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Chapitre III

| I. — Dictons, Expressions, Locutions, Proverbes

Abondance. — L’abondance ne nuit jamais, surtout quand c’est de l’argent.

Absent. — Les absents ont toujours tort.

Acheter. — Acheter à crédit, c’est payer deux fois.

AlMER. — Qui ayme Brelran , Qui aime Bertrand,

Aymé soun can. Aime son chien.

J’aime mieux le croire, que d’y aller le voir. — Qui m’aime me suive. — Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a.

Aller. — Aller à Chérat (tomber, choir). — Aller à Versailles (verser). — Qui va doucement va longtemps. — Qui va à la chasse perd sa place. — Qui va à Libourne jamais ne retourne. — Qui va au moulin, perd son chemin.

Ane. — L’âne broute où on l’attache. — Faire de l’âne pour avoir du son.

Appétit. — L’appétit vient en mangeant.

Arbre. — Quand un arbre est tombé, tout le monde saute aux branches. ,

Arc. — Avoir plusieurs cordes à son arc.

Argent. — L’argent n’a pas de queue. — L’argent est le nerf de la guerre. — Chargé d’argent comme un crapaud de plumes.

Arriver. — Trop tard arrivé ne mange pas de soupe (tarde venientibus ossa).

Attacher. — Il n’attache pas son chien avec des saucisses (d’un avare). '

Attendre. — Attendre que les alouettes rôties tombent dans la bouche (d’un paresseux).

Attirer. — Attirer l’eau au moulin.

Attiser. — Attise, bourreau, ta femme brûle.

Avaler. — Avaler sa gaffe (mourir) .

Avoir. — Avoir le cul entre deux selles. — Avons-nous gardé les cochons ensemble (à quelqu’un de trop familier). — Avoir les mains percées (prodigue). — Avoir du foin dans ses bottes (être riche\ — Avoir du pain sur la planche (être riche). — Avoir un poil dans la main (d’un paresseux).

Baguezon. — A Baguezon (entre chien et loup).

Baptiser. — Baptisé à l’eau de morue (d’un ivrogne, altéré par le sel).

Bâtir. — Bâti à chaux et à sable (d’un homme bien constitué).

Battre. — Il faut battre le fer quand il est chaud.

BEAU. — S’il n’est pas bet au mirouart S’il n’est pas beau au miroir, Il est bet au tirouart (d’un richard) Il est beau au tiroir.

Beauté. — Ce n’est pas la beauté.

Qui donne à souper.

Bègue. — 11 n’y a pas comme :

Un bègue pour chanter,

Un tort (boiteux) pour danser.

Bête. — Bête à manger de l’herbe — Bête à manger du foin. — Chaque bête a sa ruse (chaque animal).

Bien « — Bien mal acquis ne profite jamais. — Il est bien mal malade (d’un mourant).

Bienfait. — Un bienfait n’est jamais perdu .

Blanc. — Il est blanc (d’un enfant naturel), un champi.

Blayais. —Les Blayais (habitants de Blaye) sont des mangeurs de gogues.

Boire. — Boire rubis sur l’ongle (jusqu’à la dernière goutte). — Qui a bu boira. — Boire la rinçure de ses fesses (se noyer).

Bois. — Bois vert, pain tendre, vin à vendre, fille à marier, c’est à désespérer. — Etre du bois dont on fait les flûtes (de bonne composition) .

BOITEUX. — Tort et bossut Boiteux et bossu

N’a jameij rè ballut. , N’a jamais rien vallu.

Bon. — Plus on est bon plus on est bête.

Bonnet. — Bonnet blanc, blanc bonnet (idem).

Borgne. — Les borgnes ne voient que la moitié de la misère.

Boucher. — Boucher un trou pour en ouvrir un autre.

Bouder. — Bouder contre son ventre (ne pas manger).

Bourq uais. — Les Bourquais (habitants de Bourg) sont des teigneux (parce qu’ils gardent leur chapeau sur la tête).

Bourrique. — Vaut mieux que la bourrique n’en souffre,

Que si l’âne n’en crevait.

Bout. — Au bout du fossé la culbute.

Branler. — Tout ce qui branle ne tombe pas.

Brebis. — Quan une ouille bey aou maou les aou y ban ; Quand une brebis va au mal (dégât), les autres y vont.

Bréchut. — Br échut qui a mordut sa grand’ mère au eut (se dit aux enfants qui ont perdu une ou plusieurs incisives).

Breniquet. — Breniquet (celui qui passe son temps à rien).

Briller. — Tout ce qui brille n’est pas or.

Brouille. — De deux individus brouillés : il y a de la m .

au bâton.

Brûler. — Brûler la chandelle par les deux bouts (manquer d’économie).

Cadeau. — Les petits cadeaux entretiennent l’amitié.

Cage. — Quand la cage est faite, l’oiseau s’en va.

Caque. — La caque sent toujours le hareng.

Caresses. — Caresses de chiens donnent des puces. — Trop de familiarités engendrent le mépris. /'

Carotte. — Tirer une carotte, carotter, carrottier (tromper).

Casser. — Qui casse les verres les paie.

Chacun. — Chacun son métier, les vaches seront bien gardées; Chacun son tour à faire l’amour.

Changement. — Changement de mets met en appétit.

Changer. — Avant de changer de maréchal, il faut payer les vieux fers. — Changer un cheval borgne pour un aveugle.

Charbonnier. — Charbonnier est maître chez lui.

Charge. — Petite charge pèse de loin.

Charité. — Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Chat. — Chat échaudé craint l’eau froide. — Quand les chats n’y sont pas, les rats dansent.

Chemin. — Tout chemin mène à Rome.

Chercher. — Chercher une aiguille dans un pailler. — Chercher midi à quatorze heures. — Chercher du poil aux œufs. — A force de chercher on finit par trouver. — Qui cherche trouve.

Cheval. — Cheval de foin. — Cheval de rien. — Cheval de paille. — Cheval de bataille. Il n’y a pas de bon cheval qui ne bronche. — A cheval donné on ne regarde pas la bride.

Chien. — C’est un chien (d’un avare). — Jeune chien vieille figure, race pure. — Comme le chien de Jean de Nivelle,

Qui fuit quand on l’appelle.

Chienne. — Ma cagne se négue (mû chienne se noie), dérision: quel malheur !

Chômer. — Mieux vaut chômer que mal moudre.

Chose. — A quelque chose malheur est bon.

Christouille. — Christouille (chatre-brebis), nom donné par dérision.

Clerc. — A bon clerc il ne faut que demi-mot.

Cochon. — Un boun goret sort d'un part, per intra den Vaoute Un bon cochon sort d’une étable pour entrer dans l’autre.

(un bon ouvrier doit savoir changer de travail). — Comme le cochon, il ne fera du bien qu’après sa mort (d’un mauvais riche). — Les cochons ne s’engraisseent pas à l’eau claire.

Cœur. — Avoir le cœur sur la main (magnanime). — Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire. — Cœur satisfait ne soupire jamais. — Il a bon cœur, celui qui n’en a pas n’en meurt (d’un homme).

Coiffé. — Il est né coiffé (d’un homme heureux).

Compte. — A bon compte revenir # — Les bons comptes font les bons amis.

Compter. — Compter les clous de la porte (attendre après avoir heurté). — Compter ses chemises. — Rendre ses comptes (avoir le mal de mer). — On ne compte pas avec les amis.

Connaître. — Je ne le connais ni d’Adam ni d’Ève (je ne le connais pas) .

Conseilleur. — Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Contentement. — Contentement passe richesse.

Conter. — Conter une histoire de fil en aiguille (sans r/en omettre). — Conter des histoires à dormir debout.

Coq. — Un bon coq n’est jamais gras.

Cordonnier. — Les cordonniers sont les plus mal chaussés. — Gourdouney , Cordonnier,

Fey toun mestey Fais ton métier.

Corps. — En corps et en âme comme Sainte Amadou (se présenter).

Coucher. — Il n’a pas couché dans l’église, il n’a pas volé le Saint-Esprit (d’un sot).

Coudre. — - Coudre :

A gran pouin de nadaou , A grands points de Noël

Quatre n’en battent naou. Quatre en valent neuf

Coup d’œil. — C’est un beau coup d’œil pour un aveugle (dérision).

Coup. — Il ne faut qu’un coup,

Pour tuer le loup.

Couper. — Il a coupé la patte à coco sans la faire saigner (d’un sot).

Courrir. — Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois. — Lou que ne pot courre Celui qui ne peut pas courir

Damoure . Demeure {reste).

Coûter* — Ça lui coûte les yeux de la tête (très cher). Cracher. — Crache pourrit tu auras la goule nette. — Crache pourri, tu auras la houche propre.

Crédit. — Crédit est mort, les mauvais payeurs l’ont tué. Croire. — Croyez cela et buvez de l’eau (dérision).

Crotte. — C’est comme la crotte d’oisillons.

Ça ne put ni ça ne sent bon.

Déchausser. — Il ne se déchausse pas pour mentir (d’un menteur).

Dents. — Les dents ne lui feront plus mal (d’un mort). Dépiter. — Il ne faut jamais dépiter un sot (mettre au défi). Diable. — Où le diable n’a rien, le bon Dieu perd ses droits. — Quand le diable fut vieux, il se fit ermite.

Quan daou diable ben l’agniet, Quand du diable vient l’agneau,

Aou diable s’en retourne la pet. Au diable s’en retourne la peau ( talis

pater).

Dibu. — 11 y a un Dieu pour les ivrognes. — Où il n’y a rien, le bon Dieu perd ses droits.

Dîner. — Un dîner ou un déjeuner sellé, bridé (où rien ne manque).

Dire. — Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es. — Il le dit de bouche,

Mais le coeur n’y touche (il le dit mais ne le pense pas). Il vaut mieux le dire que de le penser. — Qui ne dit mot consent.

Dominus. — Dominas vobiscum , n’est jamais mort de faim (un curé).

Donner. — Donner un œuf pour avoir un bœuf. —

Celui qui donne et qui reprend,

C’est la femme du serpent.

Drap. — - Les draps chauds font manger la soupe froide.

Eau. — L’eau va toujours à la rivière.

Embarrassé. — Le plus embarrassé est celui qui tient la queue de la poêle.

Embège. — D’embège lou can coudège. -—De joie, d’envie, le chien remue la queue.

Emporter (S’). — Ne vous emportez pas, vous vous en porterez mieux.

Enlever. — Enlever le gras du pot (prendre ce qu’il y a de bon).

Entendre. — - Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son. — S’entendre comme chien et chat (mal). — S’entendre comme larrons en foire (bien).

Entre. — Etre entre la vergue et le raban (mal placé), entre l’arbre et l’écorce. — Entre Pâques et Pentecôte,

Pour dessert on a de la crotte.

Erreur. — Erreur n’est pas compte.

Espoir. — L'espoir fait vivre.

Esprit. — Avoir de l’esprit jusqu’au bout des ongles. Eternuer. — Quand on éternue : A tes souhaits ou que le diable t’emporte.

Être. — Être dans les vignes du Seigneur (ivre). — Sur son trente et un (en habits de fête). — Qui n’es pas bien se remude. — Qui n’est pas bien se remue (change de place). Excuser. — Excusez côtelette, le chat emporte la grille (le gril) (ne vous gênez pas) .

Extrême. — Les extrêmes se touchent.

Faim. — La faim fait sortir le loup du bois.

Fainéant. — Il n’y a pas comme un fainéant révolté pour faire du travail.

Faire. — Faire argent de tout.

Il ait comte lou pot de cornecut , Il fait comme le pot de corneeu

Y bouille sèn hut , Il bout sans feu.

Il ait comme lou bo'i vert, Il fait comme le bois vert,

Y pète quand y se caoue . Il p.... quand il se chauffe.

Faire coquibus

Qui en a tant fait qu’il n’en peut plus.

Faire contre fortune bon cœur. — Faire de la terre le fossé. — Faire du renard (école buissonnière). — Faire d’une pierre deux coups. — Faire le mal pour le bien ou le bien pour le mal. — Faire crédit de la main à la poche. —

Faire le repas de l’âne (manger sans boire). — Mieux vaut faire envie que pitié. — Il fait noir (nuit) dans une maison, quand il n’y a pas de pain. — Faire Pâques avant rameaux (d’une femme qui s’accouche avant neuf mois de mariage). '

On fait ce que l’on peut,

Le reste pour une autre fois.

Quand on ne fait pas ce que l’on veut, On fait ce que l’on peut.

Oun dit ce quoun pot ,

1 Lou reste pr’un aoute cot.

Quan oun ait pas ce que loun bot Oun dit ce que loun pot.

Qui te fey ,

Fey ly ( par pari refertur).

Faire ses choux gras, faire son beurre. — Si tu fais cela, je te paie des prunes sans noyaux (défi). — Faire voir la lune et le soleil (d’un enfant qui montre son derrière). — Faire des économies de bouts de chandelles.

Fat. — D’un fat : Y n’y a quet et lêaouzet pre caga eu l’airt.

Il n’y a que lui et les petits oiseaux pour c ... en l’air.

Femme. — Ce que femme veut, Dieu le veut. — Quand la femme se gratte les fesses, on dit: la soupèsera grasse. Fête. — Il n’y a pas de fête sans lendemain.

Feu. — Feu de prêtre, feu à griller un hérétique (un beau feu). Le feu purifie tout. — Pour bien faire le feu, il faut être : fou, amoureux ou philosophe.

Fichu. — Aussi bien fichu à l’ancre qu’à la voile (mauvaise situation).

Fièvre. — Il a la fièvre escarlatine. — Il mangerait un poulet jusqu’à Y échine (d’un enfant souffrant).

Filer. — Filer son câble par bout (mourir). — Filer un mauvais coton (malade).

Fille. — D’une fille qui n’est pas mariée à vingt-cinq ans : Elle a coiffé sainte Catherine.

Fille bien coiffée et bien chaussée Est facile à marier.

Bonne fille bon froment,

Ne perd pas son temps.

Finisse. — Finesse cousue de fil blanc (finasserie).

Finir. — Pour bien finir, il faut bien commencer.

FLEURIR. — Tout flourit mé ré ne grane.

Tout fleurit mais rien ne graine (tout ce qui brille n’est pas or).

Foi. — La foi nous sauve.

Fois. — Une fois n’est pas coutume.

Fort. — Quand on n’est pas fort, il faut être malin.

Fortune. — La fortune ne fait pas le bonheur.

Fou. — Fou à lier. — Il a un coup de marteau, il est timbré, il a une araignée (d’un fou).

Fouetter. — Il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Fouler. — Ne pas se fouler la rate (sans-soucis).

Four. — On ne peut pas être au four et au moulin (partout).

Foutre. — Foutre et filer sont deux métiers.

Français. — Un bon Français n’a jamais pissé seul.

Frotter. — Qui s’y frotte s’y pique.

Fumée. — Il n’y a pas de fumée sans feu.

Gagner. — Ce n’est pas toujours celui qui gagne l’avoine qui la mange.

Garder. — Se garder une poire pour la soif (économe).

Gavaches. — Les gabails ou gabaches (gavaches) de l’arrondissement de Blaye sont appelés par dérision cambes nègres (jambes noires), parce qu’ils vont pieds nus et que le sable qu’ils travaillent est noir.

Geler. — Geler à pierre fendre (grand froid).

GÊNER. — Qui se geyne ben bossut.

Qui se gêne devient bossu.

Ous qu’il y a delà gêne, il n’y pas de plaisir.

Goûter. — Goûter (déguster) en breton (avaler tout).

Graisse. — La graisse va toujours bien sur les os (d’un homme ou d’un animal gras).

Grand. — Aussi grand que bête.

Gras. — Gras à lard, fin gras (très gras), gras à fendre à l'ongle.

Grenouille. — Lever la grenouille (enlever la caisse).

Grillet. — Tu es pris grillet (à bout d’arguments).

Guérir. — Tu seras guéri le jour de tes noces, à un enfant qui a un bobo.

Habile.

Qu’es habile à la gaoute , Celui qui est habile joue,

Es habile à lapaoate. Est habile à la main (a la main leste).

Habit. — L’habit ne fais pas le moine.

Habitude. — L’habitude est une seconde nature.

Haïr. — De quelqu’un que l’on hait : je ne peux pas le voir en peinture .

Hasarder. — Qui n’azarde rien n’a rien.

Herbe. — La mauvaise herbe profite toujours (aux enfants qui grandissent)

Heure. — Quelle heure est-il ? L’heure est perdue la bète la cherche.

Heureux. — Heureux aux jeux, malheureux en femme.

Hirondelles. — Quand les hirondelles arrivent, les groles (corbeaux) s’en vont.

Homme. — D’un homme laid : il ne fera jamais un beau défunt si la mort ne l’embellit pas.

Homme de vin.

Homme de rien.

L’homme propose,

Dieu dispose.

D’un honnête homme : C'est le plus brave homme que la terre ait porté. — D’un homme bon : C’est dommage que la terre le pourrisse.

Honneur. — Trop d’honneur lui fait honte (d’un sot).

Hospice. — L’hospice n’est pas fait pour les chiens.

Hurler. — 11 faut savoir hurler avec les loups.

Insulter. — Insulter l’âne jusqu’à la bride.

Innocent. — Aux innocents les mains pleines. — C’est un innocent (d’un idiot). — - L’innocent paie souvent pour le coupable.

Intention. — L’intention vaut le fait.

Japper. — Japper à la lune (d’un chien qui aboit pour rien).

Jaune. — Le jaune est la couleur du ménage.

Jeter. — Jeter sa poudre aux moineaux. — Jeter de la poudre aux yeux. — Jeter son lard au chien.

Jeunesse. — Jeunesse et sagesse ne sont pas toujours ensemble. — Jeunesse qui veille, vieillesse qui dort Ne sont pas loin de la mort.

Jour. — Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.

LAISSER. — Deyche pitcha lou bestia .

Laisse pisser la bête, ne nous pressons pas.

Laver. — Laver son linge sale en famille (ne pas ébruiter).

LÉCHER. — Cos a sen luca lé quatre dits et lou pouce.

C’est à s’en lécher les quatre doigts et le pouce (d’un mets

[excellent.)

Lever. — Se lever du mauvais côté (de mauvaise humeur). Lézard. — Le lézard est l’ami de l’homme (pourquoi ?). Libourne. — De quel côté que l’on se tourne,

On voit la ville de Libourne (cercle vicieux).

Ligneul. — Celui qui lui a coupé le lignaou ne l’a pas volé (d’un bavard). — Var. Celui qui lui a coupé le fü ne lui a pas volé ses trois sous.

Logé. — Logé à la même enseigne.

Main. — La main droite doit ignorer ce que donne la main gauche.

Mal.

Petit maou,

Grande ligasse Si gnia prou

Que louboun Diun’en asse.

Var. Maou de nigasse , Signia pa assé Que lou boun diu nen asse.

Petit mal,

Grande ligature,

S’il n’y en pas assez,

Que le bon Dieu en fasse.

Mal de nigasse (nigaud, sot).

S’il n’y en a pas assez,

Que le bon Dieu en fasse.

Mal de tête demande à paître (à manger). — « D’un malade il ne Va pas acheté (son mal).

MALADE. — Malaou a barre léoua

Malade à barres lever (à être levé avec des barres) .

Malheur. — Un malheur n’arrive jamais seul.

Malin. — Malin jusqu’au bout des ongles.

Manches. — C’est une autre paire de manches (c’est différent). Manger. — Nous ne mangerons pas un sac de sel ensemble (nous ne nous entendrons pas longtemps). — Manger son Saint frusquin (ce que l’on possède). — Manger les meil-

leurs morceaux les premiers. — Var . Manger son pain blanc le premier. — Manger son pain à la fumée (se réjouir du bonheur des autres). — Manger : le bœuf breumant (mugissant, saignant), le mouton bêlant (saignant). le cochon bien cuit.

Qui n’a pas mangé de vanneaux N’a pas mangé de bons morceaux.

Mari. — Si le mari n’est pas le maître chez lui, on dit : c’est la femme qui porte culottes. — Var. C’est la femme qui porte chapeau.

Mariage. — De celui qui fait faire un mariage : il portera des bas rouges.

Méchant. — Tous les méchants sont buveurs d’eau, Dieu l’a prouvé par le déluge. — Méchant jusqu’au bout des ongles.

Méfier. — Il faut se méfier de l’eau qui dort (d’un sournois).

Se méfier : Du devant d’une femme,

Du derrière d’une mule Et d’un cagotdetous côtés.

Ménager. — Ménager quelqu’un on quelque chose comme une bourrique empruntée.

Mener. — Mener la bourrique à l’ase (mère qui prostitue sa fille).

Mer. — Si la mer bouillait, les poissons seraient cuits (dérision).

Merle. — Ça s’en va de merle en bisse (rouge-gorge) et de bisse en rien.

Mesurer. — Mesurer tout le monde à son aune.

Midi. — Quand mi-jour sonne (l’angelus), il y a un cochon de pendu (à la corde de la cloche). — Var. On sonne la diminution du pain (heure du repas).

Mieux. — Mieux vaut perdre un pain que la fournée.

Baou miliou lou que piaoule , Mieux vaut celui qui se plaint (Le ra¬

chitique vit souvent plus longtemps que l’homme robuste),

Que louque ckiaoule.

Baou miliou suda , Que trembla .

Que celui qui se réjouit.

Mieux vaut suer Que trembler.

Monnaie. — Mon oie (monnoie) fait tout, mon canard ne fait rien. *

Mordeur. — S’ii y avait autant de mordeurs que de repreneurs, il y aurait moins d’ét....

Mortier. — Mortier d’hiver, Var. Bâtisse d’hiver.

Mortier de fer. Bâtisse de fer.

Morveux. — Qui est morveux se mouche.

Mouche. — C’est une fine mouche (d’un cancanier),

Moucher. — Ne pas se moucher avec le coude (se passer ses fantaisies).

Mouillé. — Mouillé jusqu’aux os.

Mur. — Les murs ont des oreilles.

Nager. — Nage toujours mais ne t’y fie pas (attention !) Naître. — - Quiconque est né pointu ne mourra jamais carré.

Qui donne à naître,

Donne à paître.

Noblesse. — Noblesse oblige.

Noce.

Qui bey à la noce sen coumbit Qui va à la noce sans y être convié

riscle fort desta maou serbit Risque fort d’être mal servi.

Nourrice. — Les nourrices ont beau jeu, les enfants s’amusent (dérision) .

Nouvelle. — Pas de nouvelle

Bonne nouvelle.

Nouveau. — Tout ce qui est nouveau est beau.

Nuit. — La nuit les chats sont gris. — La nuit porte conseil.

ŒiL. — Qui n’a qu’un üil se lou bouche soubèn.

Qui n’a qu’un œil se l’essuie souvent.

Offrir. — Qui s’offre put.

Oiseau.

L’aouzet que piaoule , L’oiseau qui se plaint

Duremey que lou qué chiaoule. Dure plus que celui qui chante. Chaque ciouset, Chaque oiseau

Troube soun nit bet. Trouve son nid beau.

Petit à petit

L’oiseau fait son mï (nid).

Peu z a peu

L’oiseau pond ses œufs.

Omelette. — On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs.

Onguent. — C’est comme l’onguent de initon-mitaine, si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal (d’un remède).

Orange. — Le matin c’est de l’or; à midi, c’est de l’argent; le soir du plomb.

Orateur. — D’un bon orateur : il a parlé deux heures, sans cracher, tousser, ni moucher.

Os. — Un bon os ne tombe jamais dans la gueule d’un bon chien.

Pair. — Gouble (pair), renon (impair).

Panier. — Adieu, paniers, vendanges sont faites.

Papier. — Le papier souffre tout,

Parler. — Il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu. — Il vaut mieux parler au bon Dieu qu’à ses apôtres. — Quand on parle du loup on en voit la queue ( video lupum). — Faute de parler on meurt sans confession.

Trop parler nuit,

Trop gratter cuit.

Paroles. — Les paroles ne puent pas. — Les paroles sont des femelles, les écrits sont des mâles.

Partage. — Le- partage de Guillourit : tout pour l’un, rien pour l’autre.

Passer. — Passer son temps à enfiler des perles (à rien). — Passer sa nuit blanche (ne pas dormir). — Passer le chat par l’eau jusqu’à ce qu’il soit sec. — Passer l’arme à gauche (mourir).

Patience. — Avec de la patience on vient à bout de la malice.

Patte. — Patte de chien dans ma main (quand on se serre la main).

Pauvre. — En parlant d’un mort on dit toujours : le pauvre.

Payer. — Qui paie ses dettes s’enrichit. — On a toujours le temps de payer et de mourir.

Péché. — Péché confessé est à moitié pardonné.

Père. — Tel père tel fils (faits pater qualis filius).

Perdre. — Y perdre son latin. — Qui perd pèche.

Pied. — Au pied du mur on connaît le maçon. — Var. L’ouvrier.

Pierre. — Pierre qui roule n’amasse pas mousse.

Pire. — C’est pire (plus fort que) que de jouer au bouchon sur la neige avec des pains à cacheter.

Pisser.

Un pichat sen un pet Un pisser sans un p. . .

Cos un biaouloun sen archet. Est un violon sans archet.

Plaie. — Plaie d’argent n’est pas mortelle.

Plaisir. — Chacun prend son plaisir où il le trouve.

POELE. — La padèle qui se moque dupadelon.

La poêle qui se moque du poêlon.

Point. — Pour un point Martin perdit son âne.

Porte. — De celui qui ne ferme pas les portes : Il n’est jamais allé à Paris.

Poisson. — Le meilleur du poisson : c’est l’œil (Idem, M. Claverie; Etnographie des lies Marquises. — Bul. Soc. anthropologie de Bordeaux , t. I, p. 110. — Le poisson : c’est de l’eau (peu nourrissant)

POIVRE. — Pèbre nègre ai t de bonne soupe.

Poivre noir fait de bonne soupe (d’un visage basané).

Pot. — Reçu à la fortune du pot (sans façons). — Dans les petits pots sont les bons onguents. — Dans les vieux pots se font les bonnes soupes.

Prêcher. — Chacun prêche dans sa paroisse.

Prendre. — Prendre le chemin des écoliers (le plus long). — Prendre la lune avec les dents . Il a pris sa ponne (chapeau de soie), il a mangé le confit. — Aussitôt pris, aussitôt pendu.

Prêtre. — De prêtres et de pigeons.

N’encombrez pas votre maison.

Prison. — La prison n’est pas faite pour les chiens.

Promettre. — Promettre et tenir sont deux.

Prophète. — Nul n’est prophète dans son pays.

Puce, — Puce sur la main,

Nouvelle en chemin.

Race.

De race, De race,

Lou can casse. Le chien chasse (talis pater).

Raconter — Raconter des histoires à faire tomber les poules du joue (juchoir) (propos légers).

Rapiécer.

Tapissa Rapiécer

Fey dura. Faire durer.

Rat. — Le rat qui n'a qu’un trou est bientôt pris.

Refuser. — Qui refuse muse.

Regarder. — Je puis bien te regarder ; un chien regarde bien un évêque !

Règle. — Il n’y a pas de règle sans exception.

Renard. — Le renard ne fait pas de mal près de son trou. Renommée. — Bonne renommée,

Vaut mieux que ceinture dorée.

Ressembler. — Qui se ressemble s’assemble.

Réveiller. — Ne réveillez pas le chat qui dort.

Revenir. — Qui revient au moulin, retrouve son chien.

Riche. — Riche à pourrir (très).

Rire. — Rire à en pleurer, à en crever. — Se tenir les côtes de rire.

Rôti. — Quand un paysan voit un beau rôti : Je voudrais bien que mon corps lui serve de cimetière.

Roqueys. — Roqueys (habitants de la Roque).

Mingeurs de souri-caoudes et de Roqueys mangeurs de chauve-souris coustelettes de rets. et de côtelettes de rats (pays des

carrières souterraines).

Royaume. — Dans le royaume des aveugles les borgnes sont rois.

RUINÉ. — As l’aygue à la pet.

Il a l’eau à la peau (d’un homme ruiné).

SAINT. — Sent Miquéou me lègue l’âme. — De quelqu’un qui savoure un fruit.

Saint Michel me lèche l’âme. — De quelqu’un qui apprend une bonne nouvelle.

Pour Saint Médard,

La pute épouse le cornard.

Ana a sent Pierre , Aller à saint Pierre (à la fête de)

Pre densa sur la terre. Pour danser sur la terre.

Saison. — Chaque saison porte son fruit. — Var. La saison amène tout.

Sale. — Sale à faire horreur.

Salir. — On n’est jamais sali que par la boue.

Sardines. — Des sardines rouges (avariées).

Du lard vert,

Des filles à marier,

La maison est à moitié ruinée.

Sauce. — La sauce fait manger le poisson.

Sauge. — Qui a de la sauge dans son jardin,

Ne laisse pas mourir son voisin.

Savoir. — Ne savoir sur quel pied danser. — Un qui sait vaut mieux que six qui cherchent (un objet serré). — Pour savoir commander, il faut savoir obéir.

Secret. — Un secret doit entrer par une oreille et sortir par L autre. 1

Sot. — Chaque sot tient (a) sa ruse. — D’un sot : Ça l’a pris au drapeau (langes), ça le laissera au drap (linceul).

Souche. — D’une mauvaise souche sort un bon biton (opposé de talis pater).

Souffrir. — Souffrir mort et passion (beaucoup).

Soupe. — Soupe de graisse, celui qui n’en veut pas la laisse. Yar. Soupe de geyces Soupe de gesses,

Lou qui n'en bot pas la laysse. Celui qui n’en veut pas la laisse. Soupe de Jésus, il n’y a rien dessus (sans légumes).

Sourd. — Il est dur ou court d’ofeilles (d’un sourd).

Souvenir. — Le souvenir vaut mieux que l’espérance.

Taire. — - Taise, -tu la goule men neue.

Tais-toi, ta bouche m’ennuie.

Tanguer. — Tanguer sur sa bosse (oscillations d’un ivrogne).

Tant.— Tant plus y en a, tant mieux ça vaut (d’une bonne chos-e).

Temps. — Le temps est un grand maître.

Tête. • — Tête de fou ne blanchit pas. — Celui qui n’a pas une bonne tête doit avoir de bonnes jambes.

Tirer. — Tires-tu de là que jem’y mette.

Il vaut mieux tirer Mieux vaut la viande coriace,

Que cracher. Que trop faisandée.

Tomber. — Ce qui tombe dans le fossé est pour le soldat.

Tondre. — Tondre sur un œuf (d’un avare).

Tortiller. — Il n’y a pas à tortiller (tergiverser).

Toucher. — Qui touche mouille , qui commande paie.

Tourner. — Tourner la cuillerée au tour du pot (hésiter).

Trahir. — On n’est jamais trahi que par les siens.

Travailler. — Travailler, c’est prier. — Si tu ne veux pas travailler, fais-toi patacheyre (douanier) ou curé (un père à son fils).

Trouver. — Trouver visage de bois (porte close). — Trouver chaussure à son pied (à qui parler).

Triste. — Triste affaire

Ça ne va guère,

Pauvre aff'as Ça ne va pas.

Truie. — La treuye n’ ennoblit pas lou goret.

La truie n’ennoblit pas le cochon.

Valoir. — Ne pas valoir les quatre fers d’un chien (sans valeur).

Vent. — Etre au vent de sa bouée (riche).

Ventre. — Ventre affamé n’a pas d’oreilles.

Vérité. — La vérité n’est pas toujours bonne à dire. — La vérité sort toujours delà bouche des enfants (Ex oreparvulorum veritas ).

Veuf. — D’un veuf remarié peu de temps après la mort de sa première épouse : il a deux femmes en chemises , car celle de la première n’est pas encore pourrie.

Vin. — Levin est tiré, fot le boire.

Vivre. — Vivons bien, nous mourrons gras, disait Saint Paul à ses apôtres.

Voler. — Qui vole un œuf vole un bœuf.

Vouloir. — Vouloir, c’est pouvoir. — Il faut vouloir ce qu’on ne peut pas empêcher. — Je veux que le diable m’emporte.

Boli que la crique me croque Je veux que la crique me croque.

Vctr. De je veux l’aller dire à Rome.

Yeux. — Z’ y eux bleus dans les deux,

Z’ y eux gris dans le paradis, Z’yeux noirs dans le purgatoire, Z’yeux verts dans l’enfer.

| II. — Termes de comparaison. Gomme :

Adreit coume un singe. — Adroit comme un singe.

Adreit de se' man coume un can de sa coue . — Adroit de ses mains comme un chien de sa queue.

Agre coume binagre. — Aigre comme du vinaigre.

Aller comme les affaires de la ville (dérision, mal).

Allonger les ballots ou les babines comme un âne qui mange l’avoine sur un cul de barrique.

Amer comme du fiel.

S’amusa coume un croustet darey un croffe. — S’amuser comme une croûte de pain derrière un coffre.

Amit coume gouret. — Ami comme cochon.

Abare coume un can. — Avare comme un chien.

Ab are coume un rat. — Avare comme un rat.

Arrêter (s’) à toutes les portes comme le cochon de Saint Antoine (d’un flâneur).

Oyé la leste dure coume une cuge ré n’y rentre. — Avoir la tête dure comme une citrouille, rien n’y entre.

Oyé dé man coume dé clape-deuil. — Avoir des mains comme des battoirs (grandes).

Avoir les yeux rouges comme une sorcière.

Bailla coume un ustre. — Bâiller comme une huître.

Battre comme du plâtre (d’un enfant que l’on bat).

Bavard comme une pie.

Bavard comme une pie borgne.

Bayre coume un traou . — Y voir comme un trou.

Bet coume un astre. — Beau comme un astre.

Bet coume un désastre. — ■ Beau comme un désastre (dérision).

Bert coume, un laourey. — Vert comme laurier.

Beste coume un asè , un ayne. — Bête comme un âne.

Bête comme une oie.

Bête comme ses pieds.

Bête comme choux.

Bête comme un panier percé.

Biel coume Matiusalat. — Vieux comme Mathusalem.

Biou coume un salpêtre. — Vif comme un salpêtre.

Biou coume la poudre. — Vif comme la poudre.

Blanc comme neige.

Blanc comme la casaque d’un merle (dérision).

Blanc comme un linge.

Beoure coume un traou. — Boire comme un trou.

Boire comme un Templier.

Boun coume louboun pan. — Bon comme le bon pain. Brabre coume une espacle. — Brave comme une épée.

Brefs (des) : (des épines) coy coume les claou de Mountuzet que rintren sen mcirtet. — Les épines sont : comme les clous de Montuzet qui entrent sans marteau (dans les chairs). Bûcher (frapper) comme un sourd.

Bûcher (frapper) comme sur du bois.

Canta coume une calende. — Chanter comme une calende. Caou coume une caille. — Chaud comme une caille.

Cciou coume un lapin. — Chaud comme un lapin.

Chargé d’argent comme un crapaud de plumes.

Ca lui va comme une selle à un cochon (dérision d’un habit

qui va mal).

Cher comme la sueur de cantonnier.

Cia coume lou journ. — Clair comme le jour.

Clair comme la lumière du jour Clair comme de l’eau de roche.

Clair comme de l’eau de boudins (dérision).

Clair comme bonjour (simple).

Comme (c’est) à l’hôtel des trois moineaux, tout y est cuit, rien n’y est chaud.

Comme la crotte d’oisillon, ça ne put ni ça ne sent bon. Connu comme le loup blanc.

Counten coume une poule que troube un coutet. — - Content comme une poule qui trouve un couteau.

Couquin coume camalet. — Coquin comme Camalet.

Counta coume une calende. — Raconter comme une calende.

Couper comme il y voit (d’un -couteau qui coupe mal).

Coure comme un desrcitat. — Courir comme un dératé. Courir. — Il court comme si le diable remportait.

Crida coume un sourt. — Crier comme un sourd.

Crida coume un predut. — Crier comme un perdu.

Crier comme un aveugle qui a perdu son bâton.

Croire dur comme du fer (dérision).

Crotté comme un barbet.

Coucher (se) comme les poules (de bonne heure) .

Défendu comme le pater aux ânes (dérision).

Désargenté (pauvre) comme le crucifix de Magrigne.

Dormir comme un loir.

Dormir comme un bienheureux.

Doux comme un agneau.

Doux comme du miel.

Doux comme du sucre.

Doux comme du sirop.

Brumir coume un souc. — Dormir comme une souche. Dreyt coume uni. — Droit comme un I.

Breyt coume un pible. — Droit comme un peuplier.

Dreyt coume moun brci quan me mouqui. — Droit comme mon bras quand je me mouche (dérision).

Droit (se tenir) comme une barre de fer, comme un jonc.

Dur comme de la corne (en parlant de bois).

Burt coume un rot. — Dur comme un rocher.

Burt coume boy. — Dur comme du bois.

Burt coume un caillaou. — Dur comme un caillou. Ecarquiller les yeux comme une chatte qui avorte. Esccirquilla lé yuls coume un gat que cague dés aigrettes. — Ecarquiller les yeux comme un chat qui ch... des aigrettes (chènevotte).

Embarrassât coume une poule qui na qu’un poulet. —

Embarrassé comme une poule qui n'a qu’un poussin (dérision). Embarrassai coume la padèle loujourn daou carnabal. — Embarrassé comme la poêle le jour du mardi-gras.

Maou emboucat ou engulat coume un Jabagnat . — Mal embouché ou engueulé comme un Lavagnac.

Emporter (s’) comme le lait sur le feu.

Emporter (s') comme une soupe au lait.

Entendre (s’) comme chien et chat (dérision).

Entendre (s’) comme larrons en foire.

Etre : Té coume Sant-Urban. — Tu es comme Saint-Urbain Toutare icredarey. — Tout à l’heure tu étais derrière Astoure té daban. — A c’t’ heure tu es devant.

Faire comme le lièvre : perdre la mémoire en courant.

Faire comme Coquibus qui en a tant fait qu’il n’en peut plus.

Faou coume unjetoun. — Faux comme un jeton.

Fainéant comme une carogne.

Fainéant comme une pute.

Fendre comme un gland.

Fier comme Artaban.

Fin comme un (une) moule (d’un bateau).

Fin comme une belette.

Fin comme un renard.

Fin comme l’ambre.

Fin comme grigouille qui mène les poules pisser (dérision). Fondre comme la neige au soleil.

Fondre comme la rosée au soleil.

Fort coume un taoure. — Fort comme un taureau.

Fort coume un bèou. — Fort comme un bœuf.

Fort. — Plus fort que le vinaigre des quatre voleurs.

Frais comme une rose.

Franc comme l’or.

Franc comme un lièvre rouge (dérision) (sauvage).

Frey coume lou mus d’un can. — Froid comme le nez d’un chien.

Frisât coume une candèle d’arouzine. — Frisé comme une chandelle de résine.

Froid comme glace.

Froid (il fait) comme chez le loup.

Fumer comme un suisse.

Gai comme un pinson. 1

Gêné comme un domestique sans place (dérision).

Gloriu courue un pedouil. — Glorieux comme un pou. Goulut cornue un can. — Goulu comme un chien.

Gourmand comme un brochet.

Grand comme père et mère (des enfants) (des oiseaux).

Gras comme un moine.

Gras comme un limât [Umax).

Grimper comme un chat.

Grogner comme un chien qui ronge un os.

Grossier comme du pain d’orge.

Hardi comme un page de cour.

Hardi comme un lâche (dérision).

Heureux comme un coq en patte.

Hurus coume lou peich den laygue. — Heureux comme le poisson dans l’eau.

Insolent comme le valet d’un bourreau.

Jaoune coume un citroun. — Jaune comme un citron. Jaoune coume un coudouing . — Jaune comme un coing. Joueur comme les cartes.

Jura coume un païen. — Jurer comme un païen.

Jura coume un carretey. — Jurer comme un charretier. Juste et carré comme une flûte (dérision).

Leste comme un cabrit. — Leste comme une petite chèvre. Leste coume un parpilloun. — Leste comme un papillon, l ever la tête comme un dard (couleuvre verte et jaune).

Liés (unis) comme la chair et l’ongle.

Long comme une corde sans bouts.

Long comme un jour sans pain.

Long comme une canevelle (un roseau).

Lourt coume un paoutey. — Lourd comme un gros étron. Lourd comme un sac de plomb.

Luire (éclairer) comme un étron dans une lanterne.

Magre coume un pit. — Maigre comme un pic (oiseau).

Maigre comme un cent

Magre coume un cent de claou. —

de clous.

Magre coume un cocut. — Maigre comme un coucou. Maigre comme un bon coq.

Magre coume un praoube can. — Maigre comme un pauvre chien.

Maigre comme un chien d’un marchand d’éponges.

Malaou coume un praoube can . — Malade comme un pauvre chien.

Maleruc coume le'speyres. — Malheureux comme lespierres. Malin comme un singe.

Manger comme un ogre.

Manger de la soupe comme un bouvier (beaucoup).

Marcha coume un desratat. — Marcher comme un dératé. Méchant comme une guenuche (une guenon).

Méchant comme la gale.

Méchant comme une guêpe.

Méchant comme un laga , une pelingre (tiques, ricin). Ménager quelqu’un ou quelque chose comme une bourrique empruntée.

Menteur comme un arracheur de dents.

Mignoun coume un co. — Mignon comme un cœur. Mignoun coume un hardit. — Mignon comme un hardi (monnaie).

Mince coume un fiu de lin. — Mince comme un fil de lin. Mince comme un courant d’air.

Mingea coume un goullut. — Manger comme un goulu.

Mot coume une gueille. — Mou comme une guenille.

Mou comme une chique.

Mouillât coume un barbet. — Mouillé comme un barbet. Mouillé comme un canard.

Moquer (s’en) comme de sa première chemise.

Moquer (s’en) comme de l’an quarante.

Moquer (s’en) comme un âne d’un coup de bonnet.

Moquer (s’en) comme de collin-tampon.

Naja coume un peich. — Nager comme un poisson.

Nager comme un chien de plomb (dérision).

Nègre il ait nègre coume den un hourn. — Il fait noir comme dans un four.

Nègre coume la chemineye. — Noir comme la cheminée. Nègre coume doupèbre. — Noir comme du poivre.

Nègre coume un taoupat. — Noir comme une taupe.

Nègre coum.e lou quioude la padèle. — Noir comme le cul de la poêle.

Net coume t or chef. — Propre comme torchet.

Noir (il fait) comme chez le loup.

Nul coume un boudic. — Nu comme un ver de terre.

N ut coume un ver me. — Nu comme un ver.

Orgueilleux comme un pedouil (un pou).

Pâle comme un mort.

Parler français comme une vache espagnole.

Parler comme un livre.

Parler comme un avocat.

Parler comme Saint Jean, la bouche ouverte (dérision). Parler comme Saint Paul, la bouche ouverte (dérision). Paresseux comme une couleuvre.

Paouruc coume une belette. — Peureux comme une belette. Praoube coume un rat de gleyse. — Pauvre comme un rat d’église.

Pauvre comme Pingot.

Pauvre comme le bonhomme Job.

Planey coume la teste deune treuye. — - Uni comme la tête d’une truie.

Plat comme un punaise.

Plat comme une sardine.

Pleurer comme un veau.

Plein (saoul) comme un boudin.

Plein (saoul) comme un œuf. — Var. Comme un œuf à deux jaunes.

Plein (saoul) comme un tuü.

Plier (ployer) comme un vime (osier).

Ploura coume une madeleyne. — Pleurer comme une Madeleine.

Porter sa maison sur son dos comme la cagouille (hélice).

Pourrit coume hume y. — Pourri comme fumier.

Prendre comme teigne (prendre racine).

Pressé comme la colique.

Propre comme une perle.

Propre comme un sou neuf.

Pudîr coume un houe. — Puer comme un bouc.

Puer comme un rat mort.

Puer comme un blaireau.

Pur comme l’enfant qui vient de naître.

Raide (roide) comme un contrat.

Raide « comme la justice.

Raide « comme un procès-verbal.

Raide « coume un claou. — Roide comme un clou. Raide « comme un piquet.

Rare coume lou bets journ. — Rare comme les beaux jours. Reçu comme un chien dans un jeu de quilles.

Ressembler (se) comme deux gouttes d’eau.

Ressembler (se) comme V agace et lou cocut. — (la pie et le coucou) (dérision).

Riche comme Crésus.

Rire comme un bossu.

Rond comme un peloton (ivre).

Rond comme un arbre (le tronc d’un).

Rond comme une boule.

Rouye coume lou hue. — Rouge comme le teu.

Rouge comme du sang.

Rouye coume un biquey (jeune coq).

Rouge comme un coq.

Roux comme de l’or.

Rusât coume un renart. — Rusé comme un renard.

Sabent coume un libre , — Savant comme un livre.

Sacra coume un païen. — Sacrer (jurer comme un païen). Sadout coume une treuye. — Replet, rempli comme une truie.

Sage comme une image.

Sale comme un peigne.

Sale comme un vérin (chenille).

Salé comme la gorre.

Saoul comme un goret (cochon).

Saoul comme la bourrique à Robespierre.

Saoul comme un Polonais.

Sauter comme un cabrit (petite chèvre).

Sec comme Nordet (N.-E.)

Sec comme la langue d’un pendu.

Sec comme une allumette.

Sec comme de l’amadou.

Sec comme un os.

Serré comme des sardines dans un barril.

Solide comme un pont troué (dérision).

Solide comme un bois debout.

Sot comme un panier percé. '

Souffrir comme un martyr.

Soufirir comme un damné Souffrir comme un malheureux.

Souffrir comme un possédé.

Sourd comme un pot.

Suivre comme son ombre (suivre quelqu’un).

Tendre comme la rosée du matin.

Testut coume un ase . — Têtli comme un âne.

Tes tut coume un mulet. — Têtu comme un mulet.

Timide coume un can que s’emporte un os. — Timide comme un chien qui emporte un os (dérision).

Tirer la langue comme un pendu.

Tirer comme une corde.

Tordre (se) comme un ver.

Tordre (se) comme un rime (osier). ,

Tourmenter (se) comme une poule qui n’a qu’un poulet (poussin).

Tourner les yeux comme une chatte qui avorte.

Tout à la douce (ça va), comme la marchande d’oranges ou la marchande de cerises.

Tranquille comme Baptiste.

Travailler comme un nègre.

Trempé (mouillé) comme une soupe.

Trempé (mouillé) comme un canard .

Trembla coume une heuille. — Trembler comme une feuille.

Triste comme un fondeur de cloches.

Triste comme un bonnet de nuit.

Utile comme les chenilles sur les choux.

Utile coume un péou sur la soupe. — Utile comme un cheveu sur la soupe.

Ventre (avoir un) comme un maître d’hôtel (gros).

Vert comme un poureau (poireau).

Vieux comme Hérode.

Vieux comme les vieux chemins.

Vif comme la poudre.

Vif comme un salpêtre.

Vilain comme les sept péchés capitaux.

Vilain comme une chenille.

Visible comme le nez au milieu du visage.

Voir (y voir) la nuit comme un chat.

Voir (y voir) comme dans un trou.

Volé comme dans un bois.

§. III. — Devinettes.

Ques a co quun can de layt ( candeley ) ? — Cos un petit can que tête. — Qu’est-ce qu’un chien de lait? C’est un petit chien qui tête.

— Que dit le pain quand on le coupe? — Il diminue.

— Qui a peur quand on entre dans une maison? — Le pain.

— Qui grince les dents quand on entre dans une maison? — La crémaillère.

— Quand on entre dans une maison , qui pare sa donne ("présente son giron}? — La chaise.

— Qui quitte son ventre pour aller se baigner? La paillasse.

— Plus il y en a moins ça pèse? Une planche à bouteille.

— Qui porte sa maison sur son dos? — La Cagouille (escargot).

Long long comme un aiguillon, rond rond comme un peloton? — Un puits.

Quatre demoiselles qui se courent après et sans jamais pouvoir s’attraper. — Les ailes d’un moulin à vent.

Si vous ne lavez pas, prêtez-le moi; si vous lavez, ne me le prêtez pas ? — Un battoir.

Tant de petites règes tant de petites règes (sillons) ou jamais ni bœuf ni vache n’ont pu passer? — Le toit.

Beurratios ratatielle taupaos vernapa . — Beurre, a-t-il os, rat a-t-il aille, taupe a os, ver n’a pas.

Habits couti, blesmouti, habiscou, blesmou. — Habit secoudt-il, blé se moud-t-il; habit se coud, blé se moud.

Vingt cent mille ânes dans un pré et cent vingt dans Vautre. Combien cela fait-il? — Vincent mit l’âne dans un pré et s’en vint dans l’autre.

Trois poires pendant, trois moines passant. Chacun en prit une; combien en resta-t-il? Deux. — L’un des moines s’appelait Chacun.

§ IV. — Randonnées

Mon âne a mal à la tête.

Madame lui a fait faire un bonnet pour sa fête,

Et des souliers lilas la la (bis)

Mon âne a mal à l’oreille.

Madame lui a fait faire des boucles d’oreilles Et des souliers lilas, la, la, (bis).

Mon âne a mal au cou,

Madame lui a fait faire un col de velours

Et des souliers lilas, la, la, (bis) .

Mon âne a mal à l’estomac,

Madame lui a fait faire une boite de chacolat Et des souliers lilas, la, la, (bis).

Mon âne a mal de ventre

Madame lui a fait faire une botte cVamenthe (de menthe)

Et des souliers lilas, la, la, (bis).

Mon âne a mal à la queue Madame lui a faitune poche de soie bleue Et des souiers lilas, la, la, (bis).

Briquet ou Bricou ne veut pas planter les choux.

Allons dire à Bricou de venir planter nos choux :

Bricou ne veut pas planter nos choux Ah ! le vilain, le vilain Bricou, qui ne veut pas planter noschoux.

Allons dire au chien de venir mordre Bricou :

Le chien ne veut pas mordre Bricou,

Bricou ne veut pas planter nos choux,

Ah ! le vilain, le vilain Bricou, qui ne veux pas planter nos choux.

Allons dire au bâton de venir battre le chien :

Le bâton ne veut pas battre le chien,

Le chien ne veut pas mordre Bricou,

Bricou ne veux pas planter les choux,

Ah ! le vilain, le vilain Bricou, qui ne veut pas planter noschoux

Allons dire au feu de venir brûler le bâton :

Le feu ne veut pas brûler le bâton,

Le bâton ne veut pas battre le chien,

Le chien ne veut pas mordre Bricou,

Bricou ne veut pas planter les choux,

Ah! le vilain, le vilain Bricou, qui ne veut pas planter noschoux.

Allons dire à l’eau de venir éteindre le feu :

L’eau ne veut pas éteindre le feu,

Le feu ne veut pas brûler le bâton,

Le bâton ne veut pas battre le chien,

Le chien ne veut pas mordre Bricou,

Bricou ne veut pas planter les choux,

Ah! le vilain, le vilain Bricou, qui ne veux pas planter nos choux.

Allons dire au bœuf de venir boire l’eau :

Le bœuf ne veut pas boire l’eau,

L’eau ne veut pas éteindre le feu,

Le feu ne veut pas brûler bâton,

Le bâton ne veut pas battre le chien,

Le chien ne veut pas mordre Bricou,

Bricou ne veut pas planter les choux,

Ah! le vilain, le vilain Bricou, qui ne veut pas planter nos choux.

Allons dire au boucher de venir tuer le bœut :

Le boucher ne veut pas tuer le bœut,

Le bœuf ne veut pas boire l’eau,

L’eau ne veut pas éteindre le feu,

Le feu 11e veut pas brûler le bâton,

Le bâton ne veut pas battre le chien,

Le chienne veut pas mordre Bricou,

Bricou ne veut pas planter les choux,

Ah! le vilain, le vilain Bricou, qui 11e veut pas planter nos choux.

Allons dire à la mort de venir chercher le boucher :

La mort veut bien s’emporter la boucher,

Le boucher veut bien tuer le bœuf,

Le bœuf veut bien boire l’eau,

L’eau veut bien éteindre le feu,

Le feu veut bien brûler le bâton,

Le bâton veut bien battre le chien,

Le chien veut bien mordre Bricou,

Bricou veut bien planter les choux,

Ah! le mignon, mignon Bricou, qui veut bien planter nos choux.

Beille, hey mé un Coq !

Beille, hey mè un coq !

Ne te harey pas de coq que ne me baille plumes ;

Quaous plumes ? plumes de biguey ;

Vieille fais-moi une galette 1 Je ne te donnerai pas de galette que tu ne me donnes des plumes !

Quelles plumes ? plumes de coq.

M’en baou ciou biguey ; Biguey baille mé plumes !

Ne te baillerey pas de plumes que ne me donnes tripes ;

Quas tripes ? Tripes de bedet; M’ en baou aou bedet ;

Bedet , baille mè tripes\

Ne te baillerey pas de tripes que ne me donnes leyt î

Quai leyt ? Leyt de baque.

M’en baou à la baque ;

Baque , baille me leyt !

Ne te baillerey pas de leyt que ne me donne h en ; Quaou hen ? H en de prat.

M’en baou aou prat :

Prat, baille mé hen !

Ne te baillerey pas de hen que ne me donne dailh ;

Quaou dailh ? Dailh de haourne.

M’en baou aou haourne; Haourne , baille mé dailh !

Ne te baillerey pas de dailh que ne me donne lard ;

Quaou lard ? Lard de porc.

M’en baou au porc;

Porc baille mé lard Ne te baillerey pas de lard que ne me donnes glans ;

Quaous glans? glans de cassi.

M’ 'en baou ciou cassi :

Je m’en vais au coq :

Coq, donne-moi des plumes !

Je ne te donnerai pas de plumes, que tu ne me donne des tripes.-

Quelles tripes ? tripes de veau,

Je m’en vais vers le veau.

Veau, donne-moi des tripes ?

Je ne te donnerai pas de tripes que tu ne me donnes de lait.

Quel lait ? lait de vache.

Je m’en vais à la vache;

Vache donne-moi du lait ?

Je, ne te donnerai pas de lait que tu ne me donne du foin ;

Quel foin ? foin de pré.

Je m’en vais au pré :

Pré donne-moi du foin !

Je ne te donnerai pas de foin que tu ne me donnes une faux.

Quelle faux ?faux de forgeron,

Je m’en vais au forgeron :

Forgeron, donne-moi une faux?

Je ne te donnerai pas de faux que tu ne me donnes du lard;

Quel lard ? lard de porc.

Je m’en vais au porc :

Porc, donne-moi du lard ?

Je ne te donnerai pas de lard que tu ne me donnes des glands.

Quel glands? glands de chêne.

Je m’en vais au chêne :

Cassi , baille me glans !

Ne te baillerey pas de glans que ne me donne ben; Quaou ben ? ben de cos te.

M'en baou à la coste ;

Cos te , baille me ben !

Chêne donne-moi des glands Je ne te donnerai pas de glands que tu ne me donne du vent ; Quel vent? vent de côte.

Je m’en vais à la côte ;

Côte, donne-moi du vent ;

A dire très vite et sans se tromper :

Lacoste menbente ; Enbenti lou cassi ;

Lou cassi ni en glane ; Englani lou porc;

Lou porc m’enlarde ; Enlardi lou haoure ;

Lou haoure m’en dailhe ;

Endailhi louprat; Louprat vrCenhente ; Enhenti la bague;

La bague m’enleyte ; Enleyti lou bedet ;

Lon bedet m’entripe ; Entripi lou biguey ;

Lou biguey m’emplume; Emplumi la beille ;

Qui me hit un gros coq !

La côte me donne du vent ; J’en donne au chêne ;

Le chêne me donne du gland ; J’en donne au porc ;

Le porc me donne du lard.

J’en donne au forgeron.

Le forgeron me donne une faux.

Je donne la faux au pré.

Le pré me donne du foin.

Je donne du foin à la vache.

La vache me donne du lait.

Je donne du lait au veau.

Le veau ne donne des tripes.

Je donne des tripes au coq.

Le coq me donne des plumes. Je donne des plumes à la vieille.

Qui me fit une grosse galette.

Facéties.

Si tu étais petite pomme d’api ? comment te dépomme d’api-

frai s -tu ?

Je me dépomme d’apirai comme je pourrais.

Comment t’appelles-tu? je me nomme buffe Pesons. (souffle tisons) Souffle à mon c..., tu sauras mon nom.

Ran plan plan, ran plan plan, ran plan plan.

De la part de moussu lou meyre Que nés pas tant (pue lou rey , mais que ne s’en manque geyre ,

Que défent à tous sous paroissiens ,

De se boucha lou quiou abec que de la paille de seigle

Pas que s’en cure les dents.

Bonhomme?

Monsieur, je vends des pommes,

Bonhomme, tu es fou !

Monsieur, je les vends cinq sous.

Bonhomme, tu vas te faire battre,

Monsieur, je n’en saurai rabattre.

Bonhomme, si je passe par là je te battrai Monsieur si je ne les vends je les en retournerai.

— As entendut ? As-tu entendu

Coure lou clochey de bourt Quand le clocher de Bourg tombât, tomba,

Que tous les cans j’appurent, Que tous les chiens jappèrent, Quaou déleuge Quel déluge,

A Breuge ! A Bruges !

Castelmoron-d’Albret Bâti sur un rocher,

Habité par des brigands,

Sou venez- vous-en.

Saoubeterre , Bille de guerre ;

Ville de guerre;

Celui qui n’y a pas passé N’est pas un bon soldat.

Sauve terre,

Lou qui ri y a pa passai Nés pas un boun sourdat.

Bourg-sur-Gironde,

Petite ville, mauvais monde,

Bâtie sur un rocher, Moitié fous, moitié enragés.

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