‹ Notes pour servir à l'histoire de l'Englise française de Strasbourg, 1538-1794Chapitre 20 sur 63 · r>arnierusCalvino, 22avriH555 (^Opp. XV · texte numérisé non relu

r>arnierusCalvino, 22avriH555 (^Opp. XV

« Tout prêche a cessé dans notre paroisse, » dit-il. Cela pouvait être vrai, mais n'était pas absolument nécessaire, la paroisse possédant un diacre, Jean Loquet, adjoint à Garnier depuis un temps qu'il ne nous est point possible de déterminer ^ Rien n'empêchait Loquet de monter en chaire , quelque affecté qu'il fût de la disgrâce de son collègue, le Magistrat n'ayant point défendu le culte, mais uniquement interdit le prédicateur. Peut-être était-il froissé de ce que les autorités ne parussent point songera lui pour remplacer ce dernier.

En effet, le Magistrat avait depuis longtemps déjà jeté les yeux sur une personnalité qui lui paraissait propre à diriger la paroisse française et dont il était question depuis bien des mois dans les sphères gouvernementales. Ce personnage était Pierre Alexandre, ancien religieux, natif d'Arles en Provence*, et qui, pendant quelque temps, avait exercé les fonctions de prédicateur à la cour de Bruxelles auprès de la reine Marie de Hongrie, sœur de Charles V. Il était encore «concionateur ordinaire de la reyne de Hongriej», quand il publiait à Anvers, en ISil, un recueil de psaumes français, édition revue et augmentée de l'édition princeps de Strasbourg ^. Bientôt après, attiré par les idées nouvelles , il avait

i . S'il n'y a point confusion de personnes , il était à Strasbourg dès 1553 au plus tard, car on le nomme comme allant dès lors prêcher de temps en temps à Sainte-Marie-aux-Mines. Drion, Histoire de la paroisse réformée de Sainte-Marie-aux-Mines, et Muhlenbeck, Revue d'Alsace, 4878.

2. France protestante (article Aleooandré). Le fait n'est pas absolument établi ; d'autres auteurs le font naître à Arras, ce qui expliquerait mieux sa position à Bruxelles.

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