Diarium Marbachii, fol. 72a -77a
rhistoire profane et sacrée des exemples de ce qu'il avançait. Il aurait pu, semble-t-il, les réunir à Tavance. Sur le second point, les ministres Texhortèrent fort sagement à ne point s'appesantir sur de pareilles arguties qui ne pouvaient être d'aucune utilité à personne, et scandaliser seulement les simples en nuisant au repos de TEglise, C'était parler d'or^ mais Marbach et ses collègues auraient pu profiter également du conseiK Le troisième point, celui de TEucharistie, ne fut pas abordé ce jour-là.
La discussion dogmatique menaçant de ne pas avancer de la sorte, on tâcha de transporter la lutte sur le terrain ecclésiastique, où Ton était sûr de trouver, aide et secours au sein de la paroisse même de Garnier.
Le 28 septembre, le Couvent ecclésiastique siégeait, comme d'habitude, dans l'église des Dominicains, quand Garnier se présenta derechef devant lui. Mais il n'était point seul ; deux des membres de son Eglise pénétrèrent avec lui dans l'enceinte, non pour le défendre, mais pour l'accuser. C'étaient Antoine Cohelet et Jean de Vic\ que nous aurons encore occasion de nommer plus tard. Ils exposèrent aux ministres la lutte à peu près ouverte qui se poursuivait au sein de leur paroisse. Depuis quelque temps, la majeure partie de cette dernière^ la plus recommandable, en tout cas', réclamait le renouvellement du conseil presbytéral. Quelquesuns des anciens étaient morts, d'autres avaient
1. Johannes a Vico. Marbach rappelle horologiarius Cœsaris dans son texte; était-ce une fonction que cet exilé remplissait jadis auprès de Charles V?