‹ Notes historiques sur la vallée de la MatapédiaChapitre 3 sur 31 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Topographie et Description de la Vallée de la Matapédia.

"La Vallée de la Matapédia, a écrit Arthur Buies, en 1895, dans une brochure qui a été toute une révélation pour la province, est une belle et fertile zone qui s'étend depuis les dernières concessions des comtés de Rimouski et de Matane. dans le bas St-Laurent, jusqu'à la rivière Ristigouche. Au point de vue géographique, la Vallée de la Matapédia proprement dite se borne au territoire arrosé par la rivière de ce nom et les quelques affluents qui l'alimentent; mais on lui rattache communément une grande partie de la région dite de Témiscouata qui l'avoisine et à laquelle elle se trouve si intimement liée qu'il est impossible de les séparer l'une de l'autre, pour les fins de la colonisation.

"La rivière Matapédia prend sa source dans le lac du même nom, sous le 48o 40' de latitude nord. Après un parcours d'une soixantaine de milles environ, elle va se jeter dans la rivière Ristigouche. En ligne droite, on évalue à quarante-deux milles la distance entre l'extrémité sud du lac Matapédia et l'embouchure de la rivière, au 4To 59, de latitude nord, méridien de Greenwich. L'étendue de territoire arrosé par elle et ses affluents est d'environ 1,300 milles carrés, soit 832,000 acres.

"Réduite aux proportions purement géographiques, la vallée de la Matapédia est loin d'avoir l'étendue ou l'importance de vallées telles que celles du Lac St-Jean, de L'Outaouais, du St-Maurice, ou même de la Chaudière, mais c'est une magnifî-

que région agricole éelose d'hier seulement à la colonisation, recherchée de plus en plus tous les jours, à mesure qu'elle est connue davantage, capable de nourrir aisément une population de 300,000 âmes et offrant des avantages exceptionnels d'établissement.

"La Vallée de la Matapédia tire en outre une bonne partie de sa valeur de sa position unique entre les deux provinces de Québec et du Nouveau-Brunswick, dont elle est en quelque sorte le trait-d'union et l'attache indispensable. A travers son territoire passe le seul chemin qui conduit, non seulement à la province maritime que nous venons de nommer, mais encore aux établissements très nombreux, considérables et prospères, qui forment le littoral de la Baie des Chaleurs, jusqu'à la limite orientale de l'immense comté de Gaspé."

Voilà la description qu'a faite de la Vallée de la Matapédia l'aimable chroniqueur qu'était feu Arthur Buies. Avant d'aller plus loin, il sera peut-être intéressant de noter que ses espérances, malgré leur optimisme, sont en train de se réaliser. Sans doute la Vallée est encore loin de sa population de 300,- 000 âmes, mais quelle transformation s'est opérée tout de même depuis qu'il a déposé sa brochure sous les yeux émerveillés de nos législateurs, en 1895 ! A cette date, la Vallée était encore à son berceau. Voulez-vous que nous nous rendions compte des changements qui se sont produits depuis? Faisons, si vous le voulez, une petite excursion à travers cette région. Ce sera court, mais très instructif.

Ste-ANGELE de MERICI

Le convoi du C. N. R. vient d'entrer en gare à Mont-Joli, village important situé à quelques milles de Rimouski. C'est ici qu'il nous faut descendre et prendre notre voiture, si nous

voulons traverser la Vallée dans toute sa longueur. Un bon chemin qui passe par la petite paroisse de St- Joseph de Lepage nous conduit à Ste-Angèle. C'est l'affaire d'un petit quart d'heure, en automobile : à peine le temps de vider nos poumons de l'air empesté que nous avons respiré sur le "famous train" du C N. R., car la distance de Mont-Joli à Ste-Angèle n'est que de sept milles. Nous y voilà déjà: nous sommes à l'entrée de la Vallée.

Les deux chaînes de montagnes qui encerclent le territoire de la Matapédia se rapprochent ici au point de ne laisser plus entre elles qu'un étroit passage, qui vTa s'élargissant de nouveau, jusqu'au lac Témiscouata, pour former la vallée du Témiscouata, inséparable, dit Arthur Buies, de celle de la Matapédia. C'est dans cet étroit passage, au fond de ce double entonnoir, sur la grande route Matapédia, qu'est sise agréablement, sur les bords de la rivière Métis, la belle et grande paroisse de Ste-Angèle de Mérici.

C'est la première colonie fondée dans l'ouest de la Vallée. En 1868, il y avait déjà là une population assez forte pour engager l'évêque à y fonder une paroisse canonique. Et ses progrès ont été très rapides. En 1895, l'agriculture y fleurissait si bien qu'Arthur Buies y comptait une quarantaine de "moissonneuses". Nous ne saurions dire combien il y en a aujourd'hui; mais ce que nous savons bien c'est que Ste-Angèle a une population de 1,984 âmes et qu'elle est considérée comme la meilleure paroisse agricole de toute la région Rimouski- Matane. Le sol y est d'une fertilité prodigieuse. Il faut avoir vu les riches pâturages arrosés par les eaux de la grande rivière Métis, où paissent des troupeaux de quarante têtes de bétail, ou les abondantes moissons qui dorent les champs à la saison de l'automne, pour se faire une idée de la fécondité de cette terre de Chanaan. La merveilleuse organisation reli-

gieuse et civile de cette belle paroisse n'est-elle pas d'ailleurs une preuve assez convaincante de l'aisance de ses habitants et de la valeur de son sol? On vient d'y construire une magnifique église en pierre, un presbytère et un couvent pour les Religieuses du St-Rosaire. L'organisation est parfaite, et on respire ici un air d'aisance qui réjouit.

Ste-JEANNE d'ARC

D'un démembrement de Ste-Angèle, en y ajoutant quelques rangs des cantons Massé et Cabot, on a formé la paroisse de Ste-Jeanne d'Arc, que l'autorité religieuse vient d'ériger canoniquement. Elle est située sur le chemin Matapédia, entre Ste- Angèle et St-Moise. Cette colonie n'a encore que quatre cents âmes de population, mais elle se développera très rapidement. On y construit actuellement église et presbytère.

St- ANTOINE de PADOUE

Laissons le chemin Matapédia, et descendons sur le vieux chemin Kempt, dans le canton Cabot. Une toute jeune paroisse a été fondée là, en 1912 seulement, par l'abbé J.A. Beaulieu, aujourd'hui curé de St-Moise. Jusqu'à cette date, son territoire faisait partie de St-Octave de Métis. Erigée sous le nom de Kempt, parce qu'elle est située presque à l'extrémité nord du vieux Chemin Kempt, son nom a été changé il y a une couple d'années en celui de St- Antoine de Padoue. A l'exception de nos sympathiques amis de la race supérieure, personne ne se plaint de ce changement qui a réjoui tout le monde.

Cette belle colonie a fait des progrès étonnants depuis sa fondation. Sa situation avantageuse sur le chemin de fer C. N. R., jointe à l'excellente qualité de son sol lui assurent un magnifique avenir. Elle a aujourd'hui une population de près

de 900 âmes, un joli petit village où il surgit tous les jours une nouvelle construction, une assez vaste chapelle et un excellent presbytère. Avant bien des années, cette jeune paroisse ne sera pas une des moins considérables de la région.

St-MOISE

De Padoue, on se rend à St-Moïse, soit par le chemin de fer, soit en voiture, par les chemins Kempt et Matapédia. C'est sur cette dernière route que se trouve la paroisse de St-Moïse. Elle est sise toute entière dans le grand canton Cabot, sur le sommet des montagnes qui séparent les eaux qui coulent vers le St-Laurent, de celles qui descendent vers la Baie des Chaleurs.

Voici, la plus vieille paroisse de l'intérieur de la Vallée. Quelques colons s'y trouvaient déjà en 1870, desservis par le curé de Ste-Angèle de Mérici. En 1873, ce groupe était devenu assez considérable pour engager Mgr. Jean Langevin à y ériger une paroisse canonique. Avouons cependant que le mouvement de la colonisation y a été assez lent. Ce n'est pas que le sol de ce canton soit mauvais, mais c'est plutôt qu'on y a fait le commerce du bois au détriment de la culture de la terre. Quoi qu'il en soit, St-Moïse a aujourd'hui une population de 1743 âmes, avec un village assez considérable à la gare du chemin de fer, et paraît lancé assez sérieusement dans la voie du progrès. En ces dernières années, il s'est construit ici une très belle église en pierre, beau temple de style Renaissance, qui passe à bon droit pour une des plus belles de la région.

St-DAMASE

Pour nous rendre à St-Damase, la paroisse voisine, au nordr il nous faut laisser le grand chemin Matapédia et prendre la

route qui conduit à Sandy-Bay, sur le fleuve St-Laurent. Voici encore un des plus vieux établissements de la Vallée. Sa première chapelle fut construite en 1879 et son érection canonique date de 1884.

Aujourd'hui St-Damase a une population de 1166 âmes, et compte au nombre des bonnes paroisses agricoles de la région. Une belle église en pierre et une spacieuse école de village viennent d'y être construites.

SAYABEC

Revenons maintenant sur nos pas, car pour nous rendre à Sayabec, par le grand chemin Matapédia, il nous faut repasser par St-Moïse. Après un trajet de neuf milles, sur une route en grande partie macadamisée, nous arrivons à la belle et prospère paroisse de Sayabec, comprise partie dans les cantons Awantjish et Mc-Nider, et partie dans la Seigneurie du Lac Matapédia.

Malgré sa population de trois milles âmes, c'est une des plus jeunes colonies de la région. Le 7 novembre dernier, Sayabec fêtait solennellement le vingt-cinquième anniversaire de son érection canonique et de l'arrivée de son premier curé. C'est donc en 1896 seulement que cette paroisse a été fondée. Alors il n'y avait que quelques familles à Sayabec. C'était simplement un petit groupe de colons desservis par le curé de St- Moïse. Quelle transformation s'est opérée depuis ! Aujourd'hui c'est une paroisse de plus de cinq cents familles, dont plus de trois cents sont groupées dans un village traversé par le chemin de fer et érigé récemment en municipalité civile sous le nom de Village Saindon. On y trouve une église en pierre, un pensionnat de jeunes filles tenu par les Filles de Jésus, une bonne école pour les garçons, un aqueduc municipal, des che-

mins macadamisés d'un bout à l'autre de la paroisse, etc.. Qu'en disent nos vieilles paroisses du St-Laurent, fondées depuis un siècle et au-delà ?

St-CLEOPHAS

D'un démembrement de Sayabec et d'une partie de la mission de St- Agricole, dans le canton Awantjish, l'autorité religieuse vient de former St-Cléophas. Il y a là une couple de cents habitants. On y construit actuellement église et presbytère. Une autre paroisse est aussi en formation au "Tracé Matane", dans le canton Mc-Nider. Il ne s'écoulera pas bien des années, avant qu'il y aît là aussi curé résidant et édifices religieux. (1) VAL-BRILLANT

De Sayabec, rendons-nous à Val-Brillant, situé entièrement dans la Seigneurie du Lac Matapédia. Il n'y a que sept milles de distance, et la route, en grande partie macadamisée, est très belle. C'est ici l'un des plus beaux sites de toute la Vallée. Qu'on en juge plutôt.

Voici tout d'abord au nord, un beau fond de tableau: un arrière plan de montagnes taillé profusément dans la chaîne des Shik-Shoks, dont les pics prennent ici toutes les teintes et toutes les formes. Au pied de ces montagnes, s'étale le beau et grand lac Matapédia, qu'on a appelé le "Joyau de la Vallée" : immense nappe d'eau d'une longueur d'à peu près quinze milles, sur une largeur moyenne de trois milles. Il est si beau ce joyau, il est ciselé avec tant d'art qu'on a toujours cru qu'il ne pouvait convenir qu'à une reine ... Et c'est pourquoi sans doute la paroisse de Val-Brillant réclame le titre, qu'aucune autre paroisse de la région ne lui conteste sérieusement d'ailleurs, de "Reine de la Vallée". . . Au milieu de ce lac de rêve,

(1) Depuis la rédaction de ces notes, Messire J. C. Pelletier a été nommé premier curé de cette jeune paroisse.

il y a des massifs de verdure qui émergent de ses flots azurés, des îles enchantées qui évoquent le souvenir du séjour de Calypso . . . Enfin sur la rive sud de cette mer d'azur, se mirant dans le miroir de ses eaux, un joli village de plus de deux cents familles, érigé en municipalité sous le nom de Village de Val- Brillant, et une prospère paroisse agricole de plus de 2,200 âmes. On a fait large, ici, la part de l'instruction publique. Les Religieuses du St-Rosaire y ont un magnifique couvent où, depuis près de vingt ans les filles du village, et même les garçons, jusqu'en ces dernières années, sont allés chercher une bonne instruction en même temps qu'une pieuse éducation. Une académie de quatre classes, superbe construction à trois étages, y est occupée depuis bientôt deux ans par les Petits Frères de Marie qui ont maintenant la direction des classes de garçons. Mais, comme il convenait d'ailleurs, c'est pour le culte divin qu'on a fait la part la plus large. Une vaste église en pierre de carrière d'une longueur de plus de deux cents pieds, beau monument d'architecture gothique primaire, mire ses deux flèches d'argent dans les eaux du grand lac. La pureté de ses lignes, l'harmonie de ses proportions et l'élégance de ses flèches la font considérer à bon droit comme la plus pure expression du gothique dans notre province. Ajoutons à cela un beau presbytère en brique et un superbe monument au Sacré-Coeur érigé au centre d'un parterre aménagé à grands frais, et nous aurons une idée de ce que les paroissiens de Val-Brillant ont fait pour l'organisation du culte divin dans leur paroisse. Si l'on ajoute enfin qu'un bon trottoir traverse le village d'un bout à l'autre, que la rue principale est macadamisée et qu'on y jouit de l'éclairage électrique, n'est-ce pas qu'on peut dire en toute vérité que l'organisation est complète? Encore une fois, qu'on essaie d'en trouver autant dans nos vieilles paroisses du St-Laurent! Veut-on maintenant savoir l'âge de cette

paroisse? — Trente-deux ans au mois de janvier dernier. C'est en effet en janvier 1889 que feu Messire Pierre Brillant, qu'on peut appeler avec raison le "Père de la Vallée", a fait ériger cette paroisse.

Avant de poursuivre notre route, notons qu'une autre colonie vient de naître sur les rangs III et IV du canton Nemtayé, en arrière de Val-Brillant. Une quarantaine de lots y ont été pris au mois d'octobre dernier et près de deux cents acres de terrain y seront probablement en culture dès le printemps prochain. Si les départements des Terres et de la Colonisation veulent seulement entendre favorablement les demandes des colons sérieux qui les supplient de leur donner des lots et des routes, il ne se passera pas deux ans avant qu'une paroisse d'avenir soit en plein développement dans cette partie du canton Nemtayé.

AMQUI

De Val-Brillant, rendons-nous à Amqui, formé d'une partie des cantons Amqui et Lepage et de la Seigneurie du Lac Matapédia. Après une marche de neuf milles sur les bords enchantés du lac dont les eaux forment avec la rive les sites les plus pittoresques, après avoir admiré, du sommet de la côte de la "Pointe-aux-bouleaux" le plus beau panorama, et rempli nos yeux de la vision des larges horizons, nous arrivons à Amqui.

Ici la scène change. Une longue suite de monticules, de mamelons, de ravines et de gorges se succèdent avec une monotonie désespérante. Cette nature a été horriblement tourmentée à l'époque des formations géologiques, sous la pression du glacier continental. Ce doit être ici surtout qu'Arthur Buies a vu ces "vagues de terre5' qui l'ont si singulièrement frappé dans sa visite de la Vallée. Ici le lac Matapédia a disparu, et une rivière de moyenne importance, la rivière Matapédia, passe

devant le village. Des hommes de progrès ont su cependant utiliser la force motrice de cette rivière pour faire rayonner l'électricité sous toutes ses formes dans toute la région.

Mais si Amqui est un peu déconcertant au point de vue du panorama, il ne faut pas croire qu'il en soit de même au point de vue purement pratique. Du côté agricole surtout, c'est la plus belle et la plus prospère des paroisses de la région. Cependant elle est jeune elle aussi. Ce n'est qu'en 1889, comme sa voisine, qu'elle a eu son existence canonique. Pourtant elle a une population de plus de 3,000 âmes, avec un village de trois cents familles, érigé en municipalité civile. On vient d'y construire une grande église en pierre et une académie pour les garçons. Pour les filles du village, on a, depuis plusieurs années déjà, un couvent dirigé par les Religieuses du St-Rosaire. Un vent de progrès a soufflé sur Amqui en ces dernières années. Des hommes d'initiative ont doté, non sans luttes épiques, le village d'améliorations que l'on ne rencontre guère que dans les villes les plus importantes.

Au nord d'Amqui, dans le Canton Langis, une belle paroisse est en formation. Bientôt il y aura là un curé résidant, pour le plus grand avantage des colons qui y arrivent en foule. Il faut en dire autant du canton Biais où il se trouve un autre noyau d'une vingtaine de familles.

St-LEON le GRAND

Laissons le grand chemin Matapédia et rendons-nous à St- Léon le Grand, jeune mais prospère paroisse située dans les cantons Amqui et Pineault, sur les bords de la rivière Amqui, qui la traverse dans toute sa longueur. St-Léon est un démembrement de la grande paroisse qu'était Amqui autrefois, avant 1907. C'est cette année là en effet que cette colonie, avec celle

de St-Edmond du Lac au Saumon, furent détachées de la paroisse-mère. Il n'y a que quatorze ans de cela, et cependant St-Léon le Grand compte déjà une population de 1482 âmes. On y trouve une bonne chapelle, qu'il faudra reconstruire bientôt cependant, un très beau presbytère et des écoles qui sont considérées comme les plus modernes de toute la région. Pour donner une idée des progrès accomplis là depuis quatorze ans, contentons-nous de noter qu'il y a, à St-Léon le Grand, des terres qui se vendent aujourd'hui de dix à douze mille dollars. Inutile d'ajouter que c'est prometteur pour l'avenir.

St-ZENON du LAC AMQUI

Une nouvelle paroisse a été érigée, il y a une couple d'années, dans les rangs supérieurs du canton Pinault et dans le canton Jette, en arrière de St-Léon le Grand : c'est celle de St- Zénon du Lac Amqui. En 1912, il y avait là 123 habitants. Aujourd'hui il y en a 362 âmes. On vient de terminer la construction d'une église et d'un presbytère qui compte parmi les plus vastes et les plus beaux de la région. La situation de cette jeune paroisse en amphithéâtre sur les bords du coquet petit lac Amqui est tout simplement magnifique. On assure qu'avant bien des années, St-Zénon aura surpassé la paroisse-mère, St- Léon, au point de vue du développement agricole.

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