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ment n'avaient pas voulu se priver d'ajouter une telle dérision à leurs autres insultes — on leur avait reproché de ne s'être pas défendus ! On a vu comment la défense était
« La superstition est le frein le plus propre à gouverner c les hommes. On vit alors se répandre la barbare théo-
< cratie. On prêcha un Dieu cruel , à la place d'un Dieu « de miséricorde, et l'esprit des ténèbres succéda à Tange t de lumière. Les ministres de l'autel ne s'oublièrent pas,
< en profitant pour eux-mêmes de ce que le despotisme « exigeait d'eux. Ils excitèrent aux plus étranges attentats c pour obtenir par le fanatisme ce que la piété raisonnée « leur refusait : prêtres, pontifes, législateurs, ils éta- • blirent une nouvelle doctrine adaptée uniquement à « leur intérêt ; ils entraînèrent à l'erreur les peuples , les « grands, les Rois et les Conciles, Les politiques de la « Cour leur suggérèrent de mettre sur le trône de saint « Pierre un vieillard décrépit , dont l'imbécillité de l'âge
< se prêtât à tout ce que l'esprit d'intrigue peut désirer. « Ce superbe pontife, esclave de ceux qui gouvernent sous f lui, enchaîna de ses mains au char de l'intérêt, la gloire^ € l'honneur et la vérité, Pierre disait : Je ne suis qu'un c homme, mais on a substitué, à un Dieu fait homme, un f homme dont on fait un Dieu.
« C'est de la bouche d'un Hildebrand qu'on a fait sortir « des maximes qui sont des imprécations; des oracles qui € sont des blasphèmes; le successeur des Apôtres a réc pandu des anathèmes dans l'univers.
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libre I On brûlait les livres ; on mettait au carcan , ou l'on pendait les gens qui pensaient tout haut; on exilait les évéques qui parlaient pour nous , et l'on outrageait le Souverain-Pontife lui-même ^ notre plus puissant protecteur.
c La conduite de nos ministres nous fait regretter le c paganisme, autant au-dessus du fanatisme qu'il peut être « au-dessous de la religion chrétienne. Le corps du clergé c national, oubliant son plus beau titre (qui est d'être t Français) , se livre à un esclavage systématique ultrac montain , dans l'intention de se conserver des privilèges c odieux, qui ne sauraient subsister avec la liberté gal- « licane. Si nous le suivions dans son enseignement nous ff ne serions bientôt plus Français, hommes, mais fanac tiques Romains. Oubliant leur divin Législateur, qui dit c que son empire n'est point de ce monde, et qui leur t promet de les faire régner dans une autre vie avec lui , c ils lui répondent : Nous sommes les maîtres du monde , c nous aimons mieux dominer ici-bas que de régner avec c vous dans le ciel. Que les rois de la terre (s'il en est c encore) n'existent que par une soumission aveugle au t Jupiter du Capitale » , etc
Tout le discours est de cette force et dans ce goût : on pourrait le croire composé, pour être lu aux députés de Y Italie une^ réunis à Florence, en attendant leur capitale définitive, et signé Garibaldi.