PEAUX
Ce sont les hommes qui préparent les peaux; l’emploi de cette matière est assez restreint ; la préparation en est très simple, et ne consiste guère qu’à laisser sécher les peaux ; on s’en sert pour faire des ceintures et des courroies ; quelquefois tordues; les tribus occidentales n’enlèvent
Fig. 246. — Vannier Bakongo raccommodant un panier.
on les coupe en lanières qui sont ensuite généralement pas les poils, tandis que les Bangongo, au contraire, les enlèvent habituellement, Dans l’ouest on utilise surtout les peaux de’ léopard, d’antilope, de loutre et de porc; dans l’est ce sont plutôt celles d antilope et de buffle. Les Bangongo fabriquent des pochettes en peaux de petits
mammifères comme la civette et la loutre ; une petite incision est faite derrière le cou de l’animal, et tout le reste du corps est retiré par cette ouverture; du sable chaud est versé à l’intérieur de la peau qui est ensuite suspendue au soleil pour sécher. Dans ce cas, on n’enlève pas les poils de la peau. Les peaux de faible dimension dont les poils n’ont pas été enlevés sont quelquefois utilisées comme coiffures; parfois aussi de vieilles cornes d’ivoire sont recouvertes de peau.
Chez les Bashilele et les Bangongo, les seuls objets en peau sont les ceintures portées par les hommes.