‹ Notes et discours, 1873-1884Chapitre 24 sur 38 · habitants · texte numérisé non relu

habitants

4. Ressources cliniques : Lyon 4,766 lits, 32,000 malades, 1,873 accouchements, 35 services de médecine et de chirurgie, 42 places d’internes; Bordeaux, 1,831 lits, 10,000 malades 610 accouchements, 14 services de médecine et de chirurgie, U places d’internes; Lille 2,162 lits, 8,000 malades, 312 accouchements, 10 services de médecine et de chirurgie, 10 places d’internes ; Nancy, 1,049 lits, 3,825 malades, 92 accouchements, 7 services de médecine et de chirurgie; Montpellier, 1,583 lits, 5,500 malades, 113 accouchements, 12 services de médecine et de chirurgie. Ces chiffres se rapportent à l’année 1872. (P. Bert, ouvrage cité, p. 146.) Les ressources de l’enseignement à Lyon dépassent le tiers de celles que présente Paris. Douze des Facultés de médecine allemandes sont placées dans des villes qui ont 50,000 habitants et au-dessous; il serait important de savoir comment elles peuvent fonctionner avec une population aussi minime. Une' étude sur ce sujet, en particulier sur les Facultés de Wurtzbourg, de Greifswald et de Fribourg, serait d’un grand intérêt.

PROPOS DE l’enquête

lades ; ce n’est pas un pi’oblème insoluble ; il n’est même pas véritablement difficile, si on veut bien voir qu’il est capital, que tout le reste doit lui être subordonné, qu’il est nécessaire de réunir sur ce point toutes les bonnes volontés. A des degrés différents, les cinq Facultés de province peuvent et doivent prospérer. Or c’est leur prospérité même qui retiendra les élèves. Rien ne manquant pour l’instruction, les moyens matériels étant assurés partout, l’amour-propre provincial s’en mêlant, — et nous n’avons garde d’on médire, — y a-t-il très grand danger de voir venir à Paris tous les futurs candidats au doctorat ès sciences médicales, si ce grade est créé? Les Facultés de province ont demandé quelquefois que l’agrégation devînt locale. Si elles ont voulu recevoir des agrégés, pourquoi ne recevraientelles pas les nouveaux docteurs? On dira que ce doctorat sera de valeur inégale selon les Facultés. Cela est possible, surtout au début; mais il en est de même de tous les doctorats. Il se fait dans le monde savant une opinion qui ramène les diplômes à la valeur qu’ils doivent avoir; les ouvrages qui ont servi à les obtenir sont dans les mains de tous ; tous les bons juges peuvent donner leur opinion. 11 dépend des Facultés de se placer haut dans l’estime des hommes compétents. Ces

SUR LE DOCTORAT Ès SCIENCES MÉDICALES 179

conditions sont celles mêmes de Ja concurrence qu’on ne prétend cependant pas vouloir supprimer.

Quant à la crainte que tous les docteurs ès sciences médicales présentent leur thèse à Paris, comme cela a trop souvent lieu pour le doctorat ès lettres, je ne crois pas qu’elle soit très sérieuse. 11 faut remarquer que depuis 1809 la Faculté des lettres de Paris a existé presque seule h qu’elle n’avait à craindre aucune concurrence en province. Jusqu’au ministère de M. de Salvandy, c’est à peine si un très petit nombre de Facultés des lettres de province ont fait quelque figure; avec leurs quatre chaires, souvent inoccupées, elles étaient des fictions. Aucune concurrence n’a été possible et cela très tard ^

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