‹ Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba, ainsi que sur les peuplades apparentées, les BushongoChapitre 100 sur 125 · ESCLAVES · texte numérisé non relu

ESCLAVES

I ous les Bohindu possèdent des esclaves ; le nombre de la population esclave était autrefois très grand, mais maintenant elle a diminué en raison de ce fait que les esclaves devinrent si puissants qu’ils eurent l’occasion de tuer leurs maîtres. Les esclaves peuvent se diviser en deux classes : la première se compose des individus de naissance et de race étrangères qui ont été achetés, et leur possesseur a sur eux le droit de vie et de mort; la seconde comprend les enfants de deux esclaves qui sont encore esclaves de nom, mais le propriétaire ne peut ni les tuer ni les vendre. Les esclaves récoltent le vin de palme, pèchent, chassent et défrichent le sol et prennent aussi part à la guerre. Ils peuvent aussi se racheter; leur propriété appartient nominalement à leur maître, mais celui-ci ne profite pas de ses droits. Les esclaves peuvent avoir des esclaves à eux. Chaque esclave mâle est pourvu par son maître d’une esclave comme femme ; le mariage entre un homme libre et une fille esclave est permis et les enfants qui résultent de semblables unions sont libres.

Les esclaves mâles n’ont pas le droit de se décorer le corps de cicatrices, mais les femmes esclaves emploient la même cicatrisation que les femmes libres ; cependant elles ne peuvent, sous peine de mort, adopter les anneaux de fer portés à la cheville par les personnes libres.

Les esclaves habitent leurs propres huttes, moins bien construites que celles des hommes libres.

Un esclave mort doit être enterré par son maître; la méthode est la même que dans le cas des hommes libres.

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