PROPRIÉTÉ ET HÉRITAGE
Tous les Bohindu des deux sexes, qu’ils soient libres ou esclaves, peuvent posséder des esclaves. La propriété de ceux-ci appartient nominalement à leur maître, mais dans la pratique elle leur est généralement laissée. La propriété en commun d’esclaves peut exister entre frères, mais non pas entre les personnes qui ne sont pas si proches parents.
Les rivières sont divisées en sections, dont chacune est la propriété d’un vilhige différent; le braconnage est puni par une amende et le délinquant, s’il se fait prendre, est gardé en prison jusqu’à ce qu’il paie. La récolte appartient à la famille.
Les enfants dans l’ordre de l’âge et sans distinction de sexes héritent de la propriété. L’héritage est reversé sur les frères et sœurs du défunt par ordre d’âge ou, s’il n’y en a pas, sur les neveux et nièces dans le même ordre. Si l’héritier est un mâle il prend toutes les femmes du défunt, à moins d’être fils de l’une
d’elles ; dans ce cas, il les prend toutes excepté sa mère qui devient la femme de
l’aîné de ses oncles paternels; si le défunt n’a pas de frères, elle peut épouser qui
elle veut. Si c’est une femme qui hérite, les femmes du défunt sont partagées entre
les frères.
Un homme sans héritier adoptera quelquefois un esclave; autrement, il cache toute sa propriété de façon à ce que personne ne puisse la trouver après sa mort.