‹ Notes et éclaircissements sur l'histoire générale des Pays-Bas et sur l'histoire de Valenciennes au xvi siècleChapitre 20 sur 20 · ERRATUM · texte numérisé non relu

ERRATUM

Quelques additions ou rectifications sont à faire au sujet de Charlotte de Bourbon-Montpensier ( voir pages 68 à 70).

Charlotte est la quatrième fille, et non pas la deuxième, de Louis II de Bourbon, duc de Montpensier, et de Jacqueline de Longwy.

L* aînée est Françoise^ mariée le 7 février 1558 à Henri-Robert de la Marck, prince de Sedan, duc de Bouillon.

La deuxième est Anne , mariée le 6 septembre 1561 à François II de Clèves, duc de Ne vers.

La troisième est Jeanne , abbesse de Sainte- Croix de Poitiers.

La quatrième est Charlotte.

Les auteurs ne sont pas d'accord sur la date de son mariage avec Guillaume de Nassau. J*ai donné, à la page 69, la date du 12 juin 1575. Moréri et autres donnent la date du 12 juin 1574. Du reste, la chose est indifférente, car Anne de Saxe ne mourut que le 18 décembre

Contrairement à ce qui est dit à la page 69, d'après plusieurs autorités , il ne paraît pas exact d'avancer que Charlotte ait été jetée dans un cloître après la mort de sa mère. Suivant de Thou et Pierre Bayle, Charlotte aurait été mise en religion du vivant et malgré l'opposition de Madame de Montpensier, qui avait songé à la marier avec le duc de Longueville et cru remarquer en elle de la

répugnance pour la vie monastique : « Fremenie matre », dit de Thou (liv. XXVIII), « quia Carlottam Longavillano « duci uxorem destinaverat et Jamdudum animadvertere « sibi videbatur œgrè ûliam in monasticam vitam consen- « tire ».

Quant à Tâge où Charlotte entra dans la vie monastique, je dois faire Tobservation suivante :

Madame de Montpensier décéda le 28 août 1561 ; donc il est déjà certain que Charlotte, née vers 1548, n'avait pas encore quatorze ans, quand son père la força de prononcer ses vœux.

De Thou va bien plus loin (liv. LI). Suivant lui, Chai'lotte aurait été mise à Jouarre, étant à peine âgée d'un an : « Vix annicula in Jovariense monasterium « conjecta » . L'expression : annicula ( âgée d'un an ) a paru surprenante à Pierre Bayle, qui l'a relevée. Il est donc probable que de Thou a employé cette expression au figuré, pour marquer le très-jeune âge de Charlotte, car on ne comprendrait pas que Madame de Montpensier eût songé à marier une enfant d'un an ou eût remarqué en elle de la répugnance pour l'état monastk[ue.

Toute la conduite du duc de Montpensier à l'égard de sa fille porte au plus haut degré le cachet de la contrainte.

IMPBIKERTB y» EDMON PRIONET, RUE DE U0^8, 11, A VAXfEKCIENNSd.

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