‹ Notes pour servir à l'histoire de l'Englise française de Strasbourg, 1538-1794Chapitre 34 sur 63 · HolbracusGalvino, 28 juillet i562 (0pp. XIX · texte numérisé non relu

HolbracusGalvino, 28 juillet i562 (0pp. XIX

Suizer, de Baie, crypto-luthérien lui-même, — se prononça, bien qu'avec une modération relative dans les termes, pour Tacceptation de la Confession princière d'Augsbourg et de la Formule de Concorde de Witlemberg, comme règles de la foi. Le 28 mars 1 563, le Magistrat approuvait cette sentence et les articles qui lui étaient soumis. Ceux-ci sont connus dans rhistoire ecclésiastique sous le nom de Formule de Concorde de Strasbourg. Tous les professeurs et les pasteurs la signèrent^ même Jean Sturm et Hubert ; Zancbi ne s'y décida qu*avec peine, en faisant des réserves expresses. Houbray refusa net la signature qu'on lui demandait. Calvin lui-même, si sévère en ces matières, venait de rengager indirectement à sauver, si c'était possible, la paroisse française, en signant la formule, quelque captieuse qu'elle fût, pourvu que sa conscience n*y répugnât point. «C'est la destruction de ton église qu'ils désirent et je te supplie derechef de lutter contre cet acte ^B Mais Houbray ne put se résoudre à cette capitulation de conscience. La Confession d'Augsbourg, selon la pittoresque expression de Calvin, devait être le nœud coulant avec lequel la main de Marbach allait étrangler la paroisse française'. Un instant l'on put croire que l'intervention personnelle de la noble épouse du prince de Condé^ Eléonore de Roye, auprès du Magistrat, retarderait au moins la catastrophe". Cet espoir fut vain. Houbray fut

1. Calvinus Holbraco, 13 mart. 1563 (0pp. XX, 22). Voy. aussi la lettre de Zancbi à Chaillet, 1 nov. 1563 {0pp. XX, 178).

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