II PRÉFACE
préoccuper tous les biographes de notre illustre comique, et beaucoup d'entre eux s'étaient mis à la recherche des Mémoires manuscrits de M. de Tralage. Taschereau avait supposé que ces Mémoires devaient être anciennement dans la bibliothèque de V abbaye de Saint-Victor, à laquelle M. du Tralage, et non de Tralage, légua^ vers 1710, des Mémoires géographiques. Piganiol de La Force dit, en effet, dans sa Description historique de la ville de Paris (2® édit., tome V, p. 285) \ fn M, du Tralage lui a légué le plus beau recueil de cartes et de mémoires géographiques, qu'il y ait peut-être au monde. Le goût que ce savant homme ayoit toujours eu pour cette sorte d'érudition, l'étude solide qu'il en a faite, et les grands succès que ses grandes recherches et ses dépenses extraordinaires lui avoient fournis, rendoient ce recueil digne de la Bibliothèque de Louis-le-Grand. »
Il paraissait donc probable que la note publiée en 1747 par les frères Parfait était empruntée au recueil de Mémoires géographiques de M. du Tralage. Mais ce recueil, qu'était-il devenu depuis la dispersion de la bibliothèque de V abbaye de Saint-Victor? Lors de la suppression des couvents, les livres de cette bibliothèque avaient été