‹ Notes et documents pour servir à l'histoire de LyonChapitre 25 sur 26 · G 1ER , I · texte numérisé non relu

G 1ER , I

1607. — Reconstruction du chœur de l'église de S. Bonaventure (l'abbé Pavt, p. 107). —Cette église a été restaurée sous la direction

de M. Benoit , architecte, en 18H.

1607 . — Publications : 4 V immortelle et lres~heureuse mémoire de... Philibert de là Gwche.... A Lyon , par Jonas Gautherin 1607. In-8° de 8 pages. — Claude Flessard est l'auteur de cet opuscule qui contient des Regrets en mauvais vers sur la mort de M. de la Guiche , précédés d'une Lettre à sa veuve , et suivis d'un Sonnet aux filles de cette dame. Voyez ci-dessus au 14 juin , et les Publications de 1616. i

1607. — Chronologica histoiica successionis hierarchiae antistilum Lugdunensisarchivpiscopatus Galliarum primalus et su/fraganearum dioeceseum , etc. Auclore Jacobo Scvertio, theologo Parisiensi , ecclesiasle Lugdunensi. Lugduni, apud Claudium Armand, 1607 , în-4°. — Quelques exemplaires portent la date de 1608. Severt a dédié son livre à Claude de Bellièvre , archevêque de Lyon. Voyez, sur la seconde édition de cetouvrage , les Publications de 1638.

1607. — Alphonse Delbene , episcopi Albiensis... Tractatus de génie et familia Marchionum Gothiae.... Lugduni, in oflîcina Q. Hug.A Porta , sumptibus Joan. de Gabiano. M. DliYIÏ. In-12. A la fin du vol. on lit : Lugduni, ex tynographia Jacobi mj Cbeu dicli Molliard. Anno MDCVH. ( B. de Lyon, 26020). Voyez les Publications de 1Ô£6.

1607. — Discours véritable et très-piteuct de Vinondation et débordement de mcr9 survenus en six diverses provinces d'Angleterre, sur la tin de janvier passé, 1607.... Pris sur la copie imprimée à Londres, et mis enfrançois par A. F. Lyonnois» Avec cette .épigraphe : Nisi signa et prodigia vider itis9 non credilis. A Paris, par François Bourriquant, 1607. lu-8° de 22 p. — La préface est terminée par ce vers :

Ludit in humanis divina potcnlïa rébus.

A la page 20, se trouve cette anecdote: o Un petit enfant fut rendu à terre dans son berceau, sur lequel éloît aussi un chat , qui alloit saulelant d'un côté dudit berceau à l'autre , pour le tenir en égale balance contre les flots qui le fai soient chanceler , comme s'il eust esté ordonné pour gouverneur et pilote deceste petite barque. »

1/607. . — - VEspousc céleste , contenant l'origine et excellence de Famé , etc. par Jude Serclier , chanoine régulier de Sainct Ruf, Dauphinois. Divisé en deux parties , avec cette épigraphe : Feniy etoslendam tibisponsam uxorem Àgni. Apoc. 21. A Lyon , chez Pierre Rigaud. M. DCVll. ln-8°. (B. de Lyon 5836). 6'trt/ Allard , dans sa notice sur Jude Serciier ( Biblioth. du Dauphmè , p. 297) , cite d'une manière inexacte le titre de cet ouvrage , qui n'est pas moins rare que les autres productions de l'auteur. Le plus curieux doit être son Grand tombeau du monde ou le Jugement final, poème en vers alexandrins , publié ee 1606 , in-8, également cité par Jltord , sans indication de lieu. On a encore de Serclier VJnti-démon, publié à Lyon en 1609 (1), cl le Nazaréen évangéiique , à Lyon chez Pierre Rigaud , 1612 , in-12 (B* }de Lyon, 6453). Une des approbations de ce dernier ouvrage a été donnée à Lyon , le 7 septembre 1611, par F. I. Fouderè (sic), docteur en sainete Théologie , gardien du couvent S. Bonavenlure de Lyon. Un des chapitres les plus remarquables de VEspouse céleste est celui qui traite des Dêmonset du pouvoir que Vame a sur eux. L'auteur y cite ces vers , sans dire de qui ils sont (p. 505) i S*ï *

c:'u. V t ' - • >.\ S* * - Vin** t'-l i\)>i t. .* J;;*.'ii.un n» ï^l'ï^ik . , .'. : • i • • * !. ' • • îi i i ..<'.;•/:• ». /. ' -.1

1/oiscleur , le pescheur , le venci'r ne tend pas Tant et tant de gluaux , d'hameçons et de lac» Aux oiseaux . aux poissons et aux bestes sauvages, Lans les sombres forests et sur les mois rivages, Que ce malin esprit tend de laes pour tromper Ceux mesme qui ne font ineslier que de piper. .Avec l'attrait mignard d'un bel œil il attrape Le brillant jouvenceau : l'argent lui sert de tappe Pour prendre l'usurier : par l'accueil gracieux D'un prince il va trempant l'esprit ambitieux (f).

Philipon-la-Madelaine a défiguré le nom du poëte dauphinois ; il l'appelle Serelier , et dit qu'il publia , en 1606, un recueil de vers sur les vérités de la religion ; puis il ajoute : « Par malheur sa poésie est infiniment au-dessous du sujet. » Dict. des poètes français.

1607. — Etymologicum trilingue antiquitatibus et anrmadversionibus... locupletalum; auctore Joanne FungerQ.... Lugduni , suroplibus Jntonii de Harsij , 1607. ln-4°. (B. de Lyon). — Dédicace du libraire à Emmanuel Chalom , vicaire général de l'archevêque de Lyon. Voyez les Publications de 1605 (Les Trois livres....).

1607. — Nouveau Dictionnaire françois latin.... Oeuvre cueillie és

(t) L'Union des Provinces (gazct'c du Lyonnais) , du 30 avril 1844 . contient une citation de V Anti-démon. Suivant Serclier, Satan déçoit plus de femmes que d hommes; la pl uspart des Inrésies ont pris leur accroissement par les femmes , etc., etc.

(2 Voyez les notes sur le chapitre xxvi de VOctavius do Minucius Félix, p.2 71 do

l'édition de Lyon, 1948, in-8. mi*.» . 1

escrits des plus doctes , et entre autres de M. Nicoi (2) , et soigneusement revue par lean Baudoin,... A Lyon , par Claude Morillon. M. DCVH. In-4° de 1047 pages. Dédicace du libraire à Mgr le duc de Montpensier , Henri de Bourbon , prince souverain de Dombes , etc. — Quelques exemplaires portent la date de 1608. Le privilège du roi est daté de Paris le 27 avril 1607.— En 16 12, Claude Morillon donna une nouvelle édition de ce Dictionnaire ; il ajouta le grec au latin , des accents sur chasques mots , et plusieurs remarques,... par Jaques Voullier, I. G. Son avis au lecteur commence ainsi : « Voicy la seconde fois que je te fa y voir ce Dictionnaire , quoyque Fenvie ait voulu ensevelir sa précédente édition sous ombre de quelque- pédanterie glissée dans une autre , qu'on t'a faict voir pluslost par ambition que pour

utilité Celte autre édition qui fait l'objet des doléances de Morillon

doit être , si je ne me trompe , celle que donna le P. Michel Coyssnrd, Jésuite, en 1609, et qui fut imprimée par Jean Pillekolle ; elle est citée dans la Bibliolheca scriptor. Soc. Jesu, à l'art, du P. Coyssnrd, sans indication de format. Nous mentionnerons encore une édition de ce Dictionnaire publiée à Lyon , pour Jacob Stoer , 1614, in-8°, revue et augmentée par Pierre de Brosses , éditeur du Corpus poelarum dont nous avons parlé aux Publications de 1603.

1607. — Jdcobi Pôntani de Soc. Jesu, Poeticarum Inslitutionum libri 1res. Lugduni , apud Joann. PillehoUc. M. DCVH. ïn-16. — Nous avons sous les yeux une autre édition de ce livre élémentaire , Lugduni, apud Petbum Rigaud, 1630 , même format.

4607. — Practique des cours de France , mise après chasque titre des Institutions impériales de Justinian.... Par Pierre Fons, docteur es droicts. Dédié à M. le Président de Pillai s. A Lyon , par Claude Morillon, 1607. In-12. — La dédicace est datée de Lyon, le 9 mars 1607. A la fin du volume, sont deux pièces de vers adressées par l'auteur , l'une à Messire Jmiibal de Genève , seigneur et baron de Courshtge, etc. , l'autre à M. Ftrriol , juge de Saincl-Chaumond. — Le P. Mtneslritr nous apprend, dans ses notes inédites pour servir à l'histoire de Lyon (année 1606) que, « Pierre Fons, qui ètoil le vassal de Jacques Mittc de Chevrieres (voyez ci-dessus , mai 1606), lui ûl un éloge funèbre en latin qu'il publia avec un abrégé des lois choisies , sous ce litre : Sehclarum legum liber omne fere jus mira brevilate complectens cum omnium lilutorum ulriusque juris repertorio alphabeti ordine digesto , qu'il dédia à Melchior Mille de Chevrières, lils de Jacques.... » — Cet ouvrage parut probablement en même temps que la Practique , car il est mentionné dans le privilège accorde pour l'impression de ce dernier traité.

1607. — Récit touchant la Comédie jouée par les Jésuites et leurs dis-

(i) Les éditions de Morillon portent Mcad\ 1 édition de Paris, 1606 , in-folio, porte sur le titre Nicoi avec le pronom de Jean- Serait-ce à dessein que Morillon aurait changé l'orthographe du nom de l'auteur? c'est une question assez difficile à résoudre.

ciples en ta ville de Lyon , au mois d'aOusl de Van 1607 (sans nom de ville ni d'imprimeur). L'ancio ioc vu. In-8° de 8 pages (B* de M. Cosle). — Il faut joindre à ce pamphlel (1) :

—Conviction véritable du récit fabuleux divulgué touchant la représentation exhibée en face de toute la ville de Lyon, au collège de la compagnie de Jésus, le 7e jour d'aousldc la présente année 1007 ; par André de Gaule, À Lyon , par Jbraham Cloquemin . M. DCV1I. In-8° de 27 pages (B. de Lyon). . . ,

Ces deux opuscules ont été réimprimés à Lyon en 1837 , sous une même pagination , et n'ont été tirés qu'à 25 exemplaires. L'avertissement et les notes sont de l'auteur de ces Documents. Il existe une traduction anglaise du RecU, M, deSdeinnc en possédait un exemplaire. Voyez le Catalogue de sa Bibliothèque , tome: V , première partie , n° 47 1 . Voyez aussi nos Variétés, p. 62-7 ô>

1G07. — Sermons et concepts lirez de VEscriture Saincle sur les quatre pns de Phomme , par Dont Gabriel Inchino , chanoine régulier de S. Jean de Latran.... Traduction seconde de l'Italien.... À Lyon, par Jacques Roussin.Ùl. D.'CVfl. ln-8°. — Dédicace à M. de Vie , surintendant de la justice à Lyon , par le traducteur , /'. /. Soarès de Sainte Marie. — Le Privilège est de 1603 , date de la première édition ; il y est dit que Jncq. Iîoussin a fait traduire par deux fois ces Sermons, avee frais et dépens. — Gabriel Inçhino est mentionné dans la Table des auteurs ecclésiastiques de Dupin , tome 3e > p. 90. Quant au traducteur Jacques Soarès ou Suurès de Sainte Marie , c'est ce noble Portugais qui , ayant quitté la cour de Lisbonne pour venir en France , embrassa l'état religieux et en prit l'habit à Lyon dans le couvent de S. François. 11 paraît qu'il prêcha assez longtemps à Lyon et avec succès : Henri IV en fit son prédicateur ordinaire; mais il ne fut nommé évêque de Seez qu'après la fin tragique de ce prince dont il prononça l'oraison funèbre dans l'église de S. Jacques de la Boucherie , à Paris , le 22 juin 1610. (voyez ci-après les Publications de 1610). Suarès mourut, en 1614. Il a èlé omis dens la Biogr. univ. , niais il a un article dan9 Moïieri où l'on ne fait mention ni de sa traduction d'/nchino , ni de son Sermon funèljre. Outre ces productions, la Bibfiotheca Franciscana de Jean de S. Antoine, t. Il , p. 306 , cite, entr'aulres ouvrages de Suarès, vingt-trois Sermons sur les trois premiers chapitres de l'Apocalypse , prononcés dans la très célèbre église de Lyon , imprimés par Horace Cardon en 1599, et réimprimés , en 1605, avec deux nouveaux Sermons , l'un sur S Etienne, Pautre sur S. Jean.

1607\ — Le Thresor de Santé ou Mesnage de la vie humaine , divisé en dix livres, lesquels traictenl amplement de toutes sortes de viandes

(1) L'auteur de ce pamphlet pourrait Lien être David Home , protestant écossais, auquel on attribue le Co/ tr assassin , dont la Bicgr. univ., art. Thiaro 'Pontu* dej , cite une édition de Lyon, 1012. Los Jésuites sont horriblcmcn' maltraités dans ce dernier ouvrage.

et breuvages, ensemble de leur qualité et préparation.... faict par un des plus célèbres et fameux médecins de ce siècle. A Lyon chez Jean- Jnt. Huguetan (de l'imprimerie û' Eatienne Servain) . 1607. In-8° (B. de Lyon, 13111). — Dédicace d' Huguetan à M. le Président de fillars. — Le privilège manque, et rien n'indiquequcl est l'auteur de ce livre.

1607. — Le Triomphe de la glorieuse Vierge Marie contre I ex calomnies du ministre Simeon Codur , dressé par Falentin Gérard , Ambrunois , de la Compagnie de Jésus.... A Lyon , pour Jbraham Cloquemin. 1607. In-8°. Titre gravé \iarJacq. de Fornazoris. — Le permis d'imprimer donné par Lo\js Richeome , provincial des collèges de la Société de Jésus , en la province de Lyon , est daté de Lyon , le 12 décembre 1606. — Falentin Gérard , mort en 1616 , professeur de théologie , avait été recteur du collège de Tàurnon (voyez sa notice dans la Biblioth. scriptor. SoC. Jesu). Il ne parait pas avoir composé d'autre livre que celui dont nous venons de donner le litre , et qui n'a pas moins de 999 pages, non compris les pièces liminaires et la table des matières. L'auteur y cite un assez grand nombre de poètes grecs , latius et italiens , et les Iraduil le plus souvent en vers. En voici sur la Sainte Vierge, quinesout pas de lui et qui ne valent pas mieux que les siens ; le P. Gérard les tenait d'un poète français qui se voulait mettre au monde , et qui lui avait présenté cet échantillon de son œuvre :

Tout ce que l'Univers avarement cou voit De beau , de bon , de grand et d'honneur sous scsaisles , , Accompagne de dons, de grâces immortelles

<"}vi Luy fut donne». ..

Nous lisons , à la page 307 , ce distique fait à l'occasion de la démolition de la pyramide élevée après l'attentat de Jean Chàlel :

Pyr.misuna.aeet.proquatibidedilusOrdo, Princcps , pyramiddm ruillia mille dieat.

ougnei fij » .<ûunV\ '4* >MtttoVisiï) <.jl< v.jA'v* uV^ft ?o?. oh ffï .q f vrtVW

HUfli^ ënioru j Ui'ù'i)' ! /ni mu MtipMMiTj '/fj^fia! r,1 So , IMib . Mhmr.» » Le P. Gérard, après avoir rapporté au m>m^endroit les éloges donnés

à sa Compagnie par les personnages les plus éminents, cite les yen € d'un plus qur. poète de son temps (I), homme des mieux disans et des c mieux vivans de la France, qui a descrit ainsi les qualitezet proprie- « tezd un \ray j&ruiste comme les sachant 1res bien par pratique :

Jiftvjî U .MMiini. vî' Ftt Jmijji; >nioq ciùr.vR r 9fîudt iuiuooi "wiHailHI — -

. IMm.HlM. ^ W^i \ d ''l/I OU , Oi'.i\ h 'uihii x> .\ ".t. ) M f l, 'i J,J îCul li{>? MI) Ilî) Avoir quitté le monde , rstre sans volonté ,

Vivre à guise d'autruy , priser l'ohcyssancc ,

N'avoir rien comme sien , ayiner la patient :c . Avoir le corps , le sens et 1 esprit bien dompte ;

Vivre en terre , de cœur rslrc an ciel ja monté , S'espier , se tancer , chérir sa conscience , Parler jif n , faire assez , monstrer simpU prudence , Honorer tous, vouloir nestre pour rien compté ;

Joyeux avecques l'un .. avec l'autre eslre triste , Veiller , prier , jeusner et se plaindre si peu , De 1*1111 à l'autre pôle annoncer le vray Dieu ,

Regagner l'herelique * convaincre l'atlieistc , Pour Jésus endurer l'eau, le glaive et le fui, Cela, mon cher amy, c'est estre Jesuiste.

1607. — Palerii Maximi Diclorum factorumque memorabilium libre IX.... Lugd. , ÂnU de Harsy. 1607. Ih-16. — Il exisle plusieurs éditions lyonnaises de Galère Maxime. Celle de 1581 a èlé donnée par un savant Dauphinois, Claude Mitallier , qui n'a d'article ni dans Morèri ni dans la Biographie universelle. Voici une notice destinée à reparer cette omission :

Claude Mitallier, écrivain dauphinois , né à tienne, vers le milieu du XVIe siècle, était vice-bailli de celle ville, en 1683, et paraît avoir joui d'une, certaine réputation pendant sa vie. En 1576 , il donna une édition des Aurei vencrandae anliquUatis libelli legem salicam continentes, etc. (Leîong, n. 27585); en 1581, il fif une notice sur p'alère Maxime, placée en lête de l'édition de cet auteur publiée a Lyon, par Antoine Gryphe; il fournit aussi pour celle édition des Emendationes et quelques notes sur un fragment intitulé : Valerii Maximi , aut , secundum altos, Probi de praenomine LibcRus. On a encore dié lui une Epislola de Focabulis quae Judaei in Galtiam inlroduxeruûl , imprimée à la suite des Hypomneses à'flenri Estiennc, 1582 , in-8. Cette lettre est adressée à Jérôme de Chaslillon, président au siège présidial de Lyon. Nicolas Chorier a consacré quelques lignes à la louange de Claude Mitallier , p. 93 de ses Recherches des antiquités de Henné. « La langue « saincte , dit-il , et la langue grecque ne luy esloient pas moins fami- « lièresque la latine, ny cclle-cy que la vulgaire; Comme il estoit l'amant « passionné de toutes les sciences , il fut l'ami de tous les sçavants , « mais il le fut plus particulièrement de Cujas que de nul autre. Ses « héritiers, ajoute-t-il , conservent encore les lettres grecques et la- « lines que co grand jurisconsulte lu v a escriles en divers temps.. . » — Mitallier mourut jeune , ayant à peine atteint sa 30e année. Il avait eu de son mariage avec Marguerite de la Tour , un fils , Pierre Mitallier, qui fut maître ordinaire en la chambre des comptes de Grenoble. Celuy-ci , dit Chorier "(t. III , p. 382 de YEstat politique du Dauphiné), sçavoit « presque toutes les langues ; il avoit fait un poème françois de

« plus de quatre mille vers à la louange du roy Henri IV et du Con- • liestable de Lesdiguieret ; et s ellant proposé l'exemple du poêle Por* « phyrius, tous ses vers y commencent et finissent (sic; par un C. En « cela, il n'y a qu'à louer l'opiniâtreté et non Iq beauté de l'esprit , la dif» « lieu lté et non l'excellence de l'ouvrage. » Chorier nous apprend encoie que lu devise de Claude Mi la Hier était une lampe allumée avec ces mois : Quod viyili tialttr studio , accretcii vilue» Nous ferons observer que cette devise lui a elé commune avec plusiours hommes lettrés, et que la pensée a été très heureusement rendue dans ce vers du Venceslas de Boirou , acte IV, scène 4 :

Ce que j*«lc à mes tiuils . je i'ijQiilc h me* jeun,

Voyez le Vémaslhëniam , n. 1 1 et n. 118 , où nous avons attribué par erreur ce vers à La[ow. Voyez aussi la Ztoar<wm>., art. Optatien.

1608. — Février 8. Mort VJtphonse Delbene, abbé de ffautecomhe , èvêque d'y/%, auteur de divers ouvrages, né à Lyon vers 1538. Voyez son article dans la Iiîograpqic lyonnaise, et ajoutez aux sources indiquées : Episiolae claror. virorum collectai» a J. M. Brulo , p. 326 ; Amelot de la HorssATE, Mêtn., T, 404; Dctems, Ctergé de Fi%ance . 1, 148. — Vn des parents d'Jlphonse, peut-être son frère, Pierre Delbene a un article dans la Croix du Maine ; ce Pierre Delbene mourut au camp d'Henri IV devant Paris , en 1590. 11 nous reste de lui trois lettres écrites à Joseph Juste de la Scafa (vulgo Sealiger) , insérées dans le recueil des Fpislres franroises , publié par Jacques Hères , en 162 i (voyez ci-dessus au 9 aoùl 1599). La plus remarquable est celle qui est écrile de Tours , le 8 murs 1589 ; nous présumons que nos lecteurs nous sauront quelque gré de l'avoir reproduite :

« Monsieur , parmy la calamité publique laquelle louche au vif le fond de l'a me des bons Françoys, cl la mienne particulière qui n'est pas des -médiocres , puisque tous mes biens sont entre les mains de ces tyranniques usurpateurs , cl mes livres ijisà vità cariores , il m'a semblé qu'il me resloit beaucoup de siugulier bonheur de me voir favorizé de vostre digne souvenance. Et veux encores plus de mal à ccsle maudite barbarie du siècle, puisqu'elle m'a desrobé le mesme honorable contentement, lequel j'eusse ressenty par la réception des lettres desquelles vous me tesmoignez m'avoir souvent honnoré. Mais ma vie depuis un an presque a été si vagabonde et lumufluaire que la vie des Scythes anciens m'a esté familière , n'ayant eu séjour ou retraite journalière que celle où mes chevaux mont porté continuellement , et par continuels hazards de ma vie et de ma liberté, sans avoir peu aller voir une bonne mère sexagénaire et mal saine, laquelle son indisposition a retenue a cestc Troyenne ville de Paris. El l'un des plus grands regrets que j'ay eu a esté de ne pouvoir sauver mes livres manuscrits , et entr'aulrcs celuy de Y Intérieure Indie , lequel je vous avois dédié. Mais de

peur d'esmouvoir les Ervnnes populaires, j ay pensé qu'il valoil mieulv leur faire croire par ma dissimulation que je n'avois nen qui m appartint dans ma maison de Paris. » peut-être que ma bonne femme de mere sauvera par la piliè de son «âge noslre maison el par conséquent ma bibliothèque, s'il y a quelque eslincelle de [H lté dans des ooaitrs si barbares el ennemis des lettres et de toute humanité. Ils ont bien tesmoigné leur incomparable inhumanité , eu traidanl si inhumainement le povre Monsieur Dupai/ , lequel ils sont venus prendre dans sa maison inter toi nalos, in shm u.mris lechstmvv fœminœ , et tu qremio Musnrum delitescenlcm, sibique solum et Munis vicentem , pour l'emprisonner, avec le reste de ce vénérable sénat, dans la Bastille , d'où il ne sortira qu'avecques le reste de sa Compagnie , si un sien frère <iui esl jésuite ne l'en relire, mais je ne scay s'il est en France. Je le regrette comme un second moy-mesmes . car bien qu'il ait une ame généreuse, il est délicat de sa température. Ce sont des barbaries maudites et non jamais pratiquées; car il me semble avoir leu qu'en un sac militaire , la maison de Pindare fut réservée par edict public ; mais vous qui avez entretenu Monsieur d'Jbain , tesmoing oculaire do ccsle proscription plus que Syliane, estes informé à plein de ces misères trop misérables. De moy , j'ay esté assiégé en une maison ehampestre par cent cuirasses, et ay esté couru el poursuivy , et Dieu m a miraculeusement préservé , pour voir la continuation de nos calamité/ trop calamiteuscs , et de nos maulx rendus incurables par noslre fatale noni balance (comme dict Tacite) , de façon (pie (comme le mesme dicl) lardiora esse remédia quam mata , mahi nostra jam remédia nonpaliuntur • subit quippe elium ipsius iuerlia> dulcedo;ÛQ façon que , pour rap piecer hune ckntomm taciti , non unquam atrocioribus Retjm Francoqaïiiœ cladibus nunjisce justis judiciis approbalum est non esse curœ Deo securilalcm nostram, esse ultionem. Car , nisi Navarrœus qui non punit (reluli nosler) rumorcs anle salutem , belliqcrando restituai rem, nos cunclando amisimus. Ncc adhuc à profundo veterno ac lelhargo (quo plane m\li scpullique sumus) eoccilari salis possumus, acerrimis quamns sttmu- Us inritali. L'indignation de noslre foiblesse m'a arraché ce discours , comme rassiduelle considération que j'en fais ocnlairemént m'arrache ]c-ç(V\u\ sîdro virus vidensque pereo ; mais, puisque nos plainctes ne peuvent apporter aucun allégement à nos insupportables maulx , je me veux consoler sur l'asseurancc que vous me donnez d'avoir recueil ly les anciennes inscriptions que vous aviez pour les adjouster a celles de Smc'Àus et Lipsius Car je me promets tant de vostre infinie bonté el singulière affection envers moy, que puisque pour l'amour de moy vous avez pris tant de peine de les recueillir , vous me vouldrez combler de ceste extrême obligation , ut appareant in meo nomme, et s'il vous plaisait me les dédier, ut meum nomen immorlalilali cmnmendes (telermun nostrœ amicitiœ monumentum) , m'envoyant le tout icy à Tours , j'aurois moyen de les envover à Plantin, à Leijdvn ; car un fort honneslc homme , crand amv de M. Lipsius , doibt partir dans peu de jours , lequel ira fort seurement et s'en chargera très volontiers. Il est du pays et fort amateur dei lettres. Pardonnez à mon effronterie , qui part tou-

testais d'une honneste ambition, à landalo viro, imo laudatissimo postcris atque nepotibus innotescendi , nntn laudari quo parla jwsseni tam itlaudatus ? Et comme dict le pere des louanges (qui en estoil ton tesfois a tramé de celles d'un poêle incogneu àaullrequ'à luy) , qui se met verecuudiœ fines transiit eum l^enè ac graviter oportet esse impudentem. le remets le tout toutes fois à vostre discrétion et bonne volonté; et vous nsseurcray seulement que vous no sçauriez honorer de vos inestimables honneurs aulcun qui honore plus vostre incomparable vertu et mérite , que moy , ny qui s'en sente plus bonnorè pour vous en rendre , toute ma vie, très-fidelle service. Je le dis latino more, et à Paucieone Françoise ; car la nouvelle fide Punicâ subtenHor est , pour les perfidies incroyables que le Roy a espronvees. Je suis trés-marry que vdstre Connu d'Hippolt/te se soit senty de l'injure du siècle. Car, Monsieur &Emery (aninue dimidium meœ) lequel vous ayme uniquement , m'a asseuré que Monsieur Pithou l'a retenu et sauvé, lorsque le povre Pâtisson fut prins prisonnier, comme aussi Opsopocus, lequel s>st retiré en son pays, avant laissé imparfairtes Metrica , Magica , Sil»jtlina , desquels il medèdioit une partie. Qui pourroit recouvrer vostre Canon avecques vostre commentaire, l'on les pourroit envoyer imprimer on Italie; car de Lyon vous aurez sçeu qu'il a suivy l'exemple commun des aullres villes, et s'est pris luy-mcsmes. C'est une contagion, quœ, xtt tabès, omnes invadet; car nous n'apportons ny appliquons aucuns remèdes proportionnez à la maladie. Ense recidendum est ne sil immedicabilc minus; mais , nos nos gerimus spiritus , plané ritrea bilis nosira et fmmnca est. C'est de Dieu seul duquel nous devons attendre quelque soulagement en nostre incompréhensible malheur, lequel (après vous avoir en toute humilité baisé les mains , les conjurant de n'eslrc point paresseuses de me de partir de vos nouvelles) je supplieray de vous donner, Monsieur, en parfaicle santé, le comble de tout heur et contentement. De Tours , ce huictiesme mars ; c'est vostre plus fidelle et plus humble servi leur , P. DklBkne.

1608. — Février.... Débâcle des glaces de la Saône.

«... Jl est impossible , dit Pierre Matthieu (1), de dire ies ruines et les dégâts que fil la rivière de la Loire sur ses voisins, mais on renverra aux fables ce que la rivière de Saône Ri à Lyon, et ce qui fut fait pourdbsoudrc et rompre ces grandes montagnes de glaces qu'elle avc.il eslev ec s, et qui eussent été assez puissantes pour ruiner non des ponts seulement, mais des villescnlières. Toute !a ville estoil en peinecommentron pourroit rompre cette grande machine de glace qui s'esloit formée, de plusieurs glaçons , de la longueur de l'église de Noslre-Dame, de la grosseur et espaisseur de Halo pieds. Ils s'estoient arreslés devant l'église de Y Observance , et arresloient tous ceux qui descendaient, de manière que- l'on craignoitque le moindre effort de sa fureur n'emportât le pont (du Change), lequel , pour ce , fut chargé de grands quartiers de pierre , de sépultures antiques et de pièces de fer , par celle démonstration mathématique

(I) nui d* France, t. 11, p. 783 de l'édition de 1631.

que plus les voulcs sont chargées, plus elles sont fortes , et que peu de chose peut faire fendre cl éclater celles qui ne le sont pas. On faisoit des prières publiques pour détourner ce grand malheur. Un artisan entreprit de dissiper cette glace et la réduire en petites pièces; il n'y mit pas grande façon ; il n'y employa qu'une demi-douzaine de fagots qu'il alluma en deux ou trois feux sur le bord de la rivière , à l'opposilc de ce grand rocher, et ayant murmuré entre ses dents dix ou douze noms barbares, celle grande machine éclata comme un coup de canon , et peu à peu se rompit en pièces grosses comme tonneaux , qui s'écoulèrent sous le pont avec tel ordre , qu'on eusl dit qu'elles n'osoient approcher des piles. Quand ce nouveau thaumaturge demanda récompense, le Consulat voulut scavoir des théologiens s'il lui estoit du quelque chose : sa simplicité et la déclaration qu'il lit de sa rcceple , le délivra de la peine des sorciers ; mais sa recepte fut brûlée en l'IIôtelde-Ville. On parla de celte affaire si diversement à la Cour , que ce fut la raison qui me fit écrire à un prélat (Claude de fiellièvre) , que j'ai nommé ailleurs un second Hilaireûu notre France, lequel m'assura que les choses s'étaient passées comme je les ai représentées , et pour le surplus m'escrivit son advis en ces termes : « J'avois dcsja creu que « c'esloil chose qui meritoit quelques lignes en vostre histoire , et ne « pense pas qu'on y puisse trouver à redire. Je vous dirai seule- « ment que le charme n'a point eu de part à ce remède du grand péril « qu'où craignoit; c'est la seule providence divine , volts nv.intupalis , « solennellement invoquée , qui manifestement envoya un dégel op- « porlun pour fondre peu à peu et faire couler fil à lil ces glaçons , « si espouvanlables que tous les artifices humains ne pouvoient empes- « cher d'emporter le pout, si quelque grand vent marin eusl causé un « dégel général et soudain , ou que la Saô/.e eusl receu quelque grande « inondation des pays. Si le charme avoit fait quelque chose en mrsme « temps, la ville eu est fort innocente. Car , OMtre qu'employant ce « pauvre, simple et idiot artisan qui s'offrit à la servir, elle lui pro- « testa ne vouloir point que ce fusl par sortilège , malis arlihus ; aussi » ce pauvre misérable, avant que taire sa sotte besogne, dit librement « son secret , protesla ne scavoir qu'il y eusl rien de sorcellerie , alia « à confesse aux Pévts Jésuites , et après bailla franchement son biliet « pour estre mis au feu , jurant que celui qui le lny avoit donné ne « lny avoit jamais dit que ce fut sortilège. La ville donna à VObècr- « tancé ce que demandoit ce pauvre homme, et neantmoins , eu • csgard à sa simplicité , accompagnée de bonne volonté à servir le « public', luy donna quelque chose par pure et simple charité. Et « après se tirent professionnellement actions de grâces solemnelles « correspondantes aux vœux précédents. » — Douze ans après , ajoute Matthieu , je fus estonnè de \oir ce malheureux dans le parquet de h grande chambre du Palais de Paris , son advoeal demandant payement pour luy de la somme qu'il disoit luy avoir esté promise par Messieurs de Lyon : mais parce que cela est du siècle de Louis XIIT , il en faut remettre le discours en ce temps-là...» — On chercherait en vain la suite de celte affaire dans l'ouvrage de Matthieu, car il mourut le

12 octobre 1621 , deux mois avant qu'elle lui 'terminée* Mais nous pouvons suppléer au, silence involontaire de l'historien : l'individu qui s'imaginait être le sauveur de son pays, se nommait Benoit Besson , et était tailleur d'habits. Ne pouvant obtenir le payement de la somme qu'il prétendait lui avoir été promise , il se pourvut, le 15 avril 1608 , devant lesofliciers de la sénéchaussée; les ce h e vins tentèrent d'abord d'assoupir ce procès; mais Besson fut impitoyable , et le 19 octobre suivant, il présenta à Messieurs de la sénéchaussée une nouvelle requête dans laquelle il exposait que, voyant le danger dont le pont de la ville était menacé par les glaces, il lit savoir à Messieurs du Consulat qu'on lui avait enseigné un secret par le moyen duquel , et avec laido de l)leu> les glaces se rompraient et pourraient passer sous le pont sans l'offenser. Qu'avant d'accueillir sa proposition , les échevins firent appeler le P. Fatadier , jésuite , pour s'éclaircir s'il y avait magie dans, son secret , et s'ils pourraient l'éprouver, la conscience sauve > que ce Père ayant déclaré qu'il n'y avait ni magie ni enchantement , il fut convenu en présence de ce religieux , qu'au lieu de 500 écus qu'il demandait , on ne lui en donnerait que 200, mais qu'il aurait en outre une place de commis aux portes de la ville , aux gages de 18 francs par mois , qu'après la réussite de l'opération, qui avait commencé le iO février, et qui avoit été renouvelée pendant trois jours, ayant demandé son payement , on ne lui donna que 80 écus , et que , quand il voulut insister pour avoir le surplus, on le constitua prisonnier afin de l'intimider, mais que n'ayant pu le convaincre d'avoir usé de mauvais artifices dans son opération , on se vit obligé de l'élargir. Besson termine sa requête en demandant qu'il lui soit permis de (aire appeler les échevins devant la sénéchaussée , pour répondre avec serment sur toutes ces circonstances , et se voir condamnés a effectuer leur promesse. — Le Consulat riposta par une requête tendant à obtenir aussi l'interrogatoire de Besson sur faits et articles. Il voulait qu'on lui demandat si, a l'enlourdcs feux qu'il avait allumés, il n'avait pas fait des cernes, cl combien ? S'il n'avait pas une baguette à la main , et de quel bots? Si, les feux allumés , il n'avait pas fait des conjurations, incantations, menaces et défenses aux quatre coins des feux , comme aux quatre parties du monde , appelant les démons à son aide. — Besson eut beau soutenir qu'il n'avait rien fait qu'avec l aide de Dieu , la sénéchaussée ne vil en lui que l'agent du diable , et le débouta de sa demande. Convaincu de la bonté de sa cause , Besson interjeta appel au parlement de Paris. L'affaire fut pendante durant plus de douze ans , et ce fut, non par un arrêt, mais par une transaction qu'elle se termina. Le 16 décembre 1621 , les parties comparurent parde van l M. Guerin , notaire à Lyon , ci Besson, moyennant une somme de cent francs qui lui fut accordée à cause de sa pauvreté , acquiesça à la sentence de la sénéchaussée qui Paroi t débouté de sa demande. Tels sout les détails que nous avons puisés dans un extrait de quelques pièces relatives à ce procès, que l'on trouve dans le tome 2 , page 463 et suiv. de V Inventaire général des archives de la ville de Lyon. Il nous eut été facile d'en dire davantage, car on trouve dans les actes consulaires de l'année

1608 un discours de trente et quelques pages (1) , d une écriture fort menue , dans lequel Taulenr qui paraît être le sieur Thomé , alors secrétaire du Consulat * raconte fort au long tout ce qui se passa avant , pendant et après la débâcle. Voyez la Revue du Lyonnais , 1. 1 , p. 15 et suiv. ' •

1608. — Mars 12 (mercredi). Le duc de Sforce et le duo de Sanclo Gemini sont reçus , à Rome, chevaliers de Tordre du Saint-Esprit, par M. d'Halincourt. L'étoile, Journal d'Henri IV; A. P., Variétés,

1G08. — Avril 13. Le Roi , pour récompenser les services de noble inessire Philibert de Nerestan , eapitaiue de ses gardes du corps, le nomma premier grand maître de Tordre de Notre-Dame du Mont Curmel et de S. Lazare. — Le 30 octobre suivant , M. de Nerestan prêta serment entre les mains du Roi (2). L'Etoile , Journal d'Henry IP. — - Philibert de Neresian , un des plus grands hommes de guerre de son temps , mourut des suites de la blessure qu'il reçut à l'allaquc du Pont de Cè , le 16 août 1620 , et fut inhumé dans le couvent des Carmes déchaussés de Lyon , qu'il avoit fondé en 1 6 1 8.

1608. — Juin 7. Une bulle du pape Paul V permet à Jacqueline de Harlay , dame d'Ifalincourl , de transférer, de Rome à Lyon, le corps entier de S. Gabin , qui souffrit le martyre le 19 février 206. — - À son arrivée dans notre ville , le corps fut remis aux Jésuites qui le conservèrent dans leur église où il fut exposé publiquement, le 19 février 1612 (voyez la vie de ce saint , par le P. Henry. Âlby , jésuite; Lyon , Jean Jullieron , 1624, in-12). — On lit dans le GulUa christana , lv, 288 , qu'en l'année i605, Françoise- de BeauviUiers , abbessc de St-Pierrc , enferma dans une chasse d'argent (inclusit Utcca argeulea) les reliques de S. Gabin, apportées de Rome et remises au collège de la société de Jésus. Celte date ne s'accorde point avec celle de la bulle de Paul V. — ■ On ne trouve pas de notice sur S. Gabin dans les vies des Saints de Butler , traduites par Godescard ;. cependant on n'y a pas omis (au 11 août) sainte Suzanne , vierge et martyre, laquelle, suivant le P. Mby , était fille de S. Gabin. Aujourd'hui ce saint est loutà-fuil oublié , et Ton peut parodier à cette occasion ce que Tcrcnlianus iVaurusa dit des livres : liaient sua fala beali.

(1) Ce Discours a été publié par M Godemard , ancien archiviste de la ville ; Lyon , împ. «le J. M. fiarret , ÎH34. in-8 de 28 pages, tiré à 30 exemplaires.

(2) l,'a«ecdcte suivanlc nous a été conservée par Habdoutx de Pkrf.fixe : « IS'ereslan fort brave gentilhomme faisait un jour au Uoy un très beau régiment, et eonime il lui protestait qu'il ne desiroit pour récompense que la gloire de le servir, il répondit : « Cest ainsi que doivent parler les bons sujets; ils doivent oublier leurs services, mais « e'esl au prince à s'en souvenir ; et s'il veut qu'ils continuent d'est ri», miellés , il faut « qu'il soit juste ci reconnaissant. » Uist. d lîenry le Grand, p. 317 de l'édition de Paris y 1G62 , iu-4.

1008. — Octobre 31. Lettre d'Henri J F au Consulat: .

« De par le Roy. Très chers el bien amez . h sienr d'Halineourt que nous avons pourveu , par la mort du fou sieur de la Cniche , de la charge de nostre lieutenant général au gouvernement de Lyonnois , Foretz et Beaujollois , en l'absence de nostre très cher lîls leduerfe Fendosme , s'acheminant présentement par de la pour prendre possession de ladite charge , nous voulions et vous mandons que vous ayez à le recognoistre et obeyr doresnavant en ce qu'il vous commandera de nostre part et pour nostre service , tout ainsi que vous ferez à nous mesmes. Sy n'y faictes faulle, car tel est nostre plaisir. Donné à Fontainebleau , le dernier jour d'octobre 1608. Signé Henry; plus bas Brularl. » A. M.

1608. — Octobre 31. Lettre d'Henri IF au Consulat :

« Diî par le Roy. Très chers et bien amoz , s'en allant par de là le sieur iïRnl'mtourt résider en la charge de nostre lieutenant gênerai au gouvernement de Lyonnois, Foretz et Beaujollois , en 1'absemc de nostre trescher lils le duc de Fendosme , nous voulions et vous mandons que vous ayez à lui remettre ès mains les clefs denoslre ville de Lyon , pour les garder doresnavant, comme vous pourriez faire à nous, sy presens y estions , puisqu'il sera représentant nostre personne en tout ce qui concernera le bien de nostre service, voslre repoz et conservation. Sy n'y faictes faultc , car tel est nostre plaisir. l'onnô à Fontainebleau, le dernier jour d'octobre 1608. Signé Henry; plus bas Brulart. » A. M.

1608. — Novembre 21. Charles de Neuville de Filleroy , marquis à'Halincourl, gouverneur de Lyon, arrive en celte ville. — M. de Fillars , président et lieutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon , et premier président au parlement de Dombes , lui adressa celle harangue :

Monseigneur , le désir de cest ancien (1) qui demandoit une ouverture (i la poitrine des hommes pour veoir ce qu'ilz tenoient caché au dedans , vous seroil maintenant inutile , pour recognoistre le secret de noz intentions. Nostre front représente nostre cœur; ces festons , ces pyramides, l'allégresse de tout ce peuple vous disent pour nous que

Un seigneur de Nereslang commandait h Givors pour les ligueurs, en février 1392 : au mois dejnin procèdent, il avait été fait prisonnier par les royalistes du Dnuphiné; nous ignorons si c'est le môme que le Philibert de Xerestang, décoré par Jlcnri IV.

(1} Cet ancien est lutcim . qui , dans son dialogue intitulé llermotimc . met ce mot dans la bouche de Momus. Sénèquc , Hippolyl., IV, o, nous offre une pensée analogue , très-bien rendue par Racine :

Et ne devroit-on pas à des signes certains Keconnoitrc le cœur des perfides humains ? IUcink, Phèdre , IV , 2.

vous estes le très bien venu. On dit commuhetaient que les jours se guivent et ne se ressemblent pas. Nous estions ces jours passez au pansant de nostre bonheur. Geste ville, qui jadis si florissante, donnoiUa loy du commerce à toutes celles de l Europe, maintenant accablée de misères , reçoit la loy de rinfortune. Aujourd'hui elle relève ses espérances > reprend courage, ravive ses esprits, et croit asseurement ..qu'elle a recou vert les bonnes grâces de son prince dont l'eovye l'avoit esloignéc. La digne esleclion que Sa Majesté a fait de voslre personne pour tenir les renés de ce gouvernement , nous est ung asseure tesmoignage et de sa providence et de sa bienveillance. Nous espérons que soubz la conduite d'ung sy prudent pilote , nostre navire lionnois surmontera facilement tous les oraiges qui le menassent, et mesmessouhz les bénignes cl favorables influences de ces deux grands astres qui estançonnent vostre gloire , Monseigneur , nous vous offrons tout ce qui peult dépendre des charges dont Sa Majesté nous a bonorez en cesle province , avec désir et dessein de porter toutes noz actions au service du Roy , au repos de ses subjeetz , et à vous rendre l'obéissance que nous vous debvons. »

M. de ntlars s'adressant ensuite à Madame d'IIalincoun (l), la complimenta en ces termes :

« Madame, je disois à vostre espouz, nostre très digne gouverneur, qu'il n'avoit que faire de l'ouverture qu'un ancien desiroit estre à la poitrine des hommes pour recognoistre le secret de noz pensées ; je vous dis maintenant que nous en avons encores moings besoing pour contempler la beauté de vostre amc à t^ers ce beau corps, chefd'œuvre de nature. La synceritè de voz affections que tout ce peuple , et spécial lement ceste compagnie, se promet de vostre bonté naturelle* l'incomparable los de voz saintes et religieuses mœurs , Fimmuablc solidité de voslre beau jugement , la douceur de voslre conversation , bref la vertu , l'ornement de vostre ame , se fait assez cognoislre. La renommée à double trompe l'a publiée, non seulement par la France , niais parmy les peuples estrangers. Madame , c'est à céste verlu principallcmenl que nous voulons aujourd'huy dresser des a u lois pour sacrifier tous no/ plus saints désirs , comme agréables victimes de l'obéissance que nous devons au rang que vos mérites vous ont acquis. » Manuscrit de la B. de Lyon , n° H39 (\xxve pièce). Voyez aûx Publications de cette année, Hiéroglyphique de la verlu , etc., et ci-après, mars 1610.

1608. — Novembre.... Ballhazar de Fillars , premier président du parlement de Domhes, fait, au nom dè sa compagnie, la Remonstrance suivante à M. de Montholon , tuteur de Mademoiselle de Montpensier :

« Monsieur, ceste compagnie se servira, s'il vousplaist, de l'invention

(l) Jacqueline de Iïarlay , fille du baron Je Sancy. Voyez ci-après au 13 mars 1018 , tlale de sa mort.

de ce grand peintre , qui entreprist jadis de représenter le sacrifice de la belle Iphigénie entre les Grecs , lequel ne treuvant en son art ny traits suffisants pour exprimer la douleur d'un père en la mort de sa tille , voilant le visage d'Agameninon , couvrit l'imperfection de son art ; de mesine n'ayant ny parole , ny voix pour vous représenter au vray l'extrême deuil qu'elle porte du decés de feu Mgr de Monlpensier , je couvriray du bandeau de silence le deffaut de ma langue , et vous diray seulement qu'en un sy fasebeux accident , il ne nous reste pour tout confort que l'espérance que nous avons que ce petit surgeon qu'il nous a laissé , je veux dire Madame sa fille, sera beritiere de sa piété et autres vertuz , comme de sa souveraineté et ses autres biens, et que pendaut son bas aage , vous, Monsieur, conserverez à cesle Compaignic raulhorité souveraine qu'elle a eu jusques ici par participation , vous asseurant que nous porterons toujours tous noz désirs ei nos actions au bien et repos des babitanls du pays de Dombes , et à recevoir l'honneur de voz commandemens avec le respect que nous vous debvons. » /?. de Lyon , Manuscrits , n° 1439. Voyez ci-aprés 24 février 1609.

1608. — Décembre 12. Mort de Mcolas de F Mars , du diocèse de Lyon , évôque iVJgen. — 11 fut remplacé par son neveu , Claude Gelas de Lyon , qui mourut d'apoplexie , le 26 décembre 1630. Du Tuais, 11 , 285; le P. Anselme, V, 104 ; Pernetti, II , 402.

1608. — M. d'Mincourt , gouverneur de Lyon, ebarge Jnloine de Salornay , seigneur de Champerny , de se rendre à Saint Romain-lc-Puy, petite place , mais importante dans la plaine du Forez , avec ordre de la réparer , et de la munir de toutes choses nécessaires pour sa conservation; — « de quoy, dit Claude le Laboureur, il s'acquitta fort bien. — Depuis, ajoute le môme historien, le Roy ayant esté conseillé de faire démolir tous les chasteaux et forteresses de son royaume , dont la garde luy estoit de grande dépense et de nulle utilité , et Saint i?omain-le-Puy s'estant trouvé de ce nombre , le seigneur d'Âlincourt luy donna ordre de défaire ce qu'il avoit fait. A quoy ayant obéy , il le rappela pour luy donner la ebarge de capitaine de ses gardes.... » Mon zures, t. II, p. 555.

1608. — Mort de Léon Slrozzi , échevin depuis 1606. Il avait été continué premier échevin , au lieu de Pierre Jllard, décédé en 1607. Mknksthier , Eloge hist. (tables consulaires).

1608. — Joachim d'Estaing [et Louis, son frère, sont reçus comtes de Lyon. D'Aubais.

1608. — Les recteurs de V Hôtel-Dieu acquièrent quelques maisons situées sur les courtines du Rhône, afin d'agrandir le claustral de cet hospice ; le nombre des malades s'était tellement accru que les bâtiments actuels ne suffisaient plus pour les contenir. Dagier , 1 , 203.

1608. — Publications. VJriosle françois , par J. D. B. (Jean de Boessieres) , avec les argumens et allégories sur chacun chant. Lyon ,

ikibauA ^M/iniimi*4. La première édition ée cette traduction^ vers débitante premiers chante du Roland (mieux fut publiée par le même Imprimeur, «e* 1680.

Voyez DfiLAtfDiNiî, MAtttocaiTS de la B. de Lyon, n*654; et les Piibli talions de 1 604 (RolànA futioux).

1608. — Alexandri àb Alexahdro.... Genialium dierum libriscx.... Lugduni, apud Paulum Freîlon , Ï608. In-8. — Plusieurs éditions de cel°ouvrage ont été faites a Lyon; les plus estimées sont celles qui ont été enrichies du volumineux commentaire d'André Tiraqueau , et qui furent publiées par Guillaume Roville , et ensuite par ses héritiers de 1589 à 161 i. Aujourd'hui on ne recherche plus que l'édition eu m notis variorumdè 1673.

1608. — Le Code Au tnès*chreslien el très victorieux rai 4e France et de Navarre Henri 1111-...,, par M. Tliomas Cormier.... Pour fean Arnaud. M. DCVttl. A Genève. In-4 (B. de Lyon , 84.19). — Le privilège du Roi donné à Jean Ârnuud , demeurant dans notice ville de Lyon , est daté de Grenoble, le 2 octobre 1600. Cette édition n'est probablement pas la première; son titre annoncerait quy Jrnaud avait maison à Lyon cl à Genève.

1608. — Demtmslraliau que te que .VEijti.se enseigne de lu présence renie.... n'est que pure parolle de Dieu, Par Antoine Tolosain, abbé gênera! de l'Ordre S. Antoine.... A Lyon , par Jean Pilleholte (imprimé par Estienneda Plessier). 1608. In-8. — Dédicace de l'auteur au roi, datée de S. Antoine en Viennois, ce 21 octobre 1607 (B. de Lyon).

1608. — Discours des sorciers, avec six ad vis en faict de sorcellerie., et une instruction pour un juge en semblable matière , par Henry Boguet, Dolanois, grand juge en la terre de S,. Oyan de Joux, dit te 4e S. Claude, aucomié de Bourgongne. N'estant ce que l'auteur a cy-devani mis en lumière sur le mesme subject qu'un escbantillon deec qui est traittô en ce livre. Seconde édition- A Lyon, chez Piem Riyaud. M. DCVIII. In-8* — Le privilège du roi, les attestations, l'approbation et la permission portent la date de 1607 (B. deLyon, M659J. Cette éditiou, omise daus le Manuel de M. Brunct , est peut-être la plus complète. Parmi 'les procès faits à de prétendus sorciers, l'au'leur yrend compte de célui qui fut intenté à Guillaume Villermoz , lequel n'aurait pas échappé à une condamnation capitale, » S'il n'eust esté prévenu de mort en prison. » Pierre FMermoz, son fils, Agé de douze ans , fut renvoyé absous, à cause de son bas âge. Voyez ci-dessus les Publications de 1602, et l'article de M. Weiss sur Henri Royuet dans la Biographie universelle.

1608. — Divines 'Corttmplaîims<et suinclcs Conférences de V Ame avec son Dieu, dm tres-ïltustrc cardinnil Borromeo (1) et du P. Jesual, gene-

(i) Charles Borromée . on ltï08, n'avait pas encore été canonisé. S. François de Sate* , Garn ie jugement qirtl cin^pnWé \UUf*< wpiriUi$Ua , <t. d , p. 743 de soi <Bu-

ral de Tordre de S. François £. M- Mi*e# on fwneois vi dédiées à Monseigneur l'arcbcvesque et comte de l-yw (Claude It* de Belliewe).... Par B. D. Vietle y Lyonnois. À Paris, c\\ez Glande CluppeUl , 1608, In-12. — Bartheletny de VietM est encore auteur d'uue traduction de* Harangues de Louis Grotto ; Paris, Aïe. Bessin , t628 , petft in-$ (M. Brunet, Manuel, t. II, p. 471). L'abbé Goujet, en faisant observer que Piette n'a pas même été nommé dans VHist. lilt. du P. Colonia , dit qu'il a composé plusieurs ouvrages sur la morale et sur d'autres matières (Bibtiatk. franc,, t II , p. 312). Mordri cite parmi ces ouvrages les Beautés de la Pferge, mais il n^D désigne ni le format ni la date de l'impression.

1608. — V Esclavage du brave chevalier framçois de Fintimitte , des comtes de Marseille et Olicuh , à présent commandeur du Planté et Cadillan ; où l'on peut voir plusieurs rencontres de guerre , dignes de remarques ; par Henri du Lndem (sic). Lyon , Morillon* 1608. In-1*2. — Leloxg , n° 32081 . — Le nom de l'auteur est défiguré dans ce titre j il se nommait Lisdam, Voyez plus bas , p. 273, Testament de fheresk.

1 608. — Joann is Gersonnis cancellarii parisienêis de hnitalione libri 11 II. cum plerisque aliis ejusdem argumenti opusculis(l).... Lugduni, apud Horatium Cardon* 1608. In-32. — A la fin de l'Imitation est ce nota : « Quamvis isle libellus dicatur Joannis Ger&onis, auclor laraen ipsiu> « fuit Thomas de Kempis eanonicus régula ris- » On ne comprend pas pourquoi , au lieu de ce Nota , l'imprimeur n'a pas fait uu nouveau titre qui aurait porté le nom de Thomas d,e fCempi*. ; nçut-èlro a-t-il craint qu'en supprimant le nom de Gerson 7 qui était et qui est encore si vénéré dans notre ville , son édition fût mal accueillie. II serait trèspossible que ce Nota ait été imposé à Cardon par les Jésuites qui l avaient alors pour imprimeur, et qui , regardant Gerson comnie un des précurseurs de Luther (2), ne pensaient pas que {'Imitation, pût avoir été composée par un auteur dont les ouvrages leur semblaient contenirles maximes les plus repréhensibles (S). Un des derniers biographes de Gerson,

vres , édit. de 1663 , »n4ol.), après avoir dit que eet illustre prélat ne buvait que de l'eau et ne mangeait que du pain , ajoute : « Neantmoins cet esprit si vigoureux man- « géant souvent avec les Suisses ses voisins , pour les gaigner à mieux faire, no faisoit « nulle difficulté de foire des carroux ou brindes aveo eux à chaque repas , outre ce « qu'il avoit b*u pour sa soif...» Voyez ci-^desaueau 0 février et ei-après les Publications de 4612, Discours de l'yvresss , etc.

( 1) Parmi les opuscules joints à l'Imitation est le petit traité de Contemptu mundi du pape Innocent ///, premier livre avec date sorti des presses lyonnaises (15 octobre 1473 . Deux traductions de ce traite nous sont signalées par M. Paulin Paris (voyez Manuscrits françois de la B. du Roi , tome IV, p 205 , et les additions, en tète du tome V). Sablier (t. 1 , p. 331 de ses Variétés) en cite une troisième publiée à Paris , en 1665.

(2) M, Charles Schmidt , théologien proicstant , termine ainsi son Estai sur Gerson (Strasbourg , 1839, in 8) : «... Gerson est mort, après avoir aidé à préparer un avenir, où la semence répandue par lui devait cdorc et frucliCer..,. Nous le comptons parmi les plus nobles témoins de la vérité , parmi les précursciu'S de uolrc grande réformation du seizième siècle. »

(3) Une de ces maximes que nous ne rapportons que parce que l'on a tout récemment nié dans un journal de Lyon qu'elle fut de Gerson , se. trouve dans ses Considération*

M. Ttomassy, prétend avoir trouvé de nouvelles preuves en faveur de l'illustre chancelier (I) dans les ouvrages qu'il a écrits en français , et dont il se propose de donner une édition ; nous doutons fort que celle publication puisse amener le moindre résultat. Voyez les Publicationsde 1577 et de 1609.

1608. — L Heureuse conversion des Huguenots qui ont connu Vabus de la prétendue religion , où est respondu à tous les articles de la Confession de foy des Ministres de France; avec la saincte Messe en François.

pour faire voir la vérité catholique tirée de la parole de Dieu par

Jacques d'Illaire, sieur de Jouyac , en Vivarez. Seconde édition

A Lyon , chez Pierre Rigaud. 1608. In-8 (B. de Lyon).

1608. — Hiéroglyphique de la vertu soubs la figure du Lyon , avec ses proprietez et qualitez plus remarquables. Dédié comme à son modelle Monseigneur à*Jlincourt gouverneur lieutenant gênerai pour Sa Majesté au gouvernement de Lyon, Lyonnois, Foreslset Beaujolois. Par le sieur Goujon, advocat, procureur gênerai de la ville etcommunaulé. A Lyon , par Horace Cardon. 1608. Titre gravé par Jacq. de Fomazoris. In-4 de 5 et 63 pages , suivies de Y

Accueil faict d Monseigneur et Madame d'Maincourt , par la ville de Lyon, à leur arrivée en icelle , au mois de Novembre 1608. Conlenant 35 pages (B. de Lyon , n° 8966 ; exemplaire sur la garde duquel on lit : D. Horatius Cardon D. D. Jano Jnthonio Huguetano. xxvi Afo-» vembris M. DCVÏII. Lugduni).

Le premier de ces opuscules nous offre une compilation , d'assez mauvais goût, de tout ce que les anciens ont dit du roi des animaux , et une espèce de parallèle entre ses généreuses qualités et celles du peuple lyonnais et de son nouveau gouverneur (2). Nous y avons remarqué une traduction de l'Apologue du lion , de l'âne et du renard * qui n'a peut-être pas été citée par les commentateurs de Lafontaine. Les

contre les adulateurs, 7e paragraphe : «... Et si cos (subditos) manifeste , et cum obs-, linatione in injuria et de facto prosequatur Princcps, tune régula haec naturalis : Vw» « vi repellere licet, locura habet. Et id Senecae in tragoediis : Nulla Deogratior viclima « quant (yrannus, etc. Ad idem est Tullius , III de Officiis (Gersonis opp., IV. 624). TNous ferons observer que Gerson n'a pas cité les propres paroles de Senique , lequel s'exprime aiusi dans son Hercule furieux , acte IV :

.... Victima haud ulla amplior Potest , magisque opima niactari Jovi Quam rcx iniquus,...

(i ) M. Thomassy, qui a cité notre Bibliographie lyonnaise du XV siècle, pour y rele-. ver une erreur, aurait pu dire qu'on y trouve la première et la dernière page de la Passion française de Gerson , d'après un manuscrit de la B. de Lyon, que nous croyons plus ancien que celui de la B. du roi. Si nos Documents tombent sous sa main , nous présumons qu'il y trouvera quelques faits qui pourront trouver place dans la seconde édition de sa monographie.

\2) Voyez. les Mélanges de M. Brcghot du Lut, p. 434.

anagrammes surtout n'y manquent pas. En voici un qui se lit p. 33 de l 'Accueil :

CHARLES DE NBFVILLE L10M LE FACE HEYREUS

et luy

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