‹ Notes & penséesChapitre 13 sur 32 · CCXXVIII · texte numérisé non relu

CCXXVIII

Aucun gouvernement n*est maître de son parti, quand il triomphe, et les premières représailles sont parfois terribles.

Dans toute supériorité, il entre une part souvent inconsciente de dédain. M. Renan ne prend même pas la peine de s'en défendre.

W... est tellement accoutumé à ce qu'on parle de lui dans les journaux, que tous les ans, il regarde,

dans les nécrologies, publiées au i*' janvier, si son nom ne s*y trouve pas ; et il paraît désappointé, quand il ne Ty a pas vu.

Le mari de madame Dorval était un homme d'esprit (à la Favart). Un soir qu*il entendait de son lit une discussion entre sa femme et le comte Alfred de Vigny, l'homme le plus poli du monde, qui s'excusait de son mieux d'avoir été retenu, de n'avoir pu venir plus tôt, tandis qu'elle l'avait attendu et lui en faisait les plus bruyants reproches, le mari, impatienté de ne pouvoir dormir à cause de cette querelle d'amoureux, dont il ne perdait pas un mot, cria à sa femme à travers l'appartement : « Mais puisqu'il te dit qu'il a été empêché... tais-toi donc ou parlez plus bas... laissez-moi reposer... »

On sert parfois des intérêts privés et des rancunes personnelles, en croyant servir des intérêts publics.

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