MUSIQUE. — LIAISON
Deinanderez-vous à un musicien moderne de purger ses ouvrages des neuvièmes et des quintes qu'ils contiennent, et à Richard Strauss de revenir aux timbres de l'orchestre classique ?
Bien entendu, on peut faire d'excellents ouvrages sans employer les ressources les plus neuves, mais leur technique paraîtra bien vite un peu vieillotte.
La liaison est un mouvement de prononciation, par lequel une consonne finale muette se trouve restaurée, grâce à Tappui que lui fournit une voyelle initiale qui la suit.
Il n'y a guère de liaisons que du t et de l'*-, quelque peu de Vr (célèbre/* avec vous), très peu du p.
Quand un mot est terminé par un c muet, il y a
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une liaisoii apparente de la consonne qui le précède avec la voyelle qui le suit.
Cette sorte de fausse liaison met en contact des sons qui n'ont point l'habitude d'être les uns près des autres. Grâce à elle, ils sonnent d'une façon différente (une fête s'exal/e en la feuillée éteinte) mais ce n'est point à cause d'elle qu'ils sonnent.
Est-ce une illusion de théoricien, ou bien estil réel que ceux des vers dans lesquels aucun mot ne reporte un son sur le mot suivant :
Dans son cœur palpitant consultera les dieux.
{Racine.)
soient plus nerveux et plus secs. Ils ne peuvent pas avoir cet estompé, cette enveloppe, qu'occasionne la modification des finales par les liaisons ; ce seront plutôt que des vers musicaux, des vers rythmés.