‹ Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba, ainsi que sur les peuplades apparentées, les BushongoChapitre 106 sur 125 · PARENTÉ · texte numérisé non relu

PARENTÉ

Les termes Bohindu pour la parenté

sont les suivants :

Père du père

Dui

Mère du père

Dui

Père de la mère

Oui

Mère de la mère

Dui

Père

Papa

Mère

Nyo

Frère du père

Papa

Sœur du père

Jshumutu

Frère de la mère

Nopami

Sœur de la mère

Yaya

Père de l’épouse

Tata

Mère de l’épouse

Wokilu

Père du mari

Tata

Mère du mari

Nyo

Frère (aîné)

Marna

Sœur (aînée)

Marna

Frère (cadet)

Ankfuni

Sœur (cadette)

A nkfuni

Enfant du frère du père

Ona Shu

Enfant de la sœur du

père

Wona Shu

Enfant du frère de la mère Wona No Pami

Enfant de la sœur de la

mère Wona No Pami

Frère de l’épouse

Oleko

Sœur de l’épouse

Osamba

Frère du mari

Wumi

Sœur du mari

Osamba

Enfant du frère

Ona

Enfant de la sœur

Wona

Ceux qui sont nés

dans le même village ne se considèrent

pas

comme parents,

à moins qu’il n’y ait une parenté réelle entre eux, avec cette exception que les enfants nés le même jour sont dits être Ishoke l’un pour l’autre ; ils sont considérés comme jumeaux et ne peuvent pas se marier entre eux. On ne tient pas de généalogies et il est très difficile de connaître le nom du grand-père de quelqu’un.

Les mariages entre les Bohindu sont généralement arrangés de très bonne heure. Un petit garçon ira chez une femme qui a une petite fille et il dira à la mère qu’il désire épouser sa fille; si la femme consent, le garçon apporte deux paquets de fibres de feuilles de palmier, de celles qu’on emploie pour le tissage et il lui en fait cadeau. Plus tard, quand la petite fille a environ 5 ans, le petit garçon lui fait un nouveau présent de 7 calebasses de vin de palme et il donne des chenilles à la mère qui, alors, parle de la chose à son mari ; le père, qui est en fait le possesseur de la petite fille, consent ordinairement, à condition qu’on lui paiera un prix convenable. Ce dernier, peu élevé en raison de l’extrême jeunesse de la fiancée, le petit garçon l’obtient de son père. Après cela, le mariage est regardé comme un fait accompli, mais la petite fille reste chez ses parents, jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’âge de puberté. Alors elle se prostitue jusqu’à ce quelle ait un enfant, puis elle va demeurer avec son mari en disant : *■ J’ai fait mes preuves, maintenant ce ne sera pas de ma faute si je ne vous donne pas d’enfant! ». L’enfant qui est déjà né est laissé chez les parents de la fille et est regardé comme leur enfant; il ne s’y s’attache aucune honte. Si un mariage n’a pas été arrangé pour une jeune fille dans son enfance, l’un de ses amoureux à qui elle a déjà donné un enfant l’épouse. Les relations entre mari et femme ne sont pas permises immédiatement après le mariage. Lorsque le prix a été payé, le mari doit retourner chez lui et ce n’est qu’à sa prochaine visite qu’il entrera en possession de ses droits.

Un homme peut épouser une femme qui lui est parente à un degré plus éloigné

que celui de cousin issu de germain et peut choisir sa femme dans son propre village ou même dans une tribu étrangère. En général, la femme va demeurer chez son mari; mais il arrive souvent que l’homme demeure un certain nombre d’années ou même d’une façon permanente dans le village de sa femme. Le consentement de la femme est nécessaire au mariage. Chaque femme a une hutte séparée et le mari fait visite à tour de rôle à chacune de ses femmes. Une femme peut être divorcée au gré de son mari et si elle se remarie, son second époux doit rembourser le prix du premier mariage ; il est possible qu'on lui fasse une certaine réduction. Si elle meurt sans enfant, le prix est remboursé, mais il ne l’est dans aucun autre cas. Les femmes ne peuvent se louer ou s’échanger ; les enfants légitimes appartiennent au père chez qui ils demeurent en cas de divorce, mais il ne peut ni les vendre ni les tuer. Les filles sont évaluées comme une source abondante de revenus. Les enfants illégitimes appartiennent aux parents de la mère. Si un homme n’a pas d’enfants, il demandera à son frère de l’aider et regardera les enfants comme les siens. Les enfants qu’un homme libre a eus d’une femme esclave sont nés libres.

Page 1