III. RÉSULTATS DE LA RÉFORME DOUANIÈRE ET COMMERCIALE
Réformes de Iluskissoii; — de Robert Pecl et de ses successeurs. — Conclusions g'énéi’ales. — Paroles de Peel.
Les chiffres qui suivent se rapportent aux réformes provoquées par Huskisson en 1824 et 1825, et à celles, sur une plus grande échelle, proposées par Robert Peel, à la suite de la grande propagande des libres échangistes et complétées par ses successeurs.
Les effets de celle réforme se continuent ; mais nous ne donnerons ici que ceux constatés pour la première période finissant à 1 855, époque où la guerre de Crimée est venue suspendre la période pacifique et influer sur les phénomènes économiques.
s I. Réforme* de Huiikioffon.
La prohibition des Soieries fut remplacée, en 1826, par un droit de 50 p. 100; l’industrie, qui était dans un état de stagnation, progressa ‘ sous l’impulsion de la concurrence étrangère possible même avec des droits si élevés ; en effet, les exportations furent :
MOTIRKI AKIfCtLI.E.
De 1820 à 1855 (avec la probibition i, de 369,000 livres.
Les Cafés payaient, en 1824, 1 shelling la livre quand ils venaient des colonies; 1 sh. 6 deniers lorsqu’ils venaient de l’Inde, et 2 sh. lorsqu'ils étaient de provenance étrangère. Les droits ayant été réduits cette année à 6 deniers, 9 deniers et 1 sh. 3 deniers selon la catégorie, l’exportation pour la consommation et le revenu du fisc augmentèrent, comme suit :
remarquables productions de Béranger : la Chanson des Contrebandiers, dans laquelle l’illustre poëte traite admirablement en quelques mots la question économique.
* Huskisson avait été pendu en effigie à l’époque de la suppression de la prohibition !