‹ Notes photographiquesChapitre 4 sur 30 · C. x\cide citrique 1 gr., nitrate d argent 1 gr., eau 30 gr · texte numérisé non relu

C. x\cide citrique 1 gr., nitrate d argent 1 gr., eau 30 gr

Attachez la glace à un porte-glaces pneumatique et versez-y le n^ 1. Après quelques secondes d'attente, rentrez l'alcool dans son flacon et lavez la glace à l'eau jusqu'à ce que les veines huileuses aient disparu. Versez alors le n** 2, et regardez attentivement ce qui se montre sur la couche. C'est le moment important. Voyons ce qui se fait, si le temps de pose a été juste : En moins d'une minute le ciel se nuance. Ajoutez à l'acide pyrogallique 2 gouttes de bromure (B) et 1 ou 2 gouttes d'ammoniaque (A) ; mélangez et versez. Les détails de l'image se développent assez vite. Continuez l'application de ce mélange en y ajoutant chaque fois 2 gouttes de B et 2 gouttes de A. Lorsque tous les détails ont paru, lavez à l'eau, et versez de l'acide pyrogallique (n<> 2) avec quelques gouttes de nitrate (C) pour donner plus de valeur aux noirs. Lavez et fixez à l'hyposulfite ou au cyanure.

Si par la première application de l'acide pyrogallique seul les détails è-e développent, le temps de pose a été beaucoup trop long; on obtien-

(1) Une dissolution de 1 partie de gutta-percha dans 10 parties de chloroforme est aussi très-bonne.

ÉMULSIOX AU COLLODION.

dra un meilleur résultat en ajoutant de suite quelques gouttes de nitrate (C), sans employer du bromure et de l'ammoniaque.

Ne poussez jamais le développement alcalin trop loin, surtout si les détails viennent vite. Le bromure retarde la venue de Timage, il contrebalance Teffet de lammoniaque.

Il est bon d'avoir chez soi un flacon avec une dissolution de 2 grammes d'acide citrique dans 100 c. c. d'eau. Si après le développement alcalin l'image est un peu voilée, cette solution sert a l'éclaircir. Ce voile apparaît si, après une longue pose, on emploie trop d'ammoniaque dans le révélateur.

Généralement, le commençant tâche d'obtenir un cliché vigoureux par le développement alcalin ; ce n'est pas du tout ce qu'il faut. Aussitôt que les détails sont accusés, il faut laver. La vigueur vient par le mélange de l'acide pyrogallique et du nitrate. Et même si le développement alcalin est poussé trop loin, le cliché ne se renforce plus avec le nitrate.

Le transport des glaces est, pendant les voyages, un grand inconvénient ; mais, en suivant nos conseils, on fera avec six ou douze glaces un grand nombre de clichés, des centaines même, s'il en est besoin. C'est par l'emploi si commode de l'émulsion qu'on parvient à ce résultat.

Il faut prendre avec soi un flacon d'émulsion, 6 ou 12 glaces, une cuvette légère en bois ou en carton durci, une plaque de tôle, une lampe à esprit de vin, un verre jaune ou du papier ciré orange, un petit flacon avec une dissolution d'une partie de gutta percha dans dix parties de chloroforme, deux ou trois coquetiers en porcelaine, du papier Joseph, du papier gélaiiné, une raclette en caoutchouc et les produits nécessaires pour le développement, soit ammoniaque, esprit de vin, bromure de potassium, nitrate d'argent, acide citrique, acide pyrogallique et hyposulfite de soude.

On sensibilise les glaces le soir dans une chambre éclairée par une bougie dont la lumière passe par le verre ou le papier jaune. Les glaces doivent être bien nettoyées. Le flacon qui contient l'émulsion doit être bien secoué une demi-heure avant de s'en servir.

On allume la lampe à esprit de vin, on met la plaque de tôle dessus,

ÉMULSION AU COLLODION

et on verse rémulsion sur la glace; après Tavoir fait égoutter, on la fait sécher au-dessus de la plaque de tôle; il ne faut pas trop chauffer du reste. Au bout de 2 ou 3 minutes, la couche sera sèche. Alors on met la glace dans le châssis.

On verse lexcédanl de Témulsion dans un flacon spécial, et on le filtre lorsqu'il est rempli. On fait un entonnoir conique de papier fort ou gélatinédans lequel on met un peu de coton nettoyé.

Pour préparer trois glaces de 21 sur 16, il faut cinq minutes de temps.

On pose et Ton développe, comme nous l'avons indiqué à la page 24

On fixe à Thyposulfite, on lave bien, et l'on passe la pointe d'un canif autour des bords de la couche pour la détacher de la bande vernie.

Alors on immerge le cliché dans de l'eau et l'on pose une feuille de papier gélatiné dessus, les deux couches, collodion et gélatine, en contact. Après quelques secondes dans cet état, on les relire de l'eau ; on met le cliché sur une table, et avec la raclette on chasse l'eau.

Une demi- heure après, lorsque le papier est encore humide, on introduit la pointe d'un canif entre le papier et la glace, et l'on tire le dernier, qui apportera la couche de collodion. Les clichés détachés sont conservés dans un album de papier buvard. Les glaces sont nettoyées et employées de nouveau.

Quand le voyage est fini, on transpose les clichés sur d'autres glaces, ce qui se fait de la manière suivante : On dissout 16 grammes de gélatine dans 160 grammes d'eau chaude, et l'on ajoute une dissolution d'un décigramme de chrome alun dans un peu d'eau chaude, en ayant soin de la verser irès-doucement, et de remuer le liquide, pour éviter la formation d'un précipité.

On couvre une glace de cette solution chaude et on la laisse sécher; alors on la plonge dans de l'eau fraîche; on y applique le cliché sur papier, encore les deux couches en contact; après, immédiatement, on les retire de l'eau et l'on râcle. On laisse sécher complètement. Après cela on plonge la glace dans de l'eau chaude, où le papier gélatiné se détache du cliché, et l'on a son cliché sur verre.

C'est à mon ami Woodbury que nous devons celte belle application du procédé à l'émulsion.

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