‹ Notes et souvenirs (1811-1894) (volume 4)Chapitre 41 sur 43 · Voyez ci-dessus pages 175 et · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus pages 175 et

Convaincu ou persuadé qu'il n y avait rien à gagner avec un homme qui avait vu les choses de si près, Mgr Parisis se tut et ne me fit plus qu'une opposition discrète. Un jour, il se montra très sévère pour un instituteur qui avait commis je ne sais plus quelle maladresse ou peccadille. Je plaidai pour celui-ci les circonstances atténuantes : « Nous tous, de rÉglise et de TUniversité, lui dis-je, nous avons nos imprudents qu'il faut châtier paternellement. Dans ma dernière inspection générale, Taumônier du lycée de Niort prit pour sujet de son sermon la conception de Jésus et, à plusieurs reprises, il répéta le mot de la Vierge : Quomodo fipt istud quoniam vlrum non cognosco. La première fois, les élèves n'y firent pas attention, mais à la seconde, surtout à la troisième, je vis un sourire passer sur le visage de quelques rhétoriciens et philosophes. Cet aumônier était jeune et Tévéque avait eu tort de donner pour guide à de grands garçons un directeur qui ne savait pas approprier ses paroles au lieu et à Tâge de ceux qui Técoutaient. Il en fut quitte pour un charitable avertissement d'avoir à choisir mieux le texte de ses sermons. » L'instituteur fui sauvé d'une peine trop grave.

A mes rapports avec le clergé se rattache une question qui me valut beaucoup d ennui et m'expose encore à des reproches que je ne mérite pas.

Un écrivain très savant et encore plus lettré, M. Renan, le grand charmeur de ce temps, avait été nommé, par M. Rouland, professeur d'hébreu au Collège de France. Dès sa première leçon, il attaqua de front toutes les communautés chrétiennes en déclarant que Jésus n'était qu'un homme. C'était son droit de le penser, môme de Técrire, comme il Tavait déjà fait dans un ouvrage retentiM

il avail transformé la lourde érudition de Strauss en uœ charmante pastorale. Mais la chaire d*hébreu lui avait été donnée pour enseigner une langue, non pour combattre ud dogme, et M. Rouland m'assura lui en avoir fait prendra rengagement formel. Les catholiques s'émurent; il y eut du désordre dans le collège, même dans la rue, et le ministre suspendit le cours après la première leçon. Cette demi-sévérité ne contenta pas les opposants. L'émotion gagna de proche en proche tout répiscopat, ainsi qu'une partie du monde officiel ; un cardinal demanda la révocation du professeur et le Conseil des ministres fut davis qu'elle devait être prononcée.

Telle était la très désagréable situation dont j héritais: une chaire vide, le titulaire touchant un gros traitement sans rien faire, et Témeute prête à recommencer si la parole lui était rendue. Ce qui compliquait TafTaire, c'est que l'opinion de Renan était le fondement d'un des cultes reconnus par l'État, l'Église juive, et que quantité de gens. à commencer par moi-mt>me, pensaient au fond comme lui. Mais en fait de dogme, le gouvernement n'en doit prati- (juer (ju'un : défendre Tordre public et interdire dans se> écoles la hilte acharnée des partis religieux ou philosophi- (jues. je ne crovais pas plus comme ministre, que je ne l'avais |)rali(iué comme professeur, (pi'on eût le droit, dans un établissement de l'État, d'enseigner, aux frais de la comnuinaulé, à titre de vérité générale, une vérité particulière qui blessait la conscience religieuse d'une partie considérable (le la nation. Depuis François !''•', fondateur de renseignement hébraïque au Collège de France, aucun fait pareil ne s'était produit.

L'aiVaire traîna six semaines, et Tarchevôque de Paris,

Mgr Darboy, que TEmpereur aimait beaucoup, entra dans la lice par la lettre et la note suivantes, qu'il remit à l'Empereur et que le prince me renvoya :

Archevêché de Paris, le 18 septembre 1S63.

« Sire,

« L'accueil si plein de bonté que Votre Majesté a daigné me faire, il y a quelques jours, à Saint-Cloud, m'encourage à soumettre à votre haute appréciation ce que me suggère la reprise possible du cours de M. Renan.

u La note ci-incluse que j'ai l'honneur, Sire, de placer sous les yeux de Votre Majesté, m'a été inspirée non seulement par ma conscience d'évôque, mais encore, s'il m'est permis d'exprimer tout ce que j'éprouve, par le plus respectueux et le plus loyal attachement à votre Personne Auguste. Je voudrais que tous les actes de son Gouvernement fussent applaudis sans réserve. Je me persuade donc que ma communication, qui n'aura, du reste, que la valeur que Votre Majesté voudra bien lui donner, ne paraîtra point indiscrète; si toutefois il pouvait en être autrement, je prierais Votre Majesté, Sire, de consentir à ne voir dans mon acte que ce que j'ai voulu y mettre et de l'excuser à cause de Thonnêleté de mes intentions.

« Daignez agréer l'hommage des sentiments de profond et dévoué respect avec lesquels je suis, « De Votre Majesté,

« Sire,

M Le très obéissant serviteur « et très fidèle sujet.

Signé : « f G., Archev. de Paris^ »

S74 NOTES ET SiHVEXIRS.

« yot^ tur la rf prise possible du cours de M. It^unn \

• M. Renan esl professeur d'hébreu au Collège de Francr. Son cours est fermé depuis plusieurs mois, à cause de quelque trouble dont il a été Toccasion. On se demande. après le bruit qu*a fait la Vie de Jésus^ si ce cours se rouvrira prochainement. Les uns le désirent, peut- être par amour de la liberté, mais peut-être aussi par amour de Tagitation; les autres le craignent, pafx:e que la religion et surtout le Gouvernement de l'Empereur n'ont quà y perdre. Or, il semble que les craintes de ceux-ci sont mieui fondées el plus respectables que les désirs de ceux-là. On en donne les raisons suivantes :

« Si le cours de M. Renan s'ouvre de nouveau, bien des jeunes gens s'y porteront avec un entrain factice el bruyant, non pour y apprendre Thébreu, ce qui est inoffensif el ce qu'on ne leur enseignera guère, mais pour faire aclo (r(>|»po>ilion poliliijui* el religieuse. Ils voiulronl paniîtiv \<'iiirt'r le |)^ofes^^eur du silence auquol h» Gouvernement Vi\ rontlaniné celle année, el aussi paraître souscrire aux (liM'lrines anti-chrétiennes que renferme la I J'^ (Ir Jrsu\. l\ïrmi eux el derrière eux, des meneurs s'appli- (jueront i\ faire passer celle agitation du Collège de France, sinon dans la rue, au moins dans la presse qui mène elle même et surmène l'opinion. Avec ce tumulte apprêté roincidcront par hazard • les débals du Corps législatif (|ui peuvent animer aussi Tespril public el donner à Paris un de ces petits accès de fièvre qu'il a de temps en lemps. Tout cela sans doute n'offre aucun danger; mais

1. La note « >l Unii onlièro «le la main «le l'archevêque de Pari?.

cela ne paraît guère expédient non plus, et peut-être môme serait-ce d'un mauvais effet hors de Paris : ce qui n'est rien de près, souvent est quelque chose de loin.

a La réouverture du cours de M. Renan aurait un autre inconvénient plus grave. Au fond, il est vrai, cet homme ne ferait que remonter dans une chaire qui est la sienne, et dont il n'a pas été régulièrement évincé; mais il y a quelquefois une force des choses qui l'emporte sur la légalité : les chrétiens, protestants et catholiques, ne voudront pas voir ici l'hébraïsant qui les touche peu, mais Tinsulteur de la foi qui les a cruellement affligés. Et, de fait, pour tous, amis et ennemis, le professeur, d'ailleurs médiocre, disparaît dans l'écrivain qui a donné du scandale; ce que plusieurs applaudissent en lui, c'est l'auteur de la Vie de Jésus, c'est lui aussi que d'autres auront à blâmer et à combattre, et par conséquent c'est encore lui que le Gouvernement aurait à maintenir dans sa chaire, s'il l'y laissait monter. Les choses seraient appréciées de cette manière, il ne faut pas se le dissimuler, et dès lors le Gouvernement de l'Empereur accepterait, dans l'opinion générale, une solidarité dont on ne voit pas le bénéfice et dont il est à peine besoin d'indiquer les inconvénients.

« Voici en peu de mots ce qui se passera. Plusieurs évoques qui n'ont encore rien dit de M. Renan prendraient la parole. Ils regretteront tout haut que les lois, qui protègent l'uniforme du plus humble fonctionnaire, ne sachent pas protéger la religion de la majorité des Français et la livrent, au contraire, à la raillerie cl au mépris en conflant un enseignement autorisé par l'État à un homme qui vient d'abuser, avec une imp" ' leuse, de la liberté d'écrire. Ces plainte'

plus vives ettrouveronidautaiil plus d'écho, que 11. ftam m composé m Vit dr Jétui & l'aide de procéJés qull oe omvkat pa» de qntliSer kâ, om^ ^ se pMmak ^'Ashk dqidoiiraaMaMt quooBqo» ûna la vérHé «t la loytaU. Bob noodife da joaratox, nit d» Pvia, soH «Isa députe- ' ■«■la, se aHBqnanml pas de s ' ei gag er daaa eet ordn dldiw; S y en a mêaw qui s'eiqtnnaertmt da Un eotondre, par h stiatégie de lenr poUmiqoe «fc avec csUb habileté de lang^te qoioAtoie la ooda pteal de la pnsK HUM j tomber, que le sUsBce et h iibatnlité du Goaveco» Beat aont nne eomplieiU morale et qu'il j faut vtùr la Baaifestation diaciMe d» teodanoM dont lea catlitdiqiMa «al raisoo de s'alamer. DenitRlesivtqMa et ces jtHimaiiz;a - yalOOOOprêtreaetqiielqaeeMilHoBBjboniiiicahoaorablei doot le cootenlooMat et les ^i p at hi aa se aftnl pas absoloment Déceaeairea, 3 «al nai, naais doat il eet eocon moiiia pA ce iaaire de déeoanger la oa^Bmatsn et raflfeetioa. Est-ce bien l8 peioe de les oCTeoser pour quelques leçon; d'hébreu douuées, k de rares auditeurs qui n'y tieDneal guère, par un hébralsant dont la science, ni£me en ce qui regarde son propre cours, reste très problématique?

<> Pour conclure : en présence de tous ces iDconvéoient! que rien ne compense, n'y aurait-il pas lieu d'adopter un parti d'ailleurs peu sévère et qui n'engage ni droits, ni principes? Ce serait de prononcer que le cours de M. Renan ne sera pas repris cette année. Cette décision réserve le droit du professeur à sa chaire et è son traitement; elle est une sorte de satisfaction donnée à la conscience religieuse de la France; elle peut passer pour un désaveu ofGciel du mauvais livre et de la mauvaise action comnus par M. Renan; elle montre que le Gouvernement de l'Empe-

reur persévère dans cette politique d'apaisement et de conciliation qui est une partie de sa force; en tout cas, elle pejpmel d attendre, pour trancher la question, queTémotion d'aujourd'hui soit calmée et que le temps et la réflexion aient agi, de part et d'autre, sur les esprits. »

A force de chercher une solution pour tourner honnêtement celte difficulté, j'en offris deux h l'Empereur, dans ma lettre du 24 mars 1864 : ou ma retraite, ou le retour de Renan, avec avancement, à la Bibliothèque Impériale, d'où il était sorti pour venir au Collège de France :

« Sire,

« J'ai fait appeler M. Renan, et je lui ai proposé, en échange de sa chaire, la place que la mort de M. Hase laisse libre à la Bibliothèque Impériale. Il m'a demandé vingt-quatre heures de réflexion et vient de m'apporter son refus définitif.

« Il ne me reste donc plus, pour déférer à l'avis du Conseil, que de prononcer la révocation de M. Renan.

« Il y a quinze jours, j'ai destitué, par le télégraphe^ un professeur qui avait, en un lieu public, prononcé une parole odieuse contre Votre Majesté et, pour cela, je n'ai eu besoin des conseils de personne. Je n'hésiterais pas davantage, en face d'une infraction au devoir, de quelque part qu'elle vînt. Mais on me demande de frapper un membre du plus haut et du plus libre enseignement que nous possédions, le Collège de France, pour un fait, la publication de la Vie de Jésus^ qui ne tombe pas sous le coup de la loi ; qui a été accompli en dehors des fonctions professorales, comme exercice du droit légal de

378 NOTES ET SOUVENIUS.

sion; qui, enfin, datant de près d*une année, semble avoir acquis le bénéfice de la prescription.

w M. Renan a publié son livre sous Tadministralion de mon prédécesseur : M. Houland ne Ta point poursuivi, alors que se produisait le plus grand scandale, et c'est à une année de distance que, sur le signe d*un cardinal, le Gouvernement donnerait à M. Renan la seule chose qui manque à sa notoriété, le baptême de la persécution.

« Je supplie TEmpereur de ne pas accorder cette joie à ses ennemis et à ses faux amis, de ne pas faire ce que la Restauration elle-même n'a pas osé accomplir. En 1830, un professeur, M. Dubois, fut condamné, pour deux articles dans le Globe j à quatre mois de prison et à trois mille francs d'amende. M. de Guernon-Ranville, le collègue du prince de Polignac, ne le destitua point; il le frappa seulement de la censure; et cependant, M. Dubois avait été condamné.

« Sa Majesté veut-elle que le Ministre dont Elle a permis que l'administration débutât par un décret de* garantie en faveur des professeurs, fasse,^au nom de Napoléon III, ce que M. de (Juernon-Ran ville n'a pas osé faire au nom de Charles X?

« Ce décret de garantie a constitué un tribunal pardevant lequel M. Renan devrait comparaître et dont MM. Dupin et de Royer sont membres. Je les ai consultés; ils ne sont point d'avis d'une destitution et je ne pourrais la si gner qu'en adressant en même temps à Sa Majesté l'humble et respectueuse prière de me relever de mes fonctions. »

L'Empereur refusa l'offre de ma démission ; mais l'opposilion devenait de jour en jour plus forte et j'en vins à me demander si j'avais vraiment le droit de sacrifier les grands intérêts qui m'étaient confiés en résistant à une mesure

provoquée par Timprudence d'un professeur, plus préoccupé de sa popularité que des embarras qu'il causait au Gouvernement. Le i" mai, j'écrivis à l'Empereur :

« Sire,

« J'ai revu M. Renan. Tout en protestant de son dévoûment absolu pour l'Empereur, il ne veut pas accepter, en ce moment, l'échange proposé. Il demande du temps, afin de laisser la situation s'éclaircir, parle d'un nouveau voyage en Orient qui détournerait l'attention de sa chaire et, au pis-aller, désirerait ôtre un peu contraint par quelque réclamation budgétaire d'un député, contre un traitement auquel ne répond pas une fonction.

« Ce dernier moyen ne serait pas mauvais s'il était directement employé; mais il peut ouvrir la porte à de fâcheuses manifestations.

« Pour moi. Sire, je suis prêt à temporiser, si cela convient à l'Empereur, ou à agir dans le sens de la note que j'ai eu rhonneur de laisser dans les mains de Sa Majesté; c'est-à-dire à imposer l'échange, en termes qui soient à la fois honorables pour le Gouvernement, pour notre plus grand établissement d'Enseignement supérieur et pour le professeur déplacé.

« J*attendrai les ordres de Votre Majesté. »

M. Renan m'écrivit, sur ces entrefaites, une lettre qui fut publiée, et, comme s'il me reprochait de faire trafic des choses saintes, il me jetait à la face les mots de saint Pierre à Simon le Magicien : Sit tecum pecunia tua,

La révocation fut décidée*.

1. Le décret de garanlie dunt ii est question plus haut ne concernait que les professeurs de l'Université, laquelle ne comprend pas le Col-

Je laissai quelque temps la chaire vacante. Le clergé, pour compléter sa victoire, présenta un candidat, le professeur d'hébreu à la Faculté de théologie de la Sorbonne. Cétait un très brave homme, parfaitement inoflensif, mais qui eût été un peu dépaysé dans cette grande maison du Collège de France; j'avais une revanche à prendre : je nommai un juif, M. Munk, le premier de nos hébraïsants, qui avait récemment montré sa science et sa sagesse dans une Histoire de la Palestine^ publiée par Didot. Ce fut la fin d'un incident que des journalistes exploitèrent longuement contre moi et que de prétendus libéraux, très ignorants des devoirs parfois désagréables d'un Gouvernement, me reprochent sans doute encore. Pour apprécier un acte politique, il faut, en effet, tenir compte des circonstances a\i milieu desquelles il s'est produit, à moins qu'on ne ressemble à ce théoricien de l'absolu dont Cicéron se moque, qui prétendait que tuer un poulet ou égorger son père était la môme chose, puisque, dans les deux cas, on versait le sang innocent.

M. Renan ne me garda pas rancune de l'exécution dont il avait été l'objet; j'en ai eu la preuve dans les divers scrutins qui se sont ouverts sur mon nom à l'Institut.

Une dernière affaire avec le clergé me fut, au contraire, très agréable. Elle n'intéressait, il est vrai, qu'un cardinal mort depuis deux siècles et demi.

lège (le France. En rédigeant ce décret, je n'avais pas pensé qu'un professeur d'un pareil établissement eût jamais besoin d*ôtre protégé contre une révocation.

Dans mon cabinet, au Ministère, se trouvaient deux bustes en marbre, Tun de Colbert, Tautre de Richelieu, et mes promenades méditatives à travers cette pièce m'amenaient souvent en face d'eux. Un jour, arrêté devant Colbert, je me surpris à lui demander : « Pauvre grand homme, tu n'avais ni naissance, ni belles manières, ni brillant esprit; dis-moi donc comment tu as su changer le fils du marchand de laines de Reims en un des plus respectés serviteurs de la France? » 11 me sembla que de ses lèvres de marbre il me répondait : « Pour faire un ministre utile, deux choses sont nécessaires : du bon sens pour comprendre et une volonté énergique pour agir. » Je ne lui en demandai pas davantage, tout en croyant que cela n'avait pas dû lui suffire. Quant à son compagnon, je me gardais bien de l'interroger, certain que si la parole lui était rendue, ce serait pour châtier l'impertinent qui oserait lui demander même un conseil. Et cependant, depuis, j'ai tenu sa tôle dans ma main. Un de mes anciens élèves, M. de Kératry, a raconté comme il suit cette histoire*.

« Tous ceux qui ont approché l'Empereur ont dû emporter de sa personne la môme impression : celle d'un charmeur, à Tâme débonnaire, aux yeux troublants, au langage décidé, à la volonté timide. Il mangeait peu et vite, interrogeait beaucoup. Appelé à la table impériale par faveur réservée à presque tous les officiers qui rentraient de la campagne du Mexique, je subis un véritable interrogatoire sur les hommes et les choses du pays. J'y répondis de mon mieux : mais rien de gônant comme les deux grands laquais acharnés à chaque convive, vous coupant la parole par des offres réitérées de service !

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