‹ Notes historiques sur la banlieue de Québec [microforme]Chapitre 5 sur 14 · LE FIEF SAINT-FRANÇOIS · texte numérisé non relu

LE FIEF SAINT-FRANÇOIS

Le fief Saint-François était situé dans la Banlieue de Québec. 11 contenait une étendue de 400 arpents, divisée en deux parties. La première qui comprenait 75 arpents, fut accordée au Sieur Jean Bourdon, ingénieur, par le gouverneur de Montmagny, le 10 mars 1646. La seconde, comprenant 50 arpents fut octroyée à l'abbé Jean Lesueur, prêtre de Saint-Sauveur, par le même gouverneur le 31 octobre de la même année. (2) Ce dernier terrain se trouvait du côté est de celui de Jean Bourdon.

Ces terres étaient situées sur le côteau Sainte-Geneviève, du côté Est du fief Sainte-Ursule, lequel forme la limite nord-est de la paroisse Sainte-Foy, et elles s'étendaient depuis la ctme du côteau susdit, vers le nord-ouest, jusque près du chemin Gomin, vers le sud-est ; elles avaient une largeur de six arpents et deux perches, ou environ, sur une profondeur de près de 25 arpents.

Le 30 décembre 1653, le gouverneur de Lauzon octroyait à Jean Lesueur et à Jean Bourdon la suite de leur terrain respectif, depuis le côteau Sainte-Geneviève jusqu'à la rivière Saint-Charles, longueur d'environ 30 arpents.

En mai 1654, l’abbé Lesueur fit don à Jean Bourdon du terrain à lui concédé comme susdit. A la même date, ce dernier fit reconnaître le fief comme noble par le gouverneur Jean de Lauzon, en faisant faire une addition de 2 arpents et 3 perches de longueur du côté nord-est, dans la partie s'étendant du côteau Sainte-Geneviève à la rivière Saint- Charles. Cette addition était la suite d’une concession faite antérieurement à Jean Gloria, sur le côteau.

1 Quoique la propriété des Sœurs Dominivaines soit située sur le coin sud-ouest du fiet Saint-Jean, elle est cependant comprise dans la paroisse de Siliery. (2) Tenure Ssigneuriaie page 114.

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Après la mort de Jean Bourdon en n:ai 1668. lefef passa À ses deux fils, !:an-FranÇois, sieur de Dombourg, qui hérita des deux tiers, et Jacques, sieur D'Autray, qui hérita de l'autre tiers.

En août 1677, Jean François Bourdon vendait sa part (2tiers) à

Charles Bazire qui déclarait l'asheter pour Charles Aubert de La Chesniye.

En novembre 1678, ce dernier vendait tout le fief À Gaston Guay et Jeanne Prévost son épouse, s'engageant à faire ratifier cette vente

Par Jacques Bourdon pour le tiers qui lui appartenait, ('ette ratification fut faite en août 1677.

Notons en passant que Gaston Guay fut le père d'une nombreuse famille, laquelle donna naissance à une longue suite de descendants dont quelques-uns, gardèrent le 10m de Guay, mais dont la plupart portent aujourd'hui le nom de Gastonguay et de Castonguay. Un descendant de cette famille est devenu Propriétaire sur l'avenue des Erables ; c’est notre concitoyen M. J. N. Gastonguay, Arpenteuret Ingénieur Civil, professeur à l'Université Laval et autrefois surintendant des Travaux de colonisation pour le gouvernement. M. J. N. Gaston-

guay représente la 7ème génération issue de Gaston Guay et de Jeanne Prévost.

Ce dernier mourut en 1682, et sa veuve resta en possession du fief Saint-François jusqu'au mois de déccinbre 1692, alors qu’elle le vendit à Jean-Baptisie Prévost de Beauport. De J.-B. Prevost, le fief passa aux mains de Jean Petit Clerc, son gendre, lequel le vendit à Michel Hamel en avril 1767. Ce dernier le possédait encore en 1781. Près

d'un siècle plus tard, on trouve que M. Parant, supérieur du Séminaire en était le propriétaire,

Une partie considérable du fief Saint-François se trouve aujourd'hui compris dans les limites du terrain occupé par les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame du couvent de Bellevue.

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