‹ Notes pour servir à l'histoire de l'Englise française de Strasbourg, 1538-1794Chapitre 31 sur 63 · Sturmius Calvino, 29 mai 4564 {0pp. XVIII · texte numérisé non relu

Sturmius Calvino, 29 mai 4564 {0pp. XVIII

perdre entièrement courage. «Leur haine contre nous est si grande, quMI faudra bientôt émigrer de céans,» écrivait-il à Calvin dans les derniers jours de l'année 1561 ^ et c'est à force d'instances seulement qu'on l'empêcha d'accepter l'appel que lui adressait vers la même époque l'Eglise réformée de Paris ^. Mais il n'eut que peu de temps à patienter pour retourner dans sa contrée natale. Un membre de la paroisse française, que Garnier déjà regardait comme un brandon de discorde et qui s*était vu chassé de Genève pour avoir calomnié Calvin, se trouva prêt en cette 'occurrence à renouveler ces prouesses. Nicaise de Bournonville vint présenter au Convent ecclésiastique, en février 1562, une dénonciation formelle contre l'enseignement de son pasteur. Mêlant aux doctrines calvinistes sur la prédestination, bien assez terrifiantes en elles-mêmes, des hyperboles ou de pures calomnies, le plaignant prétendait avoir entendu dire à Houbray que Dieu avait été glorifié par l'inceste de Loth et l'adultère de David, qu'il poussait au mal, autant que le diable, et que Caïn n'avait fait que lui obéir en tuant Abel. Tuer, voler et commettre des adultères, c'était faire la volonté de Dieu, et croire le contraire, c'était être hérétique^, etc.

Le Convent ecclésiastique somma le ministre de la paroisse française de se justifier d'accusations pareilles. Houbray se contenta de présenter à ses

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