‹ Notes historiques sur le culte de la sainte Vierge dans le diocèse de LimogesChapitre 1 sur 9 · ÉGLISES ET CHAPELLES PLACÉES SOCS LE PATRONAGE · texte numérisé non relu

ÉGLISES ET CHAPELLES PLACÉES SOCS LE PATRONAGE

Archiprêlré de Limoges.

La chapelle du grand séminaire de Limoges, dirigé par des prêtres de Saint-Sulpice depuis 1659 (Présentation de la sainte Vierge au temple). — La chapelle des Carmélites, établies à Limoges le 16 décembre 1618 (Notre-Dame du Mont-Carmel). — La chapelle des Carmes , établis à Limoges depuis 1260 (Notre-Dame du Mont-Carmel); détruite. — L’hôpital de l’aumônerie de St-Martial , bâti à Limoges , en 1209 , par Luce de St-Uilaire , et uni à celui de St-Alexis de la même ville en 1660; détruit. — La chapelle rurale d’Aigueperse , à Limoges , dans l’avenue du Crucifix ; détruite. — La chapelle rurale de Puyl'aneau , dans l’ancienne paroisse de St-André à Limoges. En 1492 , un marchand de icr (ferrnrius) nommé Maurin de la Yernhe avait obtenu des indul-

gences pour la réparer ; délruite. — La chapelle au Charnier ou Ckori , dite plus tard du Naveix , dans l’ancienne paroisse de St-André, à Limoges (Nativité de la sainte Vierge) ; détruite. — L’église de Soubrevas, près Limoges (la sainte Vierge et mainte Claire) ; détruite. — La chapelle du collège de Limoges, bâtie par les Jésuites : la première pierre fut posée le 11 juillet 1607; elle fut bénite le le 14 décembre 1629 ; on l’a restaurée en 1828, — La chapelle des sœurs de la Sainte-Famille , fondée , en 1716, près du pont St-Martial , par Marguerite Fauveau de La Rivière (l’Enfant Jésus, la sainte Vierge et saint Joseph). — La chapelle du Bon- Pasteur ou des sœurs de Marie-Thérèse , établies à Limoges, le 8 septembre 1834, pour y diriger une maison de refuge, et actuellement chargées aussi d’un asile de préservation pour les jeunes filles exposées , et d’une maison d’éducation correctionnelle. La première messe fut dite dans l’ancienne chapelle le jour de Noël 1834 ; on l’a dite dans la chapelle actuelle le 22 avril 1855. — La chapelle domestique des sœurs de la Charité de St-Pierre , à Limoges. Ces sœurs sont établies depuis 1783 dans la paroisse. Leur chapelle actuelle ne remonte qu’à

1847 (la Présentation). — La chapelle des sœurs de

Nevers , établies dans la paroisse de Sainte-Marie , à Limoges, le 21 novembre 1855, grâce au zèle de M. Chevalier, curé actuel : cette chapelle, dont la première pierre fut posée le 30 juin 1856, a été bénitp le 21 novembre de la môme année (la Présentation). — La chapelle domestique de Bréjou , dans la paroisse du Vigen , restaurée par la famille Pouyat, et rebénite, le 8 juillet 1852, par Mgr Bernard Buissas. , — La chapelle domestique de Pagnac , dans la paroisse de Vemeuil , restaurée par la famille Âlluaud , et rebénite , en 1851 , par Mgr Bernard Buissas , qui donna l'autorisation d’y administrer les sacrements ( la sainte Vierge , saint François d’Assises et saint Louis, roi de France). — Laugerie , chapelle de la maison de campagne du grand séminaire de Limoges, dans la paroisse d» Feytiat. — Le grand hôpital de Solignac , chapelle rurale (Nativité); détruite. — La chapellenie du monastère de Pierre-Buffière,donnée , vers 1070, par le vicomte de Pierre-Buffière , par son fils Bernard et par sa femme Guia , à l’abbé de Solignac ; plus tard (1387) elle servit pour la cure du monastère (Invention de la sainte Croix , jadis la sainte Vierge). — L’église de Beynac près Aixe (Nativité). — La chapelle du cimetière de Tarmm , prieuré séculier.

commence^ en 1202 (la sainte Vierge, alias saint Jean l’évangéliste). L’église de Tarn est détruite, et son emplacement sert de cimetière à la petite ville d’Aixe. Cette église ou chapelle fut interdite en 1741. — L’église de Nieul (l’Assomption , jadis saint Pierre). — La chapelle de l’abbaye de Beuil , fondée en 1123, et unie, la même année, à Citeaux (la sainte Vierge et saint Mandet ) ; détruite. — Boudau, chapelle rurale dans la paroisse de Saint-Léonard ; détruite. — Cbassoou Cheyssou, dans la paroisse de Champnétery, chapelle en 1195; cure en 1318 et en 1384; unie au prieuré de St-Léonard dès 1478; annexe de Bujaleuf en 1558 (Nativité de la sainte Vierge et saint Antoine de Padoue). Saint Gaucher, fondateur du prieuré d’Aureil, donna, vers 1130 , au prieur de Saint-Léonard Aton tous les droits qu’il a\ ait sur Chasso ; détruite. — Boisverd , de Bosco viridi, dans la paroisse de Bujaleuf , celle ou obédience donnée aux frères de Muret du vivant de saint Etienne , fondateur de l’ordre de Grandmont ( Assomption ) ; détruite. — La chapelle près Saint- I^éonard, ou la chapelle du château du pont de Noblac ; paroisse supprimée. — Linards, ancienne prévôté, aujourd’hui paroisse (Nativité). — Le Bo.st-Morbaud ou Bost-las-Moujas, prieuré de

filles de l’ordre de Saint-Augustin , fondé près d’Aureil , par saint Gaucher, vers 1074 (la sainte Vierge et saint Marc). L’église romane , qui est encore debout , est depuis long-temps convertie en grange.

— L’église de La Geneytouse (Assomption). — chapelle de La Bonne-Donne , dans la paroisse de Panazol , sur la route de Limoges à St-Léonard ; détruite. — Royères , près Saint-Léonard , ancien prieuré , aujourd’hui paroisse (saint Thomas de Cantorbéry, jadis la Nativité de la sainte Vierge).

— Le Chastenet, dans la paroisse de Feytiat, d’abord prieuré d'hommes , puis prieuré de filles de l’ordre de Grandmont : il fut donné aux frères de Muret du vivant de saint Etienne , leur fondateur ; détruit. — Masléon, Mansus leonis, église commencée en 1289 (Assomption). — Sussac , Simiacum , ancien prieuré, aujourd’hui paroisse (l’Assomption, jadis St Martin et St Pardoux). — L’église des Billanges (Nativité), — La chapelle du grand cimetière de La Jonchère (la sainte Vierge et saint Maurice); détruite. — Le prieuré ou l’aumônerie de l’Hôpital , près du bourg de La Jonchère (1510); détruit. — La chapelle d’une celle ou obédience , dépendante de Grandmont en 1318, et située près des Billanges (la sainte Vierge et saint Marc); détruite. — La

chapelle aux Bardy, paroisse de St-Priest-Taurion (Nativité); ruinée. — La chapelle de Muret, près Ambazac , où saint Etienne fonda , vers l’an 1100, l’ordre de Grandmont; détruite. — La chapelle de Montcocu {Mon$ cucuUi) , aussi paroisse d’Ambazac (1124, 1409, 1424) ; aujourd’hui détruite. — La chapelle de la celle de l'Ecluse, où résidaient trois frères en 1295 , et qu’on unit à Grandmont en 1318 (la sainte Vierge et saint Marc) ; détruite. — L’église du Chatenet-en-Dognon (Nativité). — L’église de Moissannes (saint Maurice, jadis la sainte Vierge et saint Biaise). — La celle Espagne (Hhpania) près Sauviat. Trois frères y résidaient en 1295. Elle fut unie au monastère de Grandmont en 1318, et tombait en ruine dès 1574. Aujourd’hui ses ruines , encore visibles , sont couvertes par la forêt de Sauviat, vers la limite des départements de la Creuse et de la Haute-Vienne , à peu près à un kilomètre de la route de Limoges à ClermonUFerrand. — La Brugière, annexe de l’ancienne paroisse de St-Junien-le-Château près Sauviat (Assomption);

détruite. — Chadieras , prieuré en 1318 , puis simple

chapelle rurale , autrefois situé dans la paroisse de Nedde , aujourd’hui dans celle de La Ville-Neuve. Les paroissiens de Nedde vont encore procession-

nellement, avec la statue de la sainte Vierge, à Chadieras , qui est à une lieue de leur bourg , chaque fois qu’ils ont besoin de pluie ou de beau temps.

Archiprêtré de Bellac.

Goutepagnon, près Bellac, chapelle domestique bâtie par M. Henri Génébrias de Goutepagnon , bénite , le 18 août 1835 , par Monseigneur de Tournefort , évêque de Limoges , qui accorda quarante jours d’indulgences à perpétuité pour les fidèles qui viendraient y prier avec les conditions requises. — La chapelle du petit séminaire du Dorât, ancienne chapelle de Bénédictines relevant de la Trinité de Poitiers, bâtie en 1625 , agrandie en 1818 , époque de la fondation du petit séminaire. Elle a servi de salle de réunion au club pendant la révolution de 1793 (l’Annonciation). — La chapelle des sœurs de Marie-Joseph , établies au Dorât en janvier 1841, et dont la chapelle, commencée en août 1853, a été bénite le 14 octobre 1857 (l’immaculée Conception). — L’église de Cieux (l’élévation des reliques de saint Martial et la sainte Vierge). — La chapelle des Carmes, à Morlemart; détruite. — L’église de Chamboret, autrefois prieuré

de filles (saint Antoine abbé et la sainte Vierge).

— L’église de Nouic , ancien prieuré de filles. — L’église de Bussière-Boffy (l’Assomption). — La chapelle de Rosset, dans la paroisse de Vaulry ; en 1295, elle était desservie par cinq frères ; elle fut unie à l’abbaye de Grandmont par une bulle de 1318 (la sainte Vierge et saint Georges); détruite.

— La chapelle du cimetière de Blond; détruite. Jean de Noalet y fonda une vicairie le 28 avril 1494.

— L’église de Vitrac-le-Dognon près d’Amaola- Poste (saint Jean-Baptiste , jadis la sainte Vierge); détruite. — L’église de Mounismes (Nativité). — Le prieuré de Chier, paroisse de St-Léger-Magnazeix (Nativité); détruit. — L’église du Buis (l’Assomption). — L’église de Bersac (Nativité). — L’église de Villefavard, réédifiée, après une ruine de soixante ans , par les aumônes du clergé et des fidèles , grâce au zèle de son pieux curé, M. Plainemaison , 1851 (l’immaculée Conception et saint Etienne premier martyr). — L’abbaye de La Colombe, fondée, en 1146, par les vicomtes de Brosse : elle était de l’ordre de Citeaux. — La Bussière-Rapit, dans la paroisse de Fromental (Assomption) ; détruite.

ArchiprtHré de Hochechouarl.

L’église (le St-Viclurnien ( Assomption j. — Le prieuré de Bcaubreuil , dans la paroisse de S(-Cyrsur-Gorre (Assomption); détruit. — L’église de Javerdat (la Nativité de la sainte Vierge , aujourd’hui saint Biaise). — Beauvais ou Beauvoir, dans la paroisse de St-Laurent-sur-(jorre , prieuré-cure en 1310, plus tard prieuré simple; détruit. — Les Salles-Lavauguyon , ancien prieuré de l’ordre de Saint-Augustin , fondé en 1075 , aujourd’hui paroisse (l’Assomption et saint Eutrope). — L’église de Chéronnac (saint Sauveur et la Nativité de la sainte Vierge). — L’église de Champagnac-de- Gorre, ancien prieuré de filles (la Nativité de la sainte Vierge, depuis saint Paul, apôtre). — Boubon , prieuré de filles de l’ordre de Fontevrault , depuis 1106 (Assomption) ; f/étru/V. — Le prieuré d’Aultavaux ou Tavaux dans la paroisse de Dournazac ; détruit. — Dans l’ancienne paroisse de Montbrun , aujourd'hui sur le territoire de Dournazac, une chapelle constniite par Jean de Montbnin, damoiseau , baron et seigneur du château de Montbrun en 1509 (la sainte Trinité, la sainte Vierge et saint Pierre, martyr).

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Archiprêtré de SahU-Yrieix.

Non la collégiale , mais l’église de l’ancien moiUier ou paroisse de la ville de St-Yrieix, détruite. — Le Chalard (Carlarium, Caslnlium., Castnlium), ancien prieuré de l’ordre de Saint-Augustin, aujourd’hui paroisse (l’Assomption et saint Gaufredus). — Chervix-hors- Château (Carus viens), monastère bâti par Etienne , abbé de St-Augustin-lez-Limoges , mort en 1137 (saint Mein, abbé au diocèse de SaintiMalo, jadis la sainte Yierge, saint Jean et sainte Impérie, honorée, le 6 septembre, à Mauprevoir près Charroux en Poitou). L’église romane est convertie en étable et en maison. — La chapelle rurale de Chauveau dans la paroisse de Vicq (Assomption); détruite. — Le Cluzeau, celle dans la paroisse de Meuzac : elle fut donnée à l’ordre de Grandmont du vivant de saint Etienne de Muret ( la sainte Vierge et saint Eutrope) ; détruite. — La chapelle du cimetière de Magnac-Bourg , 1532; détruite. — Les Cars (de Qwidris), prévôté eu 1408 et 1429 , aujourd’hui paroisse. Ramnulphe de Las Tours , doyen du chapitre de St-Yrieix, donna le village de Quadris au monastère de St-Marlial de Limoges vers 1100

(la 'Nalivilé de la sainte Vierge, jadis sainte Madeleine). — La chapelle du Pont, près des Cars, 1641 (Nativité); détruite. — La chapelle de la maison de Sermur ou Salmur, fondée par les seigneurs de Las Tours vers 1166 : ce fut une celle qui dépendait de Grandmont (la sainte Vierge et saint Hilaire de Poitiers); détruite. — Courbefy, Corbifinum (la sainte Vierge et saint Eutrope de Saintes). — L’église de Glandon (saint Saturnin de Toulouse, jadis l’Assomption). — La chapelle du cimetière de Saint-Jean-Ligoure , 1481; détruite. — L’église de La Roche -l’Abei lie , Rupes Apis, Apiculœ (l’Assomption). — L’église de Flavignac (l’Assomption, jadis saint Martial).

Archiprêtré de Guéret.

La Crozille, chapelle rurale près de Guéret (la Nativité) ; détruite. — L’église de l’abbaye d’Ahun , que Boson, comte de la Marche, fonda en 997, aujourd’hui paroisse (l’Assomption). — Aubepierre Alba Petra, abbaye de l’ordre de Citeaux; fondée, en 1149 , dans la paroisse de Méasnes ; détruite. — St-Gerraain-du-Puy-de-Gandy , chapelle dans la paroisse de Sainte-Feyre près Guéret (la sainte Vierge et saint Barthélemy ) ; détruite. — Ajain ,

ancien prieuré ( saint Michel ou l’Assomption ) ; détruite. — L’église paroissiale d’Ajain (l’Assomption). — La chapelle du petit séminaire d’Ajain, fondé en 1803. La nouvelle chapelle a été bénite en 18... — La chapelle de Charpaigne (Carpania) , dans la paroisse de Fresselines ; détruite. — L’église de Chéniers (C’ampia iVigfer) , simple annexe en 1555 (l’Assomption). — Glénic : l’église du prieuré, détruite, et aussi celle de la paroisse (Nativité). — L’église de Vigeville(la Purification). — L’église de Chatelus-le-Marcheix (l’Assomption). — L’église de Dun-le-Palleteau (l’Assomption). — L’église paroissiale de St-'Vaulrj- (l’Assomption). Celle de la prévôté était sous le patronage de saint Julien de Brioude et de saint Valric ou Vaulry. — Le prieuré de Brionne, paroisse de Saint- Vaulry (la sainte Vierge, plus tard saint Pierre et saint Paul ) ; détruit. — Iji prieuré de Venes ou Vaynes , près Bussière-Dunoise (l’Assomption); détruit. — L’église de Maison- Fayne, ancien prieuré séculier (l’Assomption). — Le prieuré de Sainte-Berthe , paroisse de Gartempe (Nativité); détruit. — L’église de La Ghapelle- Taillÿer, ancienne collégiale (l’Assomption). — L’église de La Souterraine (l’Assomption). — L’Ermitage {Arenum, ou mieux Ilwremus) , à La Sou-

terraine ; détruit. — La chapelle du fort ou château de Pauliac dans la paroisse de St-Etienne-de-Fursac (la sainte Vierge et saint Fiacre) ; détruite. — La chapelle de Boisféru , ancien prieuré dans la paroisse de Linards ; détruit. — L’église de La Saulnière (Nativité). — Le Chatenet, annexe d’Azat-Chatenet près Guéret, en 1481 (Nativité).

Archiprêlré d’Aubusson.

Le prieuré de St-Jean-de-la-Cour-lez-Aubusson , chapelle bâtie en 1527, aujourd’hui située à l’extrénoité d’un faubourg , sur la route de Felletin , et abandonnée (saint Jean-Baptiste et la sainte Vierge). — Le prieuré de Blessac , fondé , en 1049 , par Amulphe III d’Aubusson : l’église sert aujourd’hui pour la paroisse (Assomption). — L’ancienne église paroissiale de Moutier-Rouzeille , remplacée aujourd hui par l’église collégiale , dont le patron est saint Martin de Tours (la Nativité). — Ltr chapelle du château de Saint-Maixent (la sainte Vierge et saint Joseph) ; détruite. — La chapelle de ITIôpital-Vieux, à Felletin (l’Assomption). — L’église de Chataing, autrefois prieuré (Nativité). — Le Tirondet, »t-hapelle domestique de la famille de Verdalle, dans la paroisse de Saunai. — La chapelle de Puy-Rochc, à

Bellegarde (la sainte Vierge , saint Jean-Baptiste , saint Jean - l’Evangéliste , saint Joseph et saint Austrille); détruite. — L’hôpital Fanfayne, dans la paroisse de SainWFrion. {Voyez la notice.) — L’église de Clairavaux (l’Assomption). — L’église de Magnac-jLestranges (l’Assomption et saint Pardoux , abbé). — Meoulze, chapelle rurale bâtie, en 1624, dans la paroisse de St-Oradour-de-Chirouze (Notre-Dame des Anges); détruite. — L’église de Chauchet , autrefois prieuré (Nativité). — L’église de Mainsat (l’Assomption). — L’église de La Courtine, cure en 1318, prieuré en 1371, annexe de Saint-Denis près La Courtine en 1500 (l’Assomption). — L’église de Fontanières (saint Biaise, jadis la sainte Vierge). — L’abbaye de Bonlieu près Peyrat-la-Nonière ; détruite. — La chapelle du Calvaire, bâtie récemment, sur une colline, à peu près à trois cents mètres de Mérinchal. Elle est ainsi nommée à cause des croix disposées en forme de calvaire , et plantées devant la porte de cette chapelle (l’immaculée Conception).

Archiprêlré de Bonrganeuf.

Lachapelle de 1 Arrial ou La Rialhe, aux faubourgs de Bourganeuf (l’Assomption); détruite.

Ardiiprêtré de Boutsac.

La chapelle de Souchet, paroisse de Bussière- Saint-Georges (la Nativité). — La chapelle de Pré- Benoît (Pratnm Benediclnm ) , prieuré de l’ordre de Citeaux, fondé, en 1140, par les seigneurs de Malval , dans la paroisse de Betête ; détruite. — L’église de Nozières , ancien prieuré séculier, vraisemblablement Nouzier (la Nativité). — Malvalaize, chapelle rurale située à l’une des extrémités de la paroisse de Roches-Mal valaises, cure en 1318. Les paroissiens y viennent en procession chaque fuis qu’ils désirent détourner une calamité publique (toutes les fêtes de la sainte Vierge). — L’église de Mazeiras près Chambon (Assomption). — L’église de Gigou , annexe de Lépaud (Assomption) ; détruite. — Pradeau , ancien prieuré séculier , dans la paroisse de Toulx-Sainte-Croix (l’Assomption).

Les églises dont les noms suivent , et qui appartinrent au diocèse de Limoges jusqu’au rétablissement du culte au commencement de ce siècle, se trouvent aussi sous le patronage de la sainte Vierge,

L’église de Rouzède du diocèse d’Angouléme (la

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Nativité). — Tollet, prieuré de filles de l’ancien archiprêtré de Bancon en Limousin , aujourd’hui de Moulins (l’Assomption). — Le prieuré de Tilly, idem (l’Assomption). — L’abbaye de La Colombe, fondée , en 1146 , par les vicomtes de Brosse , idem. — L’église de Lapleau unie à l’église de Romazières le 5 novembre 1630, du diocèse de La Rochelle (l’Assomption). — La chapelle des frères mineurs Recollets, dans la paroisse de St-Michel près Confolens , aujourd’hui d’Angoulème (Notre-Dame de Consolation). — La chapelle rurale de Maumousson , construite en 1648 , aujourd’hui d’Angoulêrae (l’Assomption). — L’église de Grenord, aujourd’hui d’Angoulême (la Nativité). — La chapelle de l’hôpital Saint-Sébastien de Chabanais , aujourd’hui d’Angoulême. — L’église de l’ancien prieuré de La Péruse, aujourd’hui d’Angoulêrae. — Le Puybonnieu, cure en 1293, préceptorie eu 1340, commanderie en 1365, dans la paroisse d’Azeyrac , diocèse de Périgueux (Nativité). — La chapelle du cimetière de Javerlhac, aujourd’hui de Périgueux. On lisait sur la porte : L’an 1569 , je fus brûlée par

LES HUGUENOTS , ET SUIS ÉTÉE (sÎc) RÉÉDIFIÉE PAR M. A. TESSIER, PROCUREUR D’OFFICE DE JAVEBUIAC , AU MOIS d’ AOUT 1635, üEMONTAUBAN ÉTANT CURÉ. Puis, autour

d’un écusson parti de... à 3 écrevisses de..., et de... à 2 écrevisses de... : j. du congié, femme dudit

TESSIER, GUlLIllEM MARCHAT, M. MASSON. — Piégut,

chapelle dans la paroisse de Pluviers , aujourd’hui de Périgueux (Nativité). — La chapelle de Sablazone ou Sablione , prieuré-cure en 131j0, et prieuré simple en 1612 : prol)ablcmmt détruite. Bussière-Badil , ancien prieuré, aujourd’hui de Périgueux (Nativité).

Nota. — Il est inutile de faire observer que , dans cliaque église paroissiale , se trouve au moins un autel de la sainte Vierge , presque toujours gracieusement décoré , et devant lequel les âmes pieuses ne manquent pas de s’agenouiller avant ou après les offices pour y recommander avec effusion et avec confiance à l’intercession de la Mère la demande qu’ils ont faite avec le plus d’insistance au Fils tout puissant;et très-bon. — Nous n’avons nommé que les sanctuaires distincts de l’église paroissiale, à moins que ce ne fussent des cryptes de cette église , ce qui forme au plus trois exceptions dans les deux listes.

USTB DBS CONFRÉRIBS DB I.A SAINTE-VIER&B.

r.wrtéric de Notre-Dune de Sainl-Sauvenr à Saint-Marti»! de Lmof».

Quoique le glorieux apôtre de l’Aquitaine saint Martial ait toujours inspiré un religieux enthousiasme aux habitants de Limoges , qui mettent une confiance sans borne en sa puissante intercession, c’est néanmoins dans l’église bâtie par Louis le Débonnaire sur son tombeau, et consacrée par le pape Urbain II en 1095, que futrêtablie , en l’honneur de la Mère de Dieu , une confrérie dont les statuts furent rédigés en patois limousin l’an 1212. Nous croyons ces statuts inédits et d’une certaine importance historique. Voici le texte et la traduction , qui pourrait bien n’être pas complètement exacte, quoique je l’aie faite avec soin. Bonavenlure de Saint-Amable , qui parle de ces statuts sans les citer (T. III, p. 538), dit avec raison qu’ils sont m

langue difj^cile à entendre. Nadaud les a transcrits d’une copie au naturel faite , en 1545 , sur l’original que l’on conservait dans l’abbaye de Saint-Martial à Limoges.

Ed bonor de Dieu e de mi domps Snta Maria , an cslablit uua cofrairia li prodome de Lemolgcs, e prejen lo rofrars que a lor vida la teuhan seleu lor poder ; et cbacus cofrair deu o jurar e covenir a la bonor de la Mair de Dieu; e an establit que una lampa arja de noeb e de jorn devant la grant maestal de ^ostra Dompna aobre Saint-Salvador. £ a totas las Testas annale V jaus dissabdes, e lo premiers selges daquesla cofrairia , es lo premier diemenc dalvens , e lo segons es lo diemenc apres la S.-Marsal ; e es establit que degus noi mene efîan. E adonc deu cbascus deus cofrars balhar IIII P. per oli., e au setge aprop la St-Marsal , deu bom mudar los paguedors ; e , cant lu cofrair sera malapte, deu mandar aus paguedors, e li paguedors dttven Ibi presentar lo befacb de la cofrairia ; e sil ba mestier, deven Ihi secorre en sa malaplia doseba a V sol ;

En rbonneur de Dieu et de madame sainte Marie , les prud'hommes de Limoges ont établi une confrérie , qu'ils supplient chaque membre de favoriser de tout son pouvoir jusqu'i la mort :

aussi bien , chaque confrère est tenu de faire, avec serment, en l'honneur de la Mère de Dieu, la promesse de ce dévodment à l'association. On a réglé qu’une lampe brâlerait nuit et jour devant le grand-autel de Notre- Danje de Saint-Sauveur. Aux fêtes annuelles, les samedis, le seize de chaque mois , le premier et le deuxième dimanche d' A vent, et le dimanche qui suit la fête de saint Martial , les confrères ne doivent être accompagués d’aucun enfant. Chacun des confrères doit donner quatre deniers pour l'buile ; et , le seize après la Saint-Martial , on doit changer les trésoriers.

Et, quand un confrère sera malade , il doit en faire prévenir les trésoriers, qui devront lui

e si Dieus fii son comeodament de lui, dercD Ihi far disre II messas , una h la sobostura , e autra an srptisme , e a chaKuna deven proferre VI d. E si de vespras en avan mor deu estre guachias , e tuch li cofrair deren estre a la guacha, e no deren far jornal doscha sia sebelbitz ; e deren ardre IL chandelas de la cofrairia , chascuna duna livra, tant cutn eslara sobre terra; e seu qui no séria a la guacha deu pajar I clerc de III que ni deu arer de la rofrairia; e la sobostura deren tuch estre e a lapsulicio {videlieet in die eeplimo) chascos ab una rbandela dun quartairo de cera; e dru cbascus mealba per almosna.

E, per lo befach daquesta cofrairia, mossenbet babes e locbapitres mossenhor S.-Marsal acolben parsoniers lo cofrars daquesta cofrairia en totz los bes qui son fach en moslier mossenhor S. Marsal, e en tolz los membres; e lor nautre en ailal partida cum il en rolen a lor ops. E au cofrar mort deu hom balhar la croli de larjent e lo pâli , c deu i anar la chapelas et

10 clerc , et deu naver lo chapelas

11 d., e loclerx I d.. et lo messatges qui ira a la crolz deu proferre

offrir des secours au nom de la confrérie, et lui fournir, s’il en a besoin, dans sa maladie, une somme qui pourtant ne dépassera pas cinq sous Et , si Dieu veut que le malade subisse la loAde la mort, on doit lui faire dire deux messes ; l’une , le jour de l’inhamation ; l’autre, le septième jour après sa mort. L’honoraire de chacune de ces messes est de six deniers. Dans le cas où la sépulture aurait lieu le soir, tous les confrères doivent j assister, et ne pas travailler avant que ce devoir de charité ne soit rempli. Jusqu’ù ce que le mort soit enterré , la confrérie fera brûler quarante cierges d’une livre. Quiconque manquerait à l’inhumation paiera l’honoraire d'un des trois clercs que la confrérie invite. Chaque confrère doit porter, soit à la sépulture, soit an service (qui a lieu le septième jour suivant) , un cierge pesant un quart»

et chacun doit pour aomène un méalh. Monseigneur l’abbé et le chapitrede monseigneur saint Martial font aux membres de celte confrérie l’avantage de leur donner part à tout le bien qui se fait dans le monastère de monseigneur saint Miirlial , et qu'y peut faire chaque

I scplisme. et lo cofrars morU deu aisso paiar si pot , e li colVair daqueata cofrairia an lo perdo deu mostier aichament com las austras cofrairiat, e si lus cofrars a tenssa ab lautre, noo O deu mostrar a senhoria doscba que O am roostrat ans paguedors ; e li paguedof auvit lo clam e aprezas las vertatz deren lor douar patz ; e seu qui no voira tener lacor deu estre gitatz de la cofrairia ; e , si lo cofrars moria fors desta vila , deu Ihom far son ordre cum si era prezens.e deu far laicha a la cofrairia , segon son poder, e lo corius deu dir an secresta cant lo cofrar er murtz, e lo secresta deu o dir en chapitre , e li senbor deren li far lapso- Incio. Âctum anno Domini.

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