PARENTÉ
Les termes Bohindu pour la parenté
sont les suivants :
Père du père
Dui
Mère du père
Dui
Père de la mère
Oui
Mère de la mère
Dui
Père
Papa
Mère
Nyo
Frère du père
Papa
Sœur du père
Jshumutu
Frère de la mère
Nopami
Sœur de la mère
Yaya
Père de l’épouse
Tata
Mère de l’épouse
Wokilu
Père du mari
Tata
Mère du mari
Nyo
Frère (aîné)
Marna
Sœur (aînée)
Marna
Frère (cadet)
Ankfuni
Sœur (cadette)
A nkfuni
Enfant du frère du père
Ona Shu
Enfant de la sœur du
père
Wona Shu
Enfant du frère de la mère Wona No Pami
Enfant de la sœur de la
mère Wona No Pami
Frère de l’épouse
Oleko
Sœur de l’épouse
Osamba
Frère du mari
Wumi
Sœur du mari
Osamba
Enfant du frère
Ona
Enfant de la sœur
Wona
Ceux qui sont nés
dans le même village ne se considèrent
pas
comme parents,
à moins qu’il n’y ait une parenté réelle entre eux, avec cette exception que les enfants nés le même jour sont dits être Ishoke l’un pour l’autre ; ils sont considérés comme jumeaux et ne peuvent pas se marier entre eux. On ne tient pas de généalogies et il est très difficile de connaître le nom du grand-père de quelqu’un.
Les mariages entre les Bohindu sont généralement arrangés de très bonne heure. Un petit garçon ira chez une femme qui a une petite fille et il dira à la mère qu’il désire épouser sa fille; si la femme consent, le garçon apporte deux paquets de fibres de feuilles de palmier, de celles qu’on emploie pour le tissage et il lui en fait cadeau. Plus tard, quand la petite fille a environ 5 ans, le petit garçon lui fait un nouveau présent de 7 calebasses de vin de palme et il donne des chenilles à la mère qui, alors, parle de la chose à son mari ; le père, qui est en fait le possesseur de la petite fille, consent ordinairement, à condition qu’on lui paiera un prix convenable. Ce dernier, peu élevé en raison de l’extrême jeunesse de la fiancée, le petit garçon l’obtient de son père. Après cela, le mariage est regardé comme un fait accompli, mais la petite fille reste chez ses parents, jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’âge de puberté. Alors elle se prostitue jusqu’à ce quelle ait un enfant, puis elle va demeurer avec son mari en disant : *■ J’ai fait mes preuves, maintenant ce ne sera pas de ma faute si je ne vous donne pas d’enfant! ». L’enfant qui est déjà né est laissé chez les parents de la fille et est regardé comme leur enfant; il ne s’y s’attache aucune honte. Si un mariage n’a pas été arrangé pour une jeune fille dans son enfance, l’un de ses amoureux à qui elle a déjà donné un enfant l’épouse. Les relations entre mari et femme ne sont pas permises immédiatement après le mariage. Lorsque le prix a été payé, le mari doit retourner chez lui et ce n’est qu’à sa prochaine visite qu’il entrera en possession de ses droits.
Un homme peut épouser une femme qui lui est parente à un degré plus éloigné
que celui de cousin issu de germain et peut choisir sa femme dans son propre village ou même dans une tribu étrangère. En général, la femme va demeurer chez son mari; mais il arrive souvent que l’homme demeure un certain nombre d’années ou même d’une façon permanente dans le village de sa femme. Le consentement de la femme est nécessaire au mariage. Chaque femme a une hutte séparée et le mari fait visite à tour de rôle à chacune de ses femmes. Une femme peut être divorcée au gré de son mari et si elle se remarie, son second époux doit rembourser le prix du premier mariage ; il est possible qu'on lui fasse une certaine réduction. Si elle meurt sans enfant, le prix est remboursé, mais il ne l’est dans aucun autre cas. Les femmes ne peuvent se louer ou s’échanger ; les enfants légitimes appartiennent au père chez qui ils demeurent en cas de divorce, mais il ne peut ni les vendre ni les tuer. Les filles sont évaluées comme une source abondante de revenus. Les enfants illégitimes appartiennent aux parents de la mère. Si un homme n’a pas d’enfants, il demandera à son frère de l’aider et regardera les enfants comme les siens. Les enfants qu’un homme libre a eus d’une femme esclave sont nés libres.