le suivre dans sa vie privée, ses dépenses et son train de maison jusqu'à sa majorité.
Il fut mis en pension en 1643, à Paris, au .collège de Navarre, avec un précepteur, fils d'un fermier de la famille, et un garçon de service ; le prix de la pension était de i,5oo 1. par an, plus 3oo 1. payées au précepteur.
Il en sortit en 1649 et passa une année au château de Gennetuit- Manneville chez sa mère, alors remariée. Sa dépense fut évaluée à 2,520 1.; il avait à sa disposition un valet de chambre, un laquais et un cheval.
De i65o à i653, il est mis comme pensionnaire externe à l'Académie du sieur Duplessis, moyennant 1,600 1. par an, sans compter certains droits d'entrée et les confitures qu'on dut, suivant l'usage, fournir aux divers officiers de cette académie, les honoraires d'un maître de mathématiques, d'un maître d'escrime, d'un maître de danse et d'un maître de dessin .
Il revient ensuite chez sa mère où il a à son service un valet de chambre, un page, trois laquais, un cocher, trois chevaux avec un carrosse fait exprès pour lui, chez Hance, maître carrossier du Roi et qui avait coûté i,5oo 1.
Il mourut le 18 mars 1684. (Ch. de Beaurepaire, Compte de tutelle des enfants de Manneville, dans Bulletin de la Commission
M. de Dampière demeure dans la valée d'Arqués; et est un honneste homme et sage ; à Dampière près Mulers (i).
M. le marquis de Mesnières, beau-frère du dit marquis de Manneville; homme acrédité dans son canton; demeure à Mesnières, à une lieue du Neufchastel (2).
M. le marquis de Boisgeoffroy, dont le fils est un peu incommodé, a beaucoup de considération dans son canton; demeure à 2 lieues du Neufchastel, à Bailleul ; a esté mareschal de camp (3).
des Antiquités de la Seine-Inférieure, t. XII. Rouen, io,o3, in-8°,
Son fils fut gouverneur de Dieppe, et sa belle-fille, dame d'honneur de la duchesse du Maine. (Saint-Simon, t. I, p. 22 ; t. VIII,
(1) Guillaume de Guiran, chevalier, seigneur de Dampierre, demeurant à Dampierre, gentilhomme de la chambre, fut maintenu le 24 novembre 1668, avec trois de ses frères, dont l'un était alors au service avec le comte de Saint-Paul. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(2) Louis de Fautereau, chevalier, marquis de Mesnières, maréchal des camps et armées du Roi, marié à Catherine de Manneville, maintenu le 8 avril 1668. (La Galiss., Elect. de Neufchâtel.)
« M. le marquis de Mesnières possède plus de 40.000 1. [sic] dans la vallée du Neufchastel. Son ayeul espouza sa servante, d'où sortit feu son père, baron de Maynières, en bâtardise, avant que son ayeul eust espouzé sa servante. Fait despence. » (Voysin, p. 7 5.)
Agé de soixante-huit ans, il épousa, en secondes noces, en 1689, Françoise de Martainville, veuve de Jacques Le Sens. (La Normandie, revue littéraire, archéologique, historique, in-8°, 9e année, décembre 1893, p. 190.)
(3) Pierre de Masquerel, marquis de BosgefTroy, seigneur de Bailleul, Neuville, Smermesnil, demeurant en son château de Bailleul, maréchal de camp des armées du Roi, sous-lieutenant de la compagnie des gardes de feu M. le duc d'Orléans, mestre de camp
M. le marquis d'Haucourt ; est de la maison de Mailly de Picardie ; a du bien dans le comté d'Eu et y demeure quelques fois (i).
M. de Maucomble, beau-frère du marquis de Mesnières, demeure à Bailly-en-Rivière ; homme riche (2).
M. le comte de Saint-Serre; est de la maison de Boulainvilliers, demeure à une lieue de Neuf Ghastel (3).
du régiment de cavalerie de M. le duc de Vallois (?), maintenu le 17 janvier 1668. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(1) Antoine de Mailly, marquis d'Haucourt, vécut constamment à Haucourt, dans un grand état de gêne. Vers la fin de sa vie, en 1703, il dut faire à ses créanciers et à ses enfants l'abandon de ses biens, moyennant une rente annuelle de 3, 100 livres et son habitation au château de Saint-Léger. 11 s'était marié deux fois : i° à Marthe de Beuzelin ; 20 à Françoise deCanesson. (Revue La Normandie, année 1899, in-8°, p. 19-21.)
(2) Jacques de Pardieu, sieur de Grattepance et de Maucomble, demeurant à Bailly-en-Rivière, marié à Gabrielle de Fautereau, maintenu le 7 mars 1669. (La Galiss., Elect. de Neufchâtel.)
Voysin, p. 75 : « d'ancienne noblesse, ses prédécesseurs ayans esté lieutenans de roy ; a 3o.ooo 1. de rente. » (Famille différente de celle du même nom déjà citée.)
(3) François de Boulainvilliers, créé comte de Saint-Saire, en i658, en raison de ses services, épousa : 1» en i658, Susanne de Manneville, fille de Georges et de Catherine Guillebert, morte en i685 ; 20 en 1688, Françoise Bocquet (ce fut un mauvais mariage qui dérangea ses affaires). Il mourut en 1697. (Le Filleul des Guerrots, Familles nobles des Elections d'Arqués, Montivilliers, qui embrassèrent la réjorme. Evreux, 1894, in-8°, p. 8.)
Il était père du célèbre historien, dont Saint-Simon a parlé à deux reprises. Il a dit de sa famille : « C'étoit un homme de qualité, qui se prétendoit de la maison de Croy, qui n*étoit point fort accommodé. . . »
« Boulainvilliers, dont la famille et les affaires étoient fort dérangées, se tenoit fort souvent en sa terre de Saint-Cère [sic], vers la mer, au pays de Gaux, qui n'est pas fort éloigné de Forges... » (Saint-Simon, t. VII, p. 33i.)