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SUR L'OBTENTION DES CLICHÉS BRILLANTS

par le procédé au collodion Iiumide,

Le secret d obtenir des clichés brillants se trouve surloul dans Tharmonie des préparations employées; ce n'est pas le collodion, on le révélateur seul, qui nous fait obtenii'un cliché parfait, c'est Tensendjle des produits qui concourent à sa formation.

En 1862, j'entrepris une longue série de recherches sur la fabrication du collodion. J'opérai avec une grande collection de cotons différents^ de bois, de lin, de papier; en même temps, j'expérimentai avec différents mélanges et températures des acides. J'arrivai à ce résultat, que chaque coton demande son traitement spécial ; ainsi un mélange et une certaine température des acides, qui donne un excellent résultat avec du coton Middling Orléans, produit avec le coton égyptien un collodion qui repousse le révélateur.

Des autres substances que j'essayai^ c'est le papier de soie qui me donna les meilleurs résultats, et, en même temps, je trouvai un procédé très-simple pour sa préparation. Mes expériences ont été décrites dans tous les journaux; je me bornerai ici à indiquer les meilleures méthodes pour faire soi-même du coton et du papier soluble dans le mélange d'alcool et d'éther.

Le pyroxyle se prépare en traitant le coton par un mélange des acides sulfurique et nitrique.

COLLODION Hl^MlDE.

Le coton contient toujours de petites particules résineuses que l'on éloigne avant lemploi des acides, en faisant bouillir pendant deux heures 20 grammes de coton dans une solution de 10 grammes de carbonate de potasse dans 1 litre d eau ; on lave une demi-heure dans plusieurs eaux, et l'on sèche avec beaucoup de soin, afin quaucune humidité ne s'introduise dans le mélange des acides, ce qui pourrait amener une solution spontanée du coton. Par cette préparation, le coton acquiert la propriété d'absorber facilement les acides, et se laisse imprégner plus complètement.

Dans un vase de verre, on mélange 200 grammes d'acide sulfurique et 185 grammes d'acide nitrique (1.43 poids spécifique); en versant peu à peu le premier dans le dernier; on remue avec une baguette de verre, et l'on vérifie la température à l'aide d'un thermomètre. Le mercure s'élèvera rapidement à 70 ou 75 degrés centigrades; s'il s'est abaissé à 60 degrés, on commencera par immerger dans le mélange de petites portions de coton sec. La température doit elre observée exactement; car, si elle s'élève trop haut, une décomposition commencera en dégageant des vapeurs rouges. A une température au-dessous de 60 degrés, le coton n'est pas suffisamment changé, et ne se dissout que partiellement dans les dissolvants du collodion. Pendant la préparation aussi, la température ne doit pas s'abaisser beaucoup, ce qu'on peut prévenir en évitant le courant d'air, ou, dans l'hiver, en plaçant le vase dans de l'eau chaude.

On introduit le coton par petits flocons et en chassant, toutefois, l'air emprisonné, en pressant et en remuant avec la baguette de verre.

Quand on a plongé une certaine quantité de coton dans le mélange, à peu près 20 grammes sur la quantité indiquée plus haut, on a soin que le coton soit constamment baigné par le liquide, et qu'il ne soit pas en contact avec l'air, parce qu'alors il peut se décomposer, ce qui a aussi lieu lorsqu'on introduit trop de coton.

Il n'est pas avantageux de préparer plus de 20 grammes de pyroxyle à la fois, parce qu'en en prenant davantage il devient difficile de remuer le tout, et la partie immergée la dernière n'est pas assez transformée pendant que la première reste trop longtemps en contact avec les acides. Après un espace de six à huit minutes, on presse le coton

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