SÉANCE Ï)C 7 MAI
A Vcrneuil, département de la Marne, des carrières ont été ouvertes pour l’extraction de grès employé au pavage. La partie supérieure de la coupe offre un certain nombre d’assises appartenant à l’étage des calcaires de Saint-Ouen ; cette coupe a été relevée par notre savant collègue M. Hébert; je m’abstiendrai donc d’en parler et passerai de suite aux étages du grès de Beauchamp.
Sous une couche de 50 centimètres environ de calcaire à Cyrena deperdita , se trouve une assise de sable blanc à Cerithium tu berculosum , pénétrée par des infiltrations de silice, qui ont formé quelques tubercules de grès de forme stalagmitique.
La première assise de grès dur, exploitée pour le pavage, a environ ln\25 de puissance, et repose sur une stratification de sable désagrégé de 20 à centimètres d’épaisseur; cette couche renferme un petit nombre d’espèces de fossiles, mais quelques-unes sont nouvelles. On y trouve la Melania lactea , la Melania lœvi- $atat le Cyclosloma mumia , la Patelin fiaincourti , une Mélanie, n. s., et, je crois, le Cerithium Brocchii , la Nucula deltoïde a , et une Ostrea , figurée, mais non encore décrite, dans le Supplément à la description des coquilles fossiles des environs de Paris de M. Deshayes. Cette Ostrea se trouvait avec abondance et quelquefois bivalve.
J’ai cru devoir donner ces détails, les fossiles paraissant disparaître de cette couche; car, dans trois explorations faites cette année, je n’ai pu recueillir que cinq à six valves isolées de Y Ostrea, et aucun exemplaire des autres espèces.
Cette stratification repose sur un second banc de grès, exploité aussi, et d’une puissance de lm,50 à 1 m ,60; au-dessous de ce second banc, les sables reparaissent; je ne puis préciser leur épaisseur, n’ayant pas fait creuser à plus de 60 à 80 centimètres, les ouvriers de la carrière m’ayant assuré qu’ils avaient une grande puissance et ne contenaient aucun fossile. La partie supérieure de ces sables, de 30 centimètres environ, contient quelques rares fossiles: mais une petite couche de 16 à 12 centimètres, qui se trouve en dessous, en renferme un grand nombre, 299 espèces. La liste de ces fossiles pourra, je l’espère, intéresser ceux de nos collègues qui s’occupent plus particulièrement de l’étude des sables moyens. Un certain nombre d’espèces sont nouvelles ; nous les trouverons bientôt déterminées dans l’ouvrage de notre savant collègue M. Deshayes, à qui l’amélioration de sa santé a permis de reprendre avec activité la publication de cet important travail. Eu examinant la liste de ces fossiles, on verra qu’elle renferme