‹ Notes pour servir a l'histoire de l'embryogénie végétale par mm. de Mirbel et SpachChapitre 1 sur 2 · PREMIÈRE PROPOSITION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PROPOSITION

Quand l'axe de l'ovule fait avec l'axe du stjle un angle d environ 90 degrés, une cavité ovoide qui contient un suc limpide muqueux (cambium, Mirb ) , se montre dans le nucelle tout prés de son sommet. La formation de cette cavité annonce la ruiissance du sac embryonnaire (sac embryonnaire, Ad. Brongn.; — - quintiue , Mirb.). En effet, il ne tarde pas à paraitre. Il grandit incessamment; il envahit } dans le nucelle, un espace considérable et se remplit (Cime substance celluleuse.

Cette première proposition n'offrira rien d'obscur aux phytologistes qui consulteront les dessins de l'auteur. Nous recommandons particulièrement à leur attention ceux qu'il a exécutés d'après le Maïs. Deux de ces dessins indiquent très bien la forme et la position de la petite cavité avant la naissance supposée du sac embryonnaire. Les deux au très, représentent le sac complètement achevé , tel que M. Schleiden L'ai vu, ou plutôt a cru

le voir. Mais entre ces deux termes extrêmes, la naissance et la vieillesse, ne convenait-il pas de rechercher et d'étudier la série des modifications qui, eonscquemment à l'hypothèse de M. Schleiden , devait établir latran-

n'en dit mot. C'eût été pourtant un excellent moyen, soit pour reconnaître que le sac embryonnaire manque dans le Maïs , soit pour convaincre de légèreté ceux des phytologistes qui seraient tentés d'en nier la présence. Nous nous sommes livrés à ces recherches et n'avons rien découvert, la petite cavité exceptée, qui pût justifier les assertions de l'auteur. En revanche, nous avons obtenu la preuve que la petite cavité vieillit sans beaucoup s'agrandir; que, toujours fixée au sommet du nucelle,ellc est entraînée |»ar lui jusqu'à la base de l'ovule (i), et que, pendant que ce mouvement s'opère, le cambium qu'elle renferme devient l'utricule primordiale {dépression du sac embryonnaire ou vésicule embryonnaire, Ad. Brongn.) Ces remarques ne nous permettent pas d'adopter l'opinion de M. Schleiden. Nous la rejetons, non pas tant parce qu'il nous a été impossililc de réalité des faits sur lesquels il la fonde, que parce que ceux i observés sont inconciliables avec elle.

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