Holbracus Calvino, 34 déc. 4564 (0pp. XIX
3. Maeder, Notice, p. 42, d'après un manuscrit, aujourd'hui détruit, d'Oseas Scbadœus, qui se trouvait à la Bibliothèque de Strasbourg.
collègues, le 3 mars 1562, une confession de foi latine, fort courte d*ail!eurs, qui traite tout entière de la prédestination et nous montre en Houbray Tun des partisans les plus convaincus de cette sombre doctrine ^
C'était agir en honnête homme assurément, mais c'était aussi fournir une arme à ses adversaires, que de leur donner ainsi la preuve matérielle d'un profond désaccord dogmatique. Il put le voir bientôt. Marbach et ses collègues crurent enfin le moment favorable venu ; dans les Conseils de la république, la majorité était gagnée d'avance à tout ce qu'il plairait au Couvent ecclésiastique de réclamer au nom de la pure doctrine. Le 25 juin 1562, le Convent tenait sa séance ordinaire; soudain le président se lève, interpelle Houbray et Zanchi dans les termes les plus vifs, et leur enjoint de s'éloigner, l'assemblée devant délibérer à leur égard. Ils hésitèrent un instant devant une sommation tellement contraire aux habitudes, et ne quittèrent point leurs sièges. Le vieux Conrad Hubert^ le fidèle ami de Bucer, aussi peu du complot que les deux autres^ essaya d'obtenir un éclaircissement de la part de Marbach. Mais ce dernier, irrité de rencontrer une résistance, même passive, de la part de ses victimes, bondit de son siège et s'avançant vers eux, la figure pâle de colère, il leur cria : Si vous ne sortez à l'instant^ nous sortirons tous nous-mêmes*. Us obéirent; on instruisit leur
1. Mœdert Notice, la reproduit à la p. àS, également d'après lo manuscrit de Schadaeus .