‹ Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba, ainsi que sur les peuplades apparentées, les BushongoChapitre 35 sur 125 · PARENTÉ · texte numérisé non relu

PARENTÉ

Pour appartenir à la nation des Bushongo, il suffit qu’un des parents soit Bushongo. Le droit d appartenir à une tribu et à un village est constitué par la naissance dans cette tribu et dans ce village. Quand cependant un homme a

épousé une femme cl’un autre village, il peut aller résider dans ce dernier pendant des mois ou même des années; et pendant ce temps il paiera son tribut au chef local. Il ne perd pas ses droits à être membre de son village natal, mais peut y retourner n’importe quand ; dans ce cas son chef primitif recevra son tribut. Dans les guerres fréquentes qui éclatent dans les villages, surtout dans les pays frontières de l’empire, on n’exige pas que des individus se trouvant dans cette situation combattent contre l’un des deux villages, mais on a souvent recours à leurs services pour en faire des ambassadeurs.

Les termes suivants sont

employés pour exprimer

les différentes parentés

Bambala

Bangongo

Grand-père .

Marna

Grand’mère .

Marna

Femme du grand-père .

Marna

Père .

Mata (Isho). . . .

Tata

Mère .

Nyo (Yey) ....

Yaya

Femme du père ....

Yaya ou Moshide tata

Frère du père .

Tangate .

Tata

Sœur du père .

Tata .

Fatata

Frère de la mère. . .

Manume (Nyanga)

Baba

Sœur de la mère. . . .

Mey .

Yaya

Beau-père .

Boy

Belle-mère .

Bov

Femme du beau-père . .

Boy

Mari .

Moshile .

Moshile

Épouse .

Gari .

Moshide

Femme du mari ....

Esonyi

Frère .

Mona Mey (Butonga)

Pangi

Sœur .

Manu (Phangi). . .

Pangi

Demi-frère ou demi-sœur .

Shilonge .

Pangi

Beau-frère ......

N’Shameni ....

Musamba

Belle-sœur .

Marna She ....

Musamba

Cousin-germain ....

Mokodye .

Baba

Cousine-germaine.

Enfants du frère de la

Painye . . . .

Genge

mère .... . .

Moana dika

Fils .

Moana .

Moana

Fille .

Moana .

Moana

Enfant de la sœur aînée .

Moa-Pangi

Enfant de la sœur cadette.

Yan genge

Les mots mis entre parenthèses dans la colonne des degrés de parenté Bambala sont les termes employés dans la langue surannée Lumbila. On emploie dans les deux sexes les mêmes termes de parenté, excepté pour ceux où il est donné des indications differentes.

Les enfants appartiennent au père, mais il ne peut ni les tuer ni les vendre. Parmi les tribus de l'ouest, cependant, le père peut les donner en gage. En même temps les enfants sont considérés comme plus proches parents de la mère que du père et la descendance n’est comptée que d’après la ligne maternelle.

Il existe un certain lien entre les enfants nés dans le même mois de la même année; ils sont l’un pour l’autre comme des frères et des sœurs, excepté qu’ils ne participent pas à l'héritage. Le nom donné à des frères et sœurs de ce genre est Bay et ceux qui sont Bay l’un pour l’autre ne peuvent pas se marier entre eux, à une seule exception près : toutes les filles Bambala qui sont Bay au Nyimi deviennent, du moins en théorie, ses femmes, quand il monte sur le trône. Une femme allaitera le Bay de son enfant et un enfant mangera avec la mère de son Bay. Dans la conversation, on s’adresse aux grands-parents, aux parents, aux oncles et aux tantes avec les termes de parenté. Le mariage avec une personne avec qui il existe un degré de parenté est interdit ; il en est de même avec un cousin au deuxième degré. Les enfants illégitimes ont les mêmes droits que les enfants légitimes, mais on leur reproche souvent leur naissance ; parmi les Bangongo on les appelle les Botetela.

Excepté pour ce qui concerne la famille du Nyimi, on ne conserve pas de généalogie et il est souvent impossible de se procurer le nom du grand-père d’un homme ; même les familles de petits chefs ne conservent pas leur généalogie.

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