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ATTENTATS COMMIS PAR DES FEMMES SUR DE PETITS GARÇONS

Les femmes se rendent également coupables d’attentats à la pudeur; les victimes sont parfois de petits garçons qui subissent des attouchements plus ou moins répétés et sont même initiés à un commerce sexuel.

J’ai observé quatre cas de ce genre.

C’est une domestique qui pratique l’onanisme sur le fils de sa maîtresse, jeune garçon de 10 ans, et l’excite au coït ; l’enfant était atteint de balano-pos-

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VIOLS ET ATTENTATS A LA PUDEUR

thite et offrait des symptômes d’anémie et de fatigne générale.

Une autre fois, c’est une femme, âgée de 3 o ans, qui est accusée d’avoir, par des attouchements manuels, provoqué une uréthrite et une balano-posthite aiguës chez un jeune enfant de 4 ans (Obs. XXV).

Un troisième cas a trait à un enfant de 6 ans, atteint de balanite et victime présumée d’attouchements répétés par une femme de 35 ans.

Dans les balano-posthites, comme dans les vulvites, les conclusions doivent être prudentes; car elles peuvent se rattacher à des causes diverses, dénuées de, toute spécificité. Si l’excitation mécanique de la verge est susceptible de les déterminer, on ne doit pas oublier qu’elles sont spontanées dans les deux tiers des cas ; la malpropreté les produit, l’herpétisme y prédispose, le phimosis les provoque. Ne peuvent-elles être aussi le résultat d’une contagion accidentelle, par l’intermédiaire des mains ou ^es éponges de toilette?

Quant à la nature blennorrhagique de l’écoulement, il est encore impossible de l’établir sûrement.

Enfin, dans le quatrième cas, c’est un petit garçon de 5 ans et demi atteint de syphilis secondaire : plaques muqueuses aux commissures des lèvres, aux narines et sur les amygdales ; adénopathie cervicale ; syphilide papuleuse. — Deux femmes, tour à tour inculpées de cet attentat, ne présentaient pas de

l’inculpé

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traces de syphilis ancienne ou récente. La preuve de la transmission syphilitique n’a pu être faite.

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