E. FROMENTIN
On dit que l'herbe pousse moins vite que Poub sur la tombe des morts. Ne calomnions pas les v vants, ils ont plus de mémoire; mais il faut mériw leur souvenir; les réputations de mauvais aloi seul< doivent trembler devant le lendemain. E. Fromentî pouvait attendre avec confiance la justice de Faveni Elle ne consacre pas toujours les gloires, elle en rédu souvent les proportions ; la sienne sera durable parc qu'elle était à la proportion de son effort et de so rêve.
On a réuni à PEcole des Beaux-Arts une part de son œuvre considérable. Elle suffit à le faire ji ger. Elle légitime la place qu'on lui avait faite a milieu de l'école contemporaine.
Dans le genre moyen oti se renferment les artist aujourd'hui, il s'était résigné, non sans regret peu être, à se renfermer lui-même; au moins personne l'y serrait de trop près. S'il n'était pas le seulp^ mier entre ses voisins, personne du moins ne lui f"
sait ombre. De plus, il avait su se montrer original en peignant le soleil d'Orient après Decamps, Marilhat et Delacroix.
Son originalité, c'était sa sincérité. Jusqu'à lui, le public avait dû accepter comme unique et comme vrai le portrait d'un pays surnaturel où, sous un ciel incandescent, le jaune étendait sa nappe illimitée, où tout brûlait, les palmiers et les rochers, où Peau n^apparaissait que comme un accident de convention, sans que jamais une buée bienfaisante vînt attendrir l'outremer profond du ciel de midi ou le pourpre ensanglanté du soleil couchant.
Fromentin lui-même s'était d'abord laissé prendre
*n charme. Il eut son moment de foi derrière des
^ides faits pour enchaîner leurs disciples; puis, un
^\x jour, les liens se brisèrent. Il entendit dans la
^litude du désert d'autres confidences, il aperçut
a autres horizons, vit avec ses yeux, peignit avec son
propre pinceau, et il créa, ce jour-là, ce que nous
appellerions volontiers l'Orient humide, puisque,
P^r une convention indiscutée, l'Algérie, c'est encore
^'Orient.
A. vrai dire, il créa l'Algérie. En ce sens, il est P'^^sque un peintre national; il nous a fait connaître ^ï^e terre devenue française, il nous a appris à l'aimer, ^^ lei sympathie qu'inspire son talent se double pres- ^^^, à l'étudier, d'une vive reconnaissance. Combien ^^*^t partis, sur les promesses de l'artiste, visiter cette ^^Bion plus lointaine, plus inconnue que l'Egypte ,
et dont le premier il leur avait révélé la grâce hospitalière et la variété inattendue!
Sans doute l'écrivain de premier ordre auquel on doit ce beau livre : Un été dans le Sahara, comprenait aussi bien que personne les grands ejBFets de ce soleil dont il avait, disait-il, gardé la nostalgie. Cependant, ce n'est pas à lui qu'il doit ses meilleures inspirations d'artiste; on Taime mieux suivant au passage d'un gué la tribu des nomades, s'arrêtant à la source où les cavales viennent rafraîchir leurs naseaux, ou bien quand il chevauche sur la plaine marécageuse où le chef arabe a lancé son faucon. Une lumière plus douce s'épanche sur des terrains qui nous semblent plus vrais. Rien de heurté ni de violent; l'artiste charme le regard par des artifices dont on ne suspecte pas les secrets, et, à la vue de ces Arcadies africaines qui nous rappellent la verdure de nos prairies de France, on n'est pas tenté de s'écrier • Celui-ci encore ment comme un peintre !
Il ne faudrait pas s'y tromper d'ailleurs : Fromentin ne possède pas le tempérament absolu des novateurs ; son talent a plus de facettes qu'il n'a de face ; il poursuit toutes les qualités qui font les grands peintres, il ne s'attache pas à en fortifier une seule. Dessinateur, il le sera par la justesse du mouvement, la réalité de la silhouette, non par le détail consciencieux, par le choix exclusif de la belle forme. Coloriste, on ne le verra pas combiner des rencontres imprévues de ton, associer des harmonies de grand style
e plaire dans la finesse du clair- obscur. Les oms seront noires sans qu'il s'en méfie, le reflet leur tera rarement sa transparence bienfaisante, et le ix de ces notes d'éclat, faites pour se jouer sur la fece d'un tableau comme les fleurs sur le vert a gazon, ne révèle pas ces trouvailles de naisce, cette imagination de l'œil qui ne doit rien à ucation ; c'est un éclectique, ou plutôt, si l'on peut appliquer une épithète à la mode, c'est un réaliste, s dans la précise signification du mot, non pas s le sens révolutionnaire et agressif qu'on lui :e, et dont Tauteur aristocratique des Maîtres itrefois eût répudié, malgré sa politesse, l'honr banal et compromettant.
x)rsqu'on a lu les livres d'E. Fromentin, il est >ossible de les oublier. On se les rappelle plus i encore à la vue de ses tableaux. Dirons -nous on s'étonne de trouver l'artiste et l'écrivain préoc )és d'un idéal si différent : le premier n'ayant utre ambition apparente que de fixer sur la toile lage brillante et fugace d'une sorte de cavalcade, défilé d'acteurs dont il nous montre les vétents scintillants, les fiers coursiers, plus rarement ne et le visage, heureux surtout de faire respirer spectateur l'air libre des grands espaces et des s rafraîchis, et se disant alors comme à dessein : n'iras pas plus loin ; Tautre, au contraire, philohe mélancolique, analyste épris du sujet qu'il îUe, jamais satisfait dans sa poursuite minutieuse
33o NOTES ET CAUSERIES
de rinconnu qui se remue au fond de tout cœur h main, que ce soit celui d'un grand artiste comi Rubens ou Rembrandt, ou celui d'un servant d'aut naïf et pieux, comme Hemling ou Van Eick, toucha à l'histoire et à Thomme avec une passion de frère, penseur, en un mot, et un penseur qui aide à pen&
Comment ces deux natures vécurent-elles un der siècle côte à côte sans que Tune subjuguât l'aut sans que le rêveur piût forcer l'artiste à élargir se horizon et à se risquer à peindre autre chose quedi costumes et des décors? C'est là une question dor Fromentin n'a pas livré la réponse. Peut-être latroi verait-on cependant en interrogeant les première années de sa vie et en feuilletant avec attention so livre des Maîtres d'autre/ois.
Ce que l'.on sait le mieux est ce que l'on appreii jeune. Mais si la vocation se révèle d'ordinaire l'aube des premières années, il peut arriver trop soc vent que cette vocation n'éveille que la méfiance che ceux qui ont mission de la diriger ; trop souvent petit ruisseau est endigué avant de pouvoir répandi ses flots en liberté. Tous les pères n*ont pas l'orgue de leur œuvre. Il en est de trop prudents comme en est de présomptueux. Chose assez bizarre, les pn dents sont quelquefois ceux qui ont infusé à leu enfants les qualités dont ils les accusent. On dit qi le père de Fromentin, peintre à ses heures de loisi ne pouvait supporter l'idée que son fils aurait i jour la réalité du talent dont lui-même n'avait eu q^
SUR L'ART ET SUR LES ARTISTES. 33i
Tombre ; il Peut voulu avocat. Ce n'était pas manque de clairvoyance : le jeune homme prêtait matière à toute sorte d'espérances. On le força à recevoir une éducation complète ; il accepta complaisamment cette tyrannie, il faut le croire, car Fromentin savait le grec et le latin à étonner les lauréats du grand concours, et Tartiste asservi noua avec les poètes de tous les temps des entretiens consolateurs et de plus en plus intimes. Il y eut des vers échangés. Tout alla bien jusqu'à Page de la liberté. A ce moment, Pesclave entendit sonner Pheure de la révolte : il déserta et passa, avec armes et bagages, de Pétude de M* Denormandie à Patelier de Rémond ; il avait vingt et un ans.
C'était commencer tard; en art, on ne répare jamais
complètement le temps perdu . il faut semer à temps
pour que la récolte soit complète, et tous les efforts
de l'âge réfléchi n'atteignent pas ces fruits d'or que
1* niain du jeune homme cueille en se jouant. Fro-
^^ntin était trop clairvoyant pour ne pas se prédire
^ iui-méme certains insuccès en cas de trop grande
^ttclace. Cependant, il eut ses instants d'espérance.
Q^i l'eût cru écrivain si expert avant. le Sahara?
Etait-il peintre d'histoire? Il se risqua et fît les Cen-
^(iur-esses. Ce n'était qu'une imprudence. L'artiste
^e la renouvela pas et se résigna en apparence à
^'^tre qu'un peintre de genre. Après tout, ne valait-il
P^s mieux prendre tête de rang parmi les seconds que
^^ i>e jamais trouver place en haut lieu?
Puis Fromentin n'avait pas demandé des leçons à la nature seule : il cultivait les maîtres; il en étudiait les qualités autant que les procédés. A prendre leur mesure, il trouva la sienne. La modestie est le plus souvent habile conseillère; il Técouta et s'en trouva bien. Que d'artistes se sont brisé les ailes en voulant atteindre rOlympe, oîi régnent les dieux! Après tout, c'est bien quelque chose que d'avoir le droit de s'asseoir à mi-côte du Mont Sacré et de contempler de là, non sans un légitime orgueil, tous ceux qui s'efforcent de gravir la pente glissante, tous ceux qui la redescendent découragés, tous ceux qui retombent dans la vaste foule, meurtris, inconnus, bafoués.
Ne l'appelons donc pas un a grand peintre », comme des voix trop complaisantes se sont empressées de le surnommer. Ne diminuons pas la taille de l'homme en faisant sa statue trop élevée. Fromentin fut un artiste de haute valeur, disons-le. Cela suffit à sa mémoire. Ce n'est une louange ni médiocre ni banale. Il le fut par la probité de l'étude et de l'exécution, par une vue personnelle des choses, par une certaine finesse de faire, s'étant formé de ces qualités, moyennes si l'on veut, une originalité incontestable. C'est avec ce bagage, assurément bien fourni, que nous l'avons vu se présenter aux expositions depuis vingt années, et nous le retrouvons tout aussi riche aujourd'hui dans ce rendez-vous qu'il donne au public du fond de cette tombe si prématurément ouverte, dans laquelle sont ensevelies tant d'espérances
^t qu^entourent aujourd'hui tant de regrets. A cette Louange tout le monde souscrira. La meilleure preuve, diu reste, de la solidité de son talent^ c'est que l'artiste est sorti victorieux de cette épreuve à laquelle on soumet trop facilement aujourd'hui les exilés de la vie. L'exposition de ses œuvres ne Ta pas diminué. Cest l'efkt contraire qui se produit d'habitude. On Ta bien vu en des circonstances récentes, qu*il est inutile de rappeler.
Il y a quatre-vingt-douze tableaux de Fromentin rassemblés en ce moment à TEcole des Beaux-Arts; c^€st peu, assurément^ pour représenter l'œuvre entière d^in artiste qui travaillait avec une sorte d« ^èvre continue. Mais, comme nous le disions, cela suffit à le montrer tout entier. On le voit à ses -<lébuts, lorsque, tout plein des enseignements et des exemples de M. Cabat, il s'essayait à peindre, dMn pinceau sec et timide, une ferme aux environs de la Rochelle. Plus tard, changeant à la fois de site, de pnxrédé et de modèle, il s'essavera dans la manière de Marilhat, qu^il a copié un moment avec une sur« Panante adresse. Delacroix Téblouit à son tour. Tondis, les traces de cette admiration pour le peintre d^ Convulsionnaires de Tanger et du Sultan Abdek- ^^f>Um sont plus visibles dans ses livres que dans ses ^hleaux. Il le vante avec plus de confiance qu^îl ne te r^arde. A peine trouve-t-on Texemple de Dela- ^^ix saisissable dans cette Tribu arabe en marche, ^^ est datée de 1875. Mais, à ce moment, le peintre
a depuis longtemps trouvé sa voie, et c'est peut-êt^ la combinaison fortuite et plus éclatante, plus os^ des tons , qui amène seule le critique à signaler i^ un rapprochement qui échappa probablement à mentin.
C'est ainsi qu'on pense à Decamp devant c( belle ébauche d'un Abreuvoir de Laghouat. Vc^::^ son sentiment de la ligne, son goût pour les terrs^^ assombris et pour les murs blanchis s'enlevant ^ douteuse silhouette sur l'opale du crépuscule. Es f *C( à dire qu'il y ait ici un plagiat nouveau? Le soiavenir chez le peintre se mêle inconscient à l'inventio/?, et ce serait limiter maladroitement son essor que de le mettre à chaque tentative en garde contre des ressemblances impossibles à prévoir et qu'il serait oiseui de chercher à éviter.
La toile la plus importante et la plus admirée de cette belle assemblée de tableaux, c'est la Chasse au héron; la manière limpide du peintre.se déploie là dans toute sa fraîcheur. Impossible d'unir avec une plus juste harmonie les terrains, les eaux, le ciel et l'horizon.
Fromentin aime les nuages et leurs belles formes. On sait comme il en a recommandé l'étude à ses collègues de la palette, trop dédaigneux aujourd'hui à^ ces coquetteries de la nature, autrefois si chères aux peintres hollandais. Mais sur le ciel où règne en maître le vent du désert, il est difficile d'en saisir et d'en exprimer les intéressantes transformations; le
eintre excelle du moins à rendre cette humidité laiîiise, qu'ils laissent flotter comme un voile au front es montagnes et dans les profondeurs de Thorizon;
en aime les molles transparences de préférence aux i^euglantes clartés du soleil, et c'est sur cette trame Soucie et comme trempée de rosée qu'il enlèvera , 'un pinceau vif et spirituel, la croupe blanche des levaux et le burnous flottant des seigneurs féodaux Il désert.
On se rappelle cette admirable et presque émoumte description de Theure de midi à Laghouat, une îs plus belles pages de ce beau livre : Un été dans ' Sahara. Comment se fait-il que l'écriture n'ait pas itraîné le peintre à lutter avec lui ? Fromentin 'oyait-il qu*il y a des effets que le pinceau se doit iterdire de reproduire? Cette pleine lumière, tomant d'aplomb sur une scène dont elle chasserait >utes les ombres, lui paraissait-elle en exclure la eauté, qui ne se révèle pas en art sans le secours de -rtaines conventions? Nous ne le voyons -guère se rendre corps à corps avec ces difficultés que vers la n de sa carrière, lorsqu'il peignit la scène dramaque que le catalogue appelle le Pays de la soif.
Voilà bien cette lumière de l'heure terrible, lumière î^nche et froide comme celle que projette Tétain en sion. Loin de dessiner les objets avec netteté, elle s enveloppe d'un gris monotone. Le sable d'or en lit, et les horizons se noient dans une sorte de Ume indéfinissable faite de ces vibrations d'atmo-
sphère qu'on voit se Jouer parfois, en nos climats ir. mides, sur la surface de la terre brûlée par Pété, n'est pas le désert plat, infini, étendant devant 1** son insondable profondeur. Le sol est raviné; roches noires, en deuil de toute verdure, saillissi çà et là, et au pied de ces espèces de pierres tomt>aj s'étendent des cadavres qu'elles n'ont pu prot^ contre l'astre meurtrier. Le problème est abordé san peur. Pas une ombre ne dessine la silhouette des vie times ; la forme aiguë de ces immenses cailloux delaV' et de fer s'accuse seulement par leur couleur sinistre et c'est bien ainsi qu'a dû s'offrir le désert à l'obsef vateur intrépide quand, du haut des remparts de La ghouat, ramassé sous l'ombre étroite de son parasol il plongeait son regard enivré dans l'azur flamboyai et sur les dunes fumantes. Le tableau est saisissaa composé sans charlatanisme; mais c'est le fait sei qui émeut le spectateur, la cause lui échappe. Le cc loriste, avide de la vérité, ne nous a montré que l^ horreurs de la nature physique.
Nous avons vanté, et bien d'autres l'ont fait av< nous, l'intuition particulière qui recommande Fn mentin aux partisans du dessin avant tout. Il a î manière de le comprendre; elle n'a guère de parcni avec celle des maîtres, mais elle lui appartient, e dans l'ordre des infiniment petits, il dépasse ses pri décesseurs et beaucoup de ses émules de toute ! finesse de sentiment qu'il ajoute à la finesse de l'en cution. On peut citer comme des modèles de
SUR UART ET SUR LES ARTISTES. SSy
genre : les femmes de la Traversée du gué, les bateliers du Nil et les chevaux de la Halte des muletiers. Rarement on a vu la forme avec plus de précision ; rarement on l'a reproduite d'un pinceau moins laborieux; c'est la grâce séduisante du premier jet. Wouvermans semble lourd et monotone en comparaison de Fromentin; il y a entre ces deux artistes, dont le rapprochement se fait involontairement devant certains tableaux, toute la différence qui sépare Tesprit de la conscience, le Français du Hollandais, et la facilité radieuse, épanouie, réjouissante, du travail patient, obstiné et trop souvent ennuyeux.
Fromentin a des défauts. Aucun artiste n'échappe à cette fatalité, les plus grands la subisssent ; il y a joint trop souvent ceux de son temps. Ses contemporains lui ont imposé des complaisances de jugement dont il a porté la peine. Peut-être n'était-il pas permis au panégyriste de P. Potter et de Ruysdaël de se laisser dominer par des engouements qui étonîient les lecteurs de ses livres. Il aurait profité en laissant à d'autres le bénéfice entier de leurs sys- ^ènaes. Les paradoxes se suffisent; c'est leur rendre ^p d'hommages que de faire un choix parmi eux. Pourquoi ces feuillées sans feuilles, ces collines sans forme? Ne valait -il pas mieux laisser ces négligences à ceux qui les ont inventées? Et quand on peut être Fromentin, quel caprice ou quel calcul vous pousse à imiter Corot?
Fromentin a beaucoup voyagé. Il vit TÉgypte et il
vit ritalîe. Il planta sa tente aux pieds des hypog^ de Memphis, et il arrêta sa barque en face de la PS zetta. Mais mal lui prit toutes les fois qu'il s^avisa^ faire infidélité à sa chère Algérie. Pour ceux i n'ont pas vu le Nil, il semble avoir regardé d'un < ennuyé les flots du grand fleuve. Nous en croyo plus volontiers Marilhat, Gérôme et Belly. Leurs c pies, plus séduisantes, nous semblent plus convaii cantes, et quant à Venise, on en peut jurer par Câ naletto et par nos propres souvenirs, la fille des doge apparaît plus coquette, plus riche et plus belle, quand au soleil couchant , elle lève au-dessus des flots d l'Adriatique son front couronné de pourpre et d'or Nous ne poursuivrons pas, en face d'une série d tableaux où plus d'une fois le maître ^e répète et s joue sur un thème dont il connaît toutes les modula tions, un examen inutile pour déterminer leur va leur et pour éclairer un public dont le dilettantisin aujourd'hui a presque droit d'indépendance. Chacui fera son choix au gré de son caprice; mais nul peut être ne nous contredira, et personne, nous l'espérons ne nous accusera d'injustice et de partialité lorsqu nous résumerons notre critique en disant que, dar toute l'œuvre de Fromentin, peintre et écrivain, s4 deux chefs-d'œuvre demeureront encore le Sahel * le Sahara.
SUR L'ART ET SUR LES ARTISTES. SSg