CHAPITRE XIll
A mon arrivée au Ministère, TErapereur ne me donna pas d'instructions*, je fus donc obligé de me demander pourquoi il m'avait pris au lieu de garder Rouland. Il me connaissait bien', je ne lui avais rien caché de mes sentiments; c'est donc qu'il les acceptait et qu'en restant moimôme j'étais sûr de marcher dans la ligne où il souhaitait que l'administration de l'Instruction publique s'engageât. Je n'avais pas dans mon département ministériel les Beaux- Arts que je regrettais; et les Cultes avaient été rattachés à la Justice, ce qui me charmait. J'en étais plus libre dans le gouvernement scolaire, et l'Empereur savait qu'il pouvait compter sur moi pour arrêter les empiétements du clergé, sans que le Gouvernement sortît jamais de la légalité; par conséquent sans donner le droit à personne de crier à la persécution.
J'ai dit au chapitre III ce que j'étais en religion; le pou-