‹ Notes historiques sur le culte de la sainte Vierge dans le diocèse de LimogesChapitre 3 sur 9 · F AU R F · texte numérisé non relu

F AU R F

Cucé-Jo^H*!! dr Cbâteauncar.

12 juillet 1828. — Aixe, 10 janvier 1829. — LeVigen,17 septembre 1829. — St-Priest-Taurion , 1830. — €haptelat, 28 mars 1835. — Bujaleuf, 19 mai 1839. — Sanviat . 21 novembre 1839. — Sainl-Martin-le-Vieux , 23 octobre 1844. — Saint- Léonard , 28 septembre 1848. — Saint-Etienne de Limoges , 19 juillet 1851. — Saint-Maureil , 26 mai 1853. — Beynac , 29 mars 1855.

Archipràré de Bdlac. — A Bellac, dans l’église de Notre-Dame, en 1476. — Au Dorât, dans l’église collégiale, en 1448. — Dinsac, 4 février 1829. — Saint - Somin - Leulac , 9 août 1833. — Peyrat, 12 juillet 1838. — Folles , 2 avril 1839. — Châleauponsat, 29 avril 1840. — Mézières, 28 septembre 1840. — Nouic, 4 mai 1844. — Jouac, 11 février 1850. — Dompierre, 22 mai 1853. — Saint-Priest-le-Betoux , 10 août 1854.

Archiprétré de Rochediomrt. ’ — Champsac , 12 juillet 1838, — Cussac, 18 novembre 1846. — Saint-Laurent-sur-Gorre , 1855. . — Ste-Marie-de- Vaux , 8 juillet 1856.

Archipràré deScdnl-Yrieix. — St-Yrieix, 16 mars 1827. — Le Chalard, 23 décembre 1835. — La Porcherie , 15 décembre 1840. — Meuzac , 29 avril 1841.

Arckiprôtré de Guéret. — La Celle-Dunoise , 3 octobre 1836. — St-Sébastien , 24 septembre 1838. Âzerables, 23 décembre 1839. — Linards, 30 janvier 1841. — Bonnat , 19 février 1841. — Naillat, 4 avril 1842. — Lourdoueix-Saint-Pierre , 13 juin 1850. — Maisonnisse, 27 février 1851.

Archipràré d’Aubmson. — Saint - Âgnant près Crocq, en 1650. — Saint- Avit-de-Tardes , au siècle dernier. — Saint-Pardoux-d’Arnet , 1700. — Dontreix, 31 octobre 1825. — Poussanges, 19 mai 1827. — Saint-Merd-la-Breuille , 6 novembre 1828. — Saint-Maurice près Crocq, 16 juillet 1832.

— Charron, 3 mars 1833. — Crocq, 16 octobre 1833. — Mautes, 4 février 1829. — Reterre, 6 juillet 1830. — Faux-la-Montagne , 1831. — Saint-Maurice près Crocq, 16 juillet 1832. — La Celle-Barmontoise , 18 octobre 1833. — Saint- Oradour-de-Chirouse , 9 septembre 1834. — La Courtine, 15 janvier 1835. — Les Mars, 7 octobre 1835. — Saint-Georges-Nigremont , 9 novembre 1835, — Fontanières, 1" décembre 1837.

— Chard, 19 mai 1839. — Saint-Avit-de-Tardes , rétabli en 1839, — Mérinchal, 17 septembre 1839.

— Néoux, 22 octobre 1839. — Saint -Julienla-Genêle , 21 novembre 1840. — Saint-Pardoux-

d’Arnet , 1" juillet 1841. — Saint-Martial-le-Vieux ,

29 mai 1844. — Le Mas-d’Artige , 29 mai 1844.

— Saint-Agnant , rétabli en 1844. — Gioux,

30 octobre 1845. — Saint-Pardoux-le-Neuf, 16 septembre 1847. — Sainte-Feyre-la-Montagne , 16 septembre 1847. — Felletin, 28 juin 1848. — Mainsat, 18 novembre 1848. — Croze , 1" octobre 1849. — Sermur, 16 octobre 1849. — Bellegarde , 27 février 1851. — Saint-AviUe-Pauvre , 7 octobre 1853. — La Villeneuve près Crocq , 24 août 1854.

— SainM^uentin , 19 septembre 1854. — Sainl- Bard , 28 novembre 1854.

Archiprétré de Bourganeuf. — Bénévent, 21 novembre 1837. — Marsac, 30 janvier 1839. — Janaillat, 17 mars 1840. — Pontarion, 27 février 1841. — Saint-Maureil , 24 mdi 1854.

Archiprétré de Boussac. — Chambon, 12 juillet 1828. — Tardes, novembre 1839. — Lussac-les- Nones , 23 octobre 1839. — Viersat, 14 décembre 1844. — Saint-Loup , 7 décembre 1846. — Gouzon, 27 février 1851. — Nouhant, 20 décembre 1852.

— Bort, 26 janvier 1853. — Jarnages , 12 février 1853. — Châtelus , 30 septembre 1853. — Clugnat, 10 août 1854. — Gouzougnat, 27 septembre 1854.

Nota. — Pour un grand nombre de ces paroisses, les titres d’érection ont simplement été renouvelés aux époques que nous venons d'indiquer. Ainsi , pour ne citer que quelques noms , il est constant que, à Saint-Maurice prèsCrocq età Saint-Pardoux-le- Neuf , cette confrérie était florissante avant la révolution qui termina le xYiir siècle ; à MagnaoLaval , au Grand-Bourg , à Saint-Merd-la-Breuille , à Gouzougnat, à Âixe,etc.,etc., elle datait de temps immémorial. — A Felletin, elle était établie avant 1780.

Confrérie du Scapulaire gris ou de Notre-Dame du Mont-Carmel.

Le scapulaire remonte aux premières années du XIII' siècle , époque où , dans une apparition au bienheureux Simon Stock, de l’ordre des moines du Mont-Carmel, la sainte Vierge lui remit ce vêtement

comme le signe distinctif de sa confrérie , le gage

dme protection spéciale. — Les fidèles qui reçoivent le scapulaire acceptent ainsi la livrée des serviteurs de la sainte Vierge : ils participent aux prières et aux bonnes œuvres des Carmes et des Carmélites répandus dans l’univers ; enfin ils ont droit à quantité d’indulgences. (Voyez le Manuel de la dévotion au Scapulaire, par, l’abbé Sambucy.) La dévotion du Scapulaire est des plus répandues , et presque tous

les ordres religieux ont pris des Cannes le scapulaire, qui , pour eux , consiste en une pièce d’étoffe trois fois large comme la main , et qui , ouverte par le milieu de manière à laisser passer la tète pour encadrer le cou , retombe , par devant et par derrière , presque jusqu’au bas de la robe.

Cette confrérie est érigée dans les paroisses dont le nom suit ;

Archiprêtré de Limoges. — Chez les Carmélites de Limoges, 1618. — Aixe, 1824. — La Meyze , 19 juin 1840.

Archiprêtré de Bellae. — Darnac, 21 septembre

1845. — Droux, 14 octobre 1845. — Magnacl^val : les membres de cette confrérie et ceux de Notre-Dame Âuxiliatrice ont servi à fonder, en 1845 , l’Archiconfrérie , qui les supprime. — Chez les Carmélites du Dorât , installées le 5 jnillet 1856 , et sorties de la communauté de Limoges.

Archiprêtré de Gnéret. — Chambon-Sainte-Croix , — Maisonnisse , 27 février 1851.

Archiprêtré d'Avbmson. — Le Compas , 30 mars 1839. — Charron, 19 juin 1840. — Mainsat, 2 février 1842, régularisée le 18 novembre 1848.

Archiprêtré de Boume. — Genouillac, 18 mai

1846. — Domeyrot, 24 mai 1846.

Nota. — Dans plusieurs paroisses de chaque canton du diocèse , des prêtres autorisés à donner le scapulaire revêtent de cette sainte livrée les âmes pieuses , bien que l’église qu’ils dirigent n’ait pas de confrérie organisée. ,

Confrérie do Seipnlaire bleu.

Le Scapulaire de l’immaculée Conception de la bienheureuse Marie, ou Scapulaire bleu , a été institué pour honorer l’immaculée Conception de la sainte Vierge , surtout en priant pour la réforme des mauvaises moeurs et pour la conversion des pécheurs. On le doit aux sollicitations de la vénérable sœur Ursule de Benincasa , fondatrice de l’ordre des religieuses Théatines , à Naples. Clément X approuva cette dévotion par un bref du 30 janvier 1671, laissant chaque associé libre de s’imposer lui-même des prières et des bonnes œuvres , ou de les faire fixer par son confesseur. Le 12 mai 4710, Clément XI accorda aux associés des indulgences que le Manuel des enfants de Marie fait connaître. En prenant le scapulaire bleu , on participe à tous les biens spirituels que font les Théatins et les religieuses Théatines. Les aumôniers des sœurs de la Charité de Saint- Vincent-de-Paul reçoivent du Scapulaire bleu dans

— Kl —

la paroisse de Saint-Pierre et dans celle de Saint- Michel, à Limoges, et aussi à Aubusson, à Mainsat et à Rochechouart, — Plusieurs autres prêtres du diocèse reçoivent également.

CoBlrérie de Notre-Dame des Agonisants, association qni a pour but d’obtenir une bonne mort , griee au patronage de la sainte Vierge.

Cette confrérie fut établie dans l’ancienne paroisse de Sainte -Félicité de Limoges au moins dès 1317 : car les palenceaux, que l’on conserve encore , portent cette date ; — à Saint-Pierre-du- Queyroix de Limoges , de temps immémorial ; — à Saint- iMichel-des-Lions de Limoges , de temps immémorial ; — à Sainte-Marie de Limoges , 1850 : le bref de cette érection, obtenu par M. Chevalier, curé actuel , accorde une indulgence plénière pour le jour de l’entrée dans la confrérie , pour la fête patronale (le premier dimanche après l’Assomption) , et à l'article de la mort; une indulgence de sept ans et de sept quarantaines pour quatre autres fêtes de la sainte Vierge , laissées au choix de l’évêque , et enfin soixante jours d’indulgence pour toute œuvre pie faite par un confrère dans les dispositions convenables : toutes ces indulgences sont applicables aux morts. — Cette confrérie existe , depuis 1658, dans

l’église de Notre-Dame de Bellac. En 1708, elle reçut un règlement nouveau signé par le curé et par les officiers de la confrérie. Naturellement la révolution de 1789 avait interrompu les pratiques pieuses qu’elle impose. Depuis 1805, elle a repris une vie nouvelle. (Voyez mon Histoire de la ville de Bellac, p. 108.)

La Congrégation de Itlotre-DanM.

Cette association célèbre fut instituée en 1563 par le père Léon, de la compagnie de Jésus, qui enseignait à Rome. Il avait commencé par rassembler de temps en temps les plus pieux de ses disciples afin d’exciter leur dévotion envers la sainte Vierge , par l’imitation de ses vertus et par la fréquentation des sacrements. Bientôt ces pieuses pratiques furent répandues dans les maisons de la même compagnie: et, comme elles portaient des fruits nombreux et visibles, par une bulle du 5 décembre 1584, Grégoire XI II donnait à ces assemblées une authenticité canonique en érigeant , dans l’église du collège romain, une congrégation sous le titre de ÏAmoncialim de la bienheureuse Marie , et dans laquelle on recevait non-seulement les étudiants, mais encore les autres fidèles. Cette bulle accordait diverses indulgences , et permettait d’ériger dans tous les

collèges de pareilles congrégations , que l’on agrégerait à la première. Sixte V (5 janvier et 25 septembre 1587), Clément VIII (30 août 1602), Grégoire XV (15 avril 1621) et Benoît XIV (24 avril et 27 septembre 1748), ont ajouté de nouvelles faveurs à la congrégation , dont les statuts et les indulgences nombreuses se trouvent dans les Heures à l’usage des congrégations de la Sainte-Vierge (Lyon, Pélagaud, 1840). Ces congrégations se sont multipliées sans nombre dans tous les royaumes. « On forma des congrégations de nobles , de militaires , de gens de robe , de bourgeois , de marchands , d’artisans , de matelots , de pêcheurs , de domestiques.... On compte parmi les congrégants saint François-de-Salles , encore étudiant à Paris, en 1580 ; Henri de Bourbon , duc de Verneuil , l’an 1621 ; Antoine de Bourbon , comte de Moret , l’an 1623 ; Louis de Bourbon , prince de Condé ; Armand de Bourbon , prince de Conti , vers l’an 1630 — Parmi les souverains , on compte Sigismond III , roi de Pologne et de Suède ; les princes Philippe , Ferdinand et Maximilien de Bavière ; l.adislas IV , roi de Pologne et de Suède ; Casimir, son frère ; les empereurs Ferdinand II et Ferdinand 111 ; plusieurs archiducs d’Autriche , etc. Parmi les prélats , on

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compte plus de cent cardinaux , dont plusieurs ont été élevés sur la chaire de saint Pierre , et un grand nombre d’archevêques et d’évêques. » (Heures , p. 46-48.)

La congrégation des artisans de Limoges fut fondée dans la chapelle du collège , que les Jésuites dirigeaient : elle s’y est maintenue jusqu’à la révolution du defnier siècle. Depuis la restauration du culte (avril 1802) , l’autel de la Congrégatim de» artieam de lÀmoges se trouve dans l’église Saint-Pierre de la même ville , et , quoique peu nombreux , les congrégants qui s’y réunissent chantent régulièrement l’office de la Sainte-Vierge les jours de fête. Il va sans dire qu’ils remplissent exactement leurs devoirs religieux. — La congrégation fut établie au petit séminaire du Dorât en 1822 , et au petit séminaire d’Ajain , en 18...

Ctnfrérie de Noire-Dsme du Pny.

La confrérie de Notre-Dame du Puy (de Podio) à Limoges , dans l’ancienne paroisse de Saint-Maurice de la Cité. Le revenu de cette confrérie fut cédé à l’hôpital Saint-Gérald de Limoges par sentence du 20 décembre 1576.

CoDfrcrie de Notre-Dame de Lorede.

La confrérie de Notre-Dame de Lorette fut instituée pour honorer la translation miraculeuse en Italie de la maison habitée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, la sainte Vierge et saint Joseph à Nazareth. — Elle fut établie dans l’église Saint-Martial de Limoges ; détruite. — Elle existe encore à Saint-Pierre de Limoges, où, avant l’introduction de la litui^ie romaine , on célébrait la fête le troisième dimanche de septembre, quoique la fête véritable soit le 12 décembre. Le jour de cette fête, le clergé de Saint-Pierre, précédé de la confrérie, parcourt en procession le quartier dans lequel se trouve la rue Notre-Dame-de-Lorette. Un autel, toujours richement orné , se dresse , en face de la rue Notre- Dame-de-Lorette , au-dessous de la belle statue que la famille Barbou des Courrières conserve religieusement dans le mur extérieur de ses ateliers d’imprimerie , et devant laquelle elle allume chaque soir une lampe. Pendant la procession, on donne, pour tout le quartier, la bénédiction avec l’image de la sainte Vierge, et les personnes pieuses se font un devoir de passer la nuit suivante près de cet autel , en chantant des cantiques.

Confrérie de Nolre-Dime de Pitié:

D’après le Traité des indulgences de Mgr Bouvier, évêque du Mans ( Paris, édition de 1849, p. 297), vers le milieu du xvr siècle , un certain nombre de personnes charitables s’étant réunies à Rome , dans l’intention de visiter les pauvres insensés, et d’en prendre un soin particulier, N. S. P. le pape Pie IV érigea , le 11 septembre 1561 , en archiconfrérie , sous le titre de Notre-Dame de Pitié , cette association charitable , qu’il autorisa à communiquer ses indulgences à toutes les confréries qu’elle s’agrégerait légitimement.

Nous ne pensons pas que les confréries de Notre- Dame de Pitié établies dans le diocèse de Limoges aient le même but que celle de Rome : elles n’en ont d’autre que de s’édifier mutuellement. Du reste, dès la fin du xv' siècle , il y avait des autels dédiés à Notre-Dame de Pitié dans notre province , et vraisemblablement des confréries de même nom se réunissaient autour de ces autels. Ainsi, au Dorât, dans la collégiale , qui sert aujourd’hui pour la paroisse, en 1488; à Nedde , en 1495; dans l’église Sainte-Croix d’Aixe près Limoges, en 1519; dans l’ancienne paroisse Saint-Maurice de la Cité , à

Limoges, en 1520; dans l’église collégiale d’Eymoutiers , qui sert aujourd’hui pour la paroisse , en 1546.

La confrérie de Notre-Dame de Pitié est organisée de temps immémorial dans les églises Saint>Pierre et Saint-Michel de Limoges ; dans l’église Sainte-Marie de Limoges , depuis le commencement de ce siècle.

Au mois d’octobre 1854, M. Delor, curé de l’église Saint-Pierre de Limoges , demandait que le saint-père accordât des indulgences à cette confrérie, établie depuis plusieurs siècles dans la chapelle de Saint- Aurélien.

Par un décret du 27 novembre 1854, signé du cardinal Asquinius, préfet de la congrégation des indulgences , on a obtenu à perpétuité , avec faculté de les appliquer aux âmes du purgatoire : 1" indulgence plénière à tout associé pour le jour de l’admission dans la confrérie, pour le jour où se célèbre la fête principale ( 3' dimanche de septembre, fête des Sept-Douleurs de la sainte Vierge) , et à l'article de la mort ; 2° une indulgence de sept ans et de sept quarantaines en faveur de tout associé qui se confesserait , communierait et prierait pour l’Eglise dans cette intention aux fêtes de la Purification, de l’Annonciation, de la Visitation et

de l’Assomption de la sainte "Vierge ; 3" enfin , une indulgence de soixante jours pour toute œuvre pie faite par une personne de la confrérie qui serait en état de grâce , et qui désirerait l’obtenir.

Les fidèles de Limoges ne seront nullement scandalisés de nous voir donner ici un éloge spécial au zèle généreux qui place , aux yeux des membres de cette confrérie de Saint-Aurélien, l’honneur de Notre- Dame de Pitié et la décoration de son autel bien audessus de tout intérêt personnel. Ainsi il n’est pas rare que ces pieuses bouchères , naturellement laborieuses , économes et simples , emploient à décorer leur autel une partie de l’argent que leur famille met à leur disposition pour un vêtement. Une digne et sainte veuve , Marie Cibot née Malinvaud , plus spécialement chargée de surveiller l’entretien de l’autel et du luminaire , met , depuis plus de vingt ans, à remplir ce devoir une passion modeste et touchante.

Oonfrcrie (les PénitenU-Blanrs de l’immacalée Conception de la sainte Vierge.

Cette confrérie fut établie , en 1680 , par Mgr d’Urfé , évéque de Limoges , dans l’église de Notre- Dame de Bollegarde , pour les personnes de l’un et de l’autre sexe. Voici les renseignements que nous donne un excellent ami, M. Fourton, curé actuel de Bellegarde ;

Dans le préambule de ces statuts , on lit , entre autres choses, les deux considérants suivants, résumé de ce qu’il y a de plus important : o 1" Nous nous devons conformer à la conduite de l’Eglise, notre bonne mere , laquelle , dans ces temps , nous fait clairement cognoistre le désir qu’elle a que ses enfants ayent une particulière dévotion pour l’immaculée Conception de Notre-Dame , puisqu’elle nous a ordonné de faire une octave en son honneur, et de faire la même solennité qu’au jour de son Assomption triomphante : en effet, si celle<ci est le couronnement de ses grandeurs , celle-là en est le fondement et le principe. En second lieu, comme la ville de Bellegarde a toujours recognn la sainte Vierge pour sa protectrice et sa patronne , et , à ce dessain , a fait bâtir en son honneur la chapelle dans laquelle est à présent établie notre congré-

galion, nous avons cru être obligés de consigner (sic) la même dévotion que nos ancêtres, et de l’augmenter par cette confrérie. Ce tout a été fait par l’ordre et de l’agrément de Monseigneur de Limoges. » (Style et orthographe du manuscrit même.) — Les statuts, divisés en six chapitres, traitent : le premier, de la réception des confrères ; le deuxième , de l’institution et des fonctions des officiers ; le troisième , des assemblées et des processions : le quatrième , de la conversation des membres tant entre eux que parmi les étrangers ; le cinquième , des exercices de dévotion : le sixième, de l’observance des statuts et de la correction des délinquants. Ces statuts, où l’on remarque une foi ardente , une discipline sévère et un vif amour de la sainte Vierge, n’ont rien d’assez saillant pour que nous les transcrivions. La confrérie a un livre d’offices , imprimé à Carpenlras , sous ce titre : l’Office de la glorieuse Vierge Marie, pour dire aux compagnies des pénitents séculiers de ïun et de t autre sexe , réduit selon la réformation ordonnée par le pape Pie V, confirmée par les papes Grégoire XIII , Clément VIII, Urbain VIII et Grégoire XL

Confrérie de la Nativité de Notre-Dame.

La confrérie de la Nativité de Notre-Dame , nommée aussi confrérie de Notre-Dame de Septembre , fut établie à Limoges en 1572 ; — à Sainte- Marie de Châteauneuf, en 1717.

Confrérie de Notre-Dame de l’Assomption.

CetUî confrérie florissait à Laurière, dès 1597, sous le rectorat de Jacques de Yolondat. Le 7 novembre 1769 , le pape Clément XIV accordait à cette confrérie , à perpétuité et aux conditions ordinaires , une indulgence plénière pour le jour de la réception dans la confrérie , pour celui de la fête patronale , et à l’article de la mort; puis une indulgence de sept ans et de sept quarantaines pour les confrères des deux sexes qui, ayant communié, visiteraient la chapelle de la confrérie un des quatre jours choisis dans l’année par l’évêque diocésain (ces quatre jours furent : la Purification , l’Annonciation , la Nativité et l’immaculée Conception de la sainte Vierge). En outre, le saint-père accordait soixante jours d’indulgence pour l’assistance aux exercices de la confrérie, pour l’accomplissement d’une œuvre de miséricorde , soit corporelle soit spirituelle, et même pour toute

œuvre de piété ou de charité (aut quodcumque aliud pietatis vel charitatis opus exercuerirU). Toutes ces indulgences sont applicables aux noorls.

CoDfrérie de IS'olre-Dame Auxilialrice.

« Il y a trois confréries différentes érigées sous ce titre » , dit Mgr Bouvier dans son Traité des indulgences, p. 272, etc. :

1° La confrérie de Notre-Dame Auxiliatrice de Munich. — En 1683 , les Turcs assiégeaient Vienne, capitale de l’Autriche. Un capucin, qui prêchait alors à Saint-Pierre de Munich en Bavière, exhorta les fidèles à invoquer contre ces ennemis du christianisme la sainte Vierge sous le titre qu’on aimait à lui reconnaître dans les dangers pressants , celui de Notre-Dame Auxiliatrice. Une multitude de fidèles entrèrent dans cette intention pieuse. Comme le siège fut levé , on attribua la déroute de ces farouches mabométans à l’intervention de la sainte Vierge ; et Maximilien, électeur de Bavière, un des chefs de l’armée chrétienne, demanda lui-même au pape l’érection d’une confrérie sous le titre de Notre- Dame Auxiliatrice. Par une bulle datée du 8 apût 1684, Innocent XI fonda, dans l’église même de Saint-Pierre de Munich , cetta confrérie , qui , en

1738 , se fomposait de plus de trois millions de fidèles.

Pour faire partie de cette confrérie , il suffit d’avoir reçu un certificat d’admission, que peut délivrer, au nom de la confrérie, tout prêtre qui en ferait partie lui-même. Chaque confrère doit : 1° avoir une image de la sainte Vierge tenant l’enfant Jésus ; â° s’il est prêtre , dire , une fois par an , une messe dans les intentions* de la confrérie , en recommandant à Dieu d'une manière spéciale les associés défunts : s’il est laïque , réciter le chapelet aux fêtes de la Conception , de la Nativité , de la Présentation , de l’Ânnonciation , de la Visitation, de la Purification, de la Compassion et de l’Âssomption de la sainte Vierge , en y ajoutant un Paier et on Ave pour les confrères morts. En cas d’oubli ou d’empêchement l'un des jours prescrits , on peut réciter un des jours suivants le chapelet négligé; on peut aussi remplacer la récitation de ces chapelets en faisant dire une messe chaque année. On gagne une indulgence plénière en se confessant et en communiant le jour de l’admission. Il y a la même indulgence, aux mêmes conditions, à l’article de la mort , et même si , ne pouvant communier ni se confesser, on prononce , au moins de cœur, avec

contrition , le nom de Jésus. Pour tout acte de charité ou de piété , il y a soixante jours d’indulgence. A toutes les fêtes de la sainte Vierge, on dit la messe pour les confrères vivants , et on chante les litanies de la sainte Vierge à Munich. Le mercredi d’après la fête de la Nativité , on chante une messe solennelle et les litanies pour les confrères morts à Munich. On a calculé qu’annuellement, dans cette confrérie il se dit plus de quarante mille messes , et un nombre in6ni de chapelets , dont profitent les confrères morts et vivants.

2" Notre saint père le pape Pie VII , persuadé qu’il devait à la protection de la sainte Vierge sa constance dans les tribulations qu’il avait subies et la fin de sa captivité (1814), établit, par décret du

16 septembre 1815 , pour en perpétuer le souvenir, une nouvelle fête sous le titre de Secours des chrétiens, pour le 24 mai. Le même motif a inspiré l'institution de la confrérie de Notre-Dame Âuxiliatrice dans la paroisse de Saint-Nicolas à Namur (Belgique). — En approuvant cette confrérie, le

17 novembre 1826 , Léon XII l’a enrichie de beaucoup d’indulgences , dont le livre de Mgr Bouvier donne la liste, p. 276.

On est admis aux mêmes conditions que pour Notre-Dame Auxiliatrice de Munich.

3” La confrérie de Munich avait été canoniquement érigée dans la cathédrale du Mans : Grégoire XVI a bien voulu approuver et enrichir d'indulgences (voyezBouvier, p. 280),parrescrit du 17 mars 1835, cette confrérie du Mans, qui est devenue ainsi distincte des deux précédentes , mais pour laquelle les conditions d'admission ne sont pas changées.

Les confréries de Notre-Dame Auxiliatrice du diocèse de Limoges se rattachent toutes à celle de Munich.

Voici le nom des paroisses où on la trouve érigée :

Archiprêlré de Limoges. — Saint-Léonard , 28 septembre 1848.

Archiprêlré de BeUac. — Magnac-Laval , au mois de mai 1845 : cette confrérie et celle du Scapulaire ont fourni les éléments de l'Archiconfrérie, qui les a supprimées. — Châteauponsat , 29 avril 1840. — Saint-Hilaire-la-Treille , 8 août 1855.

Archiprêlré de Rochechomrl. — Saint-Auvent , 3 juin 1833. — Saint-Cyr, 24 avril 1840.

Archiprêlré de Sainl~Yrieix. — Saint-Germain-les-

Belles , 20 septembre 1839. — Meazac , 24 janvier

Archiprélré de Guéret . — Le petit séminaire d’Ajain, 12 mars 1840. — Saint-Vaulry, 20 mars 1840. — Bussière-Dunoise , 25 mai 1840. — Iji Chapelle- Taillefer , 10 juillet 1840. — Ghambon-Sainte> Croix

Archiprélré dA'ubussm. — Saint-Agnant , de temps immémorial. — Evaux, 30 novembre 1839.

Confrérie de iNolre-Dame dn Peyleo.

La confrérie de Notre-Dame du Peyteu est composée de toutes les laveuses de Limoges. Elle se réunissait jadis dans l’ancienne paroisse de Saint-André ; aujourd’hui elle célèbre sa fête , le 8 septembre , dans l’église Saint-Etienne.

Confrérie de Nolredtame de Grâce.

La confrérie de Notre-Dame de Grâce florissait à Montrol-Sénart au dernier siècle.

Associnlioo des EnfanU de Marie.

Depuis 1830, les ouvroirs internes dirigés par les fdles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul s^étaient beaucoup multipliés : on les consacra à

l’immaculée Conception de la sainte Vierge , espérant stimuler chez les jeunes filles qu’on y recevait l’amour des vertus de leur âge par la dévotion spéciale envers l’auguste Mère de Dieu. Vers 1845, M. Etienne, supérieur général de la congrégation de la Mission et des filles de la Charité, avait rédigé quelques articles d’après lesquels , un conseil d’admission étant formé sous la direction d’un prêtre et de la supérieure de la maison , on associe , après quelques mois d’épreuves dans les rangs des aspirantes , celles des enfants qui sont les plus édifiantes après la première communion. Une médaille de l’immaculée Conception , suspendue à un cordon do laine bleue , les distingue de leurs compagnes. Le 20 juin 1847, M. Etienne obtint de notre saintpère ïie IX le privilège d’établir ces associations, et , pour celles-ci , toutes le» indulgences accordées à la congrégation de la Sainte-Vierge établie à Rome pour les élèves de la compagnie de Jésus.

Dès 1847, les sœurs de la Charité de Saint-Pierre et de Saint-Michel à Limoges fondèrent dans leurs maisons l'association des Enfants de Marie. Les sœurs du même ordre l’ont portée à Aubusson le 3 décembre 1852 , à Mainsat en 1853 , et à Rochechouart en avril 1856. Elle se trouve actuellement à peu

près dans toutes les maisons religieuses du diocèse chargées de l’enseignement des jeunes personnes.

Arciticonfrérie du saint et immaealé Goeur de Marie pour la eouTctsion des pecbeurs, souvent désignée par le seul mot Arebiconfrérie.

Le' 3 décembre 1836, M. Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires, à Paris, eut l’inspiration pieuse de consacrer sa paroisse au très-saint et immaculé Cœur de Marie, qui est le symbole de l’amour qu’a, l’auguste Vierge pour son adorable Fils et pour les hommes, puis de fonder, dans cette même paroisse , une association qui aurait pour but de faire prier pour la conversion des pécheurs. En 1837, le souverain pontife fut prié d’ériger cette association en Archiconfrérie pour la France, et, le 24 avril 1838 , le saint-père , dépassant les désirs du vénérable curé de Notre-Dame des Victoires , autorisa le titre d’Archiconfrérie , avec le droit d’agrégation pour la chrétienté tout entière, Rome exceptée. Pour faire partie de l’Archiconfrérie , il faut , étant catholique : 1° se faire inscrire sur le registre d’une église où l’Archiconfrérie soit régulièrement établie ; 2° porter une médaille de l’immaculée Conception indulgenciée ; 3" offrir dès le matin les prières et les bonnes œuvres de la journée pour la conversion des

pécheurs ; A-" réciter chaque jour un Paler et un Ave dans le même but; mais le Pater et VAve de la prière quotidienne peuvent être offerts à cette fin.

— L’Archiconfrérie est en grand honneur dans tous les diocèses de France et dans grand nombre de diocèses des diverses parties du monde. Grâce au zèle de M. Dissandes de Bogenet , vicaire général à Limoges , l'Archiconfrérie estétablie avec succès dans cette ville depuis 1839 ; grâce encore à son prosélytisme puissant , ces pratiques pieuses sont observées dans les paroisses dont les noms suivent ;

Archiprétré de Limoges. — Saint-Etienne de Limoges, 29 novembre 1839. — Saint-Paul, 28 novembre 1840. — Rempnat , 26 janvier 1841. — La Villeneuve , 26 janvier 1841. — Nedde, 27 août 1841. — Le Vigen , 25 mars 1845. — Jourgnac , 7 mai 1845. — Saint-Martin-Cbâteau , 2 juin 1846.

— Pierre-BufiBère , 25 septembre 1846. — Saint- Léonard , 18 décembre 1848. — Eymoutiers, 18 décembre 1848. — Saint-Priest-Taurion , 18 décembre 1848. — Ambazac, 18 janvier 1849. — Châteauneuf, 24 janvier 1849. — Beaumont, 14 mars 1849. — Bonnat, 17 octobre 1851. — Saint- Sylvestre, 7 février 1852. — Masiéon , 21 septembre 1852. — Beaune , 25 novembre 1853. — Peyrat-

le-Château, 12 mai 1854. ^ Nieul, l"juin 1854.

— Eyjeaux , 7 novembre 1854. — Isle , 29 août 1856. — La Jonchère, 25 mai 1857.

Archvprétré de Bellac. — Arnac-la-Poste, 7 mai 1845. — Magnac-Laval , 13 mai 1845. — Damac,

— Cromac, 7 août 1846. —

Le Dorât , 22 septembre 1846. — Mortemart, 18 décembre 1848. — Les Chezeaux, 18 décembre 1848. — Saint-Somin-Leulac, 18 janvier 1849. — Châteauponsat , 10 mars 1849. — La Croix , 18 janvier 1850. — Bussière-Poitevine , 6 février 1851.

— St-Symphorien , 22 février 1851. — Chamboret, 27 décembre 1852. — Morterolles , 26 mai 1853. — Bellac , 1" avril 1854. — Rançon , 1" août 1854.

— Bessines , 4 mars 1854. — Lussac-les-Eglises , 18 décembre 1855.

Archipràré de Bochechomrt. — Champsac, 31 juillet 1847. — Cussac, 14 septembre 1848. — Vayres , 18 juin 1850. — Saint-Junien , 10 mai 1851 .

— Rochechouart , 23 novembre 1852. — Les Salles- Lavauguyon , 24 juin 1853. — Saint-Mathieu, 30 janvier 1854. — Doumazac, 7 mars 1857.

Archiprêtré de Saint-Yrieix. — Nexon, 18 janvier 1849. — Saint-Yrieix, 19 janvier 1849. — Coussac-Bonneval , 4 juillet 1849. — Saint-Germain-

les-Belles, 27 novembre 1851. — Chalus, 19 mars 1852. — Ladignac, 14 avril 1852. — Saint-Priest- Ligoure , 27 mai 1852. — La Meize , 12 août 1853.

Arthiiprétré de Gnéret. — Saint-Vaulry , 10 octobre 1840. — Sainte-Feyre , 28 novembre 1840.

— Jouillat, 10 août 1842. — La Souterraine , 15 août 1842. — Saint-Sulpice-le-Dunois , 23 décembre 1842. — Linards , octobre 1843. — Saint- Sébastien , 18 juin 1844. — La Celle-Dunoise , 30 octobre 1844. — La Chapelle-Taillefer, l*" mars 1849. — Ladapeyre , 5 mai 1852. — Gbambon- Sainte-Croix , 21 septembre 1852. — Le Bourgd’Hem , 25 novembre 1853. — Le Grand-Bourg , 1" juin 1854. — Champsanglard , 8 septembre 1856.

Archiprêtré dAubussm. — Poussanges, 8 janvier 1840. — Auzances, 5 août 1841. — Sannat , 22 décembre 1841. — Evaux, 30 mai 1842. — Saint-Sylvain , 30 mai 1842. — Lupersac, 15 août 1842. — Aubusson , 14 octobre 1842. — Saint- Frion, 30 juillet 1843. — Chénérailles , 25 avril 1844. — Saint-Maixenl , 25 septembre 1847. — Mainsat, 11 octobre 1848. — Sainte-Feyre-la-Montagne, 10 décembre 1848. — Saint-Merd-la-Breuille, 18 décembre 1848. — Chard, 18 décembre 1848.

— Néoux, 18 janvier 1849. — Saint-Priest-le-

Tromp, 18 janvier 1849. — Gentioux, 18 janvier 1849. — La Nouaille , 14 avril 1849. — Saint-Pardonx-d’Arnet , 25 janvier 1850. — .Chamberaud, 8 septembre 1851. — Saint-Alpinien , 28 décembre 1852. — Dontreix, 6 décembre 1855. — Magnaol’Etrange, 25 mars 1858.

Arehiprêtré de Bmrgamuf. — SainUJoussaud , 1840. — Le Monteil-au-Vicomte , 21 mai 1841. — Arrênes , 10 juillet 1842. — Azat-Chatenet , 4 juillet 1849. — Augères, 4 juillet 1849. — Bénévent, 30 janvier 1854. — Bourganeuf, 4 février 1856.

Arehiprêtré de Boume. — Chambon, 8 janvier 1840. — Lussac-les-Nones , 14 septembre 1848. — Le Châtelet-Bidolière , 14 septembre 1848. — Saint4ulien-le^bâtel , 18 décembre 1848.’ — Boussac, 19 mai 1849. — Lépaud, 5 mai 1852. — Roches-Malvalaise, 15 juillet 1852.

Société dci jciDCi EroDoniei de Marie.

Pendant le mois de mai 1844 , quelques jeunes personnes de Limoges se réunirent, chaque soir, chez une de leurs compagnes , dans l'intention de se livrer en commun à des actes de piété , et de travailler pour les pauvres. Ces réunions procurèrent

bon nombre de vêtements aux enfants indigents qui firent , au mois de juin , la première communion dans la paroisse Saint-Michel.

M. Dissandes de Bogenet, vicaire général et fondateur, à Limoges de la conférence de Saint- Vincent-de-Paul , connaissait les dispositions généreuses des saintes filles qui d’elles-mêmes avaient eu l’inspiration de se réunir dans un but de chmrité , et, le 22 août de la même année , prié de dire pcmr elles une messe dans la chapelle des sœurs de Saint-Vincent de la paroisse Saint-Michel, il profita d’une assez nombreuse réunion de jeunes personnes pour vanter, avec sa parole d’apôtre , l’avantage d’une association de jeunes filles formée sur le modèle des conférences de Saint-Vincent-de-Paul , c’est-à-dire ayant pour but de conserver dans les demoiselles les sentiments de piété de leur -première communion; de lés unir entre elles par l’indissoluble lien de la charité , et d’appliquer de bonne heure aux bonnes œuvres des facultés qui trop souvent , chez elles , se consument dans des actes futiles.

Le sermon porta d’beureux fruits.

. Le nombre des associées de M"* Noémie Benoît du Buis, inspiratrice des réunions de mai 1844, s’était aocrû. Le jeudi 10 octobre 1844 , après une

messe célébrée encore par M. de Bogenet dans la même chapelle des sœurs de Saint-Vincent, on s’occupa sérieusement d’organiser l’œuvre naissante ; et , après diverses réunions , toujours tenues , sous la présidence et avec la direction de M. de- Bogenet, dans la maison des sœurs de charité de Saint-Michel , le 28 octobre 1844 , Mgr Baissas signa une ordonnance qui érigeait la société des jeunes Economes de Marie en association de piété et do dnrité, lui conférant les droits et les privilèges dont jouissent les confréries.

Voici les dispositions principales du règlement, qui renferme dix-neuf articles et quatre dispositions supplémentaires :

L’association s’applique spécialement à secourir des filles pauvres , en leur proesrant la nourriture et le vêtement , puis en plaçant en apprentissage celles qui sont orphelines , ou dont la vertu serait exposée dans leur famille.

On se réunit une fois par semaine , de deux à quatre heures , afin de travailler pour les pauvres , et la première demi-heure de chaque réunion est consacrée à une lecture de piété , qui se fait à haute voix.

En général les membres de l’association sont de

jeunes filles. Les personnes âgées de quarante ans ou mariées ne peuvent être que membres honoraires , à moins que, èl l’unanimité des suffrages, elles ne soient admises ou maintenues comme membres actifs.

Pour être admise , il faut , étant agréée par le prêtre directeur et par le conseil , qui se compose d’une présidente, d’une vice - présidente , d’une secrétaire, d’une vice-secrétaire et d’une trésorièra, nommées annuellement , avoir, au scrutin secret , les deux tiers des voix. On reçoit de même au scrutin comme aspirantes des petites filles qui n’ont pas fait encore leur première communion , et qui doivent annuellement , comme les membres honoraires, une cotisation d’au moins 12 fr. Les membres actives font une aumône chaque semaine.

Chaque jour, toutes doivent , pour demander les vertus chrétiennes et le don de piété , réciter la prière' d Domina mm, sancta Maria,* etc., et l’invocation sainte Valérie, sainte Philomène, saint Lauisde-Gonzague , priez pour nous.

La fête principale de l’association est la Présentation de la sainte Vierge au temple (21 novembre), la sainte Vierge étant considérée comme « la fondatrice, la souveraine , la supérieure et protectrice principale et première de l’association » . On célèbre également

les fêtes de sainte Valérie , de sainte Philomène et de saint Louis-de-Gonzague , patrons secondaires,

Âixe , Bourganeuf et Rochecbouart ont formé sur le modèle de celle de Limoges leur association de jeunes Economes de Marie.

Semirtes de Marie.

La confrérie des Servantes de Marie est une association de jeunes ouvrières éUd)lie dans l'église Saint-Pierre de Limoges, en 1849, par M. l’abbé Delor, curé de cette paroisse. Le 23 janvier 1854 , l’autorité diocésaine a bien voulu approuver le règlement que le digne curé avait rédigé pour cette association pieuse et charitable , dont la fête patronale est la Visitation de la sainte Vierge (2 juillet). L’association a pour but , en appelant la protection toute spécial» de la Mère de Dieu sur un âge exposé à toutes sortes de périls, de faciliter aux jeunes ouvrières la sanctification du dimanche ; d’entretenir entre elles l’esprit de charité chrétienne ; de donner un patronage aux petites filles après leur première communion ; de procurer du travail , et , en attendant , d’offrir quelques secours aux jeunes personnes qui en manquent; de visiter et de soigner autant

que possible les pauvres gravement malades , et qui . ne trouvent pas dans leur famille une assistance suffisante ; enfin d’enseigner le catéchisme aux enfants qui ne peuvent pas venir assez régulièrement aux catéchismes de la paroisse.

Les Servantes de Marie viennent d'être établies à Aixe près Limoges par M. l’abbé Chapelle.

Coofrèrie de Marie immaculée.

La confrérie de Marie immaculée, établie-, depuis 1851, avec l’autorisation de l’ordinaire, dans la chapelle de Saint-Aurélieu , annexe de la paroisse Saint-Pierre de Limoges , avait prié , vers la fin de 1853, M, Delor, doyen de cette paroisse, de demander pour elle des indulgences.

Vers la fin du mois de juin 1854 , on reçut deux brefs datés l’un du 30, l’autre du 31 mai 1854. Ils accordent une indulgence plénière à chaque associée le jour de la réception dans la confrérie et à l’article de la mort ; le jour où on célèbre la fête patronale ( 8 décembre) , et aux fêtes de la Conception , de la Nativité , de l’Annonciation , de la Visitation , de la Purification , de la Présentation et de l’Assomption de la sainte Vierge ; puis soixante jours d’indulgence

pour toute œuvre pie faite avec les dispositions convenables; enfin, quelque part qu’on dise la messe pour une associée défunte , l’indulgence qu’on eût obtenue à un autel privilégié.

Nota. — M. l’abbé Rougier, curé des Salles- Lavauguyon , est en instance pour obtenir l’érection canonique , dans sa' paroisse , d’une confrérie qui aura le nom de Marie immaculée au temple, et dont il est le fondateur. Nous n’en connaissons pas encore les statuts.

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