‹ Notes historiques sur la colonie canadienne de Détroit [microforme]Chapitre 8 sur 16 · RE · texte numérisé non relu

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été l’origine des premiers Anglais établis dans ce pays.

Cependant la grande extension que prenait la population , la forçait constamment à foriner de nouveaux établissements,

L’embouchure de la T'renche et Malden étaient déjà occupés ,—il devenait difficile qu’une seule église suffit,on ne tarda pas à subdiviser le pays en 3 circonscriptions ecclésiastiques :

L'Assomption de Sandwich, St Pierre de la Trenche et St. Jean de Malden.

Une visite épiscopale faite en 1816 par l’évéque de Québec et dont nous avons relevé les chiffres à l’évéché de Québec, nous permet d'évaluer la population catholique alors exclusivement française de la manière suivante : à Sandwich 2,000, à St. Pierre de la Trenche 300 ; à Malden 300. La population française était donc alors de 2,600 âmes dans ce pays.

Comme vous le voyez à mesure que leur nombre s’accroissait, vos ancêtres étendaient leurs établissements et leurs cultures. Peu nombreux et ne recevant qu’un petit nombre d'émigrants du Canada pour s’accroître, ils avaient néanmoins successivement occupé à peu près toute la paroisse de Sandwich , et ils commençaient alors tout en ur gau-

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che sur la rivière aux Canards et à droite sur la Belle-Rivière , ils commençaient dis-je , à former eux-même des colonies de l'embouchure de la Trenche , à l’entrée du Lac Erié à Malden.

Nous les lonerons certes de ce sage esprit d'extension et d'entreprise , qui leur assurait, à eux et à leurs descendants une large part dans la possession du pays, et cependant il faut encore regretter qu’ils n’aient pas poussé plus loin leur hardiesse et leur occupation du territoire. Rien n'eut été plus facile alors à chaque père de famille que de s’assurer plusieurs milliers

d’acres de terre, pris en différents lots, pour établir chacun de ses enfants, qui eux-même

auraient pu s’assurer de nouvelles terres en bois debout pour les partager entre leurs enfants après eux. De la sorte chacune de vos familles aujourd’huy , au lieu d’être restreinte sur des fermes de 100 , et 200 acres , parfois même sur de simples lots de 40 acres, chacune de vos familles aurait de larges possessions de 1000 à 2000 acres.

Le résultat de cet état de choses vous aurait été doublement favorable : d’une part vous auriez tous une aisance plus grande , et un avenir plus facile assuré pour plusieurs générations après vous. D'autre part en attribuant ainsi à chaque famille une part beaucoup plus large

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