SS^ NOTES ET SOUVENIRS
limites naturelles^ et ainsi se termina la révolution de 4830j car une révolution nest vraiment finie que lorsque chacun a repris sa place.
Vendredi 40 novembre, — Voici les ventes de livres et d'autographes qui recommencent. Je feuilletais hier un catalogue d'autographes consacré tout entier à des gloires historiques et politiques. Il contient cent cinquante-trois lettres, dont trente-deux de Français décapités : Louis XVI, Camille Desmoulins, Marie-Antoinette, Hérault de Séchelles, Robespierre, Lavoisier, Saint-Just, laDubarry, Collot-d'Herbois, Chaumette, etc., etc. Quel pays pourrait, en Europe, fournir autant de décapités politiques?
Samedi 48 novembre. — A la suite de toutes ces révolutions, invasions, insurrections, bien des gens sont tombés dans la misère et prennent, au hasard, le premier métier venu.
Victor Massé avait un piano fort désaccordé.
On lui recommande un brave homme très digne d'intérêt. Il le fait venir et le laisse seul avec le piano. Après une heure d'un affreux vacarme, l'accordeur réclame ses cent sous.
Massé plaque quelques accords et se récrie aussitôt :
— Mais le piano est faux, horriblement faux I
— Monsieur, répond l'accordeur, Chopin les aimait ainsi.
Cette réponse valait bien cent sous. Massé
les a donnés et a fait venir un autre accordeur.
Lundi 20 novembre. — Dans un salon célèbre, hier soir, deux groupes : le premier autour du général Changarnier, le second autour de M. Duvergier de Hauranne, lequel, membre de l'Assemblée législative, eut l'honneur d'être conduit à Mazas en décembre 18S1.
Et, par hasard, le même sujet de conversation dans les deux groupes : on parle du coup d'État.
— Pourquoi, dit-on au général Changarnier, pourquoi n'avez-vous pas pris les devants en 1851? Pourquoi n'avez-vous pas arrêté le président?
— Eh ! répond le général, la Chambre ne me soutenait pas. Ils n'osaient pas I
En parlant ainsi, le général désignait M. Du-
vergier de Hauranne, auquel, au même moment, on adressait la même question. Et l'ancien député, de la main, montrant le général
Changarnier :
— Qu'est-ce que vous voulez? Il n'osait pas!
Gestes et regards se rencontrèrent.
Mardi 28 novembre. — Voltaire, le 18 février 1760, écrivait à madame Du Deffant:
« J'aime encore mieux avoir des rentes sur la France que sur la Prusse. Notre destinée est de faire toujours des sottises et de nous relever. Nous ne manquerons presque jamais une occasion de nous ruiner ej de nous faire battre, mais, au bout de quelques années, il n'y parait pas. L'industrie de la nation répare les balourdises des ministères. »
Puisse Vindustrie de la nation justifier encore une fois la confiance de Voltaire! Dans cette même lettre, je trouve cette autre phrase, à propos du grand Frédéric :
« Puisque vous avez, madame, les poésies de ce roi qui a pillé tant de vers et tant de villes, etc. »
Et, le même jour, Voltaire écrivait à Thiérot :
« Le philosophe de Sans-Souci pille quelquefois des vers, à ce qu'on dit; je voudrais bien qu'il cessât de piller des villes, etc. »
Et, trois jours auparavant. Voltaire écrivait au comte d'Argental :
« Parlez-moi donc des poésies de cet homme qui a pillé tant de vers et tant de villes, etc. »
Et de trois! Voltaire ne se gênait pas pour se piller Ini-mème . Quand il avait trouvé une jolie phrase, il ne lui déplaisait pas qu'elle courût le monde, et il la tirait à plusieurs exemplaires avec de légères variantes.
Il y aurait une piquante étude à faire sous ce titre : Voltaire et Mérimée courtisans. Dans sa correspondance. Voltaire gémit sans cesse sur les dures obligations du métier de courtisan. « Ma destinée, dit-il, était de courir de roi en roi, bien que j'aimasse la liberté avec idolâtrie. »
Et, en novembre 1732, du palais dé Fontainebleau, il écrit à M. de Formont :
« J'aurais dû employer une partie de mon
temps à vous écrire et l'autre à corriger Zdire^ mais je l'ai perdu tout entier à Fontainebleau à faire des querelles entre les actrices pour des premiers rôles, et entre la Reine et les princesses pour faire jouer des comédies; à former de grandes factions pour des bagatelles et à brouiller toute la cour pour des riens. »
Or, j'ai souvenir d'avoir entendu Mérimée, vers 1858, tenir exactement le même langage.
Il arrivait de ce même palais de Fontainebleau. Il avait dû jouer des charades, faire des vers pour l'Impératrice, dîner sur l'herbe; il avait reçu une .grosse averse et pris un gros rhume. « Ah! je n^ étais pas fait, nous disait-il, pour le métier de courtisan ! »
Or, Voltaire a écrit absolument cette même phrase dans une lettre à Maupertuis : Éta^it à la cour sans être courtisan. Seulement Voltaire ne disait pas la vérité, tandis que Mérimée était parfaitement sincère. Voltaire était courtisan; il avait le goût et la vocation, les faiblesses et les avidités du métier. Mérimée, lui, ne demandait jamais rien. Il avait pour l'impératrice Eugénie un sincère attachement, et c'était cela seulement qui l'appelait et le
retenait à la cour. Il se cabrait quelquefois^ contre les servitudes de l'étiquette, mais il fallait, coûte que coûte, se résigner. II n'aimait ni le pape, ni les jésuites, ni les prêtres, et cependant, à Compiègne et à Fontainebleau, la messe était de rigueur, le dimanche. Mérimée à la messe I Je crois bien que la cause principale de la colère de Mérimée contre le pape était une colère d'érudit. Il y a une bibliothèque admirable au Vatican, et cette bibliothèque est impitoyablement fermée aux curieux et aux chercheurs. Mérimée se disait : « Si le pape quittait Rome, s'il abandonnait le Vatican, tous ces livres, tous ces manuscrits seraient à nous. » Condamné au spectacle de la cour, Mérimée tâchait de s'en amuser.
Il écoutait, regardait, observait, prenait des notes. Tous les papiers de Mérimée ont été brûlés, rue de Lille, dans les incendies de la Commune, et de bien curieuses choses ont été perdues pour l'histoire de ce temps. Mérimée, à Compiègne, improvisait des charades, et, se faisant comédien de salon, donnait dans ces charades la réplique à M. de Morny; il ne lui déplaisait pas, d'ailleurs, de vivre parmi
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ces grandes daines et parmi œs belles personnes fort admirées par lui.
Voltaire n'était, à la cour, qu'un solliciteur; il s'efforçait de placer ses petits divertissements; il s'agitait pour faire jouer ses tragédies; il accablait les princesses de madrigaux, car, disait-il, il ny a poirit de déesse dont le nez ne soit réjoui de l'odeur de Vencens; il demandait des faveurs, de l'argent, des pensions, il intriguait, mendiait.
De Fontainebleau, le 8 octobre 1725, il écrivait à la présidente de Bessières :
« Je me suis trouvé presque toujours en l'air, maudissant la vie de courtisan, courant inutilement après une petite fortune qui semblait se présenter à moi et qui s'est enfuie bien vite dès que j'ai cru la t«nir. »
Mêmes lamentations, le 17 octobre 1725. Il a été très bien reçu par la Reine. Elle a pleuré à Marianne ; elle a ri à V Indiscret. Elle lui parle souvent. Elle l'appelle son pauvre Voltare. « Un sot^ dit-il, se contenterait de cela. » Mais il sent que les louanges sont peu de chose, que le rôle d'un poète à la cour n'est pas sans quelque ridicule, et il ajoute : « Il
n'est pas permis d'être de ce pays-ci sans aucun établissement. On me donne tous les jours des espérances dont je ne me repais guère. »
Le 13 novembre 1725, après plus de deux mois de séjour à Fontainebleau, Voltaire écrit encore :
« La Reine est toujours assassinée d'odes pindariques, de sonnets, d'épîtres et d'épithalames. Je m'imagine qu'elle a pris les poètes pour les fous de la cour, et en ceci elle a grande raison, car c'est une grande folie à un homme de lettres d'être ici. »
Comment, en lisant cette lettre sur les fous de la cour, comment ne pas penser à la Chambre bleue, cette nouvelle un peu vive, écrite pour l'Impératrice, et signée : Mérimée, bouffon de Sa Majesté^ Mérimée lit cette nouvelle à l'Impératrice, et, le lendemain, reçoit la visite d'un ambassadeur envoyé par une grande-duchesse de Russie, laquelle voudrait avoir, elle aussi, une lecture de la Chambre bleue. Refus de Mérimée. Il répond qu'il est bouffon de Sa Majesté et ne va pas travailler en ville. Il demande, d'ailleurs, la permission.
on la lui accorde, et la grande-duchesse a sa lecture.
éternelle répétition de la comédie humaine I Et ne nous avisons pas de dire que ce sont là choses du passé, qu'il n'y a plus de cour en France et plus de courtisans. Plus de cour, soit; mais des courtisans, il y en a autour de M. Thiers et autour de M. Gambetta.
Seulement, ils ne s'appellent plus Voltaire et Mérimée, et c'est grand dommage.
Jjevdi 4 janvier 4S12. — Nos dépenses, en 1872, dépasseront très probablement deux milliards et demi. Et c'était, je crois, en 1825, que le général Foy, devant un budget d'un milliard, disait à la Chambre: « Savez-vous, messieurs, qu'il n'y a pas eu un milliard de minutes depuis la naissance de Jésus-Christ ? »
Jeudi 44 janvier. — Ce qui suit m'a été raconté par M. Villemain, conseiller d'État et frère du secrétaire perpétuel de l'Académie française.
Quelques jours après la révolution de Février 1848, M. Villemain rencontra, sur Ja
place de l'Hôtel-de- Ville, M. deCormenin, un rouleau de papier à la main.
— Devinez ce que c'est que cela ? dit M. de Cormenin à M. Villemain, en lui montrant son rouleau de papier... C'est la nouvelle loi électorale. Ces messieurs...
Et M. de Cormenin, du geste, montrait les fenêtres de l'Hôtel de Ville où délibéraient MM. de Lamartine, Arago, Ledru-Rollin, etc., etc., membres du gouvernement provisoire.
— Ces messieurs, le 24 Février, dans un accès d'enthousiasme, ont proclamé le suffrage universel, mais, dès le lendemain, un peu inquiets, un peu troublés, ils me demandaient de préparer un décret organique et de tâcher d'y glisser certaines garanties, certaines restrictions: domicile, durée de la résidence, etc., etc. J'ai cherché...
— Et vous avez trouvé? dit M. Villemain.
— Je n*ai rien trouvé du tout. Il faut que l'expérience soit complète pour être vraiment originale et vraiment instructive. J'ai gardé le suffrage universel au premier degré. J'ai pris tout le monde, les vagabonds, les mendiants, les nomades, etc., etc., tout le monde enfin...
Je suis curieux de savoir ce qui sortira de là.
Ce qui en est sorti, nous l'avons vu, nous le voyons. La véritable maladie de la France, c'est le suffrage universel. Un des trois ou quatre grands esprits de ce temps, M. Taine, vient de publier sur cette redoutable question une petite brochure qui est un véritable petit chef-d'œuvre. M. Taine ne propose pas la suppression du suffrage universel ; non, il demande seulement qu'on se décide à faire cette loi que M. de Cormenin s'est amusé à ne pas faire. Il établit d'abord que le scrutin de liste de la démocratie autoritaire et les plébiscites de TEmpire sont des escamotages légaux de même espèce, tous les deux également fondés sur le respect apparent et le mépris réel de la volonté publique. Et M. Taine voit, dans le double degré électoral, le moyen de mettre l'usage de la liberté politique à la portée de toutes les classes du peuple.
Il demande donc qu'on en finisse avec cette barbarie qui vient d'obliger les Parisiens à écrire quarante-trois noms sur un même bulletin de vote. M. Taine est partisan du scrutin d'arrondissement avec des électeurs
de deux degrés; cent électeurs de premier degré nommant chacun un électeur de second degré, et ces délégués se réunissant au cheflieu pour élire le député.
Si M. Thiers portait une telle loi à la Chambre, il aurait, avec sa grande autorité, bien des chances de la faire passer, mais M. Thiers qui, sous l'Empire, parlait du suffrage universel avec une véritable horreur, n'est plus dans les mêmes sentiments depuis que vingt-huit départements l'ont élu, au scrutin de liste, député à l'Assemblée nationale. Il est à peu près dans la situation de Bugeaud en 1848; on ne pouvait pas être moins républicain que le maréchal, mais voici qu'aux approches de l'élection présidentielle, il fut désigné parmi les candidats possibles. Un de ses amis de s'en étonner, de s'en indigner presque, et de lui dire :
— Mais jamais vous ne consentiriez...
— Moi, pourquoi cela? Il y a une république à laquelle je me rallierais très volontiers, celle dont je serais le président.
Tel M. Thiers. Il a pris du goût pour le suffrage universel qui vient de le faire prési-
dent de la République, et du goût pour les républicains. Il n'a de mauvaise humeur que contre ses anciens amis, les députés de la droite. Hier, à Versailles, dans une de ses piquantes causeries du soir, il disait à un de ces affreux droitiers qui venait de dîner chez lui : — La monarchie est impossible, vous devriez le reconnaître... Mais vous êtes toujours les mêmes incorrigibles doctrinaires ; vous êtes riches, vous habitez des hôtels entre cour et jardin, vous ne savez pas ce qui se passe dans la rue. Si vous étiez raisonnables, nous ferions la République ensemble, vous et moi, et tout irait pour le mieux, dans une excellente République bien sage, bien ordonnée, bien conservatrice... Mais vous n'êtes pas raisonnables et vous allez m'obliger à faire la République avec les républicains, sans vous et contre vous, alors que j'aimerais cent fois mieux la faire avec vous et pour vous. Vos journaux me tourmentent, m'attaquent, me harcèlent. Je retrouve parmi vous de ces députés de droite qui me combattaient sans trêve ni relâche, lorsque j'étais au pouvoir sous la monarchie de Juillet. Tenez, je me
souviens, peu de jours avant Tattentat Fieschi — j'étais alors ministre de l'intérieur — on vint me prévenir qu'un attentat se préparait... La police était bien informée... on désignait Tendroit: le boulevard du Temple... Je donnai l'ordre de faire fouiller les maisons du boulevard, une à une... Et l'on commença...
Mais la presse se mit à jeter les hauts cris, des députés me menacèrent d'une interpellation... Cela n'était pas légal! Pas légal I et je dus m'arrêter deux maisons avant le numéro SO, la maison de Fieschi... Eh bieni les mêmes, vous êtes restés les mômes ! Vous m'arrêtez toujours deux maisons avant I
Samedi 43 janvier. — J'ai essayé de lire aujourd'hui trois romans qui viennent de paraître. Ce n'était qu'un affreux ramassis de brutalités et de grossièretés. Quelles peintures de nos mœurs I Pas une honnête femme, pas une! Toutes, vicieuses; toutes, scélérates; toutes, adultères ! Et voilà pourquoi les pauvres femmes de France ont, de par le monde, une si fâcheuse renommée.
Le 18 octobre 1870, la Gazette de Cologne
publiait la dépêche télégraphique suivante :
(( A Wilhelmshôhe, l'empereur Napoléon a été très heureux de voir arriver hier la princesse Murât. On s'attendait ici à voir quelque grande dame, genre cocodette, et la surprise fut grande lorsque l'on aperçut une dame habillée avec la plus grande simplicité, qui se tenait avec tendresse au bras de son mari, attitude qu'on croyait impossible chez un couple français. »
Je me suis efforcé de traduire littéralement. Telle était l'opinion unanime des Allemands sur les femmes françaises. La faute en est à nous autres qui écrivons, et aussi au public qui nous lit. On ne saurait s'accommoder en France de cette littérature sage, douce, paisible, de cette littérature de ménage et de famille qui charme les lecteurs anglais et allemands. Les femmes les plus vertueuses en France aiment à lire l'histoire des femmes qui leur ressemblent le moins. De là le ton et l'allure de nos romans et de nos comédies.
Nous sommes obligés de prendre des exceptions, et de ces exceptions, à l'étranger, on fait la règle.
Et cependant, il y a dans la masse de la nation française autant de probité, d'honneur et de vertu que chez n'importe quel peuple de l'Europe. Les Allemands eux-mêmes, pendant la guerre, furent obligés de nous rendre justice. Trois ou quatre ballons lancés de Paris tombèrent dans les lignes prussiennes.
Les lettres saisies étaient aussitôt envoyées à Versailles, et des officiers d'état-major du grand quartier général étaient chargés de dépouiller la correspondance parisienne. Or, un journaliste allemand — c'était, je crois, M. Wachenhusen — a raconté de la façon la plus curieuse, quelles avaient été les impressions de ces officiers prussiens lisant les lettres de Paris.
« Ces messieurs, écrivait-il, sont véritable- » ment confondus. La plupart de ces lettres » sont honnêtes, élevées, nobles et touchantes. 3ft Des maris écrivent à leurs femmes, et ils » ont l'air de les aimer véritablement ; des » mères écrivent à leurs enfants; elles ont le » cœur déchiré, et cependant supportent fer- » mement cette épreuve. Il y a des lettres » adressées par des fils à leurs pères, et ces
» lettres sont tendres, respectueuses ; de l'hon- » neur et de la vertu chez des Français, chez » des Parisiens! !I C'est à n'y pas croire et » cependant cela est... Pourquoi donc les » journaux et les romans français mettent-ils » tant d'acharnement à essayer de prouver » le contraire? etc., etc. »
Mercredi 47 janvier 4872. — L'autre jour, à Notre-Dame, pendant le service solennel en mémoire des victimes de la guerre, une femme regardait le catafalque dressé au milieu de la cathédrale et disait :
— Quand on pense qu'il y a là dessous plus de cent mille Français 1
Jeudi 48 janvier 4872. — Il y a un an, jour pour jour, le 18 janvier 1871, cette dépêche était expédiée de Versailles :
(( Le roi Guillaume de Prusse a été pro- » clamé aujourd'hui empereur d'Allemagne )) dans la salle des Glaces, au palais des rois » de France, en présence de tous les princes » allemands qui sont sous les drapeaux dans » l'armée devant Paris. »
Une année s'est écoulée. Et aujourd'hui, dans ce même château de Versailles, siège une Assemblée qui paraît avoir déjà tout oublié.
Nous la voyons s'émietter en groupes et sousgroupes, coteries et sous-coteries : gauche, droite, extrême gauche, extrême droite, centre droit, centre gauche, etc. Nous sommes évidemment atteints de cette usure morale que produit à la longue le frottement des révolutions. Rien n'est changé en France, il n'y a que deux provinces de moins et cinq ou six partis de plus.