‹ Notes et éclaircissements sur l'histoire générale des Pays-Bas et sur l'histoire de Valenciennes au xvi siècleChapitre 12 sur 20 · XIV LE CHEMIN CORBAULT · texte numérisé non relu

XIV LE CHEMIN CORBAULT

A la page 142, M. Carlier parle du chemin « des Corbeaux » , où les chevaucheurs calvinistes valenciennois faisaient « le limechon » avant de rentrer en ville. La véritable orthographe est chemin Corbault, et feu M. Louis Cellier m'a dit que c'était là le nom du propriétaire d'une terre voisine, ou de la terre sur laquelle on avait pratiqué le chemin. Cela serait bien facile à vérifier aux archives de Valenciennes. Ce chemin devait être situé entre Anzin et Saint -Vaast et il me semble que j'ai vu autrefois son nom écrit sur d'anciens titres.

g XV LES CONFÉDÉRÉS AUX PRÊCHES DE VALENCIENNES

Je dois me rectifier sur un point de peu d'importance relatif à la présence de quatre seigneurs confédérés, Famars, Wingle, La Croix et Ohain, au prêche du 11 août

J'ai dit (Grands Prêches, p. 38) : t Les chevaucheurs « étaient au nombre d'environ cinquante et parmi eux on t remarquait quatre seigneurs appartenant à la ligue des « Gueux, etc. »

Cette rédaction est amphibologique et M. Carlier a pu croire en effet que les quatre seigneurs s'étaient rendus au prêche mêlés aux autres chevaucheurs calvinistes.

J'ai recouru aux dépositions des espions des commissaires et il me semble qu'ils ne s'expriment pas de cette façon. Ils disent simplement qu'étant au lieu où se tenait le prêche (vis-à-vis le cabaret du Rouge-Cœur, à Anzin), ils ont vu cinquante chevaucheurs (ou gens à cheval) , au nombre desquels étaient lesdits quatre seigneurs.

Cette différence se comprend. Les espions se rendaient d'avance au lieu des prêches pour reconnaître les auditeurs au fur et à mesure de leur arrivée. Ils constatent toujours ce qui s'est passé au Rouge ^ Cœur et aux ^âi77e//es du marais de TEspaix, mais non ce qui a eu lieu pendant l'aller du prédicant.

Je suis d'ailleurs parfaitement convaincu que les quatre confédérés n'étaient là que pour observer. Les seigneurs voyaient les prêches de mauvais œil et savaient fort bien que leur cause s'en trouverait compromise.

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