‹ Notes et petits traites contenant elements de statistique et opuscules divers faisant suite aux traites d'economie politique et de financesChapitre 112 sur 205 · V. Règlements de la Douane · texte numérisé non relu

V. Règlements de la Douane

I.es règlements de la douane seraient révisés dans le but de simplifier et d’abréger les formalités et de faire disparaître diverses clauses gratuitement vexatoires.

VI, St'R LES ASSOCIATIONS Ol YItlÊItES EN FRANCE, EN ANCI.ETERRE, EN ALLEMAGNE, ETC.

(p.iReslOI, -m, 420, 129.)

Nous avons caractérisé !<■ mouvement des associations ouvrières surexcité par la révolution de 1848. Ce mouvement, ralenti après les événements de 1852, avait poussé à la formation des associations de production, qui n'ont survécu qu’en petit nombre (une quinzaine à Paris), et la plupart après avoir renoncé aux combinaisons socialistes et s'être transformées en sociétés industrielles ordiiiaiTes. Ce mouvement a repris depuis cinq ou six ans — mais dans un autre sens, — par suite du succès des associations , pour l’approvisionnement de comestibles et de matières premièivs, en Angleterre (la première à Rochc'ale) et en Allemagne; et parles efforts de M. Schultze de Deliiscb (Prusse) pour propager les unions de crédit jiarmi les classes ouvrières, afin d’obtenir du crédit mutuel, unions qui tendent à se répandre dans divei’s autres pays.

Les associations d’approvisionnement et de consommation officiellement appelées Sociétés industrielles de prét'oyance étaient, à la fin de 1865, en Angleterre, au nombre de 454, sur lesquelles 581 avaient envoyé leur rapport au Bureau d’enregistrement, et comptaient plus de cent mille membres .ayant fait une consommation de 55 millions

SÛTES COMl-LEMEMAlHES.

de francs, soit 540 francs par individu, et une économie évaluée à

5 millions de francs sur la dépense et pouvant avoir été constituée en épargne. Presque toutes ces associations se proposent l’achat en gros et la vente au comptant, aux associés ou adhérents, de divers articles d’épicerie; quelques-unes fournissent aussi des vêtements et des chaussures ; d'autres, de la farine, du pain et de la viande ; d'autres, des outils. Il s’est aussi formé des ^Sociétés populaires pour e.\ploiler des moulins à farine ; la Société dite des Pionniers de Rochdaie, dont le succès a donné l'élan à ce mouvement , a fondé des moulins à vapeur et une filature qui ont fait, en 4863, pour ])lus de

6 millions d'affaires, et donné de beaux bénéfices aux participants, qui passent à l'état d'actionnaires d'une entreprise ordinaire; elle fut commencée, en 1844, par 12 ouvriers tisserands en flanelle

Ces associations se sont aussi propagées en .\llemagne. Kn 1863, on en comptait environ autant qu’en Angleterre; mais plus de la moitié étaient constituées pour l’achat des matières premières.

Les sociétés ou banques d’avances populaires, dues à l’impulsion de M. Schultze, et ayant pour objet fobtention du crédit pour la mutualité, c’est-à-dire jMHir des associés collectifs et engagés (V. Traité d'éconoviie politique, note finale xl) sont actuellement au nombre de 700, sur lesquelles les comptes rendus de 339 d’entre elles indiquent 100.000 sociétaires faisant et recev.ant des prêts et avances pour 56 millions de thalers ou 130 millions de francs. (Rapport de M. Schultze au congrès des économistes allemands, à .Mayence, en juillet 1864.)

Les économistes allemands qui sont à la tète de ce mouvement (MM. Schultze, Max Wirth, etc.) cherchent à propager aussi les exploitations d’ateliers communs, avec jouissance d’une même force motrice.

La nature mal appréciée de ce mouvement associationiste en Allemagne et eu Angleterre, et les noms d'associations coopératives et d'associations ouvrières, donnés à ces entreprises, a fait revivre l'illusion du développement rapide des associations de production, dont les conditions d'existence et de progrès sont tout à fait différentes, bien plus difficiles à remplir, et qui ne semblent devoir être obtenues que par des ouvriers d'élite et i>eu nombreux.

Quoi qu'il en soit, il sera extrêmement intéressant de constater ce que devient ce mouvement associationiste, bien plus rationnel que le mouvement dû à l'impulsion des socialistes avant et après les événements de 1848, parce qu’il ne procède ni du communisme, ni de l’interventionisme de l’État.

Voir sur les associations anglaises les rapports de M. Tidd Pratt,

iNOTKS KT l*ETiTS TliAITES.

rliL-r du bureau chargé ciepuLS deux ans (1862) d’enregistrer la foriiiatioii des Sociétés amicales (de st*cours mutuels) et de Sociétés industrielles de prévoyance (approvisionnement et prévoyance), et un article de la licvuc britannique (février 1864), donnant des détails sur la formation et les progrès de l’association de Rochdale. Voir, sur les Associations allemandes, les rapports de M. Schultze aux congrès des éfonornistes allemands; — le Crédit populaire, 1 vol. in-18", par M. Balbin.avec Introduction de M. Horn; — le Banche popolari (grand in-8", 1865, Milan), par M. F.Vigano; — les discussions aux congrès de l'Association internationale pour le progrès des sciences sociales à Gand (1865) et à Amsterdam (1864). Voir sur l’ensemble des associations ouvrières l'As-weiation, bulletin international des sociétés coopératives, qui se publie à Paris et à Bruxelles, depuis novembre 1864, en livraisons de 2 feuilles in-8”.

TABLE DES MATIERES

Préface i

I^;L#:MENTS DI-: STATISTIQL'E (5'^ êilitioiù.

CiiAP. i. — Défi.mtion, Limites et Hivisinxs de la SiATisTiQi ii. ... .1

^ 1'"' Nom Cl limites delà Stiitislique 3

Des rapports de la Statistique avec rKcoiioniie |H)liti(iue. . <i S 3, Des divisions de la Statistique. — Qualités nécessaires aux

Statisticiens.

Chat. II. — Méthodes de la Statistiqlr 13

1” Première mélliotle : méthode Statistique propreiiieni dite

^ ou naturelle, ou d’exposition 15

^ 2, Deuxième méthode : méthode d'induction. — Aritliiriétiquc

politique 17

8 3. Calcul des Moyennes 21

Chap. III. — Opbbations de la Statistiqpk 24

.tj 1*=' Énoncé des opérations de la Statistique. — Classification des

Faits 24

S 2. Du Cadasire. 28

S 3. Du Recensement 35

^ i. Mouvement de la Population 45

S 5. Tables de Mortalité ou de Survie 46

§ 0. Statistique de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce.

— Autres investigations administratives ou pari iculièi’es. 00 Chap. IV. — Db la WATtas des Chiffres et des motess APMiMSTBATits

DE I.E3 aECCEILLIU. INSTITUTIONS DE StATISTIOUF. (17

^ I” De la nature des Chiffres et des différentes manières de les

recueillir et de les élaborer (i7

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