‹ Notes et documents pour servir à l'histoire de LyonChapitre 26 sur 26 · FACE HEYREUS LE LION · texte numérisé non relu

FACE HEYREUS LE LION

La seconde pièce , Y Accueil , quoique jointe à la précédente , n'est peut-être pas de Goujon; je crois y reconnoitre le style de Pierre Matthieu , auquel les écbevins avaient confié le soin de rédiger les entrées des prioces et des grands personnages dans notre cité.

Il parait que le sieur Thème*, secrétaire du Consulat, n'est pas le seul qui, en remplissant cette fonction , ait sacrifié aux muses. Il fit, à cette occasion , deux sonnets et probablement les autres pièces de vers parsemées dans Y Accueil , qui est terminé par l'Ordre tenu en Ventrée quia esté descripte :

« Premièrement le Prévost des maréchaux au gouvernement de Lyonnois , avec son lieutenant en teste de sa Compagnie d'archers ;

« La Compagnie des arquebusiers de la ville ;

« Les Nations (1) selon l'ordre qu'elles ont tousjours tenus , conduites par leurs consuls;

« La Compagnie du Guet conduicle par le sieur Barault , cappilaine et chevalier d'iceluy ;

« Les archers de robe courte à pied ;

« Messieurs du siège presidial et sénéchaussée en robe de soye , montez sur mules ;

« La Compagnie des Enfans de la ville conduicle par leur cappilaine, avec six trompettes au devant , garnies de banderoles avec ses armes et son page après ;

« LesMandeurs de la ville;

« Le Procureur gênerai et secrétaire de la communauté d'icelle ; le secrétaire ne s'y estant peu trouver pour son indisposition ;

« Monsieur du Grimaud , eschevin , tout seul , tant par le deceds du feu sieur Slrozzi , que absence de Monsieur de Clapisson , lors député en Court pour les affaires de la ville , eschevins, ces trois rangs représentant le corps de la ville ;

« Monseigneur le Gouverneur entre le sieur du Peron , prevost des marchands , et le sieur Thiemj , eschevin ;

(I) L'estimable rédacteur du Catalogue de la Bibliothèque de M. de Solemne s'est trompé quand il a dit dans sa note sur Y Entrée d'Henry H à Lyon : « On nommait « Messieurs des Nations , les artistes qui dressèrent les arcs triumphaux , spectacles , « jeux , combats , naumachies , comédies , etc. » N. 1 12 du tome V. — Messieurs des Nations étaient des Négociants étrangers , et principalement des Italiens et des Aile* mands qui trafiquaient à Lyon.

« Madame (d'Mincouri) après; suivis et investis d'un nombre de Seigneurs et Gentils-hommes, de plus de deux cents , outre semblables d'autres de la ville ou des pays voisins qui voulurent contribuer à cest honneur. » Voyez ci-dessus au 21 novembre*

1608. — C. Juin Hygini.... fabularum liber.... Ejusdem Poelicon Aslronomicon libri quatuor, Quibus accesserunt Palaephati de fabulosis narrationibus liber, I , etc., etc. Lugduni , apud Joannem de Gabiano. 1608. In-8.

160*8. — L'idolâtrie huguenote figurée au patron de la vieille payenne,... par Louy s Richeome, provincial de la Compagnie de Jésus. A Lyon, chez Pierre Rigaud , 1608. In-8 de 736 p., outre les pièces liminaires et les tables. — Titre gravé par Jacques de Fornaxoris. — Dédicace de l'auteur au Roi , datée de Lyon, le 25 d'aoust 1607. — A la fin du volume est Favis suivant : « Au lecteur chrestîen. — Je rends grâces à Dieu de tout mon cœur, et t'invite à en faire de mesme , de quoy il a conduit cet œuvre à son jour et presque contre mon espérance , et illuminé en même temps deux MM. imprimeurs, Louys Garon , natif de Genève (qui a travaillé sur ledit Œuvre , dont il s'est senti vrayraent touché), et Claude Armand , dit Alphonse , lesquels ensemblement ont abjuré Iheresic , et professé la foy catholique en nos mains , le cinquième du présent (1). Dieu leur donne la grâce d'aller de mieux en mieux , et à tons autres qui sont en ténèbres , les imiter.... » Nous ne pouvons résister à la tentation de citer un passage de ce livre (p. 454) ; le chapitre a pour titre t Dè certaines statues et sacrifices d'Apollon représentez au Calvinisme , et il est question dans ce chapitre d'Une idole à la tète de lion , couronnée d'une tiare, et tenant une vache par les cornes : « .... Le lion , c'est vostre esprit altier la vache à deux cor- « nés , votre belle reformée.... Samson appela vacho sa femme ; vache « fut aussi Dalila , femme paillarde , car elle alloit a tout homme et « sautoit à tout lit, et sa femme le livra à la fin aux Philistins , ses « ennemis conjurez : vostre Rélormée est toute semblable à l'une et à « l'autre : la vache est un animal pesant et lourd; il n'y a rien si «< assoupi et tardif a bonnes œuvres; elle ne veut ouyr parler ny de « jeûnes , ny de pèlerinage , ny de travail aucun ; ains vraymcnt va- « che , comme vray nient Dalila de Samson » Nous pourrions emprunter des citations du mOme genre aux chapitres dans lesquels l'auteur accuse les Calvinistes d'avoir renouvelé l'idolâtrie de Vénus , de Priapus , de la Liberté, etc., etc. (2). — Le P, Richeome , que les

(1) Probablement le 5 août 1607 , date de la dédicace du P. Richeome. Voyez sur 6'aron , son article dans la Biographie lyonnaise.

(2) Le P. JUcheome ne se doutait pas que le reproche qu'il fait aux Protestants pourrait être adressé , deux siècles plus tard , aveo plus de fondement , aox réformateurs de 17»3 , qui remplacèrent 4e culte do la Sainte Trinité par celui de le Liberté , de la Philosophie et de la Raison. Nous saisirons celte occasion pour faire remarquer que h Fête de te Raison qui fut céléljrée dans toute la France, sm le fut pas a Lyon; «est ce que nous apprend une délibération du Conseil général de Commun* affranchie , du %% mai

Jésuites ont toujours regardé comme une de leurs meilleures plumes , a été omis dans la Biogr* univ., et ne méritait pas cet oubli ; ses écrits sont nombreux, et il fit une rude guerre aux Calvinistes. Moréri et Feller lui ont donné quelques lignes. Voyez aussi son article dans la Biblwtkeca scriptor. soc Jesu , Baylr, Dict., et Barbier, Anonym., passim.

1608. — Interprétatif) poctica lalina in cenlum quinquaginla Psalmos. Authore Ludovico Crucio, Olysipponensi , é soc. Jesu. Lugduni, sump- UbusPelri Rigaud(ex lypographià/acobt du Creux, dicti Molliard). 1608. In-16, italiq. — L'approbation de ùmis Richeome , provincial des collèges de la siz. de Jésus dans la province de Lyon , est datée du 24 octobre 1607.

1608. — Introduction à la vie dévote, divisée en cinq parties par François de Sales , Evesque de Genève. A Lyon, par Claude Morillon. 1608. ïn-32. — L'approbation des docLeurs , datée de Lyon , ce 4 iïaoust 1608 , a été donnée par Frère Robert Berthelot, evesque de Damas , et frère Estienne Caria , docteur théologien et prieur du couvent de N. D. de Confort. — La permission donnée par M. Caalotn , vicaire général , est du 8 septembre suivant- Voyez ci-aprés au 22 déçeïtibre 16*28 , date de la mort du saint auteur de ce livre que touj homme pieux place sur ses tablettes à côté de V Imitation de J. C, dont l'auteur présumé mourut aussi à Lyon.

1608 Les Séries de Guillaume Bouchet, siextr de Brécourt A

Lyon , par Thiband Ancelin , 3 vol. pet. in-8. Il existe un assez grand nombre d'éditions de cet ouvrage , dont la première , ne contenant que le premier livre, a été imprimée à Poitiers, cjiez Jes Bowçbetz, 1584 , in-4. Celle de Lyon , Pierre Rigaud , 1618 , 3 yolf petit \(\r#p parait être une des bonnes. La plus complète, suivant la Biographie universelle , serait celle de Rouen , 1Ç34. — M, Brunei,.!, 424, juge Je* Serées de Bouchet un peu sévèrement ; il y a da*sxe livre plus d',esprU que dans beaucoup d'hures du même ge^re; nos faiseurs 4e con tes ont souvent puisé à cette source qui est loin d'être tarie pour,e,ux, et que les adagiographcs et les philologues jî!ont pas non plus epiièrement mise à sec. — Nous remarquons, dans la préface intitulée i Discours de Vaulheur sur son livre des Serées, la citation de ces deux vers 9 ue Bouchet applique à son travail , non sans raison :

"Et pourrez , vous sçavans, quelque plaisir y prendre : ^Vous , non sçavaiis , pourrez en riant y apprendre.

M. B., Njuv. m*/., p. *245 , dit les avoir lus , précédés de deux au-

1793, relative -à In célébration de la Fête de l'Ebn êitpréfM. Le raaice Btrtrond s'exprime ainsi dans la épouse qu'il fit à la dôputaUon de U socïM populaire <tes JqcqHm qui avait provoque la délibération.: « .. . Cette féte subUn)c<rt majestueuse qui re,ui- <f place pour nous celle de la Raison, attendue et désirée depuis longtemps....»

très, sur le litre des premières éditions de Y apologie pour Hérodote, par Henri Eslienne, et il les rapporte, ainsi que quelques passages parallèles, comme offrant la même pensée que le fameux vers qui sert d'épigraphe au Cours de littérature de La Harpe , et qu'on attribue au président Hènaull : Jndocti discant , et ameiit meminisse periti. — Une autre citation qui nous paraît aussi digne d'être relevée , est celle des vers suivants que Bouchet (xive Serée) trouve « fort bien faits : »

Dédale crioit a son fils , Alin de luy donner courage :

Vole comme je t av appris , Suy tousjours la moyenne pla^e ; Mais l enlant , proche du naufrage, Disoil : Je ne suis plus en 1 air , Ne m'apprends donc plus à voler , .Monstre -moy plnstost comme on nape.

Ce huitain , assez facile , ne sent-il pas quelque peu l'anthologie grecque? Il n'est pas mal tourné pour le temps où écrivait Bouchet , et on peut regretter de n'en pas savoir Tau leur. Voyez les Publications de 1611

1608. — Moralité.... de l'enfant de perdition qui pendit son pere cl Via sa mere : et comment Use désespéra. Lyon , Rigaud , 1608. In-8. Brinet , III , 453. Voyez les Publications de 1602.

1608. — OEurres de Rabelais. Lyon , 1608. In-12. — Edition citée , sans indication du nom de l'imprimeur, p. 400 du Rabelais de 1835 , gr. in-8 , et qui paraît être la dernière qui soit sortie des presses lyonnaises. Voyez les Publications de 1600 , et ajoutez aux jugements qui ont été portés sur Rabelais, relui que voici : « Le railleur Rabelais « faict honneur à son siècle; je laisse là ceux qui le stigmatisent; je le « prends seulement pour me faire rire , sans dessein d'y cotter rien « qui porte préjudice à personne. » Discours en forme de comparaison sur les vies de Moyse et d'Homère (par Quattrelnnnmc); Paris, 1604, in-12, p. 184.

1608. — Le Paranymphe de la gloire sur l'entrée triomphante de Mgr d'Halincourt en la ville de Lyon, le 21 novembre 1608, etc., par Jean Condenlial , Forésien. Lyon, Jean Poyel, 1G08. In-12. — Voyez sur J. Condential, son article dans la Biogr. Lyonn.

1608. — T. Petronii Jrbitri, equitis Romani, Satiricon, multis virorum illustrium notiset observationibus illustralum. Editio postrema, omnium fere quae hactenusprodierunt tersissima. Lugduui , apud PaulumFrellon. In-24. Edition omise dans Fabricius, et faite d'après cellede Leyde, 1596, in-8°; mais où l'on trouve de pluslesCatalectes des anciens poètes. Il existait déjà une édition Lyonnaise de Pétrone, publiée par

JeûUde Tôurnfs (I) eh 1575. rn-S, ttfrTy joignit on £tM/u« tonYirwro fcctf^m/to; précédé d'une epitre dëdîcatoîre à Denys Lebey (D. Lebeo I. C). VôVe* la flb/ffia lin. en tète dû /Wrowède Deux-Ponis; éi-dessus, les Publications de 1575, et ci-après celles de 1618.

16G8. — premier livre des Hymne» de messirê Anne d'Urfé, conseiller du roi en son conseil u"estat> comte de l'Eglise de Lyon* etc. A Lyon, chez Pierre Aigafid, 1608. In-8.— Le privilège du roi avait été donné à Louis Gàrori, mpistre Imprimeur èn la ville de Lyon, le 27 février de la même année. Celui-ci céda son nrivDège â Pierre Rigaud, par acte passé devant 3F Gràtién, notaire à Lyon, le § niai suiv. Voyez les d'Urfé, par A. Çernard, p. 108 , et lès Lettres d'Etienne et a*e Nicolas Pasquier ,

1608. — - La Philosophie royale du jeu des Echets, pour Monseigneur le Dauphin , et autres œuvre* «filées dédiées au Roy. Par G. du P*y*<ti^ aumosoiex ordinaire et servant de sa Majesté. A Paris , chez P. Mejtayer. M.DCYltt. Pet. in-8 (B. de Lyon). Voyez le* PublicaUom de 1^3 (Essais poétiques) f et ceUesde 1597 (Lettres d'E&tienne Pasqpier)» Guillaume du Peyrat n'a pas. d'article^ dans le Dict. des, poètes français $q PhUipponAa-iÇadelai ne; cependant il, n'avait pas été oublié par l'abbé Goii/ef qui lui a consacré ^ic . longue notice dans le tome 16 de sa Biblioth. (rancoisey p. 35-45. .

>MW. ^ Le Testament è* mertisie. Par /?<*iry rfw Zi*dam <sic>. A Lyonvïftr Glande Martttoài 1«0& W-8 (B. fle Lydn* 6701).-^Panni les signataires des approbations * on remarque dé F. /. Michallan , docteur ie« tWeolo'Rie , grand prieur i ^e lut baye royale de Savigny, etc., etc./et A /i FouuWd (sle$/ de la régulière observance de S. Fraueofc, etc. — L Hérésie termine ainsi son testament : «... Adieu Fratacê,- le' 5 doux séjour ^oùjp enoy^is, esUblir mon repos, l'ai de l'Europe , fie « parterre du mQnde v le iajfd^^e la terre, et le domaine du Três-

• Chreslien. Dieu ne vcuttpas poir les loups avec les brebis, les tigres « avec lqs agneaux, Pégase a vaincu la chimère, et les Troyens ont de-

* cou vert les arines cachées jlansrle cheval de bois.». Voyez plus haut, t p. 2669 Vpsçtavage (lu hravephevalier....

- — Thomae Aqîtrnalts Sufrirha tofiiïs'theologiae.,.. Lugduni , sumptîbus Joannis Pillehottè. 1608. In fol., titre gravé par Zettrè Çb. dé Lvbn). ' ' ,%î • ,!<;"- ,,'> • • Ci ii-. . "V'

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(1) /ea», da.ftMrvw eteit fils d'undc^o» plus tubiles typocraplies , qui avail au$nle pfènorti de J'tfar» e\ qui mourut en lîîoO, après avoir embrasse la réforme. II parait, que le fils rtità eattiolique, fcar H dédiâ àa canSUtot 'Geàrtfè âArïrialjHâ'c t'îilltioti qu'il publia 4580 de WtJls poètes .sacrés > AgèetoCut, Sèduèwk et 'Ànitét'j ©ans cettèdêdicace , il se plftint du p^ dci s^dcès qu'ont Iqs fféiinf fassions dot qnvrages ancims t car ils ne trouvent plus de lecteurs; on les méprise, cj l'on «ç veut lire quç les au^urs contemporains. Toutefois ce discrédit dans lequel étalent tombés les écrits des aurions ne dégoûtais deTourrHf ; maisittiai, k «ran^que sou Pétrone eut plus de suecôj i|ue les trois poètes sacrés. N'en est il pas encore de même de nos jours ?

1603. — Triomphes et re^ouissajices des Romains , fafcUen faveur des ducs S force et Sancto Gemtni., receus chevaliers de l'ordre du Sainct Esprit, le mereredy 13 mars 1608, par Monseigneur tf AUncourl , ambassadeur à Rome pour Sa Majesté tres-chreslienne.v. A Lyon , par Jonas Gautherin (sans date), ln-8 de 24 pages (B. de Lyon , 25201 , tome XXV). — A la tin est un Sonnet de louis Gm%on , avec ce titre : Les Lyonnois à Mgr d'Jlincourt , leuir gouverneur.

1608. — Xennphontis Cyri Pacdiae , liber primus. Xugduni , apud Joann. Pillehotle. M. DCVHI. ïn-4 de 117 pages. — Au verso du dernier feuillet : Lugduni, ex lypog raphia Hugonis Gaz aei.... — La traduction française de la Cyrôpédie de Xénophon , par Jacques des Comtes de Pinlimille, a été publiée à Lyon, par Jean de Tournes , 1555 , in-4 ; elle est précédée d'une pièce de vers de G. des Julelz, en faveur du translateur.

1609. — Janrier 15. Une délibération du chapitre prima liai de S. Just « réduit les clergeons à ne faire de service, le jour des Innocents , « qu'avec leurs habits ordinaires, sans élire aucun patriarche , et dé- « fend toutes cavalcades , quêtes, etc. » — Par une autre délibération du 7 novembre 1742, le même chapitre mit Ûn absolument à toutes les cérémonies burlesques qui restaient encore decetle fête. Cochard , Noiiàe sur le bourg de S. Just , p. 13.

1609. — Janvier 21. Mort, à Leyde , de Joseph-Juste Scaliger. — Le P. Menestrier (Notes inéd.) trapporte que ce savant avait été quelques années à Lyon. 11 y vint en effet en 1582 , et H est à présumer que c'est lui qui fournit à Griller les inscriptions antiques qui existaient encore à Lyon , et qui ne se trouvent pas dans le recueil que Paradin a joint à son Histoire de Lyon. Voyez Nickrox , XXIII , 298 ; ci-dessus au 1er août 1599. : - w..\i \

1609. — Février 24. M. de miars , premier président du parlement de Dombes, adresse, au nom de la Compagnie , la harangue suivante au Cardinal de Joyeuse , à son passage à Lyon : (

« Cette Compaignie ne seau roi t par ma voix, avec des simples parolles , exprimer les regretz qu'elle porte du decez de feu Mgr le duc de Monlpensier , ny combien de maux elle appréhende par l 'éclipse de ce grand soleil dont elle emprunctoit la lumière. Elle attend le retour de son bonheur du favorable aspect , et plus doulces influances de ce bel astre , qui en son oriant se levé sur nostre orison , je veulx dire Madame unique héritière des vertus et grandes qualitez du deffunct. Nous espérons, Monseigneur, que, pendant son esievation, voslre grande authorité relèvera la nostre , l'esclal de voslre escarlate ranimera nostre taincl,et l'honneur de vos commande mentz nous servira defenalpour la conduicte de toutes noz actions que nous desirons porter avec tous noz voeulx au bien des subjectzde Sa Grandeur, et encores au tres-humble service que nous vons debvons. » B. de Lyon , Manuscrits , n° 1439. Voyez ci-dessus , novembre 1608.

1609. — Mars 7. Le P. Jacques Gaultier, jésuite , professeur au

collège de la Trinilé, dédie à Henri IV la Table chronographiqve de testai du Christianisme , depuis la naissance de J. C, jusqu'à l'année 1608 (A Lyon , par Jacques Roussin , 1609 , in-fol.). — Le Roi auquel un exemplaire de ce livre fui adressé , écrivit à l'auteur :

« Cher et bien amè , nous avons veu de fort bon œil vostre 6'Aronologie , d'autant plus que c'est chose que nous avons , longtemps y a , désiré que l'on fit voir l'antiquité de la foy catholique et la conformité de notre créance avec celle de nos pères, de siècle en siècle , depuis les Apostres : ne doutant point que ce livre , qui est comme un tableau de vérité , et le miroir du tems , père d'icéllc, ne face un tres-grand profit dans l'église de Dieu, joinct le rapport des anciennes hérésies avec les modernes. Nous vous exhortous , etc. Donné à Fontainebleau , le 16may 1609. »

Le P. Jacques Gaultier, né à Annonay en 1662 , mourut à Grenoble , le 14 octobre 1636. Voyez fiohotiiA , Hist. litl., Hf 742 , et U Biblio* theca scriptor. Soc. Jesu.

1609. — Mars 9 ou 10. Mort, à Rome, du cardinal Séraphin Olivier, né à Lyon vers 1535. Voyez son article dans la Biogr. hjonn., et ajoutez aux sources qui y sont indiquées : J. N. Erythraei (J. V. Rossi) Pinacotheca; le cardinal d'OssAT, Lettres , passim; 1 , 1450 ; Colonia , Hist. litt., II, 790. — Jean du Bois prononça son oraison funèbre dans l'église de la Triuité. Kotes du V.'Mcneslrier*

1609. — Juin 5. Pierre de Chastillon , abbé séculier de Vile-Barbe , menrt dans sa maison de V Antiquaille. Voyez la Gallia christ., IV, 532; Le Laboureur , Maz., II , 68 , et ci-dessus au 2 février 1699.

1609. — Juillet 8. Lettre du Roi au Consulat :

« De par le Roy. Très chers et bien amez, vous entendrez par vostre deppulé , présent porteur , les grandes et avantageuses offres qui nous ont esté faictes sur le faict de vos octroys , lesquelles néantmoins nous avons rejetlées pour accepter celles qui nous ont esté faictes de vostre part , combien qu'elles fussent de beaucoup moindres que les autres , vous ayant voulu non seulement préférer , mais aussy gratiflier de grandes sommes que nous en pouvions recevoir par-dessus vozdites offres, nous eslans toujours ressouvenuz de vos fidellitez et bons services par lesquelz vous avez peu mériter de nous ceste grâce que nous nous asseurons que vous scaurez bien recongnoistre et vous en rendrez tousjours plus soigneux et affectionnez au bien de nos affaires et service ; pouvant par ce moyen en attendre de nous d'aultres plus grandes quand les occasions s'en offriront , comme nous avons donné charge à vostre depputé de vous taire entendre de nostre part. A quoy nous remettans, nons ne vous ferons ceste-cy plus longue. Donné à Fontainebleau , cte viii* juillet 1609. Signé Henry: pins bas For- Se/. A. M.

1609. - Juillet 10. Publication à la sénéchaussée de Lyon de Tèdît

4uToi (du 27 prêchent), w ^ prohibition de^mtte)l|es el doeU

1 1609. ^- Novembre 12. Aimé de ^tiinfAiMfi est reçu- comté de Lyon l par résignation1 de Jacques de Saint-Aubin, >s6n frère. »— En cette même' année, forent aussi reçu9 comtes de Lyon : Ftiançai* d» Sacouay , ÇwUawne iïÀlboji et Jean de Sarrm. WXvùais. ■

1^. - Novembre 23. Lettre du fto|4u ^suïa^ ^ * De par Je Roy.* Tre^cbers et bien amez^, nou§ vous avions cy-deyan^ escrit conune aya4BUV considéré qu'il estoit fort important pa^rnostre, service et fe (nen, de Rostre ville de Lyon de, conspuer le tre^orfer, gfy oeral di* Perron -, en la cliarge de prevos<,4es ^marcliands qe ïap^aj ville , que vous eussiez à le nommer pour les deux années prochaines f et luy avions ordonué de l'accepter, mais nous ayant faict ses excuses de ne la pottvolr«plu*exora^to^ , ce cftfiUrious- adroit aussy fidctrepïesentér par le stew< àïlfalimokàrt nous avons advisé de ne le presser pas d'avantage* et doutant ; que vous estes sur le point de procéder .à ladite Jiominat^n, aflin que ypus ne, demeuriez en doubte dè 'ntejïje ^nténtipp , nous vous faisons cettenonî vOAis -dite que nous tfestfo^k que îej •président '<fe ''^qfsftpâ \}ùïp avons ttfusjours recongoeii fort àrçfeçiioM^ service et '4 ceï.lriy de ladite vîllë'J sojt pal vous nommé au (LeU et pl^tcd d il dit sieur dit Perron , fiôur Tès^fty qèu£ 4nneés prochaines . 'ce.^uîe nous vous ordonnons de faire : aîissy de l'accepter, nous

ass$uran£\ qu'il s'en sçaura dignement acquitterait codleatemenl de ladHe ville. Donné f* Paris* le axiq? jout de ftwciftbne; jSigaé Henry; plus bas Forgei . * -, ' 4 : t . \\ ' , u • ' U

1609. — « Le port ou quai ^jj^i^^^ig^^a^ ^ ^po^D^od^ de beaux devrez deca et delà / est uii ouvrage beau el commode pour les marchands , bateliers et autres ; 'il fd! achevé Van t'è09, comme tesittt>^ l'inscription latine rbt/ag'één fraiity (par Cftiutfe ilè1 W r&weisf) f Lyon , 1648 , petit httS p'M (vovei-ël-aprês PubHeàiioHi de 16*3). Voici ce qu'on ht '& ce sujet dtrisYlïinernrUmîâe Jôdoéus Sètcerus (masque de Just Zinzerllug) , tùgdùni , ' apnd Jaeobum dii Oeux, 1«16,in^2, p. 3d0: ' 1 . [

« Portus Ararici, munimentuni ui>ini5ira considçrés^ Ofim locum îutosum , nunc, pavimentp strajim) , gradibu^ etiam, tune ipde. eleg&nr tissîmis percommodum redditum omnibus qui quovis tuoo> flujmjip,is benefcio uti desiderani,. Ara istiç IJenrïco ÏV p,psïta,ft jCUji bolç inscripium: ■ — ( . , j ;

« Henrico fj/(r*gnaiitfi t pace vigejtfe praef^ii CftS^. Gfl«Kà- W«l4f / ieoii "i'Jm-îwVi r:-.,; 't't^ *>i • : ,i. ./'?>•• i. ' r ., :

'*',*•' i \ • - i '.'[ ' " ' ''it'"' ; ?ÏK ^ ' :i r.i:<»li I ::,)■'</; i • f • f! ' 1 •' ' i'

(t) GcHf infÇription ne pura'rtfpas fivçir é|t^ r^f^)|c p^r >c JP» 3f^c#(rli« . «( nau* ignorons en quel endroit du quai de Saône elle étoit placée. L'autel et VinscriftioB dont parle Zinxerling, ont été sans doute détruits par les Vandales de 1793 , eri'Àiêtne Wmp* que la jHpmide élevée en l'^^^ ,

lugduni Jrarim extjra alveospi'mmpenjem çimerunU xalfarunt, hac eleganli seHe, ut in posterum sint portus mercatorum commpditqti , nautarum securitali , urbis ornamento y pojpuli obleclamento. Jncept. Jnno M. D. ÇVI. Perfect Anno M. D. Ç1X. » Voyez les Publications de 16X0.

1609. — « Cette année , on dressa , à la gloire du Roy Henry lV% la Pyramide de la place Çmfvrl , avee des éloges gravez en lettres dW, en langue hébraïque , grecque et latine... » JM^enestriér , Ehgehisi. de la vttle de Lyon (tables consulaires , année 1609). Voyez sur* cette pyramide détruite pendant la révolution, le Chasse+ennuy de L. Gartn (Lyw, }628>r.u. ej. le T<MeoM hist,, de l^villtde, Lyon» par l'abbe ^ut/fo*,.^ 31, • /■ ; , . , , .

1609. • — - Publications Aetiani Varim hietoriae libri XUl\.~* eu ri latinà interpretatione*.» Lugduni , apud CUtudium Larjot. M. DCDu Inrl6: —Edition calquée sur ceile publiée par Jean deTournes en t6ft4 ; mais on n'y retrouve pan l'avis au lecteur de ce savant typographe (Bi de Lyon , -2891^). • >;■ '■■ ».v^ \ i.\

1609. — Jesom ' Pkry$is Fûbuhte elegantissimis icombus lllustrataei Cumlalina versione graeco lextui adjtracta.... Lugduni, sumptibus Jbemnis' JulUeren. M. DCFX. Tn-16; — C'est une reproduction dés éditions données par les de Tournes en 1551 , 1570 et 1582. 1 ' " '

m& les Jg&wim et mhetehes desvWeo, çha*teauveiphûe&.... d» route te» F*imce,K« parafai***/** Cke$*e,t TaurangeatuAJteita, chez Jem Pe*\hPas, 160Q Jn-8.^N<MW extrairons <Je ce livre quelques lignes que nous empruntons à la éeseription du lyonnais*: * La ville dp Lyon fui premièrement baslie en toe les 4eux riweres dujRftùne al de la Saône* comme on la voit aujourd'hui, ^Veatt^ ylfafVe, çntosJllus&atwmgait fais&iii) dit que ce fut Lugdm (1)*, 13° roy d«& GauJes , qui en aaseiat la première pierre , et qui luy imposa le nom de Lugdunum qu'elle a t*v tenu jusques à nous chez les Latins ; mais ^l y en a d'autres qui tiennent qué* ce/nom est phifc moderne \ et qu'elle a été très florissante/ eÇ renômméè ^ar tout le monde , longtemps avant sous le simple, titre d'hic , tire du heu de son assiette.... Depuis . les ftpmaîns ayant assujëly les Gaules a leur empire, tuctus Mumtfas Planés, lieutenant en îcelles pour^//()ni5/c,.... la rebastit dé nouveau sur la montape, voire y amena une peuplade et colonie de nouveaux habitans, et pour fendre sa munificence et libéralité plus recommandable à la postérité , la nomma Lucdunum de sou nom , comme quj diroit luçu. a^uiuin, ou la Colline* dç Luçius^ U y en a, toutefois qui sorçt de contraire opinion, , çt tiennent qu'elle a esté dite Lwdwm , — ?W taçif tfuium, nou*

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poète lyonnais, Claude H«n»teiet\ qai publia • ses Epignammàla , fche* Gryphe , partageait l'opinion de /«an /e ifair« ;

ce qu'elle est pratiquée sur une montagne tournée du costé où le soleil raporte le jour,.... et d'autres encore qui écrivent Lugdunum par un g , maintiennent qu'elle a esté ainsi appelée, quasi lugubre dunum : car on ne fait point de difficulté que dunum, entre les vieux Gaulois , ne signifie une colline ou une montagne.... »

1609. — Arrest du Conseil d' Estât du Roy, portant permission aux Jdvocals d'exercer l'une et Vautre charge d'Adxocat et de Procureur. A Lyon , par Guichard Jullieron et Barthélémy Âncelin. M. DCIX. In-8 de 7 pages (B. de Lyon , 25201 , tome XXV).

1609. — M. Tullii Ckeronis opéra rhetorica quae extant.... Lugdunt , sumpt. Joan. Pillehotte. M. DCIX. Petit in-8. — En 1588, Pillehotte avait déjà donné toutes les œuvres de Cicéron,en 9 vol. in-12; la même année , Sibylle de la Porte en avait publié édition une en 4 vol. in-4. Voyez la Bibliographie cicéronntennt , par C . B . et A . P. , tome 1er d o Cicèron in-18 de M. J. V. Leclerc, et ajoutez aux traductions du traité Des Devoirs : — Traictè de la Justice recueilly des œuvres de ce grand philosophe et parfaict orateur, M. T. Cicero , et traduict en françois par Henry de Whiten ; Anvers , 1582 , in-4. — Cette traduction est citée par Du Verdier, p, 1198 de s* Bibliothèque, Voyez les Publics lions de 1584. .•;<;• . » , ; , ,. >:.-; ,j

1609. — Crispus , Tragoedia Bernardini Stephonii Sabini Présbytcri è Soc . Jesu. Lugduni . apud loannem Pillehotte* 1 609 . ln-1 6. — Cette tragédie , imitée de VHippolyte d'Euripide et de celui de Sénèque, avait été représentée à Rome en 4597 , avec un grand succès (1). Son auteur Bernardino Stefonio , un des meilleurs poètes latins modernes de Htalie , fut l'ami du Tasse , de Guarini, de MmihL II a été omis dans la Biogr. univ.; cependant il avait un article dans Morèri et dans le Dict. de Bassano. . ' !- vu: : . i,

1609. — Harangue pour le Roy de France,... prononcée devant nostre S. P. le pape Paul V, à l'entrée; de Mgr. le duc de Noyers à Rome, le;27 novembre 1608, par le sieur Maurice Bressius , gentil homme de Dauphiné, et orateur de Sa Majesté envers Sa Sainctetè. Traduict du latin en françois par l.C. (Jean Condentiaf).XLyon, par Léon Savine. t^O.9. In-8. de 29 pages. — Dédicace du traducteur à Pierre de Hllars, archevêque de Henné. . t , , tj : ; .

1^09. — y«an Gerson, de l'Imitation de fesus-Christ; Divisé en quatre livres, conféré avec le latin , reveu et corrigé de nouveau. Edition dernière. A Lyon , pour han Didier. M. D. CIX. în-16 , de 8 feuillets non chiffrés et de 368 pages. —Réimpression de l'édition publiée à Lyon en 1577, et dont nous avons parlé sous cette date (voyez aussi les Publications de 1608).— En 1844, M. Darmès, notaireà Lyon, a publié

(1) Voyez l'article Crispus (Flavius-Julius). dans la Biojjr. univ. et dans I» Biblio^ graphie dramatique de M. Delandine.

un in-folio de 12 pages, sous ce titre : Pi'ojét de monument à la mémoire du chancelier Ger*onf avec ces deux épigraphes :

Sed longe folicior es, civilas Lugdunensis , Quia Gcrsoncm peregrinum et exulem Susc<'pisti laela . sinu fovisti , Mater !

Kllies Dupin , Op. Ger$oni$ , t. I f p. 194.

Il faut déterrer la statue de Gerson.

M. VlLLEMAIff

M. Darmèê, en renouvelant la proposition faite, iJy a plusieurs années par M, de flolhac, et ensuite par M. l'abbé Pavf, d'élever un monument sur Ja paroisse de StrPaul, à la mémoire de &erion, s'est efforcé de dé* montrer que l'j 1 lustre cUancetier était l'auteur de V Imitation. Une polémique assez vive s'est élevée à ce sujet dans les journaux de Lyon du mois de novembre ; mais, quoiqu'on ait pu alléguer de part et d'autre , la question est restée au point où elle en était , il y aura bientôt quatre siècles. — Pans l'édition latine que M* Gence a donnée, en 1826, de V Imitation, et qu'il a enrichie de notes et de variantes, il a renvoyé aux auteurs sacrés et profanes où le pieux écrivain avait puisé quelques unes de ses pensées ou avec lesquels il s'est rencontré; mais ces renvois ne sont pas toujours exacts ; par exemple dans le ch. xn du 3e livre, à la suite de ce verset : Obsislet inolxia consuetvdo, sed meliore consuetudine devincetur, M. Gence a ajouté Cicer de Morib., et ce renvoi a été reproduit textuellement dans la Polyglotte de M. Monfalcon. Or, on neconnait point de traité de Moribits composé par Cicéron, et nous ne trouvons dans !e Lexicon de Nizotiùs, au mot Consuetudo, qu'un passage de l'orateur romain offrant quelque analogie avec le verset en question. Au reste, je ne serais point étonné que la pensée dont il s'agit se trouvât dans un ancien ; ce qui m'étonne, c'est que M. Gence n'ait pas mis à son édition un plus grand nombre de renvois!. Par exemple, sur ces mots chap. 3, du livre 1 ... Plures magis scire student quam benevivere, etc., on aurait pu citer ce passage de Galien : «Il est honteux de travailler sans cesse et se fatiguer pendant plusieurs années pour devenir bon grammairien, rhéteur, géomètre ou médecin, et de ne rien faire dans le cours d'une longue vie pour devenir homme de bien (de Jffect. eurandis). » Sur ce passage du chap. 12 du livre 2, Calicem Domini affectanter bibe, etc., on aurait pu renvoyer à Sidoine Jpoltinairs qui a dit : « Pour arriver aux festins promis des patriarches, et boire le nectar dans la coupe céleste, il faut avoir bu le calice d'amertume d'ici bas (Epist. 4 , lib. 9) , » pensée qui rappelle ce vers si connu d'un auteur qui n'est inconnu :

Dulcia non meruit qui non gustavit amara.

1609. — L'fmagede là Constance où sont dépeintes les amours du

hHhê'PblhfW àVèè là1 bèïié ïangél&is , chsèmbïé 'le1 tombal 'du Itérât d'Àrion et autres dïVèr&te ï>be$ies ^ par lé'stéur Thoi fie Màtiflimarà. Lyon , JltyaMd. 1609. In-12 (fiatal. de ArricAon, Lyon, 1791, n° 762), — Je ne trouve pas ce livre dans le Manuel de M. Brunet ; quant à son auteur , il a échappé à Guy Jiïàrd et à Phil\ppon-la-Madelaine , et à bien d'autres. Voyez les Publications de 4Ô96 (teifar/tvm....).

1609. — NotalHmeê in totam Scripturam sacram.... Auctore Emanuele Sa , D. theologo Soc. Jesu. Lugduni , sumptibris iHoratii Cardon. 1609. In-4. — Titre gravé par J. Fon\azoris. — Réimpression calquée sur l'édition publiée par le même libraire en 1601 . — A la page 1606 de son Contr'assassin (petit in-8,1612, s. n. de v.), David Home cite une édition des Jphoriénvi d'iïmanuel Sa v publiée par Jean PillehoVte , en j et fait «observer au môme endroit , <|Ue e'èst par lé commandement des Jésuites que ce dernier typographe Imprima -en 1$9Ï le livre de Juste Jfenribi labdictiiionè* Voyez ci-déBslfc 2 murs1 i 589 , et au 26 mars 1594* ' > : » •>■> <>•.•"< «

Ï609. — Opusâe. Virïûle èï Istatà reiiçfionU: 'Xiicïtâfc'lb. jFr^#&& Sudf tf*,£ranatcnst,' è socîetâté Jesu....' Lugdtiniy sompfibmV Hôraiii Cardon: 1009 (et sc^.) , 4 vbl.'in-fol! ^ Sùarès, , â^ôn pkssagèit Lyon , pou* & rfetidré à Honte , en 1604 /lut m vite à dîner crieï Horace Cardan, qui, pendant te repaa, fit faire le portrait de Ce cèïèbre j&uftë, ï>ar '«fojpèjrttt Voici quelques défait* à ce sujet

graphus nobilïs : qui , posl pïu/a nostri aultoms (fançïsci Sttarii) ppera impressa, eo së Ibçupjetaium quaeslu ferebaï. flic , audito $uaru Lugdimum appulsu , ad ipsujn confestim venerandum accu rr il : enixè insuper ileprecans , senièl ulsaltem do mi suàje conviya esse ne ajinueret. Âegrè adduçebatur Suartus ejusmodi ut invitatipnibus ^ereret morem. Sed tânta benevoïentiae vi aller instabat , ut , salva humaniste, obnïti haud iniegrum foret. Çonduxit i laque ad epulas, et mox in tempore accessit , nescius quales sîbi ab amico struererilur insidiae. JVempeconductus domi pictor latebat ; qui bospitis vultuîn dUigenter observans, interdumque exadverso, ministrorum veluti unusconsistens; illius ad vivuntexpressitcffigiem : laetissimoconvivatore, qui de furto lam nobili gestiens, teroperaresibi minime potuit; quin jam discedenti Suario remgestàin diserte aperiret: curaturumpraeterea se affirmans , eandem ut imaginem periti artificis manus aerea in tabula incideret , Uùeratis ipsjjus monumentis > cum ex praelo iterum subjicerentur addendam» At iile, sero îraudem intelligent, majoremque ita modum cpmmo(u^

(1) Le portrait de Suarei se trouve sur ie titre grave «le l'édition donnée en 1627 , par Jacques Cardon, frère d'Horacê , du volume iftlitulé : Eximii doctore* Francisci Suarez... ad pr imam secundae Divi Thomas Tractatus quinque theologici , in-fol. — Nou* rappellerons que le oom de Cardon a été donné à une ruettouveUe de la presqu'île P^rrache , près du Champ dé Mars.

ubi nullis precibus potuit evincere , depicta ut abolerelur effigies; id saltcm urgcre vehementer institit, ne in sua unquam i*eferretnr volumina. Quod aller vi precum adductus promisit , et quamdiu superstes amicus fuit , intégré prastitit. Caeterum in primo , quod edidit , illius raox è vivis sublati volumine , praedictaui extare iconem voluit : ut nihil jam ex authorc desiderandum baberet posteritas ; cujus et interiorem mentis formam , in doctissimis lucubrationibus miriticé exprèssam , et extimam simul corporis speciem , adjuncto in simulacro fideliter représenta la m videret. »

1609. — Pub. Ovidii Heroidum Epistolae. Amorum lib. III. De Arte amandi lib. HI. De Remedio amoris lib. II.... Omnia ex accuratiss. Andreae Navagerii castigatione. Guidonis Morilloni Argumenta in Epistolas. Lugduni , ex lypogr. Bartholomaei AnceHn. 1609. In-16. Caract. ltaliq.

1609. — Guidonis Papae.... Decisiones : A. Bambaudi, F. Pisardi , Sleph. Ranckini , L. Rabotii , P. Matthaei, Ferrerii , etc. annotationibus illuslratae, etc. Lugduni, sumptibus Joannis de Gabiano. 1609. In-fol. — Dédicace du libraire au parlement du Dauphiné. Tous les annotateurs de Guy Pape y sont loués ; notre Pierre Matthieu est le flambeau de la jurisprudence , de l'éloquence et de l'histoire ; le Toulousain Février est un autre Scévola , etc., etc. Voyez l'art. Pape (Guy) dans la Biogr. lyonn., et ajoutez 'aux sources qui y sont indiquées, Nicebon , t, XXXVI , et la Table du Journal des Savants , au mot Guy-Pape.

1609. — Joannis de Pineda Hispalensis , è soc. Jesu... de Rébus Salomonis régis. Lugduni , apud Horalium Cardon. 1609. In-fol. — Dédicace (L'Horace Cardon à Henri IV, précédée de vers latins à la louange de ce monarque et d'une gravure (par L. Gaultier) , où il est représenté à cheval (B. de Lyon).

1609. — Relation journalière du voyage du Levant, faict et descrit

par Mcssire Henry de Beauveau A Lyon , par François Arnoullel.

1609. In-12. — A la fin du volume est la Guide des chemins que les pèlerins tiendront pour aller (de Paris) en Hierusalem , en passant par Lyon , etc. — Parmi les pièces liminaires se trouve une pièce en vers latins , signée Du Souhait.

1609. — La Semaine ou la Création du monde du sieur Christofle de Gamon , contre celle du sieur du Bartas. Seconde édition. A Lyon , par Claude Morillon. 1609. In-12 (B. de Lyon, 17454). — Ce poëme se termine ainsi :

Muscs , reposez-vous, et qu à bon droit ravie Mon ame à qui l'esnous dans le jardin de vie Fonde un beau pavillon d'éternelle verdeur , Y loge de pensée , attendant l'heure et l'heur Que des gluaus mortels depestré je deslogc Pour voler au repos où Chritt fonde ma loge.

Nous ferous remarquer que ces derniers mots contiennent l'anagramme du nom de l'auteur. De même que du Bar las , Chrislofle de Gamon était calviniste. Il naquit à Annonay vers 1575, et vivait encore en 1619. On a de lui d'autres ouvrages publiés à Lyon , et cités par l'abbé Goujet, t. XIV , p. 136 et suiv. C'est M. IVeiss qui est l'auteur de sa notice insérée dans le supplément de la Biogr, univ. Voyez aussi le Catalogue de M. ViolUl le Duc , p. 396 , et le Manuel de M. Brunei , t. II , p. 361.

1609. — Sonnets et anagrammes sur l'entrée de Monseigneur Chorles de Ncufviile , seigneur ù'Âlincourt , gouverneur de Lyon , etc. Â Lyon , par Nicolas Jullieron. M. DCIX. In-4 de 20 pages (B. de Lyon , tome 2 du n° 19025). — Ces sonnets et anagrammes ont pour auteur Jean Florestan Seraud , qui a signé la dédicace qu'il en a faite à Mgr <VMincourt (1). — Le 1er janvier 1609 , lsaac Connain, docteur médecin , aggrégô au collège de médecine de Lyon , présenta à M. d'Alincourt un Chant d'allégresse sur l'accueil fait à ce gouverneur par la ville de Lyon, et le fit imprimer par Barthélémy Âncelin. Menbstrier , Noies chronotop , et Additions à son Eloge hist. de la ville de Lyon.

1609. — Stances sur Vancienne Confrairie du Sainct Esprit (2), fondée en la Chapelle du pont du Rhosneà Lyon , avec l'origine du Cheval fol, et la resjouissance des Lyonnois aux fesles de Pentecoste , maintenue depuis deux cens cinq ans par les gardes pour le Roy. A Lyon, par Claude Larjot , 1609. In-8. — Ces Stances ont été réimprimées dans la Notice sur Louis Garon , par A. P., Lyon , 1837 , in-8.

1 609. — Claudii Ferderii Jurisconsulti in ave tores pene omnes, an/iquos potissimum , Censiones et Correctiones , etc. Paris , Barthol . Macé. 1609. In-4 de 1 79 pages. Cette édition , citée tome XXIV , p. 285 des Mém. de Niceron , ne diffère peut-être que par le titre de celle de Lyon, Barthélémy Honorât, 1586, même format; car on sait que ce livre , qui ne répond pas à son litre, et qui a été composé par un jeune homme à peine âgé de vingt ans , n'eut pas le moindre succès ; mais ce que n'ont pas dit les biographes , c'est que l'année qui suivit celle où l'ouvrage parut pour la première fois , il fut vivement critiqué par un anonyme , qui donna pour titre à sa réfutation l'Anticaton (3). Le censeur censuré trouva un avocat dans Pierre Brun , de Vercel, qui riposta par un libelle intitulé : Defence pour Vaucteur de la Cension

(1) On a encore de J. F. Seraud 1° La Bellegarde , Lyon , veuf ce de Claude Morillon . 1621 , in 8. C'est un recueil de vers à la louange de César Auguste de Bellegarde , suivis de plusieurs pièces à l'éloge de quelques officiers tués au siège de Montauban , etc.; 2° Le Réveil du roy malade à Lyon, et«., Lyon , Claude Cayne, 1630 , in-8.

(2) Cette chapelle fut démolie vers 1765 . ensuite d'une délibération du Consulat , portant qu'elle serait reconstruite sur l'emplacement des maisons qui joignaient l'aile non encore achevée de l'Hôtel-Dieu.

(5) Il faut que ce pamphlet soit bien rare , car il ne figure pas dans la liste des Anti que nous ont donnée Bailtet et Prosper Marchand, — Le Catalogue Falconnet place à Histoire des Jésuites, n. «4087, le livre de Pierre Brun , et, au lieu d'Anticaton t il met dans le titre Anti-coton.

contre VAnticaton A Lyon , pour Claude Michel , 1587 , in-8 de

111 pages précédées de 15 pages contenant des épigramraes latines contre l'auteur de ÏAnlicalon , épigrammes qui sont bien certainement de Claude du Ferdier; quelques unes, au lieu de titre , ont une gravure allégorique ; celle qui représente un singe fustigé par son maître , est accompagnée dc„ce distique :

Indoniitum natiira animal est simia mordax , Qoam non, ni jungas verbera , verba donnant.

La pièce qui suit nous offre une parodie de Martial (XIV, 200) :

Effara cutn tibi ait nalura Lycaonis instar

Villosi , referas dentibus atque cancm , Sisque homini mambus , totove siraillimus ore ,

Si sit cauda tibi , Cercopitheeus eris.

Voyez Publications de 1603 (Prosopographie).

1610. — Janvier 5. Lettre du Roi à M. d'Halincourt, lieutenant gênerai au gouvernement de Lyonnois :

« Monsieur d'Halincourt , le sieur du Bourg m'a faict icy la mesme plainte qu'il vous avoit faicle par de là , et dont vous m'aviez escrit que les habitans de ma ville de Lyon prétendent de ne plus bailler de logemens pour les cappitaineset soldatz des compagnies de son régiment qui sont dans ladite ville; cequiseroit contre toute raison, et contre ce qui est observé par toutes les autres villes où il y a garnison de gens de guerre. Pour ceste occasion , vous leur ordonnerez de ma part qu'ils ayent à continuer les logemens qu'ils ont tousjoùrs donné jusques icy auxdils gens de guerre , et s'ilz ont à proposer sur ce quelque raison et excuse , me la faisant entendre , je leur y feray pourvoir. Mais pour cela , j e ne veulx pas qu'il soit aulcunement discontinué de loger lesdits gens de guerre , comme ils l'ont tousjoùrs esté depuis qu'ilz sont en ladite ville, et tiendrez la main de vostre part à ce que ma volonté soit effectuée. Sur ce , je prie Dieu , Monsieur d'Halincourt , vous avoir en sa saincte garde. Escrit à Paris , le ve janvier 1610. Signé Henry ; plus bas Forget. » A. M., Corresp., t. III.

1610. — Janvier 21. Mort , à Paris, du maréchal Mfonse d1 Ornano , gouverneur de Bordeaux, et précédemment lieutenant gênerai en Daupkiné. Voyez son article dans le Dict. de la noblesse, par La Chenaye Desbois , t. XI , p. 1 16 , et dans la Biogr* lyonn. Voyez aussi les Corses françois , par YHennite de Soliers , chap. XIII , XIV et XV ; et ci-après les Publications de cette année. — D'Ornano fut remplacé comme maréchal de France , par Lesdiguiéres.

1610. — Mars (circa). Retour à Lyon de Mçr et de Madame dTfa-

Uncourt. — A leur entrée en cette ville , M. de Fillars , en sa qualité de prévôt des marchands , les harangua en ces termes :

Monseigneur , le debvoir et les obligations que nous vous avons , nous ont porté à vous venir au rencontre , et vous ouvrant les portes de ceste ville, vous ouvrir quant et quant noz cœurs, et offrir les vœux de tout ce peuple , qui monstre par son allégresse extraordinaire le regret qu'il avoit de vostre absence et le désir que nous avons tous de vivre et mourir en la fidellité que nous debvons au service du Roy et en l'obéissance de vos commandementz. »

« Madame , sans vostre heureux retour , nous n'eussions jouy du printemps que comme d'une saison qui debvoit passer et nous quittera bien tost ; mais , par vostre doulce présence , nous nous asseurons que nostre bon heur sera d'aussi longue durée que nous vous souhaitions de félicitez. C'est pourquoy nous vous offrons tous les cœurs de ce peuple comme au 1 tant de fleurs qui vous produiront tousjours les fruictz de leur treshumble service.»

Se présentant ensuite à M. et à Madame é'Halincourt , en sa qualité de président de la sénéchaussée , M. de Fillars leur tint ce discours :

« Monseigneur , ceste compagnie a estimé estre de son debvoir de vous venir salluer , et renouveller le vœu de son obéissance en qualité de gouverneur et chef de ceste province. Voz mérites vous peuvent bien acquérir des honneurs plus grands , mais nostre affection ne penlt croistre, estant au plus haultpoinctde son ascendant. L'honneur de voz commandements peult tirer la preuve de ceste vérité , et nous embrasserons très volontiers toute occasion pour vous rendre très humble service. »

« Madame, comme les peuples hyperboréens , aprez avoir demeuré six mois entiers enveloppez en des ténèbres d'une profonde nuict , font feste et salluent de toutes sortes de bienvenues le grand flambeau du monde, quand il monte sur son horison, de mesme nous nous resjouissons à l'apparoir de ce soleil qui donne vie à noz ames , et vigueur à noz affections , et , par la puissance de ses rayons et doulceur de ses influences, rallume en noz poitrines mille désirs en suitte du vœu que nous avons faict de vous rendre très humble service. » Mss de la 6. de Lyon. Voyez ci-dessus, novembre 1608.

1610. — Avril 2. Messire Charles de Neufville , seigneur VHalincourl et autres terres,.... âgé de 42 ans, ligure comme témoin en une preuve de Claude d'Mbon pour chevalier de Malte , au Chapitre tenu à Lyon , le 2 avril 1610 , pardevant F. Jean de Merlat , commandeur de Celles , et F. Claude de Montbaron , dit de Montarchier , commandeur de Montbrison. Les autres témoins furent Messire Philibert de la Foresl ,

seigneur de la Barre et de Saint Priest, en Dauphinè , âgé de 60 ans;

noble Pierre de Beauvoir , seigneur de Furassieu, guidon de la compagnie de feu M. de Mandelol , de 100 hommes d'armes , âgé de 80 ans ;

noble el egrege personne , Mc Jean Meslet , alias de la Besnerie , comte et prevost en l'église de Lyon , prieur de St-Rambcrt , âgé de 61 ans. » M.

1610. — Mai « Au commencement de ce mois, les imprimeurs

donnèrent un spectacle de réjouissance au public : ils firent dresser un char de triomphe magnifiquement décoré , sur lequel étoit placé , au lieu le plus éminent, la statue de Mgr le Dauphin, entourée de plusieurs figures représentant les Muses , la France , la Noblesse , la Bourgeoisie, l'Imprimerie (sous le nom de la Muse Typosine) , et quelques personnages de dieux et de héros de l'antiquité. Ce char étoit précédé et suivi de la Compagnie du seigneur de la Coquille, marchant en tète, accompagné de son guidon ou porte-enseigne, et de trois suppôts bizarement vêtus, qui recitoient tour à tour, en forme de dialogue , des vers conformes au sujet du spectacle , et qui servoient à donner l'explication de ces figures emblématiques.... » D. Thomas , Précis de Vhist. de Lyon, sous le règne de Louis XIII (Lyon , 1835 , in-8). Voyez ci-dessus , au 6 mars 1504 , et ci-aprés , les Publications de 1610 (Colloque de trois suppôts).

1610. — Mai 14. — Lettre de Louis XIII (l) au Consulat :

« De par le Roy. Très chers et bien amez , vous saurez par cette-cy l'accident arrivé ce jourd'huy en la personne du Roy nostre treshonnoré seigneur et pere , qui a esté malheureusement blessé d'un coup de couteau , duquel il est decedé. Le meschant qui a faict cet acte a esté pris à l'instant, afiln d'apprendre par sa bouche qui Ta meu à commettre ceste meschancelé , de quoy nous ne doublons point que vous ne recepviez grande douleur en gênerai et chacun de vous en particulier. Et vous faisons cette-cy à la haste, affin de vous exhorter à demeurer fermes en nostre obéissance , comme de nostre part nous vous aymerons , contenant un chacun en son debvoir , sans que l'on remue ny entreprenne rien les ungs sur les autres , et que les edictz de pacification cy-devant faictz soient observez. Nous vous ferons savoir dans deux jours plus particulièrement de np^ifouvelles. Donné à Paris, le 14 de may 1610. Signé Louis, et jiurS ba&, Pheiypeaux. » A. M.

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