‹ Notes et petits traites contenant elements de statistique et opuscules divers faisant suite aux traites d'economie politique et de financesChapitre 14 sur 205 · SOI · texte numérisé non relu

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On peut représenter la marche des nombres au moyen d’une courbe. Voici, d’après la table de M. de Monferrand, quelle serait cette courbe de mortalité, en comptant les âges dans le sens horizontal et les survivants dans le sens vertical. Elle montre que la mortalité est très-rapide dans les cinq premières années. Après cette période, la mortalité décroit régulièrement jusqu’à treize ou quatorze ans, puis encore jusqu’à soixante ans. Dans cette longue période de la vie, les disparitions annuelles sont à peu près uniformes. La mortalité prend ensuite une marche plus rapide.

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Courbe de mortalild en France, selon la table de Montferrand.

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A D, courbe de mortalité. — Les âges se comptent dans le sens horizontal, et le nombre des survivants s'estime par les écarts plus ou moins grands de la courbe dans le ?«ns des verticales.

L’un des usages les plus fréquents qu’on puisse faire d’une table de mortalité, c’est d’en déduire les probabilités de vie et de mort propres à chaque individu ou à chaque groupe d’individus du même âge.

Il y a deux moyens de calculer cette probabilité : en déterminant ce qu’on appelle la vie probable, ou bien la quantité représentant la vie moyenne. — Ce sont là deux indications, quelquefois confondues, mais différentes en elles-mêmes, et

qui, exprimées en chiffres, offrent souvent, d’après les tables, un écart considérable.

La vie probable, c’est la période durant laquelle un individu, étant donné son âge, a une chance égale de vivre ou de mourir. — La vie moyenne est la moyenne des années vécues par un groupe d’individus d’un âge égal.

On obtient la Vie moyenne, en additionnant l’âge d’un grand nombre de décédés, et en divisant la somme des années par. la somme des individus.

La Vie probable d’une personne, à un âge donné, est indiquée par la vie moyenne d’un grand nombre de personnes prises au même âge.

Dans un état de société donné, la vie moyenne est une quantité fixe; la probabilité de vie change à tous les âges.

Les tables de mortalité indiquent la vie probable, c’est-àdire le nombre d’années après lequel les individus d’un même âge se trouvent réduits de moitié, et que la probabilité de vivre ou de mourir est la même.

Ainsi, d’après la table de de Montferrand, il reste 668 survivants (sur 1,000) à 10 ans, et 341 survivants (sur 668) à 62 ans; comme 341 est environ la moitié de 668, on dit que la vie probable à 10 ans est de 52 ans environ (62 moins 10).

Quelques tables donnent à cet égard des résultats très-différents, surtout pour l’enfance ; mais la plupart indiquent des chiffres de vie probable plus rapprochés.

D’après un tableau, faisant suite aux tables rapportées par M. Quételet, nous avons pu dresser le suivant, qui le résume en nombres ronds :

VIE PROBAtILE

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