Cl. Recadd, Soc. de biologie, 3 nov. et 15 déc
BBOAUD.
laire doiil il a déjà été plusieurs fois i|ueslion dans ces notes. Ces gouttelelles sont parfois excessivement nombreuses dans la môme cellule, d’autres fois clairsemées. Dans le j)remier cas, elles mar([uent nettement, même à un faible grossissement, la forme des cellules : ces cellules sont en effet des fuseaux plus ou moins allongés, logés entre les faisceaux conjonctifs.
11 y a une relation évidente entre les variations de la chromaticilé des novaux et l’abondance du produit de sécrétion. Les cellules dont le protoplasma est bourré de gouttelettes sont celles dont le noyau est incolore ; les cellules dont le noyau est coloré en noir ne contiennent pas de produit, ou seulement quelques grains très fins.
Quelques gouttelettes se voient aussi libres dans le tissu conjonctif, en dehors des cellules.
B) Rat. — Le tissu conjonctif de l’ovaire du Rat a une disposition bien différente de celui de l’ovaire du Chien. La substance fondamentale fibrillaire y est beaucoup moins développée. Les cellules sont arrondies ou polyédriques, tassées les unes contre les autres, et forment des amas ou des cordons. Il est môme parfois malaisé de distinguer les cellules conjonctives ainsi groupées d’anciens corps jaunes réduits.
On observe la même polychromaticité des noyaux, encore plus prononcée que chez le chien.
Comme chez le chien, les cellules conjonctives sont chargées d’un produit de sécrétion extrêmement abondant. Ce produit est élaboré dans le protoplasma sous forme de gouttelettes punctiformes; ces gouttelettes augmentent de volume, puis ne se colorent plus en noir que parleur surface, enfin se déversent entre les cellules sous forme d’un liquide incolorable.
C) Cobaye. — Les phénomènes de sécrétion sont très analogues à ceux que nous avons décrits en détail chez le Chien et le Rat.
Nous concluons de ces recherches que les cellules conjonctives de l’ovaire {quelquefois appelées cellules inierstilielles) possèdent une fonction sécrétoire très active. Elles fabriquent un produit colorable par la méthode de Weigert, qu’elles mettent en liberté dans les espaces conjonctifs. Les changements de chromaticité des noyaux semblent en rapport avec celte fonction sécrétoire.