BA1LLAGE DE GISORS
M. le marquis de Mouy est père de Richebourg qui estoit capitaine aux gardes ; demeure à Richebourg, proche Lions (i).
M. le marquis de Flavacourt est sous-lieutenant de Roy au baillage de Gisors ; demeure à Sérifontaine proche Gisors, mais qui n'est point du gouvernement de Normandie (2).
(1) Charles de Mouy, seigneur de Richebourg, capitaine au régiment des gardes, marié à Renée Arondel [?], maintenu le 4 novembre 1668. (La Galiss., Elect. d'Andely.)
« Le sieur de Mouy-Richebourg, qui n'est pas de la maison Demouy-La Meilleraye, a moins de crédit que de biens, possédant 3o,ooo 1. de rente aux rains de la forest de Lyons. »(Voysin,
P- 78.) Un de Mouy-Richebourg avait joué, à Rouen, un rôle important
dans les rangs des frondeurs, en 1649. (Floquet, Parlement, t. V,
p. 32i et passint.)
(2) Plusieurs membres de la famille de Fouilleuse se qualifiaient, en même temps, marquis de Flavacourt : Jacques de Fouilleuse, marquis de Flavacourt et de Sérifontaine, y demeurant, marié, en 1669, à Marie Le Breton, fille d'un marchand de Rouen et d'une Duhamel. (La Galiss., Elect. de Rouen.)
Philippe de Fouilleuse, créé marquis de Flavacourt, lieutenant général des armées du Roi, grand bailli d'Artois, gouverneur de Gravelines, auparavant capitaine au régiment des gardes françaises, qui épousa Judith de Cocherel de Bourdonné et mourut
en 1679;
Alexandre-Louis-Philippe de Fouilleuse, chevalier, marquis de Flavacourt, lieutenant général des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, bailli et gouverneur de Montfort-l'Amaury, qui épousa Madeleine-Françoise-Gabrielle Maignard de Bernières et mourut sans enfants, à Paris, le 18 décembre 1734. (O. de Poli, Les seigneurs de la Rivière-Bourdet, dans Revue nobiliaire, t. VI,
p. 229.) M. le Marquis de Flavacourt « a crédit et biens. Avoit espouzé
M. le marquis de Meneville, de la maison de Roncerolles, demeure à Meneville; à 2 ou 3 lieues de Gisors; fortacrédité dans son canton (1).
M. le marquis d'Heucourt, est de Picardie, homme de qualité et fort riche, cousin germain de M. de Pomponne ; demeure à Sancourt à une lieue d'Estrepagny; il est de la religion, et fort considéré dans son canton (2).
M. le marquis de Blaru, gouverneur de Vernon, fort considéré aussy dans son canton (3).
la fille de M. de Bernières, président au parlement de Rouen ». (Voysin, p. 77.)
(1) Voysin (p. 77) dit du marquis de Maineville : « gentilhomme de naissance et de crédict, beau-frère de Monsieur de Motteville, premier président de la chambre des comptes de Rouen ; possède de grands biens et n'a pas d'enfans ». Une note de l'éditeur ajoute : Michel de Roncherolles, marquis de Maineville et de Longchamp, né en 161 7 Il était entré à l'armée à dix-huit ans
et devint maréchal des camps et armées. Il mourut le 6 avril i683.
Voysin se trompe en disant qu'il n'eut pas d'enfants, car, en 1686, son fils Claude, « pour répondre à l'intention de feu Michel de Roncherolles, son père » constitua, en faveur des églises de Longchamps et de Maineville, une rente de 700 livres, dont 600 pour l'entretien de deux prêtres qui tiendront les Ecoles... (Arch. Eure, G. 847.)
(2) Louis de Saint-Delys, marquis d'Heucourt, seigneur de Warignies et de Sancourt, demeurant à Sancourt, épousa Elizabeth Le Conte, fille de Louis Le Conte de Nonant, seigneur de Pierrecourt et d'Apremont, qui lui apporta Sancourt en mariage. (La Galiss., Elect. de Gisors; Charpillon, vo Sancourt.)
(3) Charles de Tilly, chevalier, marquis de Blaru, seigneur de Corbie, gouverneur de Vernon, capitaine des chasses et plaisirs de Sa Majesté aux forêts de Vernon, Andely, Bacqueville, Gasny, demeurant à Vernon, maintenu le 18 août 1666. (La Galiss., Elect. d' Andely.)
« M. de Blaru, gouverneur de Vernon et M. de Tilly-Prémont
M. le marquis de Pannileuse; ses affaires, selon le bruit commun, ne sont pas en fort bon estât ; demeure à Pannilleuse à une lieue de Vernon (i).
M. le marquis du Pont-Saint- Piere, fort acrédité et considéré ; demeure au Pont-Saint-Piere à une lieue et demy du Pont de larche (2).
DANS LE ROMMOIS
Les terres appartiennent ou à des personnes de considération qui sont à la cour ou dans le service, ou à des officiers qui demeurent à Rouen. Les gentilshommes qui y font leur résidence ordinaires n'estans pas fort considérables.
PONT L'EVESQTJE Le marquis de Silly, homme acrédité, faisant des
ont beaucoup de crédit et d'authorité dans le pays. » (Voysin,
(1) René de Prestreval, chevalier, marquis de Glère et de Panilleuse, conseiller du Roi en ses conseils d'Etat et privé, avait épousé, en i65o, Marguerite de Pompadour. Ses affaires n'étaient pas, en effet, en fort bon état, car le marquisat de Clère-Panilleuse fut saisi sur son fils et vendu en 1700. (Charpillon, vo Panilleuse.)
Il fut maintenu, le 17 mars 1666, dans l'Election des Andelys, par La Galissonnière qui ajoute : « anciens et services considérables ».
(2) Peut-être Charles de Roncherolles, chevalier, baron du Pont- Saint-Pierre, seigneur de Grèvecœur, de Rouville, Saint-Martin-dela-Roque, Touffreville, Ecouys, mestrc de camp d'infanterie ? Ou Claude de Roncherolles, marquis du Pont-Saint-Pierre, baron d'Ecouis..., mesfrre de camp d'un régiment de cavalerie en 1 655, mort en 1700. MM. de Roncherolles-Pont-Saint-Pierre « premiers barons de Normandie ; fort en crédit parmy la noblesse et les peuples; ont de grandes alliances dedans et dehors la province. » (Voysin, p. 76, et intéressante note de l'éditeur.)
accommodemens et estant fort à son aise ; demeure proche Dozulay, a esté mestre de camp (i).
M. le marquis de Livarrot ; demeure à Longchamp proche de Livarrot; c'est un bon gentilhomme qui n'a pas fort acommodé ses affaires ; il a des amis dans son canton, et ses gendres et ses enfans sont aussy fort considérez (2).
M. le marquis de Grèvecœur Rabodanges, homme sage, considéré et aimé ; demeure à Crèvecœur (3).
(1) Jacques de Vipart, chevalier, marquis de Silly, seigneur de Dozulay, Saint-Léger-du-Bosc, les Authieux, mestre de camp d'un petit vieux corps, marié à Françoise Le Conte de Nonant. (La Galiss., Elect. de Pont-FEvêque.)
Saint-Simon parle très longuement de son fils, lieutenant général qui « peut-être auroit dû être maréchal de France », et joua un certain rôle sous Louis XV. « Silly, du nom de Vipart, étoit un gentilhomme de Normandie des plus minces qu'il y eût, entre Lisieux et Seez, et en biens et en naissance. C'étoit un grand garçon parfaitement bien fait, avec un visage agréable et mâle, infiniment d'esprit et l'esprit infiniment orné, une grande valeur et de grandes
parties pour la guerre une ambition effrénée. . . etc. . . etc. . . »
A la suite d'un déboire de cour, il se suicida en se jetant dans les fossés de son château. (Saint-Simon, t. III, p. 93-96; t. XI, p. 148.)
(2) Livarot appartenait à la famille d'Oraison, dont les membres ont porté les titres de marquis de Livarot et de Longchamps, barons d'Ouillie, et qui a fourni deux gouverneurs de Lisieux. (A. de Caumont, Statist, du Calvados, t. V, p. 676.)
César d'Oraison, chevalier, marquis et châtelain de Livarot, gouverneur de Lisieux, chevalier de l'ordre, marié à Catherine de Longchamp, produisit ses titres lors de la recherche de de Marie. (Bibl. mun. de Rouen ; manuscrits, fonds Martainville, Y. 93, t. V, p. 418.)
Charlotte-Elisabeth d'Oraison apporta plus tard Livarot à Charles Nicolle, sieur de Bricqueville, fils d'un receveur des tailles de Coutances. (Génér. d'Alençon, p. 171.)
(3) Guy, marquis de Crèvecœur et de Rabodanges, baron de
M. le vicomte de Gand, frère du prince d'Espinoy ; demeure à la Cressonnière, proche d'Orbec (i).
M. le marquis de Laigle, père du marquis de Laigle qui a espousé Madlle de Rare; demeure à Aspre, à deux lieues de Laigle; fort acrédité dans son canton (2).
Fumechon, chevalier de l'ordre du Roi, gouverneur de Lisieux, marié, en 1660, à Charlotte l'Escalopier.
L'intendant de la Généralité d'Alençon écrira plus tard, à propos de lui et de la terre de Rabodanges, que Pellot mentionnera plus loin : « M. le marquis de Rabodanges : le marquisat de Rabodange, depuis vingt-cinq ans que cette terre a été érigée en marquisat en faveur de monsieur son père, qui avoit servy le roy dans ses armées pendant les guerres civiles ; elle portoit, avant l'érection, le nom de Culé qui fut changé en celuy de Rabodanges, par lettres patentes. Il y a six fiefs qui en dépendent, et peut valoir quinze mille livres de revenu. Il a plusieurs enfants, dont le fils aisné, qui a fait quelques campagnes en qualité de volontaire, a épousé une fille de la maison de la Ferté-Sénecterre ; les cadets sont encore dans le service. » (Génér. d'Alençon, p. 161-162.)
(1) Charles- Alexandre-Albert de Melun, prince d'Epinoy, épousa, en 1664, Renée de Rupierre, fille de Philippe, baron de Rupierre, et de Françoise de Mailloc ; il eut cinq fils et trois filles.
L'aîné des fils, Alexandre, comte de Melun, vicomte de Gand, seigneur de Survie et de la Cressonnière, épousa, en 1690, Elisabeth deRohan. (Génér. d'Alençon, p. 1 65, et La Chesnaye-Desbois.)
La Cressonnière lui était venu de sa mère Renée de Rupierre.
(2) Laigle avait été érigé en marquisat, en i654, en faveur de Jacques des Acres. Son fils, Louis des Acres, né en 1642, lieutenant de Roi dans les bailliages d'Alençon et d'Evreux, mourut en 17 17 [?]. (Génér. d'Alençon, p. 161 et 66.)
Pellot dira plus loin que le père et le fils ont du crédit.
Mme de Laigle fut nommée dame d'honneur de Mme la duchesse, en 1697. « C'étoit une femme de beaucoup d'esprit et de monde, fille de Mme de Rare, gouvernante des filles de M. Gaston ; son père et sa mère étoient fort des amis de mon père, et elle épousa le marquis de L'Aigle, à six lieues de la Ferté, qui en étoit aussi beaucoup. . . Les affaires de M. de l'Aigle étoient très mauvoises ; elle se
M. le marquis de Tourouvre, demeure à Tourouvre sur le bord du pays du Maine proche de Mortagne ; est fort considéré estant extrêmement riche (i).
M. l'évêque de Lisieux, demeure tous les estes à Lonray, proche d'Alençon et a beaucoup de crédit et de la considération dans ce canton (2).
M. le comte de Tilliers, passe les estez àCarrouges qui esta 2 ou 3 lieues d'Argentan (3).
mit là faute de mieux chez elle. » (Saint-Simon, t. I, p. 257 ; t. V, p. 177.)
Sur l'année 1713, Saint-Simon écrit: « Je regrettai un de mes voisins de la Ferté, le mari de Mme de l'Aigle, dame d'honneur de Mme la duchesse... Je n'ai guère connu un couple d'autant d'esprit, de politesse, mieux instruit de tout et plus capable d'amitié. M. de l'Aigle, accablé d'infirmités, s'étoit retiré depuis plusieurs années à l'Aigle, d'où il ne sortoit plus. C'étoit un des plus beaux et des plus complets marquisats qu'il y ait en France, à six lieues de chez moi. Il y mourut à soixante-quinze ans, tout à lui, n'ayant jamais rien perdu de sa tête, ni des agréments de sa conversation ». (T. VI, p. 403.)
(1) « M. le marquis de Tourouvre, aîné de la maison de la Vove, possède les terres de Tourouvre, Randonné, Bresolette et Bubertré dont dépendent près de cent fiefs nobles... M. le marquis de Tourouvre d'aujourd'hui a trois enfans dans le service dont l'aîné portant son nom est colonel du régiment de Vermandois. » Son fils, Jean-Alexandre de la Vove, né en 1667, chef d'escadre, périt en combattant les Anglais, avec trois vaisseaux qu'il commandait. (Génér. d'Alençon, p. 225-226.)
A l'année 1708, Saint-Simon (t. IV, p. io5) note, à l'occasion d'un combat naval, que « le chevalier de Tourouvre s'y distingua beaucoup, et, avec son vaisseau, couvrit toujours celui du roi d'Angleterre, du salut du quel il fut uniquement cause. »
(2) Lonray appartenait à l'évêque de Lisieux comme membre de la famille de Goyon-Matignon.
Il sera longuement parlé, plus loin, des de Goyon-Matignon.
(3) Jacques Tannegui Le Veneur, comte de Tillières et de Carrouges, fils de François, comte de Garrouges et d'Anne Favier du
M. le comte de Fiers, demeure à L'Archanp, à 2 ou 3 lieues de Domfront, et y est homme considéré, accommodé en ses affaires (1).
M. de Seguy, a espousé une fille de M. de Soustot ; homme de condition, fort sage et acrédité dans son canton ; demeure à Coulonche, proche la Ferté-Macé (2).
M. le comte de Quinlé, gouverneur de Dom front ;
Boullai, épousa Michelle-Gabrielle du Gué de Bagnols, fille d'un conseiller d'Etat, et fut fait brigadier des armées du Roi, en 1702. L'Intendant d'Alençon dit, en 1698 : « celuy-cy est colonel du régiment des Cravattes ». (Génér. d'Alençon, p. i5o, i5i.)
(1) Antoine de Pellevé, comte de Fiers, fils de Pierre de Pellevé et d'Henriette de Refuge, mariés en i63i, fut capitaine au régiment des cuirassiers du Roi.
Sur la ruine absolue de son frère, sur les circonstances romanesques de son mariage, sur sa carrière militaire, voy. comte Hector de la Ferrière, Histoire de Fiers. Paris et Caen, 1 855, in-8°, p. 106 et s.)
(2) Il faut lire Ségrie.
D'après le Rôle des gentilshommes de la Généralité de Caen en 1640, La Coulonche appartenait à un membre de la famille de Vallenbras, bonne et ancienne famille... Sa mère était fille héritière de la maison du Saulcey-Segrys. » {Revue nobiliaire, X.. V, p. 36o.)
En 166g, on rencontre François de Vallembras, seigneur patron de la Coulonche, la Sauvagère, Sainte-Colombe, la Lande-Saint- Siméon, baron de Ségrie. (Arch. Orne, H. 36.)
Son fils, Etienne, commandait, en 1674, une des cinq compagnies de la noblesse de l'Election de Falaise : « cette compagnie était, dit un contemporain, l'une des mieux montées et des plus lestes de tout le bailliage de Caen ; elle ne comptoit pas moins de trois cents gentilshommes. »
Etienne de Vallembras mourut sans enfants. (Comte de La Ferrière-Percy, Histoire du canton d'Athis. Paris, i858, in-8°,
demeure à Domfront ; fils du feu comte de Quinlé ; homme accommodé ( i ) .
M. le marquis du Tronc, demeure à Varaville; a esté lieutenant de la colonelle des gardes (2) .
M. d'Armanville, demeure ordinairement à Blangy, proche du Pont-1'évêque; est grand chasseur; fort accommodé, fort sage et fort considéré dans son canton (3).
M. le marquis de la Luzerne, sous-lieutenant de Roy du baillage de Caen, demeure ordinairement à Isigny ; est fort considéré et acrédité ; est un gentilhomme très sage (4).
M. le marquis de Canizy, sous-lieutenant de Roy du baillage de Cottentin (5).
(1) Il faut lire Quincé.
Le nom de cette famille est Le Cornier. Il doit être ici question de Guy Le Cornier, comte de Quincé, qualifié prince du Saint- Empire romain, marié à Françoise de Germont. (Béziers, t. III, p. 443.)
« Il se dit comte du Saint-Empire et a esté cy-devant colonel du régiment des carabiniers. Il est gouverneur des ville et chasteau de Domfront et possède environ dix-huit à vingt mille livres de revenus. » {Gêner. d'Alençon, p. 160 et 293.)
(2) Les enfants de Georges Le Gordier, sieur de Varaville, maréchal de bataille des camps et armées du Roi, demeurant à Varaville, furent maintenus par La Galissonnière (Elect. de Rouen.)
Peut-être s'agit-il de Nicolas-Alexandre, marquis du Troncq, qui était, en 1706, maistre de camp de cavalerie et mourut lieutenant général en 1742 ? (Charpillon, v° Le Troncq.)
(3) Peut-être Antoine Le Vicomte, sieur d'Hermanville et baron de Blangy, qui, en 1668 et 1669, partagea la succession de son père avec ses deux frères cadets ? (Charpillon, v° Bouquetot.)
(4) Peut-être Gabriel de Bricqueville, seigneur de la Luzerne, marié à Anne Donnet (?), âgé de trente- six ans lorsqu'il fut maintenu par Chamillart (p. 49).
(5) Hervé de Carbonnel (fils de René, seigneur et baron du Homet, de Coursy et de Canisy, gentilhomme ordinaire de la chambre du
M. le comte de Canizy, son frère, demeure proche de Carentan ; est fort accommodé et homme de bonne chère (i).
M. de Lonconay, est gouverneur de Carentan; est un très sage gentilhomme (2).
M. le marquis de Brévent, demeure à Brévent, proche de Carentan ; est fort riche et accommodé ; est des bons amis de M. le comte de Thorigny et fort considéré dans son canton (3).
M. le marquis de Dampière, vient des cadets de la maison de Lonconay qui estoit autres fois fort puissante dans la province ; il a [esjpousé une fille de la maison de
Roi, capitaine et gouverneur d'Avranches, en faveur duquel Canisy fut érigé en marquisat, lieutenant de Roi au bailliage de Cotentin), «uccéda au marquisat et aux emplois de son père. II épousa Catherine de Juyé de Champrond et mourut en i6g3. Il avait quarantecinq ans et demeurait en son marquisat quand il fut maintenu par Chamillart. (La Chesnaye-Desbois. — Cham., p. 61.)
(1) François de Carbonnel, comte de Canisy, frère de celui dont parle la note précédente, marié à Louise Le Roux de Gonfreville. Il est qualifié seigneur de Meautis, et indiqué comme y demeurant par Chamillart (p. 61).
(2) Charles de Longaulnay, seigneur de Longaulnay et de Bois- Héroult, gouverneur de Carentan. (Cham., p. 173.)
On rencontre, le i5 novembre 1678, à Maupértus, mention de François-Antoine de Longaulnay, qualifié gouverneur des ville et château de Carentan et Pont-Audemer, seigneur de Néville, Beaumont-en-Néville et Maupértus. Né le 1 1 août 1664, il n'aurait eu que quatorze ans environ. Il s'agirait alors d'une survivance ; d'ailleurs, vers cette époque, un de Briqueville était, à treize ans, gouverneur du Mont-Saint-Michel. (Louis Drouet, Recherches sur les communes du canton de Saint-Pierre-Eglise. Cherbourg, i8g3, in-80, p. 398.)
(3) Jacques de la Luzerne, seigneur de Brévant, Saint-Hilaire, Assy, épousa, en 1660, Marie Le Prévost, et mourut sans enfants en 1705. (La Chesnaye-Desbois.)
Beuzeville dont il n'y a présentement que des enfans très peu agez-, c'est un gentilhomme très sage, très honneste homme, qui a beaucoup de considération dans son canton et demeure à Dampière à deux ou trois lieues de Vire (i).
M. le marquis de Sainte-Marie, est de la maison d'Andau, a espousé une fille du marquis de Gousteaumer; il est de la religion; demeure à Sainte-Marie proche le Pont-Farcy (2).
M. de Saint-Denis, frère de M. de Saint-Evremont ; a d'autres frères qui sont fort considérez, comme M. l'abbé de Saint-Denis, qui demeure à Saint-Denis avec luy, ordinairement, à une lieue de Gavray (3).
M. de Taillepied, demeure à Taillepied, proche de Saint-Sauveur, dont il est bailly ; est fort considéré dans son canton (4).
(1) Chamillart (p. 173), mentionne Antoine de Longaulnay, seigneur de Dampierre, y demeurant, sergenterie de Thorigny, élection de Bayeux, âgé alors de trente-sept ans, marié à Charlotte de la Cour en i655. Les différences sur ces mentions font hésiter à l'identifier avec celui dont parle Pellot.
(2) Peut-être Jean-Jacques de Sainte-Marie (dont la famille possédait la terre d'Agneaux, ce qui expliquerait le mot d'Andau) et qui demeurait en la paroisse de Sainte- Marie (Outre-l'eau), sergenterie du Pont-Farcy ; ou son cousin-germain, Gabriel de Sainte-Marie, qui y demeurait également; tous deux de la religion protestante. (Cham., p. 187.)
(3) François Marquetel de Saint-Denis, seigneur et châtelain de Saint-Denis-le-Gast, y demeurant, âgé de cinquante ans ; Jean, abbé commandataire de Notre-Dame de Fontaine-Daniel, âgé de quarantesept ans ; Charles, sieur de Saint-Evremond, âgé de quarante-cinq ans, et quatre autres membres de la même famille furent maintenus par Chamillart (p. 432-433). (Sur le célèbre Saint-Evremont, voy. Frère, Bibliogr. norm., t. II, p. 495.)
(4) Jacques du Poërier, sieur de Taillepied, bailli de Saint-Sau-
M. de la Luzerne Corabize, autrement Pierrepont, a extrêmement d'esprit et a espousé une parente du marquis de Vassé ; demeure proche le Pont-Pabbé en Cottentin (i).
M. de Saint-Simon, a esté grand prévost de Basse- Normandie, gentilhomme fort sage et fort accommodé ; demeure proche dudit Pont-Fabbé (2).
M. de la Peintrerie, demeure à Morsalines, sur le bord de la mer, proche de la Hougue ; c'est un gentilhomme fort sage et fort accommodé (3).
M. de Haupittoy, demeure à Vallognes; gentilhomme fort sage, qui fait presque tous les accommodemens de son pays; est beau-frère du lieutenant de Roy de l'Isle (4).
veur-le-Vicomte, y demeurant, alors âgé de trente-six ans, fut maintenu par Chamillart (p. 466.).
(1) Très probablement il faut lire Garaby, au lieu de Corabize, et il s'agit d'Antoine Garaby, sieur de Pierrepont, de la Luzerne et d'Etien ville. Garaby était laid, petit et contrefait, mais il était doué de beaucoup d'esprit et avait un excellent coeur. Il a laissé plusieurs recueils de poésies. Il a écrit, notamment :
Rien n'est si peu sage que l'homme Noé fit le fol en beuvant, Et Adam en mangeant la pomme ; Et moi, peut-être, en escrivant.
(Renault, Coutances, p. 129. Sur ses ouvrages, voy. Frère, Bibliogr. norm., t. II, p. 9.)
(2) Peut-être Jacques de Saint-Simon (d'une famille qui s'appelait Simon et obtint, en 1 586, de s'appeler de Saint-Simon), seigneur et patron de Beuzeville, y demeurant, sergenterie de Sainte-Mère- Eglise, âgé de quarante-huit ans en 1666. (Cham., p. boy, 5o8.)
(3) Peut-être René Senot, sieur de la Peintrerie, demeurant en la paroisse de Morsalines, marié à Barbe d'Hémery ou d'Emery, âgé de quarante-quatre ans en 1666. (Cham., p. 504.)
(4) Hervé Le Febvre, sieur du Haupitois et de Beaulieu, demeurant à Valognes, fut maintenu en 1666; il aurait épousé Suzanne Le Verrier en 1642 ? (Cham., p. 610.)
M. de Seppeville, beau-frère de M. le mareschal de Bellefonds et père de M. de Seppeville qui est officier dans la compagnie des chevaux-légers de Bourgogne ( i ) .
M. de Fontenay, gouverneur, sous M. le comte deTorigny, de Cherbourg; est un gentilhomme fort sage et qui a du mérite (2).
M. Tabbé de Saint-Sauveur, frère de M. des Roches, mareschal des logis de la cavallerie, est un homme de mérite, sage, qui a bien de la considération dans son canton; demeure en son abbaye de Saint-Sauveur (3).
(i) Messire François Cadot ou Kadot, chevalier, seigneur de Sebeville, y demeurant, âgé de quarante-huit ans, marié, en 1640, à Françoise Gigault [de Bellefonds], fut maintenu lors de la recherche de la noblesse. (Cham., p. 407.)
Bernardin Cadot, fils de Jean, marquis de Gerville et de Sebeville, lieutenant des chevau-légers de la Reine et brigadier commandant les gendarmes, fut fait maréchal de camp en 1688. (Renault, Coutances, p. 575.)
« Sebeville mourut aussi en même temps [1711]*, il étoit officier général et vieux. 11 avoit été envoyé du roi à Vienne et ailleurs. C'étoit un fort honnête homme, et qui n'étoit pas sans mérite et sans talents. (Saint-Simon, t. VI, p. 190.)
(2) Hervé Le Berceur, seigneur et patron de Saint-Marcouf, Fontenay, Emondeville et Azeville, commandant pour le Roi au château de Cherbourg, âgé de vingt-deux ans lorsqu'il fut maintenu, demeurant à Fontenay, aurait épousé, en 1664, Marie-Renée- Jacqueline de la Luzerne. (Cham., p. 556.)
Il était, sans doute, fils d'Antoine Le Berceur, seigneur et patron de Saint-Marcouf, Fontenay, Bretteville et Lithaire, gouverneur des ville et château de Cherbourg, marié, en 1634, à Marie Eustace, dame de Rethoville. (Louis Drouet, Recherches historiques sur les communes du canton de Saint-Pierre-Eglise. Cherbourg, i8g3, in-8°, p. 422.)
Il est difficile de savoir si Pellot parle ici du fils ou du père.
(3) Jean d'Orange des Roches, de Cherbourg, frère de N... des Roches, gouverneur des Invalides. (Gallia christiana, t. XI, col. 926.)
M. de Pontécoulan, demeure proche le Mont-Saint- Michel ; est homme considéré dans son canton (i).
M. le marquis de Gorges, demeure prez de Coustance (2).
M. le marquis de Brécé, des cadets de la maison de Montgommery, gens braves ; demeure proche de Villedieu ; ont eu du bien, mais leurs affaires ne sont pas en trop bon estât (3).
M. de Putanges, demeure proche de Tury ; estoit un très bon homme assez aimé dans son canton; il est mort et a laissé un fils âgé de 18 à 20 ans (4).
(1) Jacques LeDoulcet, seigneur et patron de Pontécoulant et de la Trinité, capitaine-lieutenant de la compagnie royale de Salligny, en 1642, marié en 1646 à Françoise de la Rivière, fille de Charles de la Rivière, seigneur de Gouvix et des Isles, ou son fils : Jacques, qui servit, en 1674, comme brigadier dans l'arrière-ban, épousa, en 1686, Jeanne-Françoise du Mesnil, fille de Tennegui du Mesnil, seigneur et patron du Meslay, et mourut en 17 16. (Béziers, t. II, p. 366.)
(2) On trouve, à Gorges, en 1640, François de Camprond, sieur de Gorges. (Notices, mémoires et documents publiés par la Société d'Agriculture, d'Archéologie et d'Histoire naturelle du département de la Manche, t. XI. Saint-Lô, i8g3, in-3°, p. 62.)
Le Mémoire sur la généralité de Caen, par l'intendant Foucault (Bibliothèque municipale de Rouen, Manuscrits, fonds Martainville, Y. 42, fo 45 v°) dit que cette paroisse dépend de « Messieurs de Saint-Germain, de l'ancienne famille de Campron ».
Nicolas de Camprond, était, en 1688, seigneur du fief de Camprond, sis à Gorges. (Renault, Coutances, p. 450.)
(3) Messire Gabriel de Vassy, marquis de Brécey, mestre de camp du régiment d'infanterie de Longueville, maréchal de bataille des armées du Roi, épousa, en 1640, Claude (dite ailleurs, Louise) du Bois, fille et héritière de Charles du Bois, châtelain de Pirou, seigneur de L'Espinay, Anneville, Saint-Marcouf. (La Chesnaye- Desbois; et Cham., p. 266.)
(4) Probablement Achille de Morel, chevalier, seigneur de
M. de Saint-Pierre, avoit espousé une tante de M. le mareschai de Bellefonds ; a de grands biens ; le père est retiré dans la dévotion ; le fils est bailly du Gottantin et sert avec M. le mareschai de Bellefonds ( i ).
M. de Saint-Martin, gentilhomme demeurant proche
Putanges, âgé de cinquante ans vers 1666, demeurant à Paris, mais Chamillart ne nomme pas son fils. (Cham., p. 453.)
(1) Charles Castel, chevalier, marquis de Saint-Pierre-Église, seigneur de Coqueville, Clitourp, Varouville, Gantelou, La Motte, Le Vast, Morsalines, bailli du Cotentin, marié, en 1642, à Madeleine Gigault de Bellefonds, fille du gouverneur de Valognes, mort en 1676. Un de ses fils fut le célèbre abbé de Saint- Pierre ; un autre fut, après son père, bailli du Cotentin et épousa, en 1668, Marie des Hommets, fille d'un conseiller au parlement de Normandie ; un troisième fut premier écuyer de la duchesse d'Orléans, et épousa Françoise-Jeanne de Querven. (Georges de Beaurepaire, l'Abbé de Saint-Pierre dans : Académie de Rouen, année 1900-1901, p. i5i.)
Saint-Simon parle fréquemment et longuement de ce troisième fils et de sa famille.
« C'étoit un petit noble, tout au plus, de basse Normandie ;... Il n'y eut manèges qu'il ne fit et chose qu'il ne mît en œuvre pour faire aller sa femme à Marly et, par conséquent, pour la faire manger et entrer dans les carrosses.... La Saint-Pierre se fourroit partout, divertissoit tout le monde et soi-même tant qu'elle pouvoit, avec un air étourdi ; mais point du tout méchante ni glorieuse. Le mari étoit un faux Caton, bien glorieux, bien présomptueux , bien insolent. Son nom étoit Castel. Les trois tantes paternelles du maréchal de Bellefonds avoient épousé [l'une] en 1642, un Castel; la seconde un Cadot, qui sont les Sebeville; la troisième fut mère du maréchal de Villars. Voila une parenté médiocre. On sait en Normandie quels sont les Gigault. . . » Et ailleurs : « Saint- Pierre étoit un très petit gentilhomme de basse-Normandie, si tant est qu'il le fût bien, et le roi, qui s'en informa, n'en voulut pas ouir parler pour Marly, pour manger ni pour entrer dans les carrosses. Ce fut le ver rongeur des Saint-Pierre qui, non contents de s'être enrichis et placés, vouloient faire les seigneurs. >» (Saint-Simon, t. III, p. 293-çH; t. VII, p. 355.)
de Bruqubec, assez accommodé, fort des amis de M. le comte de Thorigny; il fait des accommodemens dans son canton (i).
M. de Beauvais, quia esté maistre-particulier des eaux et forests d'Alençon, y demeure; homme sage, et qui a des intrigues dans la ville (2).
M. de la Bunosdière, maistre-particulier de Vire, y demeure ; garçon sage, fils d'un avocat de Vire d'une grande réputation et qui peut servir (3).
M. de la Polie, procureur du Roy des eaux et forests de Valongnes; habile, d'intrigue et propre à servir (4).
M. de la Drouinière, président de l'élection de Falaise, y demeure; est considéré, sage; on luy donne touttes les commissions extraordinaires, tant les intendans que le grand-maistre des eaux et forests (5).
Le vicomte d'Argentan (6), et le président de l'élection, qui est aussy lieutenant des eaux et forests.
(1) Peut-être Antoine Plessard, sieur de Saint-Martin, demeurant à Saint-Martin-le-Hébert, âgé de quarante ans vers 1666. (Cham., p. 696-697.)
(2) Gilles Truel, écuier, sieur de Beauvais, était aussi, en 1674, capitaine des chasses du duché d'Alençon, commissaire subdélégué pour la réformation des eaux et forets. (Arch. Orne, H. 1881.)
(3) On verra plus loin qu'il s'appelait Roussel. On trouve, en 1696, un Jean Roussel, sieur de la Bunaudière, bourgeois de Vire. {Armoriai. . . Généralité de Caen, t. II, p. 140.)
(4.) On verra plus loin qu'il s'appelait Pierre Soleil.
(5) Jean Jouenne, sieur de la Drouinière, président en l'Election de Falaise, fut maintenu par de Marie, en 1666. (Victor des Diguères, Sévigni, ou une paroisse rurale en Normandie. Paris, i865, in-80, p. 426.)
Jean Jouenne, si de la Drouinière, président en l'Election de Falaise, prêtre, aumônier de la feue Reine, est mentionné dans un rôle de l'arrière-ban de 1693. {Généralité d'Alençon, introduction, p. lxxx.)
(6) On verra pjus loin que le vicomte d'Argentan s'appelait Desmoulins.
M. de la Boussière, à Orbec, qui est lieutenant particulier et à qui on adresse touttes les commissions (i).
La Renaudière, lieutenant de l'élection du Pont Févesque, habile, d'intrigue, à qui on donne touttes les commissions de son canton (2).
M. du Mesny Lagoulée, gfentilhomme], demeurant proche Mesnières (3).
M. de Vertot, beau-frère de M. de Mannevillette, proche Fescamp (4).
M. de Rouvray, trésorier de France, beau-frère de M. [de] Mannevillette (5).
(1) On verra plus loin un jugement sur lui. Il devait s'appeler Costard. On trouve, en 1696, François Costard, sieur de la Chapelle et de la Boussière. (Armoriai..., Généralité de Caen, t. I, p. 124.)
(2) On ne retrouve pas ce nom dans la liste des officiers de la vicomte de Pont-1'Evêque qui viendra plus loin. Mais La Galissonnière (Elect. de Pont-1'Evêque) a maintenu un Gabriel Collet, sieur de la Ruaudière, d'une famille dont divers membres avaient beaucoup de services.
(3) Antoine du Mesnil, sieur de la Haye et de la Goulée, demeurant à Lucy, marié à Françoise du Val, renvoyé au Conseil, le 2 mars 1671, lors de la recherche de noblesse. (La Galiss., Elect. de Neufchâtel.)
(4) Peut-être François Aubert, seigneur de Vertot, demeurant dans l'Election de Montivilliers, maintenu le 18 mars 1667. (La Galiss., Elect. de Rouen.)
« L'abbé de Vertot, et son frère le comte de Vertot, chambellan du Régent, étaient fils d'une Hannivel [de Mannevillette]. » (De Toustain de Richebourg, Généalogie de la maison de Toustain, p. 356.)
(5) Probablement Nicolas de Hannivel, sieur de Rouvray, qui devint doyen, à la charge duquel a été réunie la qualité de second président créée en 1704. (Farin, t. II, p. 298.)
Il faut lire frère de M. de Mannevillette, ainsi qu'il sera dit plus loin.
On trouve, vers cette époque, deux frères de Hannivel : l'un, Adrien, était seigneur de Mannevillette, marquis de Crèvecœur,
Sainte-Croix Buchy, au Bohion, prez la forest de Lions, avec 8 ou 10 de ses amis (i).
Du Buisson, gentilhomme] verrier, à Beauvais [Beauvoir] en-Lions, avec 4 ou 5 de ses enfans (2).
secrétaire des commandements du duc d'Orléans, frère de Louis XIV; il avait épousé Anne de Moy, qui lui survécut.
L'autre, qui était qualifié seigneur de Sainte-Colombe, et était resté dans l'indivision avec le précédent, était capitaine-enseigne au régiment des gardes françaises. Joueur et dépensier, il fut accusé de fabriquer de la fausse-monnaie et impliqué dans le procès de la Voisin. (Revue : La Normandie, mars 1903. Rouen, in-40, p. i3i-i33.)
(1) Peut-être Alexandre de Bonissent, sieur de Sainte-Croix, demeurant à Boyon-en-Lions, maintenu avec beaucoup d'autres membres de sa famille, qui partagea, en i65g, avec ses frères, la succession de leur père. Le nom de sa femme n'est pas indiqué. (La Galiss., Elect. de Rouen.)
Au sujet de Guillaume de Bonnissent, de la même famille, l'auteur du manuscrit de la Bibliothèque Nationale, dont il a été parlé dans l' Introduction, le dit : « issu de marchands de cornets dont on faisoit autrefois un gros négoce à Rouen, et c'est de là que Messieurs de Bonnissent ont un cornet dans leurs armes. » (B. N., p. 636.)
La mention « avec 8 ou 10 de ses amis » est une des nombreuses preuves de la préoccupation de défense militaire qui régnait alors. (Voy. Y Introduction.)
(2) Peut-être René Le Vaillant, sieur du Buisson, verrier à Beauvoir-en-Lions.
Nous groupons ici, d'après un Etat par paroisses de tous les gentilshommes de la Généralité de Rouen, dressé en 1689, et conservé aux Archives de la Seine-Inférieure (don de Mme Quesné, 1877), les noms d'un assez grand nombre de personnes appartenant à cette classe intéressante, et généralement peu riche, des gentilshommes verriers; ce sont évidemment plusieurs de ces gentilshommes anonymes, indiqués aux trois mentions suivantes :
A Beauvoir, René Le Vaillant, sieur du Buisson.
— Le Vaillant de la Fieffé.
— Le Vaillant du Hazey.
Le sr de Gaqueray, autre gentilhomme verrier, à Bézula-forest proche Lions et de la Fontaine-du-houxau comte de Mespieux (i).
Le sr de Bézu, autre gentilhomme verrier, avec 5 ou 6 gentilshommes, ses fils et frères, à Maucomble, proche Saint-Saens en Caux.
Le maistrede la vereriedu Lihut Vasimont prèz Saint- Saens.
A Beauvoir, Le Vaillant de Grand-Pré.
— Le Vaillant de La Lande.
— Georges de Casquerey [Caquerayj.
— Léonard de Bouju.
A Maucomble, M. de Gaqueray de Bézu.
— M. de Caqueray de Cotancourt.
— M. de Camphérou, verrerie.
A Réalcamp, de Caqueray de Gonfosse (?), verrerie.
— de Bongar de Montgournay, verrerie.
— M. de Virgille, maître de verrerie.
A Saint-Léger, M. de Virgille de Montorsier, verrerie.
A Richemont, M. de la Giffaudière (?), verrerie.
A Fallencourt, des Hameaux, fils, verrerie.
(i) La Fontaine-du-Houx appartenait à une famille de Fours. Michel de Fours avait épousé Catherine Bénard ou Bernard, qui, étant veuve, se remaria au comte de Mespieux du nom de : Grolée, qui en sera peut-être devenu seigneur au droit de sa femme. (Arch. Eure, G. 3 20. — La Galiss., Elect. de Lyons et d'Andely.) On trouvera, plus loin, une curieuse note sur cette dame.
LISTE des gentilshommes du pays de Caux et d'Auge des plus considérables, donnée par feu le marquis de Saint-Sans, bailly de Caux(i).
M. d'Ausbosc, demeure à Ausbosc prez Gaudebec, ayant du service (2).
M. le chevalier [de] Bailleul, demeure à Vadetot proche Bolbec, et M. de Bailleul, son frère, à Bailleul prez Goderville, gens de service (3).
M. de Bosville, demeure au Verbosc proche Caudebec(4).
(1) Adrien de Limoges, seigneur de Saint-Saens, bailli de Caux; maintenu le 1er avril 1669. (La Galiss., Elect. de Neufchâtel.)
On verra plus loin qu'il était, en même temps, capitaine de de cavalerie.
D'après la figuration de la généalogie où se trouvent deux Adrien de Limoges, il semble que c'est le bailli de Caux qui a dû épouser Françoise de Péverel.
(2) Auzebosc, appartenait à la famille de Biran de Castel-Jaloux. En 1667, Charles de Biran, capitaine de cent gentilshommes au Bec-de-Corbin, seigneur et patron d' Auzebosc, Touffreville, le Hoden i est parrain d'une cloche dont dame Renée-Marie Jourdene de Biran de Castel-Jaloux est marraine. (D. Dergny, Les épaves du passé, arrondissement d'Yvetot, in-8°, p. 8.)
(3) Nicolas de Bailleul, sieur de Vattetot; René et Charles de Bailleul, frères, demeurant tous deux à Angerville-Bailleul, furent maintenus le 17 septembre 1667. (La Galiss., Elect. de Montivilliers.)
(4) Adrien et Jacques du Toupin, sieurs de Bolleville [et non Bosville], frères, demeurant au Verbosc, « familiers chez M' de Fontaine-Martel » sont mentionnés par La Galissonnière (Elect. de Caudebec).
En 1 604, un du Toupin, demeurant souvent au Verbosc, chez son père, sieur de Bosleville, et qui « était le fléau du pays, » avait bénéficié du Privilège de Saint-Romain. (Floquet, Privilège, t. II, p. 448-490
M. de Comble, demeure à Sainte- Marie proche Yvetot(i).
M. le marquis de Raftot, à Raftot prez Caudebec (2).
M. de Roham-Bellefosse, à Belfosse prez Caudebec, ayant du service (3).
(i)La Galissonnière (Elect. de Caudebec) maintint deux frères du nom d'Ysnel dont la mère aurait été Claude de Combles. Etat des gentilshommes en 1689 (Arch. S.-Inf., don Mme Quesné) : A Sainte-Marie : MM. lsnel de Comble et Isnel du Val-du-Tot, son frère.
(2) Alexandre de Canouville, seigneur de Malleville, Raffetot, Beuzeville-la-Guérard, Claire, etc..., gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, épousa Catherine de Grammont, fille du maréchal de Grammont qui, après la mort de son mari, se fit religieuse aux filles du Saint-Sacrement, à Paris. (La Chesnaye-Desbois.)
M. le marquis de Raffetot-Canouville est le seul héritier de la famille « qui, depuis soixante années est entrée dans l'alliance de Messieurs les maréchaux de Fervaques, Praslain et de Grammont. » Il a près de 80,000 livres de rente. (Voysin, p. j3.)
« Le maréchal de Grammont, dit Saint-Simon, avoit une fille ainée, borgnesse, boiteuse et fort laide qui ne voulut point être religieuse. Ne sachant qu'en faire, il la maria à Ravetot [sic] presque pour rien, après la mort du quel elle se ravisa et se fit carmélite... Le nom de son mari étoit Canouville, gentilshommes riches, anciens et bien alliés de Haute-Normandie». (Saint-Simon, t.V, p. 3 60.) Ils eurent un fils qui épousa la fille de Pertuis autrefois capitaine des gardes de M. deTurenne; elle mourut en 1710 : « Ce fut une perte pour ses amis... On l'appeloit Belle et Bonne et elle étoit Tune et l'autre avec de l'esprit, des grâces et rien de recherché ni d'affecté >» « Le mari étoit un fort brave homme, qui buvoit bien,
fort bête et fort débauché, qui s'est ruiné et est mort lieutenant général, et qui n'a laissé qu'une fille, son fils étant mort longtemps avant lui, sans avoir été marié, après avoir perdu sa fortune par une prison de douze ou quinze ans pour s'être battu avec Armentières... ». (Id., t. V, p. 36o.)
(3) Jacques Desmares, seigneur et patron de Bellefosse, y demeurant, fut maintenu le 12 mars 1667, par La Galissonnière (Elect. de Caudebec).
Rohan était un petit fief, dans l'élection de Caudebec.
M. de Lintot, à Lintot proche Caudebec, ayant du service (i).
M. de Criquetot, à Criquetot prez Gany, a servy (2).
M. de Vilars, à Gonseville prez Galle ville (3).
M. de Ricarville, à la Valouîne proche Bures (4).
M. d'Anglesqueville-Belmeny, à Belmeny prez Bacqueville, a du service (5).
M. de Bacqueville, à Bacqueville, ayant bien du service (6) .
(1) La Galissonnière (Elect. de Caudebec) maintint Pierre de la Haye, seigneur et patron de Lintot, y demeurant, qui serait mort sans marier; et Isaac, Charles et Josias de la Haye.
(2) Peut-être Louis Le Parmentier, seigneur de Cricquetot, demeurant à Mézengueville, ou son frère Georges, sieur de Butot, demeurant paroisse de Cricquetot-le- Mauconduit ? (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(3) Il faut, vraisemblablement, lire Villers.
Jacques Lever, baron de Villers, seigneur et patron de Gonzeville, du Mesnil-Testier, lieutenant de Roi des ville, château, citadelle et fort du Pollet de Dieppe, capitaine d'une compagnie entretenue pour le service de Sa Majesté, subdélégué de messieurs les maréchaux de France en Normandie, marié à Gabrielle de Droullin, mort en 1705 à quatre-vingt-quatre ans, inhumé à Gonzeville. (Histoire du doyenné de Doudeville, par le doyen. Rouen, 1861, in-8°, p. 365.)
(4) Probablement Nicolas de Ricarville, sieur de la Valouine, demeurant à Maintru, maintenu par La Galissonnière (Elect. d'Arqués).
(5) Nicolas de Quiefdeville, sieur d'Englesqueville et de Belmesnil, y demeurant, fut maintenu le i3 avril 1668, ainsi que son fils François. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
François de Quiefdeville de Belmesnil, épousa Madeleine Mithon, fut capitaine de cavalerie au régiment de Rohan et fut inhumé à Glicourt. (Renseignement donné par M. P. Le Verdier, président de la Société de l'Histoire de Normandie.)
(6) Bacqueville avait été donné, en 1671, par le dernier seigneur de la maison de Martel, qui n'avait pas d'enfants, à Charles-Etienne
M. du Catelier, à Hermanville prez Baqueville, a beaucoup de service, et gouverneur de place (i).
M. de Haltemare, demeure au Bourdun(2).
M. de Catteville-Sotteville, au dessus de Longueville, a du service (3).
M. de Catteville Malderée, à Tourville proche Dieppe, ayant du service (4).
M. de Fonteny, au Pontrancar proche Dieppe (5).
M. de Morienne, aux Ventes d'Eavy (6).
du Fay, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, avec autorisation de relever le nom de Martel. Charles-Etienne du Fay-Martel avait épousé Marie de Mascarel du Castellier : sa succession, très obérée, donna lieu à diverses contestations ; finalement, Bacqueville fut acquis en 1694, par Jean-Baptiste Boivin de Bonnetot, premier président delà Chambre des comptes. (A. Hellot, Essai historique sur les Martel de Basqueville. Rouen, 1879, in-8°, p. 2 10-21 3.)
(1) Probablement Louis de Masquerel, seigneur du Castelier et d'Hermanville, y demeurant, maintenu le 17 janvier 1668. Plusieurs membres de cette famille portaient alors ce même prénom. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(2) Peut-être un membre de la nombreuse famille des de Bailleul, maintenue par La Galissonnière (Elect. de Montivilliers). On rencontre., en 1696 : René de Bailleul, seigneur d'Eltemare. {Armoriai , Généralité de Rouen, t. I, p. 247.)
(3) Vincent Eudes, sieur de Catteville, marié à Marguerite Le Seigneur, ou Jacques, son fils, maintenus le 16 janvier r668. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(4) Hercule de Malderrée, seigneur de Catteville, y demeurant, marié à Marie du Quesnoy, maintenu le 11 janvier 1668. Un Hercule de Malderrée est dit, ailleurs, gouverneur de Fécamp. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(5) Peut-être Claude Miffant, sieur de Fontenay, demeurant à Ancourt, représenté par sa mère, maintenu le 24 juillet 1667. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(6) Louis Aprix, sieur de Morienne, demeurant aux Ventesd'Eawy, maintenu le 12 juillet 1667. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
M. de Bau bec, frère du comte [de] Saint-Serre, a du service, demeurant au Neufchastel (i).
M. de Quenouville, au Neufchastel (2).
M. de Plaindeseve, frère de M. d^clon, a du service, au Boulhart (3).
M. du Vaucomte, a du service, demeurant à Fresle prez de Mesnières (4).
M. de Letamp, au bourg de Sâne (5).
M. de Crèvecœur, à Laneray, a esté capitaine de chevaux-légers (6).
M. de Saint-Martin, à Saint-Martin-le-blanc, chemin du Neufchastel (7).
(1) Peut-être Jean de Boulainvilliers, chevalier, seigneur de Beaubec et de Saint-Saire, demeurant à Ménerval, mentionné, sans date précise, par La Galissonnière. (Elect. deNeufchâtel.)
(2) Peut-être le père de François de Lestendart, écuier, sieur de Quenouville, demeurant à Neufchâtel, capitaine au régiment de Soissonnais où il sert depuis dix ans, porté dans un rôle de 1703. (Arch. S.-Inf., don de Mme Quesné, 1877.)
(3) Peut-être Adrien Quesnel, sieur de Plaine-Sève, demeurant à Saânne, marié à Diane de la Montagne, maintenu le 3 1 décembre 1667. (^ Galiss., Elect. de Rouen.)
(4) On lit dans V Etat des gentilshommes... en 168 g: Bures : M. de Volcomte, au Neufchâtel. (Arch. S.-Inf., don de Mme Quesné, 1877), et, dans un Etat des gentilshommes qui se présentent pour les milices garde-cote, Frêles : M. de Volcomte, a servi dans les gendarmes. (Arch. Eure, fonds du Champ-de- Bataille.)
(5) Peut-être Charles-Antoine Dupuis, sieur de L'Estang, demeurant à Saint-Just, maintenu le 9 février 1668. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(6) Peut-être Daniel Miffant, sieur de Crèvecœur, demeurant à Luneray, maintenu le 24 juillet 1667. (La Galiss., Elect. d'Arqués.)
(7) On trouve en même temps Nicolas Le Prévost, sieur de Saint-Martin-le-Blanc, y demeurant, maintenu le 19 novembre 1669,
M. du Tronquay, à Saint-Saens (i).
M. Gavelet, proche Montivilliers (2).
M. de Dampiere, et Troismont, son frère, proche Dieppe, gens de service (3).
M. le marquis de Bully, à Bully prez Mesnières (4).
M. le marquis de Torcy, à Saint-Aubin prez Arques (5).
et Charles Feudrix, et ses frères, demeurant à Saint-Martin-le- Blanc, maintenus le 21 septembre 1668. (La Gaîiss., Elect. de Neufchâtel.)
(1) On trouve, au Tronquay, en 1703, le sieur Jean de Limoges de Saint-Just, sieur de Lorleau. (Arch. S.-Inf*., don de M^ Quesné, 1877), et, en 1696, Nicolas de la Berquerie, sieur du Tronquay. (Armoriai, Généralité de Rouen, t. II, p. i55.)
(2) Probablement le personnage dont il a été question plus haut et qui se retrouve ici, à cause des seigneuries de Limare et de Houquetot. — Supra, p. 1 et 2.
(3) Peut-être un des frères de Guiran de Dampierre, dont l'un s'appelait Beaumont ?
Ou Pierre de Dampierre, maintenu le 2 mars 1669, avec son frère Adrien, seigneur de Grainville, demeurant à Londinières ?
Ou Jean de Dampierre, sieur de Grandmont, capitaine de milice, demeurant à Clais, en 1703. (Etat des gentilshommes, Arch. S.-Inf., don de Mme Quesné, 1877.)
(4) Jean de Lestendart, maréchal de camp, marié à Lucrèce de Monceaux, pour qui Bully fut érigé en marquisat, mourut en 1680.
Son fils, Jean-Louis, fut, après lui, gouverneur de Neufchâtel et épousa Charlotte-Chrétienne Tardieu de Malleyssie. (Histoire de Neufchâtel-en-Bray, par D. Bodin, publiée par la Société de l'Histoire de Normandie. Rouen, i885, in-8°, p. 179-180.)
M. de Lestendart, baron de Bully. .. « a peu de bien, quoy que sa terre soit de vingt à vingt-quatre mil livres de rente, ayant plusieurs debtes. Il a crédit et considération. N'a qu'un fils. » (Voysin, p. 75.)
(5) Claude Groulard, baron de Monville, marquis de Torcy, grandmaître des eaux et forêts, demeurant à Saint-Aubin-le-Cauf, conseiller au parlement en 1637, épousa : i° Marie-Madeleine Mai-
M. le marquis de Richebourg de Nouy, proche Grainville-la-Teinturière (i).