PARENTÉ
Pour appartenir à la nation des Bushongo, il suffit qu’un des parents soit Bushongo. Le droit d appartenir à une tribu et à un village est constitué par la naissance dans cette tribu et dans ce village. Quand cependant un homme a
épousé une femme cl’un autre village, il peut aller résider dans ce dernier pendant des mois ou même des années; et pendant ce temps il paiera son tribut au chef local. Il ne perd pas ses droits à être membre de son village natal, mais peut y retourner n’importe quand ; dans ce cas son chef primitif recevra son tribut. Dans les guerres fréquentes qui éclatent dans les villages, surtout dans les pays frontières de l’empire, on n’exige pas que des individus se trouvant dans cette situation combattent contre l’un des deux villages, mais on a souvent recours à leurs services pour en faire des ambassadeurs.
Les termes suivants sont
employés pour exprimer
les différentes parentés
Bambala
Bangongo
Grand-père .
Marna
Grand’mère .
Marna
Femme du grand-père .
Marna
Père .
Mata (Isho). . . .
Tata
Mère .
Nyo (Yey) ....
Yaya
Femme du père ....
Yaya ou Moshide tata
Frère du père .
Tangate .
Tata
Sœur du père .
Tata .
Fatata
Frère de la mère. . .
Manume (Nyanga)
Baba
Sœur de la mère. . . .
Mey .
Yaya
Beau-père .
Boy
Belle-mère .
Bov
Femme du beau-père . .
Boy
Mari .
Moshile .
Moshile
Épouse .
Gari .
Moshide
Femme du mari ....
Esonyi
Frère .
Mona Mey (Butonga)
Pangi
Sœur .
Manu (Phangi). . .
Pangi
Demi-frère ou demi-sœur .
Shilonge .
Pangi
Beau-frère ......
N’Shameni ....
Musamba
Belle-sœur .
Marna She ....
Musamba
Cousin-germain ....
Mokodye .
Baba
Cousine-germaine.
Enfants du frère de la
Painye . . . .
Genge
mère .... . .
Moana dika
Fils .
Moana .
Moana
Fille .
Moana .
Moana
Enfant de la sœur aînée .
Moa-Pangi
Enfant de la sœur cadette.
Yan genge
Les mots mis entre parenthèses dans la colonne des degrés de parenté Bambala sont les termes employés dans la langue surannée Lumbila. On emploie dans les deux sexes les mêmes termes de parenté, excepté pour ceux où il est donné des indications differentes.
Les enfants appartiennent au père, mais il ne peut ni les tuer ni les vendre. Parmi les tribus de l'ouest, cependant, le père peut les donner en gage. En même temps les enfants sont considérés comme plus proches parents de la mère que du père et la descendance n’est comptée que d’après la ligne maternelle.
Il existe un certain lien entre les enfants nés dans le même mois de la même année; ils sont l’un pour l’autre comme des frères et des sœurs, excepté qu’ils ne participent pas à l'héritage. Le nom donné à des frères et sœurs de ce genre est Bay et ceux qui sont Bay l’un pour l’autre ne peuvent pas se marier entre eux, à une seule exception près : toutes les filles Bambala qui sont Bay au Nyimi deviennent, du moins en théorie, ses femmes, quand il monte sur le trône. Une femme allaitera le Bay de son enfant et un enfant mangera avec la mère de son Bay. Dans la conversation, on s’adresse aux grands-parents, aux parents, aux oncles et aux tantes avec les termes de parenté. Le mariage avec une personne avec qui il existe un degré de parenté est interdit ; il en est de même avec un cousin au deuxième degré. Les enfants illégitimes ont les mêmes droits que les enfants légitimes, mais on leur reproche souvent leur naissance ; parmi les Bangongo on les appelle les Botetela.
Excepté pour ce qui concerne la famille du Nyimi, on ne conserve pas de généalogie et il est souvent impossible de se procurer le nom du grand-père d’un homme ; même les familles de petits chefs ne conservent pas leur généalogie.